Le soleil aura eu tôt fait de dissiper les brumes légères qui voilaient l’horizon peu après le départ.
Si le principe « pas de flèche c’est tout droit » entretenait parfois le doute, le balisage se montra finalement pertinent et efficace. C’est par contre un moment d’inattention qui me fit manquer un tourne à droite, alors que j’avais bien pris la bifurcation du 100 kilomètres, et me retrouver plus rapidement que prévu sur le chemin du retour. Je ne m’en rendis compte qu’après le ravitaillement qui était commun aux deux distances.
Pas de forêt de Marchiennes donc qui était quand même une perspective intéressante. Mais le beau temps aidant, je pris cela avec philosophie et réduisant le train, en profitai pour faire quelques arrêts « prises de vues » supplémentaires même si, roulant au retour plutôt soleil dans le dos, les endroits propices se faisaient plus rares.
Même sans la forêt, le parcours aura été plaisant et m’aura changé de Mons en Pévèle et ses environs, souvent fréquenté cet hiver et encore dimanche dernier.
357 participants au compteur, alors qu’un brevet disposant de moyens plus importants partait justement de Mons en Pévèle. Nos itinéraires se croiseront sur quelques kilomètres.
Voici en deux parties les photos de cette sortie ensoleillée. Merci à l’ASPTT Roubaix.
Le tracé du 80 km majoré de ma petite boucle à partir de Landas.
Encore peu de monde à 7h30.Quatre distances annoncées et quelques explications concernant le fléchage.Sont-ce les autres qui sont en retard ou eux qui sont en avance?Belle lumière pour saisir les premiers partants.Le beau temps est bien installé.Christine qui mène le peloton à bonne allure sur le 100 km. « Petite sortie » de décrassage après le 200 km de Mouscron la veille.Faut quand même le faire.Me voici au ravitaillement plus vite que prévu. Mais c’est un mal pour un bien puisque cela me donne l’occasion de revoir Vincent et son copain.
Si le début de matinée nous aura permis de voir la Pévèle sous le soleil, le retour aura un air de Bienvenue chez les Chtis.
Retour à la route en ce qui me concerne après une parenthèse hivernale VTT. Et retour pour cette chronique à une pratique ancienne mais irrégulière qui consiste, avant d’évoquer la randonnée elle même, à faire profiter les lecteurs de ce blog, ou tout au moins le vouloir, de quelques pensées du jour, le plus souvent alimentées par une information ou une émission entendues le matin même à la radio.
En ce dimanche, il s’agissait de l’émission « A ton âge » de France Inter qui fait s’exprimer deux personnes d’âges différents sur un même sujet. Le thème du jour était « le rite » et plus précisément celui du passage à l’âge d’homme (de mâle et non d’humain je précise).
Je vous renvoie au podcast pour en connaître la teneur, mais chemin faisant, le souvenir de l’émission me fit m’interroger sur les rites de passage en vélo. Celui du vélo sans petites roues tout d’abord, puis celui du vélo de « grand », encore un 650 B à mon époque, cadeau de première communion. Peu au fait de la terminologie cycliste, j’écrivais mentalement « Rang d’honneur » pour évoquer ce qui dans la bouche de mes copains était un « randonneur », expression implicite du mérite requis pour posséder un tel engin.
Le balisage aidant au vagabondage de la pensée, me vint celle de l’âge à vélo. Si l’on peut faire du vélo à tout âge comme le démontrent nos roulants centenaires, cela ne nous dit pas quel âge on a à vélo. Une fois sur sa bécane, on ne voit que sa roue et son guidon et pas celui qui est dessus. Si le souffle court ou les jambes lourdes viennent parfois nous remettre en mémoire l’âge de nos artères, ce rappel est vite aboli. Chevauchant sa machine, on a plus le même âge, emporté par ce qui finalement n’est qu’un jeu. Qu’on lutte contre le vent ou que l’on profite de sa généreuse poussée, que l’on se coltine à une pente à deux chiffres ou que l’on glisse voluptueusement dans une grisante descente, que l’on bataille pour rattraper le cycliste aperçu au loin, donquichottesque adversaire. Sans parler bien sûr de quelques entorses qui pourraient nous attirer les reproches de la maréchaussée. On est pas sérieux quand on a dix sept ans, mais à vélo cet état se prolonge.
La météo du jour, nous donna l’occasion de jouer avec le vent, car si le profil était plutôt plat, Eole nous taquina.
L’itinéraire proposé par le club Leo Lagrange d’Hellemmes comportait une première boucle commune aux 55 et 85 kilomètres, passant par Mons en Pévèle, une boucle supplémentaire emmenant, pour la seconde distance, vers Coutiches. La montée vers Mons en Pévèle par les Deux villes constituait la seule difficulté du parcours.
Commencée sous le soleil, cette randonnée se terminera pour moi par une belle douche pendant les 25 derniers kilomètres. Le vent, plutôt favorable, rendra les abondantes giboulées qui ponctueront ce retour plus supportables. Parvenu à la salle, j’apprécierai de n’habiter qu’à une dizaine de minutes de là, ayant une pensée compatissante pour les cyclistes de Wambrechies et Lys lez Lannoy, qui s’en retournaient à vélo.
La balisage était, comme les précédentes éditions, sans faille (L rouge formant une flèche), que vous pourrez retrouver encore durant quelques semaines au départ de la Place Joseph Hentges à Hellemmes.
Les participants ayant plutôt plébiscité le 55 kilomètres, ma moisson de photos n’est pas aussi abondante que les sorties précédentes.
André Tignon fait partie des premiers inscrits.Chacun son tour, me voici photographié par André.Dernier ajustement de signalétique. C’est effectivement un point remarquable à indiquer.Christine arrive « prête pour la pluie », la suite lui donnera raison.C’est pourtant un brevet printanier qui nous est annoncé.Christo qui, en délicatesse avec Trump, a renoncé à un projet dans le Colorado est-il venu s’installer à Hellemmes? Toujours est-il que le clocher de l’église Saint Denis est bien emballé.
Deux Leersois prudents attachent leurs vélos.Passé Pont à Marcq, le paysage se fait plus rural. Je profite d’une portion « face au soleil », même s’il est un peu voilé pour faire quelques photos.Vous pouvez visionner leur reportage vidéo rythmé via ce lienVision plutôt pessimiste de la météo.Un peu plus à l’ouest le ciel est encore bleu.Courte éclaircie. Mons en Pévèle à l’horizon.En haut du Pas de Roland.Lors du second passage à Mons en Pévèle, la grisaille aura conquis le ciel.Les terrils se laissent deviner.Et les ravitailleurs peuvent profiter de l’astre solaire.Sortie de décrassage pour David à gauche qui a participé samedi avec une quarantaine de courageux au BRM 200, bien arrosé, organisé par le club de Lambersart. Voici la trace du parcours que vous pouvez retrouver sur Openrunner
Les méandres de la Somme entre Corbie et Péronne enserrent de nombreux étangs et marais.
Pas de sortie vélo pour cause d’astreinte ce dimanche. J’en profite pour mettre en ligne la première partie d’une randonnée qui m’a mené d’Arras à Laon en mai dernier.
J’avais planifié une semaine de cyclo-camping outre-manche dans la foulée de Lille-Hardelot, pour solde de congés payés. Le temps maussade annoncé me fit reporter cette traversée, préférant me ménager la possibilité d’un retour rapide au sec si le temps venait à être vraiment exécrable.
En quête d’une destination de proximité, j’élaborai au dernier moment un itinéraire devant me conduire d’Arras à Laon avec comme ligne directrice le cours de la Somme pour la première partie de ce périple. Arras comme point de départ avait pour seul intérêt, TER aidant, de me permettre de quitter la métropole Lilloise en évitant des territoires plutôt urbains et connus. Le choix de Laon comme terme de cette randonnée s’expliquait par le souhait de revoir la cathédrale et à la lecture des fiches intitulées l’Aisne à vélo, par la perspective d’un terrain vallonné.
Sans étapes vraiment préétablies, j’effectuerai ce parcours en quatre tronçons d’inégales longueurs : Arras-Péronne, Péronne-Soissons, Soissons-Suzy, et Suzy-Laon, ce dernier étant réalisé en une matinée.
Si à partir de Corbie des topos de la Véloroute de la Somme disponibles sur Internet fournissent des indications, le tracé d’Arras à Corbie visait principalement à optimiser ligne droite et routes à faible trafic, sans véritable préoccupation de croiser des lieux remarquables. La route empruntée procure néanmoins quelques bonnes surprises.
Voici les grandes lignes de la première étape que complète un itinéraire à peu près fidèle sur Openrunner. A peu près, car j’ai en effet égaré les notes prises chaque jour. La relation de cette balade repose donc principalement sur ma mémoire, souvent défaillante, heureusement confortée par les photos prises en chemin et Internet qui me permettent de retrouver, notamment grâce aux monuments aux morts et aux églises, mes points de passage.
Je ne décrirai pas de façon détaillée l’itinéraire que les photos légendées et le tracé illustrent suffisamment. C’est un parcours varié, tant par les paysages que par le relief.
Entre Arras et Corbie l’on traverse une campagne légèrement vallonnée où de vastes champs dominent. L’itinéraire monte durant une quinzaine de kilomètres, pour atteindre un plateau interrompu par la vallée de la Somme. Le cheminement le long de la Somme procure néanmoins quelques belles montées en coupant certains méandres ou pour peu que l’on veuille profiter des nombreux points de vue qu’offrent les rives parfois escarpées.
L’itinéraire que vous pouvez retrouver sur Openrunner
Modestes silos au regard de ceux plus monumentaux à blé ou à sucre que l’on aperçoit fréquemment dans cette terre céréalière et betteravière.
« Les Archers réunis Monchy au bois – Bienvillers » disposent d’installations couvertes et de plein air.
Vestiges d’un ancien café, aujourd’hui habitation.
Ma collecte de photos de monuments aux morts se révèle utile pour reconstituer l’itinéraire et combler les trous, trop nombreux à mon gré, de ma mémoire.
Première surprise, l’église de Mailly-Maillet datant du XVI ème siècle et son portique donnant un bel exemple de sculpture flamboyante.
Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.
Adam bêchant et Eve filant.
Hôtel de ville de Corbie.
L’Abbatiale Saint Pierre.
Au prix d’une belle montée et d’un léger détour, le point de vue de Sainte Colette donne à voir le marais de la Barette et la Somme. La D 233, que l’on suivra pour rejoindre Vaux-sur-somme, passe au pied de la falaise.
La sobre église Saint Gildard de Vaux-sur-somme, seul monument du village rescapé des destructions de la première guerre mondiale.
La Véloroute est par endroits fléchée.
De nombreux terrains lotis de mobile-homes et autres bungalows, bordent le cours de la Somme.
L’église de Cerisy.
Le cimetière national de Cerisy.Musulmans et chrétiens pris côte à côte dans l’absurdité des hécatombes de la première guerre mondiale.
Imposant corps de ferme à cour fermée.
L’ablette d’or de Rosières, association pour la pêche et la protection du milieu aquatique.
Monument aux morts d’Etinehem
La rangée d’arbres et le drapeau laissent deviner le cimetière militaire d’Etinehem.
La chapelle SainMartin de La Neuville les Bray (XVIIIème)
Cappy.
Monument aux morts de Cappy.
Monument aux morts de Eclusier-Vaux.
Depuis la Montagne de Vaux, points de vue sur les marais de Frise et de Vaux.
Puissantes murailles de Péronne qui me font me souvenir de « Le miracle des loups » avec Jean Louis Barreau en fourbe Louis XI, Roger Hanin en impétueux Charles Le Téméraire. En vérifiant mes citations, j’ai retrouvé que Jean Marais figurait également au générique, mais je n’ai retenu que les mauvais garçons.
L’église Saint Jean Baptiste.
L’hôtel de ville et sa façade renaissance.
La porte de Bretagne, vestige des fortifications de la ville.
Une des nombreuses maisons Art nouveau de la ville.
Paysages toujours aussi exotiques au sommet du terril de Lallaing.
Voici la conclusion de cette randonnée, un dernier tronçon qui nous fera traverser le terril de Lallaing. Pour revoir les deux premières parties, taper 1 ou taper 2.
Ravitaillement classique…ou plus original…ou en libre service.Encore 15 kilomètres dont un terril.VTT et cyclocross s’épaulent.Mieux qu’un réparateur à domicile, un réparateur qui vous suit. Ravitaillement commun à toutes les distances. Il y a du monde.Deux cygnes en villégiature sur le terril de Lallaing.Descente terminale pour ceux qui ont emprunté la boucle prévue pour le 55 kilomètres.