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Paysages des Weppes-Artois-Carembault

  Entre les Weppes et les collines de l’Artois.

Des Weppes à l’Artois était un beau brevet proposé par le Club de Radinghem que j’avais plaisir à pratiquer.

Le parcours le plus long de 120 kilomètres était source de dépaysement pour celui ayant beaucoup fréquenté en début de saison la Pévèle où les Monts de Flandres.

L’Artois avec ses collines satisfait les envies de dénivelé tout en faisant traverser des lieux chargés d’histoire. Mont Saint Eloi et son abbaye, les mémoriaux de Notre Dame de Lorette, Vimy et leurs trop longues listes de défunts offrent au cycliste en temps de paix de rudes montées et de larges panoramas.

Les terrils rencontrés sur le chemin secondent les nuages pour procurer profondeur aux paysages.

De Lille, le Carembault constitue une autre voie sur la route de l’Artois.

Voici pêle-mêle des vues de ces trois territoires.

 

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Paysages de la Pévèle et du Mélantois

L’église Saint Pierre de Bouvines, tant de fois photographiée,  mais dont je me lasse pas de la silhouette gracile en venant de Péronne en Mélantois.

Pèvèle, Mélantois, les frontières entre ces deux terroirs sont floues pour moi, aussi ai-je pris le parti de les évoquer dans le même article.

Je suis de ceux qui expriment leur dépit lorsque s’enchaînent les brevets nous emmenant sur ces territoires. Peu de dénivelé au programme si ce n’est Mons en Pévèle. La platitude génère sans doute plus rapidement la lassitude.

Pourtant, de retour après quelques sorties dans les Monts ou dans les Frasnes, j’apprécie leurs paysages. Pâtures, zones humides inondées l’hiver, vastes étendues labourées ou couvertes d’épis selon les saisons où seuls clochers et arbres solitaires arrêtent le regard.

Au printemps les verts tendres contrastent vivement avec la terre noire pour peu que le soleil soit de la partie. Nuages qui filent vers l’horizon ou s’accumulent en masses gris anthracite, le ciel est paysage.

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Petit matin entre Gruson et Bouvines  Ah Bouvines ! (article écrit durant ma convalescence d’une précédente chute!!!) Autre église souvent croisée, celle de Mons-en-Pévèle, dont l’altitude en fait un point passage pratiquement inévitable des brevets passant dans les environs. Souvenir de l’édition 2013 du Chicon Bike Tour, sinistre pour les organisateurs mais magique en ce qui me concerne. Pédaler dans la poudreuse, parmi des paysages transformés par la neige et parfois fantomatiques fut un régal.     

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Paysages des Monts des Flandres

Godewaersvelde et le Mont Cassel.

Mon immobilité forcée est l’occasion de faire un peu de rangement et de tri dans la masse croissante de clichés pris au fil des brevets et autres randonnées. Je retrouve ainsi des vues pour certaines oubliées, redécouvre de possibles montages, retravaille le cadrage ou opte pour le noir et blanc.

Publiées sur ce blog ou demeurées dans la mémoire de mon ordinateur, voici donc une sélection de paysages.

Se posait la question de leur classement. Parmi toutes les options possibles j’ai finalement retenu celle des lieux représentés. Sans doute ai-je commis du fait d’une mémoire ou de connaissances géographiques défaillantes de grossières erreurs dans cette taxinomie. Aux territoires eux-mêmes se mêlent parfois les chemins pour y accéder.

Les Monts des Flandres inaugurent cette série, succession de vues sans véritable organisation si ce n’est parfois le regroupement de sites pris à différents moments.

Saisons, heures du jour, soleil, pluie, couleur, noir et blanc se mélangent comme mes souvenirs.

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Un Elan d’enfer – Ploegsteert 2017

Soleil sur les Monts des Flandres pour cet Elan d’Enfer au départ de Ploegsteeert.

La pluie qui crépite sur la verrière en ce dimanche matin prolonge mon incertitude de la veille quant au moyen de locomotion pour rejoindre Ploegsteert, lieu de départ de cet « Elan d’enfer » qui marque pour moi le début de la saison VTT.

Un coup d’oeil sur les prévisions de pluie « à une heure » de Météo France me font opter pour un trajet en vélo suivant les bords de la Deûle puis de la Lys, jusque Felinghien, me réservant un trajet plus long en bord de Lys via Houplines pour le retour. La voiture restera au garage.

Je pars sous une fine bruine qui au bout de cinq cent mètres à peine se transforme en une dense averse. Je suis à deux doigts d’un prompt retour vers mon domicile et mon garage, mais finalement tient bon dans ma détermination. Celle se révèlera finalement opportune comme vous le découvrirez sous peu.

L’averse sera passagère et j’entame mon parcours le long de la Deûle au sec ou presque. La nuit est encore bien présente et passé Wambrechies, je déloge des bords du chemin de halage nombre de lapins fuyant dans le faisceau de mon projecteur.

L’air est doux ce matin et le vent favorable. Je ne regrette pas mon choix.

Deulemont me réservera une surprise, la passerelle permettant de passer sur l’autre rive et rejoindre la Lys est fermée pour travaux sans aucune indication en amont. Je trouve finalement une indication de déviation, via le pont route de Comines, qui ne constituera pas un trop gros détour.

A Frelinghien, je quitte la Lys sous une nouvelle ondée fort heureusement aussi brève que la précédente.

L’aube se fait attendre alors que j’arrive à Ploegsteert, mais certains sont déjà partis.

J’opte pour le circuit de quarante kilomètres, celui de cinquante-cinq affichant certes un programme alléchant via Mont-Noir et Mont-Rouge mais aussi un dénivelé de sept cents mètres qui me paraît trop ambitieux pour une reprise et un retour d’une trentaine de kilomètres.

J’y vois l’occasion de profiter davantage des paysages et de trouver le temps de quelques photos, les nuages matinaux n’étant sur le coup de neuf heures trente qu’un lointain souvenir.

Parvenu plus vite que je ne m’y attendais au point de ravitaillement et sans avoir l’estomac dans les talons je fais le choix de ne pas m’y arrêter et ainsi pouvoir photographier un peu plus loin ceux qui s’y attardent.

Après deux affûts successifs et un relatif tarissement du flux de cyclistes j’entreprends la poursuite du retour.

Je n’irai pas bien loin. Passé sans encombre une descente un peu raide, un paisible chemin en bordure d’un champ me fait déraper en un passage boueux et heurter une branche basse de la haie le bordant. Un sinistre craquement de mon corps m’informe immédiatement que ma cheville est brisée ce que je constate sans peine à la vue de l’angle désormais adopté par mon pied.

Un couple sympathique est là pour m’assister, me procurant une couverture de survie et prévenant les organisateurs ainsi que les secours.

Les premiers prendront le relais dans l’attente de l’arrivée des pompiers et récupéreront mon vélo. Les seconds m’emmèneront à l’hôpital où je serai opéré dans l’après midi.

Merci à tous pour leur aide et leur soutien.

Me voilà donc immobilisé pour plusieurs semaines et privé de vélo pour plusieurs mois.

L’actualité de ce blog s’en ressentira mais ce sera sans doute l’occasion de terminer un reportage en cours dont je n’ai trouvé le temps de mettre en ligne que le premier épisode et la relation d’autres randonnées qui dorment dans ma mémoire et celle de mon ordinateur.

A dans pas trop longtemps j’espère sur les routes, je vais désormais éviter les chemins.

Il fait encore nuit comme on le devine à droite de la photo quand les premiers participants se présentent. A l’accueil deux visages que je reverrai de façon inattendue. Un fléchage bien visible On pourrait attendre des participants des comportements plus civiques. Ceci étant, il y a peut être opportunité pour les organisateurs d’accroître les recettes en commercialisant des verres spéciaux. Petit coup de projecteur sur cette tenue originale. Heureusement que la chasse à la vache n’est pas ouverte. Ce serait prendre des risques que de rouler ainsi. Les quinze premiers kilomètres sont vite passés et voici le premier passage au ravitaillement.   Le ciel franchement couvert en tout début de matinée est maintenant compètement dégagé. Point de vue sur Locker. Ce n’est qu’en mettant en ligne que je réalise l’association involontaire entre cette photo et les suivantes. Jonction entre le retour des 55 et 40 kilomètres. Après le second ravitaillement, tronçon de retour commun à tous les parcours. Souriant mais imprudent. La casque est plus qu’un couvre-chef en VTT. Fin d’une belle montée glissante qui en fera souffler plus d’un. Photos de paysages entre deux passages. Le couple sympathique qui m’assistera après ma chute. Dernière photo du jour et de la saison.