Route des Monts 2019

La Route des Monts donnait aussi à voir quelques moulins. Ici le Steenmeulen de Terdeghem.

Après plus d’un mois d’interruption pour cause de vacances dont trois semaines d’une randonnée au long cours à travers Alpes et Jura dont je rendrai compte prochainement, retour ce samedi aux brevets nordistes.

Avec 1500 mètres de dénivelé, le circuit de 140 kilomètres de la Route des monts pouvait soutenir la comparaison avec certains parcours montagneux. Le Mont des Cats et Cassel étaient mis à contribution deux fois et le tracé tortueux exploitait toutes les opportunités de bosses et autres côtes. Le ravitaillement de Boeschpe n’était pas inutile pour aborder la montée de Kemmel puis de Messines, qui plus est sous la chaleur.

Un 110 kilomètres, un 80, un 50 et un parcours gravel complétaient le menu avec en sus le Défi des monts, se déroulant, lui, sur deux jours.

Cette manifestation qui est devenue un classique reste toujours à conseiller. Bonne organisation avec un balisage bien visible et anticipant les changements de direction. Des parcours multiples qui répartissent les participants. Des ravitaillements de qualité. Si celui de Boeschepe était franchement démuni au second passage, celui de Dranouter, vingt kilomètres plus loin était encore bien approvisionné sur le coup de 13h00. Le tout pour un coût qui reste modéré (7€).

Le temps était idéal pour les photos, mais la densité et la longueur du parcours ne m’incitèrent pas à alimenter excessivement ma photothèque. Mes prises de vues se limitèrent principalement à deux haltes dans l’ascension du Mont des Cats et de Cassel.

La trace du 140 km que vous pouvez retrouver sur Openrunner.

A 7h30, les inscriptions vont bon train.

Un café du Chti avant de partir. Un expresso de qualité, torréfié à Aire sur la Lys.

Un groupe de Saint Martin était là comme à la parade. Je prends la photo.

Un circuit bien balisé, même s’il a fallu une fois de plus qu’un indélicat subtilise une des flèches.

Le Mont des Cats se profile, premier de la journée.

Une arrivée au sommet bien exposée. L’endroit idéal pour une prise de vues.

Ravitaillement de Boeschepe.

Un « truc » qui va sans doute faire le tour des brevets. Pour éloigner les guêpes, rien de tel que de faire brûler du café (la soucoupe noire au centre de l’image).

Le meunier de Boeschepe, à en croire son sac, était bien sûr de la partie.

Prochain mont, pour les participants du 140 km, celui de Cassel.

Avec pour commencer la traditionnelle côte pavée, bien secouante.

Et en bonus, la montée de la Porte d’Aire avec un passage à plus de 20%.

Ouf, c’est fini, récupération et hydratation sous les parasols…

… ou à l’ombre des arbres.

Le circuit des Reuzen

Le Mont Cassel, point de départ du circuit.

En l’absence de brevet ce dimanche, j’ai été farfouiller dans les fiches éditées par le Comité Départmental du Nord pour tenter de trouver randonnée à ma pédale.

Sans doute dans une phase régressive et désireux sinon de me vautrer au moins de rouler dans boue, j’optai pour un randonnée VTT au départ de Cassel, le circuit des Reuzen, évocation des géants de cette ville Reuze Papa et Reuze Maman. Bien que dans les Monts des Flandres, cette balade était donnée comme ne présentant pas de difficultés techniques, ce que je confirme.

Le passage le plus délicat est la descente de Cassel le long d’un chemin creux, mais qui demeure abordable, même pour moi qui suis un piètre descendeur. La montée vers Cassel, à partir de Bavinchove s’effectue en grande partie sur route ou chemin viabilisé.

Si la part de route est, je trouve, significative, le parcours emprunte néanmoins des chemins agricoles qui, ce dimanche, étaient bien détrempés par endroits. J’ai du mettre pied à terre, ma roue avant étant complètement emprisonnée dans une gangue de boue à hauteur des freins. J’ai donc pu apprécier une fois encore mon pneu arrière spécial boue.

Le balisage est inégal et les indications et la carte du topo (disponible en téléchargement sur le site du CDT) manquent parfois de précision. Mieux vaut compléter avec une carte au 1/25000 ème, l’IGN 2303 Est en l’occurrence. Pour ne pas avoir voulu la lire trop souvent, ce que le vent, violent vers la fin de la matinée, rendait acrobatique, je me suis fourvoyé à un ou deux endroits et n’ai pas suivi complètement l’itinéraire.

Sinon, ce circuit est très agréable, complètement champêtre avec de beaux points de vue sur la plaine et sur le Mont Cassel.

Pour rejoindre le parcours, le train est vraiment pratique. La gare de Cassel, située en fait à Bavinchove, se trouve sur le circuit. Cela présente l’inconvénient de débuter par la montée vers Cassel sans échauffement mais en choisissant un développement adapté cela ne devrait pas poser de problème majeur.

En plus les samedi, dimanche et jours fériés vous pouvez, moyennant l’achat d’une carte Grand TER d’une valeur de sept euros, valable un an, faire l’aller retour dans la journée à moitié prix et faire bénéficier les personnes (quatre au maximum) qui vous accompagnent de tarifs encore plus compétitifs. La carte est amortie dès le premier trajet, même seul.

Après cet intermède publicitaire, passons au reportage photo.

 

Tout commence dans le train où mon vélo et moi, confortablement installés dans le wagon spécial cycles, regardons passer les vaches.

 

 

 

 

Je suis le seul voyageur à descendre à Cassel. Charles Bronson ne m’attend pas sur le quai d’en face avec son harmonica.

La montée vers Cassel dans la grisaille.

Dans le lointain, se devine la fine trace blanche d’une des nombreuses voies romaines qui conduisent à Cassel.

La porte d’Aire, qui ponctue une rude montée, mais que l’on rejoint assez haut avec cet itinéraire. On peut faire un petit crochet en empruntant un sentier qui longe les remparts pour ensuite repartir à gauche et rejoindre la Grand Place.

 

 

 

La porte d’Aire, vue cette fois de la Grand Place.

 

 

 

Le musée de Flandre

Le chemin creux qui descend de Cassel, seule « difficulté » du parcours.

Une chapelle qui borde le chemin creux.

Si l’on en doutait, voici de quoi confirmer au cycliste égaré qu’il est en Flandre.

L’église de Zemezeelle

Les chemins sont détrempés mais ce passage est encore très correct.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saut dans le temps, la poste d’Hazebrouck affiche toujours Télégraphes, Poste Téléphone. Le tiercé dans le désordre.

Retour en train, le vélo et moi bien crottés.