Si une hirondelle ne fait pas le printemps, les « Retrouvailles » organisées par le Nord Touriste Cyclo, annoncent, elles, immanquablement le retour des brevets « Route ». Certes février n’en est pas dépourvu mais mars les voit fleurir et ce brevet, auquel j’aime bien participer, porte les prémices d’une nouvelle saison.
Retrouvailles avec quelques têtes connues. André Tignon et Yves-Marie Verbeke en étaient.
Tandis que le premier photographiait les groupes sur le lieu de départ, le second avait pris de l’avance et s’était posté à quelques kilomètres de là. J’ai pu constater grâce à lui que mon nouveau blouson était du plus bel effet, ses parements rouges égayant une tenue hivernale précédemment totalement noire.
Retrouvailles avec mon vélo de route et une autre façon de rouler après une parenthèse véttetiste.
Retrouvailles avec l’ambiance bon enfant des brevets et les répliques taquines entendues au ravitaillement où à l’arrivée. S’agissant de l’arrivée, le local de Nord Touriste suffisait à peine à accueillir tous les arrivants et les places assises étaient chères au plus fort des retours. La chaleur du lieu embuant mon objectif je n’ai pu rendre compte de celle de l’ambiance.
Le parcours de 50 km exploite au mieux le potentiel rural des abords de la métropole cheminant principalement de l’autre côté de la frontière entre Canal de l’Espierre et Escault.
Si un ciel dégagé en tout début de matinée laissait espérer de belles éclaircies, il n’en fut pas ainsi et ce sont des paysages impressionnistes qui s’offraient à l’oeil du cyclotouriste sachant résister aux tentations cyclosportives. La distance modérée de ce brevet autorisait la flânerie et les arrêts photo, ce dont je ne me suis pas privé.
Un accueil bien organisé.En attendant les autres équipiers, les conversations vont bon train.
Ravitaillement devant la ferme de la Cotterie
Il y a longtemps que je n’avais pas fait de photos de vaches.
C’est en version « off » que j’ai effectué la randonnée des Renards des sables. Retenu le matin par des activités associatives, je n’avais pu participer au brevet. Espérant que le balisage serait toujours en place je risquai le déplacement à Flines lez Raches. Ce départ en début d’après-midi me permis également de recourir à la formule train plus vélo et d’amortir ma carte Grand TER (Cf. l’article sur le Circuit des Reuzen).
Arrivée vers 14h00 devant la salle des fêtes où, fort opportunément, une partie des organisateurs était sur le départ. Après avoir expliqué la cause de ma défection et m’être enquis civilement du succès de la manifestation, je demandai quelques informations sur le parcours qu’ils me donnèrent très aimablement, déclinant toutefois toute responsabilité s’agissant de la permanence du balisage, compte tenu du nombre de cyclos passés le matin.
Il se trouve que celui-ci était fort bien fait et abondant car c’est sans problème que j’ai pu effectuer la totalité du parcours de 50 km.
Parcours agréable par la variété des terrains et des ambiances. Pâtures, routes pavées, chemins de halage et bien sûrs terrils offraient des sensations et des paysages diversifiés et parfois inattendus.
Du sable par contre, point n’en vis et si le nom de la randonnée était plutôt évocateur de dunes désertiques la réalité était plus humide voire franchement glaiseuse par endroits. Il faut dire que le passage de plusieurs centaines de cyclos avait rendu certains passages difficilement praticables, même avec des pneus « boue ».
Je ne regrettai pas, dans les terrils, de n’être pas pris dans le flot participants. Le premier démarre par un sentier tout en creux et bosses qui tournicote entre les bouleaux. J’imaginais sans peine des vettetistes plus jeunes et surtout plus aguerris virant sec et bondissant de bosse en bosse tout en lâchant le guidon d’une main pour faire un coucou au photographe alors que je négociais ces mêmes virages et mamelons avec une relative prudence et lenteur.
La pratique solitaire m’aura également épargné la honte d’être vu mettant pied à terre dans la descente finale du deuxième terril et dans certains passages particulièrement pentus du dernier.
A l’embranchement entre le 45 et le 50 km, j’hésitai et décidai de ne pas la jouer renardeau en optant pour la plus longue distance, même si je dus parfois la jouer renard prudent ou renard fatigué dans le dernier terril.
La lumière était belle et le temps clément, ce fut un agréable après-midi. Merci à ceux qui ont tracé cet itinéraire.
Quelques photos d’ambiance.
L'église de Flines-Lez-Raches, classée monument historique. Premier passage vraiment boueux... qui continue encore une bonne centaine de mètre après le virage.Après la boue la route pavé donne l'impression d'être très roulante.Le premier terril se profile à l'horizon.
Tours et détours sur les terrils donnent l'impression d'un territoire immense que la vue aérienne détrompe.Le long du chemin de halage
Un lac, un torrent, vous ne rêvez pas, vous êtes sur un terrilSi la nature a reconquis de l'espace, l'industrie n'est pas loin
-5°C dans la cour. Il ne sera pas dit que quelques degrés en dessous de zéro suffiront à me faire renoncer à une sortie vélo. Le sel largement répandu et quelques rayons de soleil auront eu raison de la neige qui vendredi soir paralysait la circulation. Les routes sont dégagées et sèches pour la plupart. J’espère que champs et chemins auront gardé leur décoration hivernale.
Téméraire mais pragmatique, d’autant que de nouvelles chutes de neige sont annoncées, je prends le parti de ne pas trop m’éloigner et choisit d’aller vadrouiller vers le lac du Héron.
Le démarrage est un peu dur, surtout pour les mains, malgré une paire de gants d’hiver doublée d’une de soie. Ce seront en fait les deux trajets urbains de liaison qui seront les plus réfrigérants, car avec la vitesse la sensation de froid est plus intense. Sur les chemins, la vitesse est plus réduite et les cahots contribuent sans doute à améliorer la circulation sanguine.
A ce régime, deux petites heures suffiront à mon bonheur.
Quelques photos du lac du Héron qui avait ce jour des airs de banquise.
En l’absence de brevet ce dimanche, j’ai été farfouiller dans les fiches éditées par le Comité Départmental du Nord pour tenter de trouver randonnée à ma pédale.
Sans doute dans une phase régressive et désireux sinon de me vautrer au moins de rouler dans boue, j’optai pour un randonnée VTT au départ de Cassel, le circuit des Reuzen, évocation des géants de cette ville Reuze Papa et Reuze Maman. Bien que dans les Monts des Flandres, cette balade était donnée comme ne présentant pas de difficultés techniques, ce que je confirme.
Le passage le plus délicat est la descente de Cassel le long d’un chemin creux, mais qui demeure abordable, même pour moi qui suis un piètre descendeur. La montée vers Cassel, à partir de Bavinchove s’effectue en grande partie sur route ou chemin viabilisé.
Si la part de route est, je trouve, significative, le parcours emprunte néanmoins des chemins agricoles qui, ce dimanche, étaient bien détrempés par endroits. J’ai du mettre pied à terre, ma roue avant étant complètement emprisonnée dans une gangue de boue à hauteur des freins. J’ai donc pu apprécier une fois encore mon pneu arrière spécial boue.
Le balisage est inégal et les indications et la carte du topo (disponible en téléchargement sur le site du CDT) manquent parfois de précision. Mieux vaut compléter avec une carte au 1/25000 ème, l’IGN 2303 Est en l’occurrence. Pour ne pas avoir voulu la lire trop souvent, ce que le vent, violent vers la fin de la matinée, rendait acrobatique, je me suis fourvoyé à un ou deux endroits et n’ai pas suivi complètement l’itinéraire.
Sinon, ce circuit est très agréable, complètement champêtre avec de beaux points de vue sur la plaine et sur le Mont Cassel.
Pour rejoindre le parcours, le train est vraiment pratique. La gare de Cassel, située en fait à Bavinchove, se trouve sur le circuit. Cela présente l’inconvénient de débuter par la montée vers Cassel sans échauffement mais en choisissant un développement adapté cela ne devrait pas poser de problème majeur.
En plus les samedi, dimanche et jours fériés vous pouvez, moyennant l’achat d’une carte Grand TER d’une valeur de sept euros, valable un an, faire l’aller retour dans la journée à moitié prix et faire bénéficier les personnes (quatre au maximum) qui vous accompagnent de tarifs encore plus compétitifs. La carte est amortie dès le premier trajet, même seul.
Après cet intermède publicitaire, passons au reportage photo.
Tout commence dans le train où mon vélo et moi, confortablement installés dans le wagon spécial cycles, regardons passer les vaches.
Je suis le seul voyageur à descendre à Cassel. Charles Bronson ne m’attend pas sur le quai d’en face avec son harmonica.
La montée vers Cassel dans la grisaille.
Dans le lointain, se devine la fine trace blanche d’une des nombreuses voies romaines qui conduisent à Cassel.
La porte d’Aire, qui ponctue une rude montée, mais que l’on rejoint assez haut avec cet itinéraire. On peut faire un petit crochet en empruntant un sentier qui longe les remparts pour ensuite repartir à gauche et rejoindre la Grand Place.
La porte d’Aire, vue cette fois de la Grand Place.
Le musée de Flandre
Le chemin creux qui descend de Cassel, seule « difficulté » du parcours.
Une chapelle qui borde le chemin creux.
Si l’on en doutait, voici de quoi confirmer au cycliste égaré qu’il est en Flandre.
L’église de Zemezeelle
Les chemins sont détrempés mais ce passage est encore très correct.
Saut dans le temps, la poste d’Hazebrouck affiche toujours Télégraphes, Poste Téléphone. Le tiercé dans le désordre.