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Randonnée normande (2/5)

Plage de Houlgate

Plage d’Houlgate le matin

Si vous avez manqué la précédente étape…

Pour cette étape, je suivrai les indications des fiches proposées par le Conseil Général du Calvados et regroupées dans une pochette intitulée le Calvados à Vélo. Vous pouvez les trouver gratuitement dans les offices de tourisme mais également les télécharger sur le site http://www.calvados-tourisme.com (rubrique bouger, à vélo, carte des vélos route).

Du camping Bellevue, il ne reste qu’une trentaine de mètres de dénivelé à franchir avant d’entamer une longue descente vers Houlgate et retrouver la mer. A cette heure la plage est déserte, ou presque. Seule la tache vive d’une tente laisse deviner la foule de baigneurs qui investira bientôt les lieux.

Courses faites, je me dirige vers Cabourg, son Casino, son Grand Hôtel. Proust n’est pas loin mais il est sans doute un peu tôt pour les jeunes filles en fleur. De là, deux itinéraires sont possibles pour rejoindre Ouistreham. Le premier qui suit la côte vers Franceville, le second qui s’enfonce dans l’intérieur des terres en direction de Benouville et bifurque vers Ouistreham en suivant le canal de Caen à la Mer. Je choisis cette deuxième option et après quelques errements, finit par trouver la voie verte signalée par le topo.

La route est plaisante qui démarre sur un chemin qui traverse une zone humide parcourue par la Divette. Il est prudent de suivre la carte car les itinéraires cyclistes se croisent et se fier aux seuls panneaux vous fait prendre parfois la mauvaise direction.

Parvenu à Benouville, Pegasus Bridge constitue un lieu emblématique du débarquement et nombreux sont les touristes venus le voir. C’est à cet endroit que l’on suit le canal qui mène à Ouistreham. Loin des combats de 1944, le cheminement est paisible, fréquenté désormais par les promeneurs, cyclistes et patineurs.

De Ouistreham, on longe de nouveau la côte en direction de Courseulles. L’itinéraire n’est pas complètement aménagé sur cette portion et emprunte tantôt la jetée, tantôt la route côtière, mais l’on est souvent au plus près du rivage.

Un petit square en bordure de mer à Luc sur Mer accueillera ma halte pique nique.

A Courseulles sur Mer, on quitte de nouveau la côte pour rejoindre Arromanches par une combinaison de voies vertes et de petites routes départementales ou vicinales. En fait de voies vertes ce sont pour la plupart des chemins agricoles et je redoute à tout moment de ressentir le funeste affaissement d’un de mes pneus. Je limite ma vitesse dans les parties pierreuses et pilote de façon à éviter trous et bosses. L’attention portée à la conduite ne n’empêchera de profiter des larges points de vue sur le plateau environnant. Finalement, l’ensemble tient bon et je parviens à Arromanches. Une rude pente conduit de la falaise au village et je goûte de la descendre plutôt que l’inverse. Je ne m’y attarderai pas ayant déjà eu l’occasion de visiter le musée du débarquement.

Pour quitter Arromanches, le topo propose une voie verte qui suit plus ou moins le bord de la falaise. La voie macadamisée se transforme assez rapidement en un chemin de terre plutôt fait pour les VTT. Au premier croisement avec une route goudronnée je bifurque et le quitte, j’ai suffisamment tenté le diable aujourd’hui.

A Longues sur mer, je fais un crochet pour aller voir l’imposante batterie qui borde la falaise.

Arrivé à Port Bessin, il est temps de me mettre en recherche d’un camping. Après consultation du dépliant fourni par l’Office du tourisme, je décide de me poser là. Je rejoins donc un des des deux campings de la ville, situé sur les hauteurs en suivant la Route du Phare. Je réaliserai mais un peu tard qu’il s’agit de la pente signalée dans le topo guide et que je m’étais promis d’éviter car présentant un passage à 18%. J’avoue qu’avec les sacoches c’est franchement dur et je ferai une cinquantaine de mètres pied à terre.

Je retournerai dans le centre dans la soirée mais en empruntant cette fois la départementale dont le profil est moins accentué.

Une fois de plus, je me retrouve avec un emplacement trois fois trop grand pour la taille de ma tente mais j’apprécie cet espace et le calme du camping. Vu le prix de la nuit c’est bien le moins que l’on puisse attendre.

Ce soir encore, je renoncerai au feu d’artifice au profit d’une bonne nuit de sommeil.

Grand hôtel - Cabourg

Le Grand Hôtel de Cabourg et le Casino.

Grand Hotel Cabourg
Plage Cabourg
Grand Hotel Cabourg
Plage Cabourg
Vallée de la Divette
Vallée de la Divette
Vallée de la Divette
Vallée de la Divette
Vallée de la Divette
Route de campagne
Route de campagne
Pegasus Bridge
Ouistreham
Côte normande

Voie verte au départ de Cabourg au travers des marais de la Divette. Pegasus BridgeOuistrehamCôte normandeLe topoguide « Le Calvados à Vélo » propose plusieurs itinéraires dont celui-ci qui longe la Côte de Nacre

Côte normande
Côte normande
Côte normande
Cabines de bain
Tasse à café

Café sur la digue de Luc sur mer

Pont tournant - Courseulles sur mer

Pont tournant de Courseulles sur mer.

Route de campagne

Détour par l’intérieur des terres pour rejoindre Arromanches

Route de campagne
Champs fauchés
Route de campagne
Arromanches

La plage d’Arromanches.

Puit

Puit.

Batterie Longues sur mer

Batterie de Longues sur mer.  

Falaises
Eglise Longues sur Mer

Le clocher de Longues sur mer et en second plan celui de la cathédrale de Vire.

Plage Port en Bessin

Falaises de Port en Bessin.

Port en Bessin

Port en Bessin.

Port en Bessin
Plage Port en Bessin
Falaises Port en Bessin
WCapture d’ecran 2014-08-06 à 21.15.35
WCapture d’ecran 2014-08-06 à 21.16.37

http://www.openrunner.com/index.php?id=3929174

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Randonnée normande (1/5)

Villers sur mer

Soleil et belle lumière sur Villers sur Mer pour conclure cette première étape.

Ce dimanche d’astreinte et d’abstinence cycliste m’offre l’opportunité, après une rentrée riche en brevets, d’entamer la mise en ligne d’une série d’articles rendant compte d’une randonnée estivale en Normandie.

Le temps pluvieux en ce dimanche matin m’ôtait tout regret d’avoir différé mon départ prévu la veille. Pas de regret non plus d’avoir prolongé mon voyage de Rouen vers Breauté. C’est un peu plus qu’un crachin qui m’attend à mon arrivée et le coupe pluie s’impose. Un vent chaud vient cependant atténuer le désagrément de l’humidité. Je serpente de part et d’autre de la D 910 pour rejoindre le pont de Tancarville. Peu après La Cerlangue, il apparaît, toujours aussi majestueux. J’opte pour le trottoir pour le traverser ce qui me permet de rouler à l’écart des voitures et surtout autorise ou deux haltes. La pluie s’arrête alors que je m’y engage et quelques trouées intermittentes éclairent l’estuaire. Je profite du large panorama en direction du Havre.

Je continue sur la départementale jusque Foulbec. C’est l’heure du repas et la circulation reste peu intense. A Foulbec, je bifurque vers Contenville pour rejoindre la rive gauche qui, sur la carte, paraît praticable à vélo. Un joggeur me confirmera la chose. Je fais une halte pique nique en bordure de Seine. Les éclaircies s’affirment mais le vent également. Il sera franchement contraire jusque Honfleur sans vraiment me ralentir car la chaussée bien que carrossable n’est pas en très bon état.

Je ne m’arrêterai que peu de temps à Honfleur, qui grouille de touristes. Je poursuivrai en suivant la côte de Grâce ponctuée de points de vue sur Le Havre et sa zone portuaire.

Petit détour par Villerville Centre pour y boire un café sur le front de mer. Une peinture murale de Gabin et Belmondo suggère que c’est à cet endroit qu’a été tourné « le Singe en Hiver ». Une rapide consultation de Wikipedia me le confirmera par après.

Je repars vers Trouville puis Deauville, Blonville et enfin Villers sur mer. Cette partie de l’itinéraire bien que suivant la côte au plus près est très urbaine. Mais les villas cossues qui se succèdent de façon quasi ininterrompue ne manquent pas d’intérêt pour certaines.

Une avant dernière montée me mène au camping. Avant derrière car je redescendrai sur la plage pour profiter de la lumière vespérale et faire quelques photos.

Je n’aurai pas le courage d’attendre 23h00 pour assister au feu d’artifice, même en suivant la finale de la coupe du monde retransmise dans tous les bars, et remonterai me coucher.

Paysage sous la pluie

La pluie est intense à ma descente de train.

Pont de Tancarville

Le Pont de Tancarville, vu cette fois du haut (la précédente me voyait passer dessous en suivant la Seine, cf. Entre Somme et Normandie 3/5 – juin 2014).

Pont de Tancarville
La seine vu du Pont de Tancarville

Début d’éclaircie et panorama sur l’estuaire de la Seine.

La seine vu du Pont de Tancarville

Début d’éclaircie et panorama sur l’estuaire de la Seine.

Pont de Tancarville
Prés de Tancarville

L’éclaircie s’affirme, pas trop de monde sur la route ce dimanche midi.

Eglise de Foulbec

L’église de FoulbecLe chemin de halage qui conduit à Honfleur.Le Pont de Normandie HonfleurLe Havre vu de la côte de GrâceVillerville Maisons de Trouville Villers sur mer, la lumière du couchant accentue les teintes orangées des façades

Chemin de halage en bord de seine

Le chemin de halage qui conduit à Honfleur.

Pont de Normandie

Le Pont de Normandie HonfleurLe Havre vu de la côte de GrâceVillerville Maisons de Trouville Villers sur mer, la lumière du couchant accentue les teintes orangées des façades

Pont de Normandie
Pont de Normandie
Pont de Normandie
Honfleur

Honfleur.

Le Havre vu de la côte de Nacre

Le Havre vu de la côte de Grâce.

Café à Villerville

Villerville.

Plage Villerville
Maisons de Trouville

Maisons de Trouville.

Maisons de Trouville
Plage et cerfs volants
Façades Villers sur mer

Villers sur mer, la lumière du couchant accentue les teintes orangées des façades

Façades Villers sur mer
Façades Villers sur mer

Façades Villers sur mer

Façades Villers sur mer
Villers sur Mer
Mouettes
Vol d'oiseaux
Vol d'oiseaux
Vol d'oiseaux
Chateau de sable
Breaute Villiers sur mer
Capture d’ecran 2014-08-05 à 21.26.11

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Brevet Cyclotourisme

Lille – Hardelot 2012

Parmi mes articles en retard figure la relation de Lille Hardelot, entamée et laissée en jachère. Je reprends donc ce récit qui je le crains ne sera pas très homogène, ma mémoire étant moins fidèle à distance de l’évènement.

Je savais, en allant chercher ma plaque de cadre sous le soleil ce samedi, qu’il n’en serait pas ainsi le lendemain. J’avais même imaginé la pluie et avais disposé dans mon sac à dos une poche étanche contenant des vêtements secs pour le retour.

C’est ainsi équipé que je partis un peu avant sept heures. Une fois n’est pas coutume, le départ était proche de mon domicile et il me fallut moins de dix minutes pour rejoindre Lille Grand Palais.

La perspective d’un temps maussade n’avait pas découragé les participants et ils étaient très nombreux derrière l’arche du départ attendant le top des organisateurs.

Le départ donné, c’est un flux continu de cyclistes qui se forme et il en sera ainsi pendant pratiquement les vingt premiers kilomètres. La prudence est de mise car il en est qui, à la recherche d’un record ou de leurs équipiers, doublent ou slaloment de façon parfois inconsidérée.

Vers le vingtième kilomètre, les pelotons s’espacent, mais il suffira d’un feu rouge à Sailly-sur-la Lys pour que des recollements s’opèrent.

Déjouant là encore mes pronostics, le vent nous est favorable et c’est plutôt sans effort et à bonne allure que nous parcourons les soixante kilomètres qui nous séparent de Roquetoire, lieu du premier ravitaillement.

Les stands sont au bord de la saturation et les bénévoles s’activent pour réapprovisionner les tables en fruits secs, gâteaux, quartiers d’orange. Le ravitaillement est abondant mais les convives nombreux.

Si le paysage prend des formes, les choses sérieuses ne commencent qu’à une dizaine de kilomètres avec la côte d’Elfaut, petite mise en jambes, bienvenue en ce qui me concerne car j’ai un peu de mal à me réchauffer après l’arrêt à Roquetoire. Une belle descente nous amènera à Wismes, dont on pressent que le soleil en accroîtrait le charme.

S’il ne pleut pas, le temps est franchement gris et nébuleux. Croisant des éoliennes, ce n’est qu’à leur hauteur que nous distinguerons leurs palles dans la partie haute de leur rotation. Ce temps automnal demeurera toute la journée et je laisserai passer de nombreux calvaires et clochers sans les photographier mais m’efforçant de mémoriser leur localisation, en vain comme je peux en attester alors que j’écris ces lignes.

Entre Wismes et Lottinghem, point de ravitaillement suivant, deux côtes significatives, celles du Mont Bart et la côte de Quendal dont les pourcentages maximum restent cependant à un chiffre. Elles n’en contribueront pas moins à étirer les groupes.

Peu après Lottinghen, arrive la côte de La Calique, longue de deux kilomètres dont la moitié avec un pourcentage moyen de plus de 8% et un maximum de 15%. La route est relativement rectiligne ce qui en facilite l’ascension.

Pas de difficulté ensuite jusque Samer. Je crèverai pour ma part dans la montée qui y conduit.

Situé à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, je croyais naïvement que le ravitaillement de Samer marquait la fin des difficultés. C’était sans compter sur la côte du Haut Pichot. Du croisement avec la D 215, qui oblige fréquemment à un arrêt, au Calvaire qui marque la fin de la montée, s’étire un kilomètre cent avec un dénivelé moyen de 9% et un maximum à 14%. Je maudirai une fois de plus les voitures suiveuses qui ne font qu’encombrer inutilement la route et gêner la progression, les dépassements devenant compliqués.

Une fois parvenu à Hardelot, pas de farniente sur la plage. Le temps est franchement gris et humide et après avoir goûté sommairement l’air marin, je reprends mon vélo, direction Boulogne gare.

Il est vraisemblable, vu le succès rencontré, que cette édition 2012 augure un renouveau durable de cette classique cyclotouriste. Nous ne pouvons que nous en réjouir, le parcours et l’organisation étant remarquables.

La perspective est trompeuse et de nombreux participants attendent le départ.

 Ce seront les premiers à s’élancer.

La fièvre monte.

C’est parti !

La première vague partie je m’élance à mon tour faisant une halte Grand Place pour photographier cette crevaison précoce. Rira bien …

Foule dense au premier ravitaillement.

Les bénévoles s’activent.

Flux de cyclistes ininterrompu.

Le vélo n’est pas en chocolat !

L’église Wismes dans la grisaille.

Une sympathique descente conduit au centre du village.

Près de Nielles les Blequin.

Des cyclistes qui ne s’arrêteront pas pour profiter du paysage.

Je reverrai la place de Samer, sous le soleil cette fois, lors d’Orchies Boulogne quelques semaines plus tard.

Encore un peu tôt en saison pour la baignade.

En attendant le train.

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Brevet Cyclotourisme

L’Echappée Belle 2009

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Le Cap Blanc Nez est passé, s’amorce la longue descente vers Sangatte, Calais n’est plus loin.

L’échappée était cette année plus belle que le temps, fort maussade durant la plus grande partie de la randonnée. Le vent qui a forci dans le courant de la matinée était relativement favorable durant la première moitié, puis franchement hostile entre Watten et Hermelinghem pour finalement nous pousser allègrement vers Calais.

La partie entre Hermelinghem et le Cap Blanc nez, qui s’est pour ma part déroulée sous le soleil, était de nature à faire oublier la grisaille de la matinée, offrant des paysages contrastés aux couleurs saturées où alternaient le jaune des champs de colza et le vert franc des pâtures.

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Descentes et côtes du Boulonnais

Après 140 Km, avec des bourrasques de vent données la veille par Météo France à 55 Km/h, des côtes parfois à deux chiffres, je n’étais pas tenté, allez savoir pourquoi, de rompre le rythme par des haltes paysagères. Pour autant, je n’étais pas le nez dans le guidon. Souvenir fugace des paysages entraperçus dans la montée de l’Escalles où l’effort laissait là encore peu de place à la contemplation. La force du vent a eu raison de mon envie de revenir légèrement en arrière après avoir franchi l’obstacle.

La descente vers Sangatte,vent dans le dos à plus de 50 Km/h, était grisante et l’arrivée sur la plage de Calais des plus plaisantes.

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Calais plage

L’itinéraire traverse la plaine de Flandre, l’Audomarois et le Boulonnais. Pas de Mont Cassel cette année, mais le Ventu d’Alembon et le Cran d’Escalles étaient de nature à accélérer le rythme cardiaque. Merci aux spectateurs qui très sympathiquement prodiguaient leurs encouragements dans les derniers cent mètres du Cran d’Escalles.

Une randonnée bien agréable donc, bien organisée, sur un parcours renouvelé et bien signalé.

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Au ravitaillement de Watten, André Tignon dans ses oeuvres. Vous pouvez voir son reportage sur son site : http://tignon.andre.free.fr