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Cyclotourisme Randonnées

Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (3)

Partie terminale de l’ascension du Galibier via le Lautaret.

5ème étape : Château Queyras – Le Monêtier les Bains

Mes notes sont des plus laconiques s’agissant du franchissement de l’Izoard. Tout juste indiquent-elles un départ à 7h00 dans la fraicheur, puisque je garde coupe-vent et tour de cou jusque Arvieux. Les cinq derniers kilomètres sont notés à 8 ou 9%. Partir tôt permet d’éviter une montée au soleil mais prive de relief les Demoiselles coiffées.

A Briançon, fidèle à ma technique visant à me rapprocher le plus possible du pied des cols, j’enchaîne tout de suite en direction de Mônetier les Bains me ménageant un pique-nique rafraichissant sur le bord de la Guisane.

Pour compenser ces commentaires étiques, je vous livre ce petit texte qui prit naissance dans la montée de l’Izoard et fut mentalement complété lors d’autres ascensions.

Il faut de tout pour faire un monde

Les motards sont des gens sympathiques mais quel havre de tranquillité seraient les routes de montagne sans leurs vrombissants voire pétaradants engins. La transmission des sons est telle qu’on les entend venir de loin, cette pollution sonore altérerant le plaisir de grimper en pleine nature. Qui plus est, le motard est d’une espèce au moins aussi grégaire que le cycliste et se déplace souvent en groupe. Dépassements ou croisements paraissent parfois interminables.

Partir dès potron-minet pour espérer éviter leur côtoiement est peine perdue. Le motard est matinal, sans doute pour éviter les voitures qui le ralentissent ou limitent sa conduite en virages serrés.

Le motard a aussi deux sales manies s’agissant du franchissement des cols.

La première est de stationner sa machine devant le panneau marquant le col. Le premier arrivé occupe la place, les suivants dès qu’elle se libère. L’un d ‘eux osa même me demander de bouger mon frêle équipage qui pouvait créer un second plan sans doute jugé fâcheux pour la photo de sa puissante et volumineuse mécanique. Je ne me privai pas du plaisir de lui demander la pareille une fois sa photo faite alors qu’il n’avait manifestement pas l’intention de quitter la place.

La seconde est d’apposer des autocollants aux armes de son club ou clan sur les panneaux portant le nom du col les rendant parfois illisibles.

Mais bon, partageons la route.

Fort Queyras au petit matin.
Le tour est passé, les graffitis restent.
Ca devient bon.
C’EST BON.
Pas peu fier de l’avoir gravi par le côté le plus pentu.
Vers le Briançonnais.
Pique-nique les pieds dans la Guisane.

6ème étape : Le Monêtier les Bains – Saint Michel de Maurienne

Je pars à 6h30 pour éviter la chaleur mais surtout la circulation qui comme j’ai pu le constater la veille est dense sur la D1091.

Ce choix se révélera judicieux. Fraîcheur mais sans excès a la montée, un vent parfois soutenu alternant opposition et aide au gré des lacets. Peu de voitures et de motos dans les deux sens.

Le Lautaret est atteint sans peine. Il fait partie des cols bornés avec la particularité que les panneaux indiquent, en sus de la distance au sommet et du dénivelé, des faits marquants du Tour de France. Nombre d’entre eux manquent à l’appel. Faut-il y voir l’oeuvre de fétichistes indélicats?

Après une courte pause et le retrait de mes manches amovibles et de mon tour de cou, j’entame les huit kilomètres d’ascension du Galibier. Aucune borne, même kilométrique, la montée se fait « en aveugle » mais je n’en suis plus à mon premier col et demeure confiant. La pente est régulière et le cheminement plutôt visible.

Moi qui ne suis pas attiré par le sport professionnel et ne regarde jamais le Tour de France, j’avais dérogé à ce principe et visionné les trois étapes alpines que j’allais suivre, un repérage en quelque sorte. J’avais pour le Galibier identifié des passages indiqués à 10 et 11 % par les incrustations télévisuelles mais je ne les ai finalement pas perçus.

Le plus dur sera, à en croire mes notes plus que mon souvenir, les 300 derniers mètres où je me demanderai pourquoi je faisais cela. Parvenu au col, la question est envolée même si le temps couvert cache complètement les Écrins.

Désireux de profiter du col, j’y reste sans doute un peu trop longtemps et me refroidis. La descente vers Valloires se fera vêtu d’un maillot à manches courtes, d’un maillot chaud a manches longues, d’un coupe vent, d’un coupe pluie et de mon tour de cou en configuration cagoule alors que ceux qui montent le font en manches courtes. Je devais avoir l’air d’un extra terrestre.

Le Lautaret est dans les nuages.
Je me suis réchauffé et passe en mode maillot à manches courtes pour l’ascension du Galibier.
La couverture nuageuse demeure tenace, mais le risque d’orage semble écarté.
Le voile nuageux s’est estompé durant la montée.
En ce qui me concerne, une averse à Valloires aura été le prétexte à la dégustation d’une tarte aux noix. Je ne ferai qu’une halte photo au Col du Télégraphe.

8ème étape :Saint Michel de Maurienne – Bessans

C’est une étape de transition destinée à me conduire au pied de l’Iseran.

La route conduisant à Modane n’a rien d’enthousiasmant mais le malheur des uns faisant le bonheur des autres, il se trouve que celle-ci est pratiquement coupée à la circulation automobile en raison des glissements de terrains survenus quelques jours avant et qui ont perturbé certaines étapes du Tour. Seuls quelques locaux l’empruntent.

A Modane, j’opte pour la montée vers Aussois qui offre une alternative de caractère et paysagère à la route de la vallée. Le col de la Madeleine franchi, j’atteins Bessans sans difficulté et quelques kilomètres plus loin le camping à la ferme où l’espace n’est pas compté.

La route entre Saint-Michel et Modane désertée.
A Modane, passage sur la rive droite de l’Arc pour rejoindre Aussois.
Il faut monter, mais le paysage est là.
Sur le plateau.
Chapelle Saint-Sebastien à Bessans.
Le diable de Bessans.
Camping à la ferme, ce n’est pas l’espace qui manque.
Vers l’Iseran.

La suite.

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Brevet Route

Les Routes de Saint-Louis – Leers 2022

Le Moulin de Vertain, sans les pavés, comme annoncé par Cycleers, organisateur de cette randonnée les Routes de Saint Louis.

Les Routes de Saint Louis changeaient de territoire cette année, délaissant la Belgique pour la Pévèle.

Mais pas de changement dans la bonne organisation et l’accueil chaleureux qui caractérisent cette randonnée.

Le parcours de 90 km nous menait jusque Mons en Pévèle, privilégiant les petites routes et évitant les gros bourgs. Ceci nous vaudra quelques kilomètres, sept exactement, en plus de la distance officielle.

Le Moulin de Vertain accueillait le ravitaillement et constituait le noeud entre le parcours de 60 km et la boucle supplémentaire du 90 km.

Le circuit était bien fléché. Le premier flécheur, on ne sait si c’est par souci d’éviter tout errement, par manque d’expérience ou en raison de problèmes ophtalmologiques avait tracé des flèches d’une taille telle que l’on devrait les voir sans peine sur les images satellite de Google si par hasard celles-ci venaient à être mises à jour prochainement. Ses collègues revinrent heureusement à plus de modération dans leur expression.

Cette taquinerie, pour inviter certains clubs à trouver une juste mesure dans la taille des flèches afin d’éviter que les communes finissent par interdire le fléchage au sol, quand bien même celui-ci est censé être réalisé avec des peintures se dissolvant rapidement.

Plus de photos que la semaine dernière, mais moins que d’habitude, l’espacement des groupes n’incitant pas à des haltes prolongées. Prises de vue en sauts de puce donc avec le risque d’être dépassé par des groupes sans les avoir vu venir. Ce fut le cas, mais la présence d’un photographe du club palliera mes manquements. Vous trouverez ses photos via la page Facebook ou sur le site du club et bien sûr en consultant la rubrique Reportages de l’excellent Cycloshdf.fr.

Pas de reportage prévu dimanche prochain, ni le suivant où je serai sur Paris Roubaix Cyclotourisme, mais côté organisation. Inscriptions sur place possibles.

La trace que vous pouvez retrouver comme d’habitude sur Openrunner
3 circuits au choix.
Les roubaisiens les plus matinaux, prêts à partir.
50 nuances de vert.
Le vent, un peu en avance au regard des prévisions, contrariera la progression sur la première moitié du parcours.
Le photographe officiel.
Quelques minutes de patience supplémentaires m’eussent sans doute permis de saisir ce peloton en action.
Le pavé de Vertain.
Paysage typique de la Pévèle. J’aime bien.
Mons en Pévèle en majesté.
Une petite montée après Mons en Pévèle, j’ai tout juste le temps de sortir mon appareil. Le cadrage s’en ressent.
Second passage au ravitaillement du Moulin de Vertain.
Les tables en extérieur permettaient de profite de l’ensoleillement généreux ce jeudi matin (j’ai failli écrire dimanche).
Les clubs présents.
L’équipe de bénévoles, presque au complet, manquent les ravitaiileurs. Bravo et merci à tous.

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Brevet Cyclotourisme

La Villeneuvoise – Villeneuve d’Ascq 2022

Beau parcours et beau temps, deux paramètres importants pour réussir un brevet. Les Cyclos d’Ascq les avaient réunis pour leur Villeneuvoise 2022.

Les Cyclos d’Ascq fait partie des clubs dont on peut fréquenter les brevets sans risque d’être déçu. Parcours travaillés, fléchage précis, ravitaillements copieux et variés tous les ingrédients sont à chaque édition présents pour garantir une randonné de qualité.

Seul le temps vient parfois gâcher la fête mais ce n’était pas le cas cette année avec soleil et vent modéré.

Destination la Belgique, avec quatre parcours de 30 à 105 km.

Le plus long allait chercher le Knoteberg puis les hauts du Paterberg et de Kwaremont, sans les pavés, pour revenir vers le Mont de l’Enclus. Citons également pour ne pas faire de jaloux le Col de la Croix Jubaru, franchi en premier.

Un circuit animé donc avec 750 mètres de dénivelé, par des routes peu fréquentées.

Le temps était propice aux prises de vues mais passé le Mont de l’Enclus, j’ai laissé mon appareil dans sa sacoche. Il faut quand même rentrer à une heure raisonnable.

La trace du 105 km, disponible sur Openrunner. Les autres le sont également, vous les trouverez en cherchant par nom d’auteur cyclosdascq ou sur le site du club.
Du monde à la table d’inscription.
Visualisation du parcours.
Fléchage au sol et en partie vertical en raison de la réglementation différente selon les zones.
Café d’accueil avant le départ.
Pas de photo avant le ravitaillement du Mont Saint Aubert, le froid était trop vif en ce qui me concerne pour que j’envisage un arrêt prolongé.
Quelques photos dans le bas de la montée ver le Col de la Croix Jubaru, col rappelons le répertorié par l’amicale des Cents cols.
Dernier regard sur le paysage avant de repartir.
Une petite montée bien exposée.
On délaisse pour un temps le Mont de L’Enclus pour rejoindre le Knoteberg
Je ne suis pas sûr qu’ils participaient au brevet mais ils furent très coopératifs.
Suivons les.
Le haut de la côte du Knoteberg en voit arriver plus d’un essoufflés. Quelques passages à 11%.
Ravitaillement du Mont de l’Enclus.
Quand un gobelet ne suffit pas.
Les ravitailleurs se transforment même en photographe à la demande…
… mais il faut vite revenir à la table car un peloton vient d’arriver.
Bonne participation.

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Brevet Cyclotourisme Route

Brevet des Claquots – Harnes 2022

La Sensée que l’on traversait avec le Brevet des Claquots organisé par le Harnes Cyclo Club.

Le circuit de 72 km, qui était l’une des trois distances proposées par cette édition 2022 du Brevet des Claquots devait être sympathique.

Non qu’il ne le fut pas, mais je n’ai pu en juger que partiellement en raison d’une erreur d’aiguillage qui me fit, à Biache Saint-Vaast, emprunter à tort le retour du 40 km.

Je ne me rendis compte de mon erreur que tardivement avec l’apparition soudaine d’une flêche HR. Un demi-tour et la consultation de la feuille de route me permit de rejoindre le parcours à Hamblain les Prés, mais trop tard pour envisager le suivre en totalité, devant ensuite rentrer à Lille à vélo. A Dury, je coupai en direction de Vitry en Artois.

J’aurais du consulter plus attentivement la feuille de route plutôt que de me fier aux seules flèches dont beaucoup étaient à moitié effacées.

Dommage, car le beau temps était au rendez-vous et les paysages saturés en couleurs, champs de colza et pâtures rivalisant dans ce domaine.

Cette signalétique discrète avait néanmoins l’avantage d’accroître la sécurité aux intersections car mieux valait ralentir pour être certain de ne pas rater les flèches.

Sans rancune, je reviendrai l’an prochain en souhaitant que la prochaine assemblée générale du club vote un budget peinture plus conséquent.

Un copieux plat de pâtes la veille et un solide petit déjeuner me permirent de parcourir les 100 kilomètres séparant mon domicile de l’arrivée, sans passer par la case ravitaillement. Un sandwich saucisse moutarde fut le bienvenu avant d’entamer les 30 kilomètres du retour.

Merci au club en tout cas pour l’organisation de cette sortie.

J’ai quand même pris le temps, à partir de ma trace partielle et de la feuille de route, de reconstituer un itinéraire dont le kilométrage me fait dire qu’il ne doit pas être très éloigné du parcours officiel.

L’hypothétique trace disponible sur Openrunner.

Arrivée vers un bon huit heures, une bonne partie des 300 participants avait déjà pris la route. Je pus néanmoins réaliser quelques photos de cyclistes en action en profitant d’un passage bien exposé un peu avant Fresnes les Montauban.

Lever de soleil sur le Canal de Seclin;
Wavrin arrive en nombre.
C’est parti sous le soleil mais dans la fraicheur comme en attestent les tenues plutôt hivernales.

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