Retrouvailles 2014

Paysage - Retrouvailles 2014

Un air de printemps pour ces retrouvailles 2014

Arrivé à 8h00, peu de vélos contre les murs du local. André Tignon et Hubert Delesalle sont déjà en poste, appareil photo en bandoulière, mais le chaland reste rare.

Inscrit et café bu, je m’apprête à partir alors que le flux des cyclos s’intensifie. Je m’apprête dis-je, car je découvre sans tarder que j’ai crevé. Je découvrirai également rapidement que ma pompe a mal vieilli et que je dépenserais beaucoup d’énergie et de temps à gonfler ma chambre à air par ce seul moyen. Je sollicite donc les organisateurs et suis le président jusqu’à sa voiture dont le coffre recèle une pompe à pied.

De retour au local, je retrouve enfin le joyeux brouhaha des Retrouvailles. Couleurs bigarrées des tenues, interpellations sonores donnent à ce rassemblement des allures de fête ou de marché. On y apprend qu’untel a changé de vélo ou que tel autre, chargé d’une inscription collective, a oublié le nom du collègue qui ne voit plus très bien.

Poursuivant mon observation sociologique je crois noter une participation féminine plus forte que dans la plupart des brevets. On y croise également davantage de cyclos dont j’aimerais bien avoir le même allant à leur âge.

Au fur et à mesure les groupes se forment, qui pour la photo souvenir, qui pour un départ simultané.

Je laisse cette foule multicolore et bruyante pour retrouver le calme de la campagne et de bourgs encore endormis que tente d’éveiller la cloche de l’église de Néchin sonnant à la volée.

Le ciel est encore encombré de nuages mais la chaleur solaire devient par instants sensible. Les éclaircies prendront rapidement le pas et rendront supportable le vent par moment soutenu. Parti avec gants d’hiver doublés de gants de soie, je finirai la randonnée avec ces derniers seulement.

Le parcours roulant, la distance modeste, permettaient de s’affranchir l’esprit de contraintes horaires nées des contingences familiales. La température, douce pour la saison, invitait également à la flânerie et il faisait bon se laisser glisser sans chercher la performance, décontracté du pneu.

Départ - Retrouvailles 20148h00, la bénévole en poste à l’accueil a encore le loisir de plier les bulletins de participation et de les poser de champ sur la table en une composition artistique et pour une préhension facile.Départ - Retrouvailles 2014André Tignon a enfin pu entrer en action, il me rendra la politesse photographique un peu plus tard.

Départ - Retrouvailles 2014Concentré pour la photo.Départ - Retrouvailles 2014 Départ - Retrouvailles 2014Attente, départ imminent, arrivées…Départ - Retrouvailles 2014 Paysage - Retrouvailles 2014Il faudra un soleil plus généreux pour assécher les champs encore détrempés.Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Paysage - Retrouvailles 2014

Ravitailement - Retrouvailles 2014 Ravitailement - Retrouvailles 2014Ravitaillement à la ferme de la Motterie, lieu d’escale fréquemment retenu.Ravitailement - Retrouvailles 2014 Ravitailement - Retrouvailles 2014v Ravitailement - Retrouvailles 2014 Web IMGP2945 Cycliste - Retrouvailles 2014Cycliste - Retrouvailles 2014

C’est pour d’autres le moment de repartir, en se réjouissant du beau temps.

Paysage - Retrouvailles 2014Allées et venues ne semblent pas perturber les impassibles bovidés enfin sortis de l’étable. Paysage - Retrouvailles 2014Tout juste daignent-ils accorder un regard en coin au photographe qui s’approche. Web IMGP2958André Tignon repart aussi mais pas pour longtemps, comme le montre la suite.

Cycliste - Retrouvailles 2014Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014Cycliste - Retrouvailles 2014La même avec du recul.

Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 v Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014Cycliste - Retrouvailles 2014L’humeur était plutôt à la discussion pour ces deux cyclos de Leers.Paysage - Retrouvailles 2014 Paysage - Retrouvailles 2014Web IMGP2990 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Cycliste - Retrouvailles 2014 Arrivée - Retrouvailles 2014Pas de barrière pour déposer les vélos, qu’à ceux-là ne tiennent… tout seuls.Arrivée - Retrouvailles 2014

Parcours - Retrouvailles 2014Les parcours.

Autoportrait - Retrouvailles 2014Et comme cela tend à devenir habituel, l’autoportrait du jour à l’insu de mon plein gré.

 

 

La Ronde Verte de la Pévèle VTT 2014 – Bersée

Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeSoleil et boue pour cette édition 2014

Après une édition 2012 (ma dernière participation) givrée, celle de 2014 fut boueuse. Les précipitations de ces derniers jours ne contribuèrent pas à améliorer une hygrométrie des sols déjà élevée. Les organisateurs durent même au dernier moment modifier le tracé, certains tronçons étant inondés ou rendus trop dangereux.

Si les essuie-glaces étaient nécessaires au départ de Lille, la pluie avait cessé arrivé à Bersée pour ne plus reprendre avant l’après-midi. Le vent lui fut toujours présent rendant la progression parfois difficile, surtout lorsque conjugué à des passages boueux.

Le terrain était varié avec chemins agricoles, champs, secteurs pavés et, pour la plus grande distance ( 45 km), un long passage en forêt de Phalempin. Si dans l’ensemble le terrain était plutôt plat, les passages avec dénivelé étaient rendus difficiles par l’état du terrain. Le premier d’entre eux arrivait après avoir contourné Mons en Pévèle, l’accès au talus de Thumeries se montrant très sélectif, au point que je ne verrai aucun des participants le franchir sans mettre pied à terre. Le sous bois, bien que plan, était riche en chausses trappes et nécessitait une vigilance constante pour trouver la moins mauvaise trajectoire et éviter de s’embourber.

Au sortir de la forêt de Phalempin, plus d’un attendaient avec impatience le ravitaillement, les organisateurs en ayant positionné un, unique, commun aux trois parcours les plus longs. Ce fut pour nous vers le trente deuxième kilomètre, ce qui me fit jouer, grâce aux barres de céréales dont je ne me départis jamais en sortie, le ravitailleur en vol au bénéfice d’un participant qui approchait de l’hypoglycémie.

À peine quitté le ravitaillement, nous attendait une nouvelle ascension qui devint vite pédestre le long d’un chemin creux. Parvenu à son terme, un champ boueux, mais est-ce encore utile de le préciser, nous attendait nous menant sur les hauteurs de Mons en Pévèle. J’y parvins en même temps qu’une éclaircie et pus, la marche aidant, profiter du paysage. Je ne m’y attardai cependant pas plus que le nécessaire, un vent froid y soufflant généreusement.

Une courte descente nous ramenait ensuite au pied du pas de Roland que l’on nous invitait à franchir par l’étroit chemin qui débouche près de la Chapelle et dont je savais, pour l’avoir emprunté lors du Chicon Bike Tour, comment je le terminerais. Il en fut de même pour le dernier passage boueux emprunté également lors du CBT mais que je parcourus je pense avec un peu plus de panache bien que devant mettre pied à terrer sur une partie.

La suite fut sans grande difficulté, le pavé du Blocus n’étant pas trop dur en VTT. Seul le vent parfois latéral vint contrarier un retour au demeurant roulant sur la voie verte de la Pévèle.

Le parcours à un ou deux exceptions près, mais sans doute justifiées par les changements de dernière minute, était très bien balisé.

A noter dans vos tablettes donc.

Mons en Pévèle - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeIl fait encore gris et l’on devine au fond Mons en Pévèle.Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséePremière difficulté que je ne verrai personne franchir à vélo.Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeAnatomie d’une chute (1).

Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeCycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée

Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeMême à pied c’est dur et il faut pousser les machines.Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeAnatomie d’une chute (2). Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée  Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeVa-t-il réussir ?Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeHé,hé, non c’est raté pour lui aussi.Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée

Pas trop de style, mais efficace.Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Ravitaillement - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Ravitaillement - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Champ - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée

Au débouché du chemin après le ravitaillement.Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Champ - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée

Boue, vent et point de vue.Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Champ - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Borne Paris Roubaix - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Paysage - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Parcours - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - Bersée Cycliste - Ronde verte de la Pévèle VTT 2014 - BerséeL’auto portrait involontaire du jour. Garanti sans trucage.

Souvenir Jacques Lohier – Phalempin 2013

Les éclaircies finiront par l’emporter en ce dimanche matin.

Une fois encore les prévisions météo ne furent pas vraiment fiables mais nous ne nous en plaindrons pas car ce fut cette fois le beau temps qui vint en lieu et place des averses. Si l’on y ajoute une température particulièrement clémente pour la saison, il y avait de quoi se réjouir après des dimanches plutôt pluvieux et froids.

Au départ, humides des ondées de la veille, les routes séchèrent progressivement sous l’effet du vent. Il fallut néanmoins être prudent car sur certains secteurs la chaussée était couverte de terre et rendue plutôt glissante par la récolte de maïs en cours. A rouler en peloton, certains sont revenus tout aussi crottés que les vététistes qui étaient également de la partie dans ce brevet.

A partir de onze heures, de belles éclaircies s’affirmèrent mettant en valeurs des paysages aux couleurs soutenues que le trio soleil, nuage et vent renouvelait sans cesse.

Les odeurs étaient également présentes même si, le nez un peu encombré, le plus souvent seules les puissantes exhalaisons des fumures ou l’acre odeur des feux de bois parvenaient,, à franchir le barrage de mes mucosités.

Pas de difficultés sur ce parcours plat. Ayant quitté le circuit vers Nomain pour rejoindre Sainghin en Mélantois où j’était attendu pour déjeuner, j’aurai évité Mons en Pévèle, seule éminence du jour.

Après plusieurs brevets tournés vers le nord de la Métropole Lilloise ou les Frasnes, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé La Pévèle. Le circuit empruntait une très courte partie de la Route paysagère (Cf Après la pluie, août 2013), que j’ai bien l’intention de suivre dans son entier un de ces prochains dimanche.

L’itinéraire est le suivant : Phalempin, Leu pindu, Petit Attiches, Drumez, Martinval, Mérignies, Nouveau jeu, Wattines, La Cocquerie, Ouvignies, Genech, Bercu, Mouchin, Bas Préau, Howarderies, Rongy, Bléharies, Maulde, Mortagne, Château l’Abbaye, Nivelle, Lecelles, Saméon, Aix-les-Orchies, Nomain, Auchy-les-Orchies, La Broderie, Mons-en-Pévèle, Olizier, Wahagnies, Phalempin.

Le départ est situé au complexe sportif Jacques Hermant, le balisage est constitué d’une flèche verte en forme de J.

 

Encore peu de monde vers huit heures, alors que jour point à peine. Les Vététistes sont les plus matinaux qui arrivent nombreux.

La route est large mais le soleil ne brille pas encore.

Passage à niveau bloqué. A en croire l’agriculteur qui arrive en face c’est régulier le week-end. Je repasserai par là plus tard dans la matinée pour rejoindre Sainghin, deux agents de la SNCF seront présents mais le passage sera encore fermé.

Les arbres commencent à prendre des teintes automnales.

Les éclaircies s’affirment.

Nettoyage de roue avant réparation de la crevaison pour ce cycliste de Phalempin qui, dans son malheur, a eu la chance de crever peu avant le ravitaillement.

Où l’on retrouve la réparation de la crevaison. J’atteste sur l’honneur que, malgré l’apparence équivoque de la posture, rien ne s’est passé entre ces deux cyclos qui ait pu porter atteinte aux bonnes mœurs.

Témoignage de l’état des routes, les cyclos sont crottés.

Passage par Bouvines pour rejoindre Sainghin (variante perso, cf. plus haut).

« Faudrait des bottes de caoutchouc
Pour patauger dans la gadoue. »

Mont Noir, Mont Rouge

Un des rares dimanche de beau temps de ce printemps 2013 aux alentours du Mont Noir

Petit retour en arrière et à l’ordre chronologique de mes pérégrinations après les parenthèses photographiques, Lille-Hardelot et Lille Bray Dunes.

La Grinta Tournay ayant lieu un samedi et cette édition m’ayant pas mal sollicité, je n’étais pas d’humeur à me lever tôt pour suivre l’un des brevets proposés le dimanche. J’avais envisagé de me rendre à Estaires pour le départ de la dernière étape des quatre jours de Dunkerque, mais cela m’obligeait également à partir plus précocement que j’en avais l’envie. Le Mont-Noir me parut finalement la meilleure opportunité pour voir passer la course et enchaîner ensuite sur une balade de décrassage dans les Monts des Flandres.

Le TER me permit une fois de plus de quitter l’agglomération Lilloise rapidement pour rejoindre Bailleul. Le temps était au grand beau, avec juste ce qu’il faut de nuages pour rompre la monotonie d’un ciel azuréen, et surtout plus chaud que la veille.

Arrivé au Mont Noir, la foule est bien moins dense que je ne l’imaginais, ce n’est pas l’affluence provoquée par Paris Roubaix. Si l’ambiance est moins chaude et pittoresque, le choix de l’emplacement ne pose, lui, aucune difficulté et je peux tout à loisir tester différents endroits propices à des prises de vue.

Le passage des véhicules suiveurs et motards s’accélère. Apparaissent alors les premiers échappés qui, achevant la montée, semblent surgir d’une trappe.

Quelques minutes plus tard, passage fugace d’un second groupe, puis du peloton. Il ne s’écoulera pas plus d’une minute entre le passage du premier et du dernier coureur, ainsi qu’en fait foi l’horodatage de mon appareil photo.

Bref spectacle donc qui ne justifierait pas le déplacement s’il n’était suivi d’une balade.

Mais avant de partir, il me faudra réparer une crevaison survenue de façon fort étrange. Alors que j’attendais le passage des coureurs, un bruit d’air expulsé attira mon attention. Pas de ballon ou d’arche gonflé à l’horizon qui pût l’expliquer. Force fut de constater que c’était mon pneu arrière qui en était à l’origine, ce alors que mon vélo était stationné depuis plusieurs minutes au même endroit et que personne n’en était à proximité. La crevaison demeure finalement une chose bien mystérieuse.

La suite de la balade, pour être classique n’en fut pas moins pittoresque. On a jamais tout vu.

Du Mont Noir, je passai naturellement vers le Mont Rouge, de là vers le Mont Kemmel, Nieuwkerque, Frelinghien puis les berges de la Lys et de la Deûle pour rejoindre Lille. Je n’ai pas gardé un souvenir très précis de mon itinéraire, naviguant à l’estime et recourant fort peu à la carte. Compte tenu de la topographie, il est de toute façon plutôt difficile de se perdre vraiment.

Comme à l’accoutumée, quelques photos concluent ce récit.

Un ciel pommelé comme je les aime, capte mes regards en attendant de voir passer les coureurs des Quatre jours de Dunkerque.

Voila de quoi donner un autre sens à l’expression « une vie de chien ». 

Premier groupe d’échappés.

Deuxième groupe.

Le peloton arrive.

Très vite s’organise la récupération des oriflammes et autres éléments de signalétique.

Avec un vélo équipé de pneus de 28c, je me risque sur les chemins pour profiter du point de vue.

L’église de Loker

Panonceaux de marques de bière sont aussi des éléments caractéristiques du paysage de la Flandre et de ses monts.

L’iconographie est riche…

… et parfois un brin irrévérencieuse.

Pour ma part, je me contenterai d’un café speculoos, profitant d’une terrasse ensoleillée. Il me faudra une certaine détermination pour reprendre ma route.

Une enseigne croisée à La Madeleine. On a jamais tout vu.


Lille – Hardelot 2012

Parmi mes articles en retard figure la relation de Lille Hardelot, entamée et laissée en jachère. Je reprends donc ce récit qui je le crains ne sera pas très homogène, ma mémoire étant moins fidèle à distance de l’évènement.

Je savais, en allant chercher ma plaque de cadre sous le soleil ce samedi, qu’il n’en serait pas ainsi le lendemain. J’avais même imaginé la pluie et avais disposé dans mon sac à dos une poche étanche contenant des vêtements secs pour le retour.

C’est ainsi équipé que je partis un peu avant sept heures. Une fois n’est pas coutume, le départ était proche de mon domicile et il me fallut moins de dix minutes pour rejoindre Lille Grand Palais.

La perspective d’un temps maussade n’avait pas découragé les participants et ils étaient très nombreux derrière l’arche du départ attendant le top des organisateurs.

Le départ donné, c’est un flux continu de cyclistes qui se forme et il en sera ainsi pendant pratiquement les vingt premiers kilomètres. La prudence est de mise car il en est qui, à la recherche d’un record ou de leurs équipiers, doublent ou slaloment de façon parfois inconsidérée.

Vers le vingtième kilomètre, les pelotons s’espacent, mais il suffira d’un feu rouge à Sailly-sur-la Lys pour que des recollements s’opèrent.

Déjouant là encore mes pronostics, le vent nous est favorable et c’est plutôt sans effort et à bonne allure que nous parcourons les soixante kilomètres qui nous séparent de Roquetoire, lieu du premier ravitaillement.

Les stands sont au bord de la saturation et les bénévoles s’activent pour réapprovisionner les tables en fruits secs, gâteaux, quartiers d’orange. Le ravitaillement est abondant mais les convives nombreux.

Si le paysage prend des formes, les choses sérieuses ne commencent qu’à une dizaine de kilomètres avec la côte d’Elfaut, petite mise en jambes, bienvenue en ce qui me concerne car j’ai un peu de mal à me réchauffer après l’arrêt à Roquetoire. Une belle descente nous amènera à Wismes, dont on pressent que le soleil en accroîtrait le charme.

S’il ne pleut pas, le temps est franchement gris et nébuleux. Croisant des éoliennes, ce n’est qu’à leur hauteur que nous distinguerons leurs palles dans la partie haute de leur rotation. Ce temps automnal demeurera toute la journée et je laisserai passer de nombreux calvaires et clochers sans les photographier mais m’efforçant de mémoriser leur localisation, en vain comme je peux en attester alors que j’écris ces lignes.

Entre Wismes et Lottinghem, point de ravitaillement suivant, deux côtes significatives, celles du Mont Bart et la côte de Quendal dont les pourcentages maximum restent cependant à un chiffre. Elles n’en contribueront pas moins à étirer les groupes.

Peu après Lottinghen, arrive la côte de La Calique, longue de deux kilomètres dont la moitié avec un pourcentage moyen de plus de 8% et un maximum de 15%. La route est relativement rectiligne ce qui en facilite l’ascension.

Pas de difficulté ensuite jusque Samer. Je crèverai pour ma part dans la montée qui y conduit.

Situé à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, je croyais naïvement que le ravitaillement de Samer marquait la fin des difficultés. C’était sans compter sur la côte du Haut Pichot. Du croisement avec la D 215, qui oblige fréquemment à un arrêt, au Calvaire qui marque la fin de la montée, s’étire un kilomètre cent avec un dénivelé moyen de 9% et un maximum à 14%. Je maudirai une fois de plus les voitures suiveuses qui ne font qu’encombrer inutilement la route et gêner la progression, les dépassements devenant compliqués.

Une fois parvenu à Hardelot, pas de farniente sur la plage. Le temps est franchement gris et humide et après avoir goûté sommairement l’air marin, je reprends mon vélo, direction Boulogne gare.

Il est vraisemblable, vu le succès rencontré, que cette édition 2012 augure un renouveau durable de cette classique cyclotouriste. Nous ne pouvons que nous en réjouir, le parcours et l’organisation étant remarquables.

La perspective est trompeuse et de nombreux participants attendent le départ.

 Ce seront les premiers à s’élancer.

La fièvre monte.

C’est parti !

La première vague partie je m’élance à mon tour faisant une halte Grand Place pour photographier cette crevaison précoce. Rira bien …

Foule dense au premier ravitaillement.

Les bénévoles s’activent.

Flux de cyclistes ininterrompu.

Le vélo n’est pas en chocolat !

L’église Wismes dans la grisaille.

Une sympathique descente conduit au centre du village.

Près de Nielles les Blequin.

Des cyclistes qui ne s’arrêteront pas pour profiter du paysage.

Je reverrai la place de Samer, sous le soleil cette fois, lors d’Orchies Boulogne quelques semaines plus tard.

Encore un peu tôt en saison pour la baignade.

En attendant le train.

La Roncquoise 2012

Ceci est une photo d’archives, prise lors d’un brevet empruntant ce même tronçon.Le temps ce dimanche était franchement plus maussade.

Après une semaine Algéroise sous un ciel bleu et une température qui flirtait par moment avec les trente degrés, partir pour la Roncquoise en ce matin gris et humide relevait pour le moins d’un effet de contraste.

Constraste d’autant plus grand que durant ce séjour d’une semaine, j’ai pu compter sur les doigts d’une main les cyclistes rencontrés. La topographie et la circulation expliquent sans doute cette désaffection. Sauf à suivre le front de mer, circuler dans Alger suppose de s’attaquer à des côtes souvent supérieures à 5% avec des passages conséquents entre 10 et 15%. L’Algérois qui pratique régulièrement doit pouvoir sans difficulté se lancer dans les cyclos montagnardes. L’autre facteur limitant est la circulation automobile, tant en raison de sa densité que de la grande liberté prise avec le code de la route. Mieux vaut être casqué et avoir de bons réflexes.

Mais tout ceci est loin en ce dimanche matin et je roule tranquillement avec en tête une mélodie dont je réalise qu’il s’agit d’un chanson de Nougaro, « La pluie fait des claquettes ». L’inconscient existe, je l’ai rencontré.

Malgré le temps, les clubs sont au rendez-vous. J’opte pour le 105 km qui est en fait, selon les informations données au premier ravitaillement, un 120 km raccourci en raison de la météo humide. Nous aurions ainsi échappé aux côtes pavées du Kwaremon et du Patteberg. Celles du Mont de l’Enclus et de Ruissegnies, me suffiront pour cette reprise.

Pas de problème jusque Celles. Je manque sans doute une bifurcation et alors que je pense à faire demi-tour, faute de croiser de nouvelles flèches, je sens comme une mollesse du pneu arrière qui se confirme rapidement, j’ai crevé. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, il se met à pleuvoir.

Seul élément positif, je teste ma nouvelle pompe Zefal Air Profil XL qui me permet d’atteindre sans effort une pression satisfaisante.

Alors que je cherche ma route, je suis rejoint par un compagnon d’infortune. Je tente de retrouver le parcours à l’aide de la photo du circuit prise au départ mais je renonce alors que la pluie s’intensifie. Nous repartons de concert par un itinéraire bis, échangeant sur les prochains brevets.

Je renonce à rejoindre Roncq et rentre par une route plus directe.

Voici la carte des différents parcours (en attendant mieux, je suis en panne de micro).