Ronde verte de la Pévèle – Bersée 2019 (1/3)

La Ronde Verte de la Pévèle se colorait de teintes cuivrées au lever du soleil.

Il valait mieux ne pas partir trop tôt cette année. Les dernières averses n’arrosèrent que les plus matinaux et un ou des malfaisants crurent bon de retirer des panneaux à une intersection après que les organisateurs ont opéré le matin même une dernière vérification.

Conséquence, avant que ceux-ci ne soient informés et mettent bon ordre, un nombre conséquent de participants se retrouva à errer à la recherche du parcours. Une lecture attentive de la carte fournie par les organisateurs aurait du permettre de s’y retrouver mais las, l’habitude de brevets balisés, le recours au GPS, majorés d’un effet de groupe qui fait que l’on est tenté de suivre ceux qui ont l’air de connaître ont sans doute contribué à un éparpillement généralisé.

En ce qui me concerne, l’option choisie me conduisit de façon relativement directe au ravitaillement évitant ainsi la traversée de la forêt de Phalempin. J’avoue que l’état du terrain sur le terril de Thumeries me laissa envisager ce que dut être celui de la forêt et mes regrets furent modérés. Car si de façon générale les chemins empruntés ne furent pas trop détrempés, le sol en sous bois était particulièrement gras.

Je parcourus la seconde partie de l’itinéraire sans difficultés, profitant de ma méprise et des éclaircies pour prendre des photos.

Les voici donc en trois parties : la première concerne le départ et la montée imprévue vers Mons en Pévèle. La seconde consacré à la traversée du terril de Thumeries. La dernière montrera la descente et un passage un peu mouillé.

En dehors du problème signalé le balisage était de qualité ainsi que l’organisation comme les organisateurs nous y ont habitués.

Brevet plaisant sans difficultés et 100% campagne.

Monument aux morts et clocher de l’église sont encore éclairés à mon arrivée. Explications sur le parcours. La fabrication des sandwichs a déjà bien débuté. Encore un peu tôt pour les cyclos, il fait encore bien sombre dehors. Les marcheurs commencent par contre à arriver. Annonces de prochaines sorties cyclistes ou marche. Les tables se couvrent progressivement de prospectus. Il y a un intrus sur cette photo, saurez-vous le trouver? Ronde verte en matière de gestion des déchets également. La suite montrera que ce n’est pas la pluie qui sèmera le trouble dans le balisage. Des représentants de Oignies. Leur brevet a lieu le 24 mars. Toutes les infos sur Cycloshdf.fr Pour les Renards des sables, la date est plus proche, le 17 février. Il commence à faire suffisamment clair pour envisager de partir. Courte halte photographique… … pour fixer le lever du soleil. La caravane des Renards passe et je n’aboie pas. Il se fourvoieront comme bien d’autres, car c’est à cette intersection que des panneaux ont été subtilisés. Dans la montée vers Mons en Pévèle que nous n’aurions pas du emprunter. Deuxième groupe de renards. Les nuages n’ont pas encore complètement disparu. Qui laisse donc traîner sac et vélo dans le champ de l’objectif? Le vert est bien au rendez-vous. Le soleil est masqué par un nuage, les couleurs ne sont plus les mêmes.

La suite demain soir sans doute.

La voici

Mons à vélo 2018 (2/2)

Le clocher de Péronne en Mélantois joue à cache-cache derrière les arbres.

Si Péronne en Mélantois constituera mon second lieu de prises de vues, nous n’en sommes pas encore là dans le compte rendu de ce brevet. Retour à Bouvines en début de matinée.

L’endroit était agréable et bien éclairé et j’aurais pu y rester posté pour photographier tous les participants, mais il me fallait songer à ma propre progression et poursuivre ma route. Je n’irai pas bien loin car au stop situé à cent mètres de là un coup d’œil en arrière me fera apercevoir de nouveaux cyclistes.  Vraiment nouveaux puisqu’ils s’agit des membres de l’ACS Lille, club récemment créé et qui affiche de solides ambitions à lire le feuillet annonçant son premier brevet, le 24 juin prochain au départ du Palais Rameau, parrainé par des sponsors de poids. Plus exposé au vent, je ne resterai pas longtemps et filerai à bonne allure pour me réchauffer vers le ravitaillement.Deux cyclistes qui font le plein… mais pas d’essence. Simple voisinage du poste de ravitaillement. Un coup de tampon sur la carte d’inscription de ce cycliste consciencieux. L’ACS sur le départ. Entre Péronne et Bouvines, une belle ligne droite suivie d’un enchaînement de virages accueillera ma seconde halte photographique.

Les apparences sont trompeuses et le ciel bleu vers Péronne est devenu franchement gris vers Bouvines. La prudence m’incitera à lever le camp sans me permettre d’éviter le grain.

La Balade de Leo – Hellemmes 2018 (2/2)

Mons en Pévèle, ravitaillement au soleil.

Deuxième et dernière partie très localisée à Mons en Pévèle, mon erreur d’itinéraire à la sortie ayant écourté mes prises de vue par tarissement de la matière première.

Forte délégation du club de Faches Thumesnil – Ronchin. Mais tout est prêt. L’embarras du choix. Le Pas de Roland en descente, on laisse aller. On en rajoute parfois.

Paysages de la Pévèle et du Mélantois

L’église Saint Pierre de Bouvines, tant de fois photographiée,  mais dont je me lasse pas de la silhouette gracile en venant de Péronne en Mélantois.

Pèvèle, Mélantois, les frontières entre ces deux terroirs sont floues pour moi, aussi ai-je pris le parti de les évoquer dans le même article.

Je suis de ceux qui expriment leur dépit lorsque s’enchaînent les brevets nous emmenant sur ces territoires. Peu de dénivelé au programme si ce n’est Mons en Pévèle. La platitude génère sans doute plus rapidement la lassitude.

Pourtant, de retour après quelques sorties dans les Monts ou dans les Frasnes, j’apprécie leurs paysages. Pâtures, zones humides inondées l’hiver, vastes étendues labourées ou couvertes d’épis selon les saisons où seuls clochers et arbres solitaires arrêtent le regard.

Au printemps les verts tendres contrastent vivement avec la terre noire pour peu que le soleil soit de la partie. Nuages qui filent vers l’horizon ou s’accumulent en masses gris anthracite, le ciel est paysage.

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Petit matin entre Gruson et Bouvines  Ah Bouvines ! (article écrit durant ma convalescence d’une précédente chute!!!) Autre église souvent croisée, celle de Mons-en-Pévèle, dont l’altitude en fait un point passage pratiquement inévitable des brevets passant dans les environs. Souvenir de l’édition 2013 du Chicon Bike Tour, sinistre pour les organisateurs mais magique en ce qui me concerne. Pédaler dans la poudreuse, parmi des paysages transformés par la neige et parfois fantomatiques fut un régal.     

Mémorial Freddy Lemaire Cyclo – Ploegsteert 2017 (2/2)

Le soleil bien présent dans le ciel et dans les champs.

Suite et fin de cette belle randonnée proposée par l’Elan Ploegsteert (1ère partie)

Forte fréquentation au ravitaillement commun à trois distances. Les ravitailleurs assurent. Second ravitaillement. Vers le Mont Noir, dernière difficulté.

Vlaanderen Fietsroute

Moulins et canaux sont au rendez-vous de cette Vlaanderen Fietsroute

La Vlaanderen Fietsroute est une grande boucle de plus de 800 kilomètres qui traverse les cinq provinces flamandes de la Mer du nord à la Meuse.

Le topo peut être commandé sur le site Grote Routepaden et la trace GPS complète peut également y être téléchargée.

Ma randonnée débutant avec la fin du week-end de l’ascension et incertain quant à ma vitesse moyenne, je décidai, au regard du temps dont je disposais et par souci d’éviter une affluence de touristes sur le tronçon ouest qui suit la côte, de rejoindre Gent directement au départ de Wervik et de là poursuivre le parcours.

Quatre transversales qui n’apparaissent pas sur la carte ci-dessus, permettent en effet de raccourcir à son gré l’itinéraire complet. La LF 30, Ruien-Gent, est celle la plus à l’ouest. Dendermonde – Schendelbeke, Bom-Heverle, Retie/Poste-Sint Truiden complètent les alternatives en allant vers l’est.

La boucle étant fléchée dans les deux sens, pas de difficulté pour emprunter le tronçon Wervik Ruien dans le sens contraire de celui décrit dans le topo. C’est d’autant moins problématique que le dit topo étant en néerlandais, je n’avais pas jugé utile de m’encombrer de la partie descriptive, me contentant des cartes.

Ce premier tronçon emprunte des routes connues du cycliste Lillois, à tel point que je retrouvai des traces du brevet de la veille, Ruien se trouvant au pied du mont de l’Enclus.

La LF 30 que j’avais déjà plus ou moins empruntée lors d’une précédente virée à Gent, initie une portion qui va suivre le cours de l’Escaut.

Pour les amoureux des bords de fleuve, le secteur qui va de Gent à Viersel est idéal. Le parcours quasi exclusivement en site propre, parfois au niveau de l’eau, parfois sur une digue propose un revêtement de qualité.

Pour l’avoir emprunté un samedi et un dimanche, je peux attester de la forte fréquentation.

L’itinéraire emprunte alternativement les deux rives et le passage de l’une à l’autre se fait parfois grâce à de petits bacs. Il faut savoir patienter, mais personnellement et sans doute de façon puérile, j’apprécie ces mini-croisières.

Le tronçon de Viersel à Retie/Postel amorce une transition, la première moitié sinuant dans la campagne et en forêt pour finir par suivre le canal Dessel Schoten.

A partir de Retie Postel le terrain rompt momentanément avec une ambiance fluviale. Mais à Thorn passe la Meuse et il est difficile de résister à ses méandres, avec plus de distance toutefois. Les berges du Albertkanaal enfin nous conduisent à Kanne.

Kanne donne le ton de ce que sera la suite du parcours jusque Ruien.

On quitte la ville par une belle montée qui, sans être le mur que laisse supposer le profil altimétrique qui figure sur le topo, n’en est pas moins raide.  C’est un itinéraire en creux et bosses qui marque en effet la suite du voyage. Suivant des petites routes et rarement la ligne droite, l’alternance prévaut avec des pentes variables tant en pourcentage qu’en longueur.

C’est quand même le terrain que j’apprécie le plus, même s’il est physiquement plus exigeant. Mon postérieur partage mon avis, la position du corps changeant plus souvent qu’en terrain plat les appuis sont également diversifiés. Les paysages se font aussi plus variés et les points de vue plus nombreux.

Comme toutes les routes LF, les différentes routes qui composent ce circuit sont balisés avec des panonceaux rappelant le numéro de la route et la direction. Si le balisage est en très grande majorité satisfaisant, il arrive qu’il disparaisse. Je veux bien admettre quelques moments d’inattention mais je pense qu’il y a parfois quelques trous. Le topo permet dans l’ensemble de s’y retrouver ; tout au moins en gardant une direction, toutes les routes n’étant pas indiquées sur la carte. Autochtones tant piétons que cyclistes vous renseigneront fort aimablement. Dans le Limbourg, certaines intersections sont pourvues de cartes locales comportant les points de balisages communément utilisés en Belgique. En comparant le topo et ces cartes, on peut en notant l’enchaînement des numéros retrouver sa route. C’est vraiment un dispositif remarquable.

Si dans sa grande majorité le parcours emprunte des routes asphaltées, il rompt parfois avec ce revêtement aseptisé pour nous entrainer sur des secteurs pavés ou des chemins agricoles ou forestiers par moments à la limite du VTT. Amusant, même si cela m’a de temps en temps provoqué quelques craintes de crevaison.

Le découpage des étapes aura été improvisé en fonction des campings trouvés, ayant eu du mal à identifier ceux se trouvant sur le parcours avant mon départ. De fait j’en ai rencontré peu, le topo n’en signalant presque pas. Les auberges ou chambres d’hôtes sont, elles fréquemment indiquées.

Cette randonnée m’aura fait regretter de ne pas parler néerlandais et à y bien réfléchir la méconnaissance de cette langue par les habitants du Nord, ou au moins celle de Lille et environs alors que nous sommes frontaliers d’une région néerlandophone, est incompréhensible. Les niçois parlent italien, les strasbourgeois allemand mais les lillois, le français uniquement.

C’est décidé je vais au moins m’initier aux rudiments.

La suite en photos.

Verwick – Ruien : 46,5 km

De la Lys à l’Escaut, en suivant principalement les chemins de halage.

Premier panneau signalant la route qui suit sur ce tronçon, la LF-6 Il fait bon rouler à l’ombre. Kortrijk. Les tours Broel, derniers vestiges des fortifications du Moyen Âge. La Grand place est encombrée d’animations qui rendent les photos peu intéressantes. Le long de la Lys, l’ancienne briqueterie du littoral réhabilitée. Parallèlement au itinéraires longues distances, un réseau de points permet un cheminement sur des routes adaptées aux vélos. Revêtement de qualité pour le chemin longeant le Kaanal Bossuit qui joint la Lys à l’Escaut. Le Transfo à Zwevegem, une ancienne centrale électrique transformée en un lieu socio-culturel. On a rejoint l’Escaut.

Ruien – Gent : 51,5 km

Ancienne voie ferrée transformée en voie verte et chemin de halage le long de l’Escaut conduisent tranquillement à Gent.

Cet itinéraire constitue une des quatre transversales qui permettent de raccourcir la boucle complète.

Un précédent reportage De Lille à Gand, donne un autre aperçu de ce tronçon et propose une alternative pour rejoindre plus directement le circuit au départ de Lille.

A Oudenaarde, les bords de l’Escaut prennent un air de marina. Ce ne sont pas les itinéraires cyclotouristes qui manquent. On parvient au centre de Gent en suivant les voies d’eau.

Gent – Dendermonde

L’Escaut demeure le fil conducteur de cette étape que j’interromprai à hauteur de Uitbergen, pour passer la nuit dans un des campings du Donk, zone touristique en bordure d’étangs.

Une pluie matinale, dont le ciel encore chargé témoigne, sera vite séchée par le soleil. Ma toile de tente également.

Dendermonde – Boom : 41,5 km

Encore quelques kilomètres en suivant l’Escaut que l’on quitte pour contourner Anvers. On ne cesse pas pour autant un cheminement fluvial, en suivant ensuite le cours du Rupel.

Premier bac qui permet aux piétons et cyclistes de traverser le fleuve. Ici deux bacs font la navette, ce qui réduit le temps d’attente. Vélos en tous genres cohabitent, le temps de cette traversée.

Boom – Viersel : 34,5 km

Le Rupel puis le Netekanaal nous offrent leurs berges pour rejoindre Viersel.

Parvenu à Boom sur l’heure du midi, on ferait bien trempette également. Sur le bord du Rupel, le Steencaycken propose aux cyclistes restauration et rafraichissements à  l’ombre de ses arbres  ou de ses grands parasols.

Viersel – Retie/Postel : 54 km

On quitte pendant une trentaine de kilomètres l’ambiance fluviale pour traverser forêts et champs.

Le camping de Retie, au bord d’un étang marquera le terme de cette seconde journée.

Changement de paysage.

Retie/Postel – Thorn : 74 km

Aux marches de la Belgique et des Pays bas, l’itinéraire nous fait traverser d’ouest en est le nord du Limburg

Pimpant moulin. Son cousin quelques kilomètres plus loin. Courtes retrouvailles avec l’eau. Le Limburg n’usurpe pas son appellation de « paradis du vélo ». Positionnés à certains carrefours, ces panneaux sont forts utiles et permettent, associés au système de numérotation évoqué plus haut, de trouver facilement son chemin. De nombreuses routes sont réservées aux vélos et engins agricoles.

Thorn – Kanne : 52 km

Toujours à la frontière avec les Pays-Bas, c’est fois-ci en direction nord-sud, l’itinéraire suit la Meuse pour nous mener face à Maastricht.

Faute de camping identifié, je m’arrêterai précocement au regard des deux jours précédents pour faire halte au Camping De Boomgaard à Maaseik. J’ai réalisé que Maas est signifie Meuse en Flamand, d’où une série de villes dont le commence ainsi, équivalent de notre français « sur Meuse ».

Si j’étais peintre. Un emplacement de choix pour la nuit, où la Meuse retrouve enfin son calme après que dans la journée des m’as-tu-vu peu soucieux du réchauffement climatique l’aient montée et descendue à bord de puissantes et bruyantes vedettes. Jour de lessive. A défaut de séchoir. Petit matin, une belle journée s’annonce encore. J’aurai juste le temps de m’emparer de mon appareil pour saisir ce vol.

Kanne – Sint Truiden – Heverlee : 108 km

De Kanne on repart plein ouest, entamant la partie la plus vallonnée de ce circuit. Le ton est donné dès la sortie de Kanne, avec une courte mais raide montée.

Faute de camping je passerai la nuit dans une superbe chambre d’hôte un peu avant Hoegaarden.

Vantaux des portes et fenêtres de vastes corps de fermes sont souvent peints en bandes verticales de couleurs alternées. Christianisme et culte du jus de houblon, un syncrétisme finalement courant dans ce pays d’abbayes brassicoles. De sympathiques chemins forestiers en périphérie de Leuven.

Heverlee – Halle : 50,5 km

Même tonalité vallonnée pour ce tronçon.

Huldenberg. On contourne Brussel dont l’on devine la conurbation par delà la colline. Grand place de Halle.

Halle – Schendelbeke : 47,5 km

Paysages vallonnés et verdoyants. Je dormirai au paisible camping de Raspaljebos.

Des secteurs pavés nous rappellent régulièrement que nous sommes en Flandres.

Schendelbeke – Ruien : 41 km

Nous voici dans les Ardennes Flamandes avec, passant par Ronse, des routes parfois empruntées par les brevets partant de Roubaix et environs.

Verrebeekmolen.  Ronse. Près de Kluisbergen, une côte reprend dans l’ordre chronologique les noms des vainqueurs du Tour des Flandres.

Ruien – Lille

Retour plus direct vers Lille, quittant l’itinéraire menant à Wervik à Bossuit pour suivre l’Escaut jusque Pecq pour ensuite filer en ligne droite à travers la campagne.

Changement de rive et bientôt fin de mon périple.

La Balade de Leo – Hellemmes 2017

Si le début de matinée nous aura permis de voir la Pévèle sous le soleil, le retour aura un air de Bienvenue chez les Chtis.

Retour à la route en ce qui me concerne après une parenthèse hivernale VTT. Et retour pour cette chronique à une pratique ancienne mais irrégulière qui consiste, avant d’évoquer la randonnée elle même, à faire profiter les lecteurs de ce blog, ou tout au moins le vouloir, de quelques pensées du jour, le plus souvent alimentées par une information ou une émission entendues le matin même à la radio.

En ce dimanche, il s’agissait de l’émission « A ton âge » de France Inter qui fait s’exprimer deux personnes d’âges différents sur un même sujet. Le thème du jour était « le rite » et plus précisément celui du passage à l’âge d’homme (de mâle et non d’humain je précise).

Je vous renvoie au podcast pour en connaître la teneur, mais chemin faisant, le souvenir de l’émission me fit m’interroger sur les rites de passage en vélo. Celui du vélo sans petites roues tout d’abord, puis celui du vélo de « grand », encore un 650 B à mon époque, cadeau de première communion. Peu au fait de la terminologie cycliste, j’écrivais mentalement « Rang d’honneur » pour évoquer ce qui dans la bouche de mes copains était un « randonneur », expression implicite du mérite requis pour posséder un tel engin.

Le balisage aidant au vagabondage de la pensée, me vint celle de l’âge à vélo. Si l’on peut faire du vélo à tout âge comme le démontrent nos roulants centenaires, cela ne nous dit pas quel âge on a à vélo. Une fois sur sa bécane, on ne voit que sa roue et son guidon et pas celui qui est dessus. Si le souffle court ou les jambes lourdes viennent parfois nous remettre en mémoire l’âge de nos artères, ce rappel est vite aboli. Chevauchant sa machine, on a plus le même âge, emporté par ce qui finalement n’est qu’un jeu. Qu’on lutte contre le vent ou que l’on profite de sa généreuse poussée, que l’on se coltine à une pente à deux chiffres ou que l’on glisse voluptueusement dans une grisante descente, que l’on bataille pour rattraper le cycliste aperçu au loin, donquichottesque adversaire. Sans parler bien sûr de quelques entorses qui pourraient nous attirer les reproches de la maréchaussée. On est pas sérieux quand on a dix sept ans, mais à vélo cet état se prolonge.

La météo du jour, nous donna l’occasion de jouer avec le vent, car si le profil était plutôt plat, Eole nous taquina.

L’itinéraire proposé par le club Leo Lagrange d’Hellemmes  comportait une première boucle commune aux 55 et 85 kilomètres, passant par Mons en Pévèle, une boucle supplémentaire emmenant, pour la seconde distance, vers Coutiches. La montée vers Mons en Pévèle par les Deux villes constituait la seule difficulté du parcours.

Commencée sous le soleil, cette randonnée se terminera pour moi par une belle douche pendant les 25 derniers kilomètres. Le vent, plutôt favorable, rendra les abondantes giboulées qui ponctueront ce retour plus supportables. Parvenu à la salle, j’apprécierai de n’habiter qu’à une dizaine de minutes de là, ayant une pensée compatissante pour les cyclistes de Wambrechies et Lys lez Lannoy, qui s’en retournaient à vélo.

La balisage était, comme les précédentes éditions, sans faille (L rouge formant une flèche), que vous pourrez retrouver encore durant quelques semaines au départ de la Place Joseph Hentges à Hellemmes.

Les participants ayant plutôt plébiscité le 55 kilomètres, ma moisson de photos n’est pas aussi abondante que les sorties précédentes.

André Tignon fait partie des premiers inscrits.Chacun son tour, me voici photographié par André. Dernier ajustement de signalétique. C’est effectivement un point remarquable à indiquer. Christine arrive « prête pour la pluie », la suite lui donnera raison. C’est pourtant un brevet printanier qui nous est annoncé. Christo qui, en délicatesse avec Trump, a renoncé à un projet dans le Colorado est-il venu s’installer à Hellemmes? Toujours est-il que le clocher de l’église Saint Denis est bien emballé.

Deux Leersois prudents attachent leurs vélos. Passé Pont à Marcq, le paysage se fait plus rural. Je profite d’une portion « face au soleil », même s’il est un peu voilé pour faire quelques photos. Vous pouvez visionner leur reportage vidéo rythmé via ce lienVision plutôt pessimiste de la météo. Un peu plus à l’ouest le ciel est encore bleu. Courte éclaircie.   Mons en Pévèle à l’horizon.En haut du Pas de Roland. Lors du second passage à Mons en Pévèle, la grisaille aura conquis le ciel. Les terrils se laissent deviner. Et les ravitailleurs peuvent profiter de l’astre solaire. Sortie de décrassage pour David à gauche qui a participé samedi avec une quarantaine de courageux au BRM 200, bien arrosé, organisé par le club de Lambersart.  Voici la trace du parcours que vous pouvez retrouver sur Openrunner