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Chicon bike tour – Faumont 2013

Le Chicon bike tour 2013, j’y étais. J’en apporte la preuve grâce à l’obligeance d’un participant qui me voyant prendre ma plaque de cadre en photo, m’a proposé de me photographier

De mémoire d’organisateur on avait pas vu cela en trente ans de club. La neige abondante ce dimanche matin en a découragé plus d’un. Des 1800 participants attendus, seulement 275 avaient fait le déplacement. On comprend la déception des bénévoles qui avaient préparé cet événement par lequel ils comptaient également marquer l’anniversaire de leur club.

Départ à 7h30. Il neige. Si l’autoroute jusque Seclin est praticable, la route qui rejoint Faumont demande une attention certaine et je ne me risque pas au delà de 50 km/h, même hors agglomération.

Arrivé à 8h15, il est clair qu’il n’y aura pas foule. De fait la salle est quasi déserte. Deux bénévoles attendent à la table réservée au parcours route, je doute qu’il aient eu un client. Alors que l’an dernier la queue pour les inscriptions prenait toute la longueur de la salle, il suffit de se présenter à la table pour s’inscrire. Une enveloppe contenant, plaque de vélo, plan, et tickets restauration est distribuée à chaque participant. De quoi donner une petite idée du temps passé à la préparation de cet événement.

Départ à 8h35.

Tenue grand froid complète. Pour le haut, maillot à manches courtes, maillot à manches longues, blouson et coupe pluie. Tour de cou et bonnet pour faire bonne mesure. Pour le bas, collants plus cuissard. Gants de ski et de soie pour les mains. Rien de trop, même si les passages intenses m’auront fait transpirer.

Départ sous la neige dans une ambiance blanc laiteux. Seules quelques traces de roue strient les chemins et nous progressons sur une neige poudreuse.

Pas de circulation à cette heure matinale, pas de peloton bruyant. Seul le crissement des pneus et le bruit de l’impact des flocons sur mon coupe pluie troublent le silence. Sur les  routes, où la neige est plus tassée, un doux chuintement remplace l’habituel vrombissement des pneus crantés.

Grand moment de plénitude.Me revient en fond sonore intérieur le choral « Jesus, bleibet meine Freude » d’une cantate de Bach (BW 147). Jesus, je ne sais pas, mais que ma joie demeure.

L’on atteint Mons en Pévèle. L’épaisseur de neige est telle que les reliefs du chemin pavé qui passe en contrebas sont complètement gommés.

Plus tard le ravitaillement. La soupe chaude est la bienvenue. Un échange avec les organisateurs me dissuade de tenter le 40 km pour m’en tenir au 30 km.

De fait, arrivé à 11h15 les opérations de rangement sont déjà bien engagées. On sent bien que le cœur n’y est pas.

Bonne opération par contre pour les participants puisque nous aurons droit à deux kilos de chicons au lieu d’un.

Si l’on peut regretter pour les organisateurs cette désaffection, celle-ci aura permis une randonnée sur une neige pratiquement vierge dans une campagne quasiment déserte.

Souhaitons leur meilleure fortune l’an prochain.

  7h30, tout est calme, endormi

Courageux, un bénévole déguisé en chicon à l’accueil

Il fallait être encore plus givré que le temps pour tenter un parcours route ce dimanche

Commentaires autorisés sur le parcours

Pas de risque d’embouteillage au départ.

Mons en Pévèle sous la neige.

Au ravitaillement on trouve des glaçons dans les verres de menthe. Heureusement, il y a aussi de la soupe chaude.

Les Renards des sables sont venus en voisins.

Ingénieux dispositif de collecte des gobelets usagés.

Un calvaire déjà photographié à la belle saison.

Le ski présente l’avantage de ne pas exposer aux crevaisons (rassurez vous, je ne laisserai pas ce cycliste dans l’embarras et l’aiderai à réparer).

Le dernier passage sur chemin avant l’arrivée n’était pas le plus facile, compte tenu de l’épaisseur de la couche de neige.

Soupe au chicon à l’arrivée.

Les différentes boucles.

 

 

 

 

 

 

 

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Cyclotourisme

1er Janvier 2013 – Entre Marcq et Bondues

Autoportrait

Après une matinée pluvieuse passée, entre autres, à préparer une mousse au café nécessitant une délicate cuisson au bain marie, à écoper la cave que les pluies incessantes ont rendu dans un état qui n’a rien à envier aux pâtures illustrant mon dernier article et un repas chez ma mère, je n’espérais pas profiter d’une sortie cycliste. Mais contre toute attente ce fut le cas vers 15h30 sous un ciel bien dégagé.

Disposant néanmoins de peu de temps avant la fin du jour, je choisis de traîner mes roues aux marches de Marcq et Bondues où l’on peut trouver un peu de campagne sans faire trop de kilomètres.

J’y parvins alors que le soleil déjà bas procurait un éclairage rasant riche en ombres portées. Quelques photos plus loin et il était sur le point de se coucher, occasion d’ultimes clichés.

Courte promenade sympathique qui emprunte un petit bout de la boucle du Ferrain.

J’en profite pour adresser tous mes voeux aux lecteurs fidèles ou occasionnels de ce blog

Qu’Eole vous soit favorable dans les brevets en ligne et dans la vie en général.

 

Vais-je poursuivre en 2013 le thème des calvaires ? J’ai d’autres projets en tête mais ce n’est pas incompatible.

Soleil se couchant derrière un nuage - Arbre en hiver à contre jour sur la droite.

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Cyclotourisme Randonnées

Armentières – Aire sur la Lys

Rangée de maisons de la Grand Place d’Aire sur la Lys, relativement préservées des enseignes commerciales.

Armentières aura été ce dernier week-end le point de départ de mes randonnées. Rien de vraiment prémédité dans ce choix qui fut plutôt le produit de la combinaison de contraintes diverses et des horaires de train.

Samedi tout d’abord où je décidai, faute de pouvoir participer à un brevet le lendemain, de profiter d’un temps particulièrement agréable pour rouler. J’avais, depuis Orchies-Boulogne, imaginé retourner à Aire sur la Lys, traversé trop rapidement sous un ciel menaçant. Un départ tardif rendait peu réaliste de faire l’aller retour dans l’après midi. J’optai donc pour une formule train plus vélo. Un départ d’Armentières présentait l’avantage de réduire la distance et d’éviter une sortie de Lille trop souvent rabâchée.

De là, direction Fleurbaix par la D 22b puis la D 174 que l’on suit jusque Estaires. D’Estaires la D 924 conduit directement à Merville d’où l’on repart par la D 122 pour atteindre Haveskerque. Saint Venant mérite un détour, prendre la petite route parallèle à la D 916 pour y aller. Un cheminement parallèle à la Lys permet de rejoindre Aire sur la Lys sans difficultés.

Ce parcours plat est très roulant, la circulation automobile sur les départementales empruntées reste raisonnable, un samedi après-midi en tout cas.

Si mon horaire contraint ne m’a pas permis de visiter la ville dans tous ses recoins, il m’a néanmoins autorisé un goûter en terrasse sur la Grand-Place, cette fois vivement éclairée. Ce fut une halte d’autant plus appréciée que, peu habitué cette année à des randonnées par temps chaud, j’avais nettement sous estimé ma consommation d’eau et n’étais parti qu’avec une seule gourde.

Le retour fut plus court filant directement vers Hazebrouck par la D 157 puis la D 122 jusque Thiennes. De la gare de Thiennes, une route étroite mais bien goudronnée longe la voie ferrée jusqu’à la D138. Selon que vous êtes pressé ou tout simplement désireux de ne pas trop devoir regarder la carte vous emprunterez soit la D 916 qui file mène droit à Hazebrouck, soit de petites routes zigzagantes.

Retour ensuite en train pour arriver à une heure raisonnable pour le repas du soir.

Ce fut bien sûr également une sortie photographique qui me permit de réaliser plusieurs clichés sur mes thèmes du moment, même si je dus renoncer à certains, soucieux de ne pas trop faire baisser la moyenne.

Ce fut également d’Armentières que j’entrepris également le lendemain un court périple dans les Monts des Flandres. Parti de Lille à 8h15, je pus, avec un retour par Bailleul, enchaîner Mont Kemmel, Mont Rouge, Mont Noir et Mont Des Cats en étant de retour à Lille à 10h30.

Je ne saurais trop conseiller cette formule qui permet de diversifier ses parcours et de s’éloigner davantage de la Métropole.

L’itinéraire que vous pouvez retrouver sur Openrunner

http://www.openrunner.com/index.php?id=1965656

A peine quittée la gare d’Armentières, d’anciennes enseignes me font de l’œil. Ici les vestiges d’un café devenu depuis une agence immobilière.

En direction de Fleurbaix.

Le clocher ajouré de l’église d’Estaires.

Son vis-à-vis séculier.

Barrage à Merville, dont un examen plus détaillé montre qu’il est de fabrication locale.

L’hôtel de ville de Merville.

Premier calvaire.

La couleur de la chevelure surprend. Licence artistique ou abus de substances psychotropes ?

Haveskerque : concours de fanfares.

Entre Saint Venant et Aire sur la Lys.

Pas de miracle, je raterai mon train pour avoir pris le temps de photographier ce calvaire dans Morbeque.

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Cyclotourisme

Où le vent te mène

Près de Mont-Bernenchon

J’avais prévu de participer à la randonnée au départ de Cassel, un pneu et des chambres à air défaillants auront contrarié ce projet.

Tout commence samedi soir quand, après avoir regonflé mes pneus, je constate une entaille de celui arrière qui entame franchement la bande de roulement. Le changement, déjà envisagé, s’impose auquel je m’emploie toute affaire cessante. Je dispose également d’un fond de jante en stock, tout va bien. Je remonte le tout, regonfle et monte le vélo de la cave dans le couloir histoire de gagner un peu de temps au départ, avec toutefois une légère arrière pensée quant à la fiabilité de la chambre à aire remontée. Etait-ce bien celle qui était sur ma roue ? Le pneu semble tenir la pression et je me couche sans attendre, dans la perspective d’un lever très matinal.

Au lever, mon pressentiment se confirme, le pneu arrière est complètement dégonflé. Voilà qui est gênant mais pas funeste. Sitôt le petit déjeuner avalé, je redescends à la cave procéder au changement de chambre à air.

Cette fois ci, je joue la sécurité et décide d’utiliser une chambre à air neuve. Je remonte le pneu avec difficulté car, neuf également, il manque d’élasticité et l’opération prend plus de temps que prévu. Je parviens enfin à l’enfiler complètement sur la jante, non sans avoir entendu un petit Pshitt que j’attribue à la valve restée ouverte. Las, les premiers coups de pompe sont sans effet sur la forme de mon pneu et chaque pompage s’accompagne d’un sifflement qui laisse augurer, sans doute aucun, un trou de belle taille. Le nouveau démontage montrera deux fentes, caractéristiques d’un pincement.

Je passe sur la suite de mes manipulations mais, sauf à prendre la voiture pour aller à Cassel, ce qui va à l’encontre de mes principes, je ne serai plus dans les temps pour faire le parcours souhaité et revenir à la maison en fin de matinée.Je décide donc de prendre une autre route avec l’idée d’aller faire un tour du côté de l’Artois. Le vent qui souffle de cette directio n et que j’aurai donc de face à l’aller me conforte dans ce projet.

Je me dirige vers Béthune par un temps sec mais qui reste nuageux, quoique des éclaircies se dessinent aux alentours. Un peu après Richebourg je sors de la zone couverte et, arrivé à hauteur de l’imposant cimetière de Le Touret, le ciel est désormais bien dégagé. J’en profite pour faire une première halte photographique, ayant négligé le mémorial indien croisé un peu avant, faute de lumière.

Je repars vers Locon puis Hinges suivant un itinéraire plus moins conforme à mon projet initial mais à un rythme peu compatible avec le kilométrage qu’il suppose. Le temps semble couvert sur les collines de l’Artois. A Hinges, un calvaire m’arrête et je me laisse tenter par la route qui descend au soleil sans trop savoir où elle me conduira. J’arriverai au cimetière du Vertannoy à l’intersection avec la D 937. Nouvelle halte photographique.

Décidément, pédaler au soleil est bien agréable et je prends le parti de suivre les portions de ciel bleu et le vent. Ce dernier ne me contrariera pas trop car, ayant démarré contre lui, il me ramènera naturellement vers mon point de départ en passant par Merville, Estaires, Laventie, Fleurbaix.

Moralité : rouler au gré de son humeur est aussi bien agréable.

A l’entrée de Radinghem ou de Le Maisnil ? J’ai la mémoire qui flanche.

Ca ne s’arrange pas côté mémoire. Plus tard dans la matinée avant Locon, ça c’est sûr.

Premier cimetière militaire rencontré, celui de Le Touret.

Une architecture sur le modèle du cloître.

Quelques pierres tombales qui ne représentent qu’une très infime partie des soldats morts dans cette zone.

Le cimetière abrite les corps de plus de 890 soldats britanniques et commémore la perte de plus de 13 000 soldats de cette nationalité sur les champs de bataille de La Bassée, Neuve-Chapelle, Aubers, Ridge et Festubert.

Calvaire à Hinges.

Cimetière britannique du Vertannoy près de Hinges.

En allant vers Mont Bernenchon.

Le cimetière britannique de Laventie.

La croix plutôt martiale du cimetière de la rue David près de Le Maisnil.