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1er Janvier 2013 – Entre Marcq et Bondues

Autoportrait

Après une matinée pluvieuse passée, entre autres, à préparer une mousse au café nécessitant une délicate cuisson au bain marie, à écoper la cave que les pluies incessantes ont rendu dans un état qui n’a rien à envier aux pâtures illustrant mon dernier article et un repas chez ma mère, je n’espérais pas profiter d’une sortie cycliste. Mais contre toute attente ce fut le cas vers 15h30 sous un ciel bien dégagé.

Disposant néanmoins de peu de temps avant la fin du jour, je choisis de traîner mes roues aux marches de Marcq et Bondues où l’on peut trouver un peu de campagne sans faire trop de kilomètres.

J’y parvins alors que le soleil déjà bas procurait un éclairage rasant riche en ombres portées. Quelques photos plus loin et il était sur le point de se coucher, occasion d’ultimes clichés.

Courte promenade sympathique qui emprunte un petit bout de la boucle du Ferrain.

J’en profite pour adresser tous mes voeux aux lecteurs fidèles ou occasionnels de ce blog

Qu’Eole vous soit favorable dans les brevets en ligne et dans la vie en général.

 

Vais-je poursuivre en 2013 le thème des calvaires ? J’ai d’autres projets en tête mais ce n’est pas incompatible.

Soleil se couchant derrière un nuage - Arbre en hiver à contre jour sur la droite.

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Circuit de la marque à l’arbre (2)

L’église de Forest sur Marque se profile après que l’on a contourné le lac du Héron.

6h30, comme d’habitude ou presque, alors que toute la semaine je peine à me lever tôt, ce dimanche me voit me réveiller spontanément dès potron-minet et sans perspective à court terme de retrouver le sommeil. Debout donc, un petit déjeuner matinal offrant de nombreuses opportunités pour le déroulement de cette matinée.

Il n’en va pas de même du temps. Tandis que je mange mes tartines, j’entends la pluie crépiter de façon continue et intense sur la verrière de la salle à manger.

Dois-je faire un trait sur la perspective d’une sortie et envisager une séance d’intérieur ? Il n’est que huit heures et il fait encore nuit. Je m’offre une pause musicale en attendant de réévaluer la situation.

Bien m’en prend, car vers neuf heures trente une éclaircie se dessine.

Le temps de me préparer et, à dix heures, j’enfourche mon VTT en direction de Villeneuve d’Ascq et du circuit de la Marque à l’arbre, avec dans l’idée de faire des photos de champs que je présume inondés.

Je ne serai pas déçu. Les pâtures aux abords de Forest sur Marque sont transformées en étangs. Ce qui ne doit pas faire le bonheur des agriculteurs offre au photographe des points de vue insolites. L’éclaircie est franche et le soleil rehausse les verts des cultures.

Vers Camphin en Pévèle, les nuages gris qui formaient l’horizon, il y a peu, gagnent du terrain. Au sortir de Camphin, le chemin qui file vers le Carrefour de l’arbre ruisselle, alimenté en continu par les champs qui le surplombent.

Le vent est soutenu et il faut pousser sur les pédales. Au Carrefour de l’arbre, une giboulée pour le moins vivifiante me prend de face. La pluie est à la limite de la grêle et picote franchement. Une courte éclaircie au niveau de la Chapelle de l’arbre me permettra une ou deux photos.

A Gruson, je délaisse le circuit le plus long pour rejoindre Sainghin en Mélantois. Cette partie sera très ludique, les chemins n’étant plus pavés et donc franchement boueux. Parvenu à Sainghin, j’ai les pieds complètement gelés et il continue de pleuvoir. J’abandonne les chemins pour rentrer par la route via les Quatre Cantons.

Du soleil, du vent, de la pluie, de la boue, des pieds gelés. Ah quelle belle sortie ce fut.

Vous pouvez retrouver le lien vers le topo dans un précédent article de juillet 2007 (Je sais que j’aurais pu le recopier, mais tous les moyens sont bons pour augmenter mes statistiques de fréquentation).

Les fortes pluies de ces dernières semaines transforment pâtures en étangs.

En quittant Baisieux vers Camphin en Pévèle.

Je m’essaie à des photos des gerbes d’eau produites par ma roue avant dans les flaques, mais je crains trop de finir moi même ou mon appareil dans l’eau et ne vais pas assez vite pour produire l’effet désiré. 

La Chapelle de l’arbre, elle aussi les pieds dans l’eau.

En arrivant à Gruson.

Et pour finir, une photo destinée à entretenir des préjugés tenaces et totalement injustifiés à l’encontre du Nord – Pas de Calais, cette riante région.

 

 

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Circuit Mont Noir et musées (ou presque)

Un panorama que l’on aimerait revoir sous le soleil.

Un rêve dans lequel il était question de vélo laissait entrevoir une prochaine reprise. Au terme d’un mois de séances quotidiennes d’étirements, de séances hebdomadaires de natation et d’home trainer, je m’estimais prêt à reprendre la route. Un court essai urbain confirmait samedi l’absence de contre indication apparente.

Je décidai donc de repartir sur deux roues. Le seul brevet figurant sur l’agenda de Cyclos59 étant celui de Watten, un peu trop loin pour moi, je m’orientai vers un des circuits proposés par le CDT Nord. Souhaitant un peu dépaysement après cette période de confinement, je choisis le circuit VTT Mont Noir et musées au départ de Bailleul.

J’avais dans un premier temps exclu le VTT pour une reprise mais à bien y réfléchir cela me parut préférable, en excluant bien sûr des descentes trop rudes. La glissance du terrain est connue et peut être anticipée. Il en va différemment, en ces périodes automnales, de celle des routes de campagne qui sont grasses à certains endroits et où les dérapages sont possibles.

Malgré une courte nuit, j’étais donc à huit heures quinze dans le TER en direction de Dunkerque. L’arrivée à Bailleul se fit sous un ciel bas et gris, le jour se levant à peine sur une ville encore ruisselante d’une récente ondée. Je trouvai sans peine le départ et débutai l’itinéraire de façon un peu chaotique cherchant à saisir quelques ambiances matinales propres à alimenter ce blog.

Le démarrage sur route se corsa assez vite avec le premier chemin herbeux rencontré qui, à la pente, ajoutait un sol complètement détrempé. Un manque d’anticipation dans le choix des rapports me contraignit à mettre pied à terre. Ceci étant, le sol était tellement spongieux que je ne suis pas certain qu’un choix plus approprié m’eût garanti le succès.

Il faut le dire, ce fut un parcours régressif en diable. Sans aller à me vautrer dans la boue, j’y ai allègrement pataugé

Celle-ci constitue d’ailleurs la principale difficulté du circuit tout au moins pour la partie que j’en ai pratiquée. De nombreux errements ne m’auront pas permis en effet de suivre le grand circuit en entier. Le balisage est pour le moins inégal et la carte qui accompagne le topo téléchargeable n’est pas à une échelle qui permette de pallier ces insuffisances. La préparation de l’itinéraire à partir des cartes au 25/1000 ème n’est pas superflue, sauf à accepter des variantes ce que la configuration du terrain autorise. En ce pays de plaine, il est facile de repérer les grandes directions.

Je pense également que le tracé actuel est par endroits différent du topo, c’est manifeste pour l’arrivée.

Alors que le temps avait été relativement sec, j’eus doit à un beau grain dans les derniers kilomètres. L’attente du train sur le quai de la gare fut un peu fraiche malgré le coupe vent sorti sec de mon sac. Une douche chaude à l’arrivée fut à peine suffisante pour me réchauffer les pieds. De la boue, de la pluie et des pieds gelés. Ce fut vraiment une bonne sortie.

En conclusion : belle ballade, agrémentée de larges points de vue et d’ambiances différentes :champs, chemins herbeux, passages en sous-bois. A refaire donc par temps plus sec et surtout plus dégagé.

Le topo : http://www.tourisme-nord.fr/cdtnord_fr/offer_reservation/detail/CIRCUIT-MONT-NOIR-ET-MUSEES-"A-+-B"-%2833-Km%29-BAILLEUL/%28id%29/9283e10c-4e79-448a-bad4-88dcd3e7044d,ITINOR059FS00236,60255

Le circuit longe le cimetière militaire de Bailleul.

Champs de houblon en face de la ferme Becques.

Première difficulté un chemin herbeux franchement détrempé, ici vu du haut.

Je pense qu’il s’agit là d’une de mes « variantes ». Si par temps sec on doit pouvoir rouler sur le côté gauche, c’était en l’état mission impossible, en tout cas pour moi qui en monta une bonne partie à pied.

Entre Mont Rouge et Mont Noir

Dernière éclaircie avant le grain.

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Brevet Cyclotourisme

Lille – Hardelot 2012

Parmi mes articles en retard figure la relation de Lille Hardelot, entamée et laissée en jachère. Je reprends donc ce récit qui je le crains ne sera pas très homogène, ma mémoire étant moins fidèle à distance de l’évènement.

Je savais, en allant chercher ma plaque de cadre sous le soleil ce samedi, qu’il n’en serait pas ainsi le lendemain. J’avais même imaginé la pluie et avais disposé dans mon sac à dos une poche étanche contenant des vêtements secs pour le retour.

C’est ainsi équipé que je partis un peu avant sept heures. Une fois n’est pas coutume, le départ était proche de mon domicile et il me fallut moins de dix minutes pour rejoindre Lille Grand Palais.

La perspective d’un temps maussade n’avait pas découragé les participants et ils étaient très nombreux derrière l’arche du départ attendant le top des organisateurs.

Le départ donné, c’est un flux continu de cyclistes qui se forme et il en sera ainsi pendant pratiquement les vingt premiers kilomètres. La prudence est de mise car il en est qui, à la recherche d’un record ou de leurs équipiers, doublent ou slaloment de façon parfois inconsidérée.

Vers le vingtième kilomètre, les pelotons s’espacent, mais il suffira d’un feu rouge à Sailly-sur-la Lys pour que des recollements s’opèrent.

Déjouant là encore mes pronostics, le vent nous est favorable et c’est plutôt sans effort et à bonne allure que nous parcourons les soixante kilomètres qui nous séparent de Roquetoire, lieu du premier ravitaillement.

Les stands sont au bord de la saturation et les bénévoles s’activent pour réapprovisionner les tables en fruits secs, gâteaux, quartiers d’orange. Le ravitaillement est abondant mais les convives nombreux.

Si le paysage prend des formes, les choses sérieuses ne commencent qu’à une dizaine de kilomètres avec la côte d’Elfaut, petite mise en jambes, bienvenue en ce qui me concerne car j’ai un peu de mal à me réchauffer après l’arrêt à Roquetoire. Une belle descente nous amènera à Wismes, dont on pressent que le soleil en accroîtrait le charme.

S’il ne pleut pas, le temps est franchement gris et nébuleux. Croisant des éoliennes, ce n’est qu’à leur hauteur que nous distinguerons leurs palles dans la partie haute de leur rotation. Ce temps automnal demeurera toute la journée et je laisserai passer de nombreux calvaires et clochers sans les photographier mais m’efforçant de mémoriser leur localisation, en vain comme je peux en attester alors que j’écris ces lignes.

Entre Wismes et Lottinghem, point de ravitaillement suivant, deux côtes significatives, celles du Mont Bart et la côte de Quendal dont les pourcentages maximum restent cependant à un chiffre. Elles n’en contribueront pas moins à étirer les groupes.

Peu après Lottinghen, arrive la côte de La Calique, longue de deux kilomètres dont la moitié avec un pourcentage moyen de plus de 8% et un maximum de 15%. La route est relativement rectiligne ce qui en facilite l’ascension.

Pas de difficulté ensuite jusque Samer. Je crèverai pour ma part dans la montée qui y conduit.

Situé à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, je croyais naïvement que le ravitaillement de Samer marquait la fin des difficultés. C’était sans compter sur la côte du Haut Pichot. Du croisement avec la D 215, qui oblige fréquemment à un arrêt, au Calvaire qui marque la fin de la montée, s’étire un kilomètre cent avec un dénivelé moyen de 9% et un maximum à 14%. Je maudirai une fois de plus les voitures suiveuses qui ne font qu’encombrer inutilement la route et gêner la progression, les dépassements devenant compliqués.

Une fois parvenu à Hardelot, pas de farniente sur la plage. Le temps est franchement gris et humide et après avoir goûté sommairement l’air marin, je reprends mon vélo, direction Boulogne gare.

Il est vraisemblable, vu le succès rencontré, que cette édition 2012 augure un renouveau durable de cette classique cyclotouriste. Nous ne pouvons que nous en réjouir, le parcours et l’organisation étant remarquables.

La perspective est trompeuse et de nombreux participants attendent le départ.

 Ce seront les premiers à s’élancer.

La fièvre monte.

C’est parti !

La première vague partie je m’élance à mon tour faisant une halte Grand Place pour photographier cette crevaison précoce. Rira bien …

Foule dense au premier ravitaillement.

Les bénévoles s’activent.

Flux de cyclistes ininterrompu.

Le vélo n’est pas en chocolat !

L’église Wismes dans la grisaille.

Une sympathique descente conduit au centre du village.

Près de Nielles les Blequin.

Des cyclistes qui ne s’arrêteront pas pour profiter du paysage.

Je reverrai la place de Samer, sous le soleil cette fois, lors d’Orchies Boulogne quelques semaines plus tard.

Encore un peu tôt en saison pour la baignade.

En attendant le train.