Randonnée de la Ducasse – Deulemont 2013

Quel rapport entre les cyclistes et les vaches ? Vous le saurez en consultant les photos de cette randonnée.

Beau parcours que celui proposé par l’Union cyclotouriste Lys-Deule, au départ de Deulemont.

C’était ma première participation et j’ai bien apprécié le tracé, surtout dans le premier tiers de l’itinéraire (pour le 90 km) qui nous conduit au Mont Noir. J’ai découvert ou redécouvert, je ne sais trop, des points de vue qui en tout cas m’ont paru nouveaux.

La partie occidentale du circuit, vers la Motte au bois, est également une zone que je fréquente moins et de ce fait dépaysante.

Comme la veille, le temps était gris et ne permettait pas d’apprécier pleinement les paysages.

Le Mont noir constituait la seule difficulté en termes de relief, car des difficultés il y en eut d’un autre ordre, je veux parler de la pluie et du vent. La première fut moins forte que la veille. Le second était particulièrement défavorable sur la seconde moitié du parcours.

Mes efforts de la veille, peut-être, une crevaison, sûrement, ont fait de moi la lanterne rouge de ce brevet, arrivant bon dernier alors que le rangement de la salle s’achevait et que l’on s’apprêtait à retirer de la table les deux derniers sandwichs.

Sur la partie française, vous pouvez retrouver le parcours balisé par un D vert prolongé d’une flèche. Sur le territoire belge, le balisage était comme il se doit vertical. La photo de l’itinéraire affiché pourra peut-être aider à une reconstitution.

Quelques photos avec plus de cyclos que de paysages compte tenu de la grisaille ambiante.

Peu de cyclos déjà présents un peu avant huit heures.

Des petits groupes arrivent

Un Lambersartois particulièrement jovial

Ca se remplit peu à peu. Je croiserai de nombreux pelotons une fois parti.

Après quelques kilomètres je rencontre un bouchon inattendu. Je crains l’accident mais il n’en est rien, pas de gyrophare signalant un engin agricole. Sont-ce les retours de vacances?

Ce n’est en fait qu’un troupeau de vaches changeant de pâture pour la plus grande joie des veaux. C’est du moins ce que dit le proverbe.

Tout rentre dans l’ordre.

Une halte prolongée au premier ravitaillement, qui contribuera un peu à mon arrivée tardive, pour photographier quelques participants.

 

Deuxième ravitaillement. Derrière eux, je fermerai la route.

Le parcours schématique et sympathique.

La route des monts 2013

Cette édition était un peu terne en raison du temps et l’invitation manquait cette année je trouve de fantaisie. Une photo du bidon offert pour la circonstance et un petit coup de Photoshop pallieront, je l’espère, ce manque.

Les coupe-pluie jaunes abondaient et les freins crissaient en ce petit matin blême et humide, jour de Route des monts.

La pluie annoncée était au rendez-vous avec l’intensité prévue. Elle ne nous quittera pratiquement pas de toute la randonnée et, pour ma part, je terminerai les dix derniers kilomètres sous un déluge

Dommage, car les champs dorés fraichement fauchés auraient pris un autre relief avec une plus grande luminosité. Inutile de vous dire que l’appareil photo est resté plus souvent qu’à l’habitude dans sa sacoche. Ce fut néanmoins l’occasion de tester l’étanchéité de cette dernière et de profiter de la « tropicalisation » (1) de mon nouveau boîtier et de son objectif.

La fréquentation n’était bien sûr pas au rendez-vous. Les habituelles effervescence du départ et la joyeuse animation de l’arrivée étaient quelque peu estompées. Engagé sur le 115 kilomètre, je n’ai pas croisé grand monde.

Le parcours pourtant était à la hauteur de ceux des années antérieures, une fois encore différent. Je ne sais si c’est l’âge, mais je l’ai trouvé plus « sélectif » que l’an passé.

L’enfilade Mont Rouge – Mont noir pour se mettre en jambe, puis après une longue portion sans difficulté majeure, Cassel par la route de Dunkerque. Moi qui essaye d’éviter les portions pavées en ce moment, je fus servis. Mais le poignet a tenu. A voir un groupe de cycliste roulant à petite vitesse les mains sur les freins, il valait sans doute mieux monter que descendre. J’ai cru un temps d’ailleurs devoir en faire de même en quittant Cassel par la route de Lille. Fort heureusement, l’itinéraire bifurquait assez vite sur Oxelaere empruntant une route goudronnée.

A lire le topo, il n’était pas question du Mont des Cats entre Godeswaevelde et Boeschepe. C’était manifestement une omission. Ayant visualisé le parcours en diagonale, je croyais, une fois rendu à Bosechepe, ne plus rencontrer de difficultés. Il n’en fut rien, avec une nouvelle ascension du Mont Rouge (autre omission de la feuille de route), suivie peu après d’une petite côte casse-pattes à hauteur du Scherpenberg. Evitant le Mont Kemmel, je pensais cette fois en avoir fini, c’était oublier le Monteberg.

C’était bien, enfin, la dernière côte significative et seule la pluie vint contrarier le retour vers Armentières.

Si vous n’avez pas encore participé à ce brevet, je vous invite à le faire. A son actif, un parcours nouveau chaque année, même si le territoire varie peu, un balisage sans faille et une très bonne organisation.

Quelques rares photos.

  Les stands étaient cette année à l’intérieur ; plan B en raison de la météo ou évolution durable ?

  Préparatifs sous la pluie, j’aurais du passer en mode manuel pour obtenir les gouttes sur la vitre en premier plan.

Seules les tenues sont colorées.

Avantage de la participation modeste, pas d’encombrement au ravitaillement.

Le moral reste bon pour ces quatre participants.

On trouve encore ces plaques de signalétique routière. J’en croiserai d’autres le lendemain lors du brevet de Deulemont (article à venir).

Une relative accalmie me permet de photographier cette chapelle.

Bien que trempé jusqu’aux os (j’avais écrit jusqu’aux eaux) je n’en suis pas pour autant affligé et me passerai de l’intercession de Sainte Marie.

Les grandes lignes du parcours.

(1) Terme exotique issu de l’inventivité d’une direction marketing pour signifier que l’appareil peut supporter un peu d’humidité, sans pour autant être étanche. Mais bon, avec un appareil tropicalisé vous n’êtes pas en train de prendre des photos sous la pluie en Flandres mais au coeur de la mousson en des contrées lointaines.

Après la pluie

De beaux ciels et du vent pour cette balade frontalière.

Pas de départ de brevet à moins de 30 kilomètres de la maison, un temps pluvieux le matin, un couloir à peindre. Autant de bonnes raisons pour remettre à l’après-midi ma sortie dominicale. Un fugace réveil à une heure encore possible pour participer à un brevet confirma cette intention, la pluie se faisant entendre sur la terrasse.

Comme attendu, le temps s’améliora en début d’après-midi et me voilà parti sans projet précis. L’idée de photographier les fermes avec porche à pigeonnier repérées sur la route de Saint-Amand m’orientèrent vers Bachy et Mouchin. Finalement, un détour par Bourghelle m’entraîna plutôt vers la Belgique et je me retrouvai à Howardries.

Un panneau me fera découvrir la « Route paysagère » du Parc Naturel des plaines de l’Escaut qui fait une boucle de 120 kilomètres entre La Glanerie limite occidentale et Beloeil, limite orientale et suivant peu ou prou le cours de l’Escaut.

Faute de temps, j’en emprunterai le début entre Howardries et Péronnes puis la fin entre Antoing et Taintignies. Pour autant que j’ai pu en juger sur cette portion, c’est un circuit très agréable proposant paysages typiques, fermes remarquables, chapelles…

Des haltes sont fréquemment proposées dotées de panneaux informant sur le patrimoine local.

Si l’une ou l’autre partie sont parfois empruntées par les brevets au départ de l’est de la Métropole Lilloise le parcours complet a l’air séduisant et je me suis promis de le suivre complètement un prochain dimanche.

En attendant la relation de cette randonnée à venir, quelques photos de ma balade de ce dimanche.

J’ai pris de le temps de m’arrêter pour photographier cette ancienne entrée d’usine déjà repérée, rue des Fusillés à Villeneuve d’Ascq.

Je ne sais si c’est le fruit d’une attention particulière, les fleurs sont un des mes thèmes de cet été (un de plus), mais les roses trémières me semblent particulièrement prospères cette année.

A Bourghelles sur les traces de Paris Roubaix.

Le pavé du calvaire.

Le calvaire du Pavé.

Près d’Esplechin.

Je l’avoue, j’ai un peu accentué la saturation des couleurs.

Un autre calvaire à Runes.

 Ferme à Howardries, un des points de passage de la Route paysagère des plaines de l’Escaut.

Tracé de la route paysagère.

Un des panneaux d’information.

Sur la route paysagère.

Retour vers Lille près de Baisieux.

 

 

 

 

 

Moulins et kiosques en Avesnois

Le kiosque de Cartignies abondamment fleuri.

Mon été cyclotouriste n’aura pas été celui que j’avais imaginé. La semaine de randonnée que j’avais envisagée il y a quelques mois s’est réduite à une journée, la veille de ma reprise, pour cause de poignet convalescent.

Ceci étant, ces vacances m’auront néanmoins permis d’apprécier (de ma voiture) le potentiel cyclo-touristique de la Croatie et de la Slovénie, à fréquenter cependant en demi-saison sauf à être un amateur de sudations fortes. Car à la chaleur estivale, il convient d’ajouter parfois un relief qui fait se succéder montées et descentes avec des pentes qui flirtent souvent avec les 10%. De plus, la circulation doit être moins intense sur certaines routes, telle celle qui longe l’Adriatique. Mais que ce soit en bord de mer ou dans l’intérieur des terres, les beaux paysages et le dépaysement sont garantis.

Pour en revenir à des contrées moins exotiques, ce fut en consultant les topos édités par le CDT Nord que je choisis ma destination, l’Avesnois.

L’éloignement de Lille fait que, sauf lors de randonnées au long cours de type Lille-Valjoly ou 200 km, je ne m’aventure guère dans le sud du département. Le 200 km organisé au printemps par le CC Orchies m’avait donné l’envie d’une randonnée sur le thème des kiosques (1). Pas moins de quatre itinéraires sont proposés par le CDT Nord sur celui des kiosques et moulins à eau en Avesnois et en Thiérache, avec bien sûr la possibilité, moyennant quelques parcours de transition, de les combiner.

C’est ce que je fis avec les deux circuits intitulés « Moulins et kiosques des deux Helpes » et « Moulins et kiosques en Fagne de Sorle ».

Un parcours totalement cycliste au départ de Lille ne m’apparaissant pas réalisable je décidai de combiner train plus vélo avec Aulnoye-Aymeries comme gare d’arrivée.

Il est facile de rejoindre Saint-Rémy en Chaussée par la D 951 sur laquelle on finit par croiser un des panneaux indicateurs du circuit. De là, on peut suivre le premier itinéraire jusque Droulers, puis rejoindre le second à Floursies où l’on reviendra pour achever la boucle et regagner Aulnoye-Aymeries.

La distance couverte est d’environ 100 km pour un dénivelé positif de près de 1000 m. Après un mois sans vélo, je sentais un peu mes cuisses dans les dernières côtes menant à Aulnoye Aymeries.

Les deux circuits sont très agréables privilégiant les routes champêtres et donnant bien sûr à voir kiosques et moulins à eau, quoique pour ces derniers il faille un peu relativiser. Nombre d’entre eux sont des propriétés privées et, pour certains, à l’abri de clôtures ou de frondaisons qui font qu’on les entraperçoit plutôt qu’on ne les voit.

Le balisage est bien conçu mais il faut garder l’oeil sur le topo car se glissent une ou deux incohérences (2) et parfois des panneaux ont manifestement été ôtés (avant Dourlers). La qualité des routes est inégale et certains chemins communaux sont plutôt accidentés, cela peut être parfois un peu rude avec des pneus de 23 C.

J’ai retracé de façon approximative dans Openrunner les deux parcours enchaînés.

http://www.openrunner.com/index.php?id=2792423

Entre Wattignies la Victoire et Sorle le château l’itinéraire est inexact car la voie verte qui conduit à Sorle et que l’on prend à mi chemin entre Wattignies et Dimechaux, ne figure pas sur les fonds de carte, que ce soit Google ou IGN.

Vous pouvez bien sûr télécharger les deux topos (n°19 et 21) sur le site du CDT.

Une photo valant parfois mieux qu’une longue description, voici donc ce périple en images.

Premier moulin à eau croisé, celui de Taisnières en Thiérache, au bout d’un chemin interdit à la circulation de 22h00 à 6h00. Noctambules s’abstenir.

Non loin de là, je rencontre cet édicule, premier d’une série dont je saurai, une fois rentré, qu’il s’agit d’une potale, merci Wikipédia. Ce terme qui nous vient de Belgique désigne une niche contenant une statuette protectrice. J’en ai photographié quelques unes.

Entre Taisnières en Thiérache et Cartignies.

 Un autre type d’édicule peu familier pour le citadin.

Le soleil s’affirme peu à peu.

Vestige d’une activité brassicole ou publicité ?

Le kiosque de Cartignies…

et son moulin à eau …

que les vaches de la pâture d’en face peuvent contempler à loisir.

Le kiosque de Dourlers

Celui de Wattignies la Victoire

Le kiosque de Sars Poterie n’est pas extraordinaire et je n’ai pas vu le moulin à eau, à défaut deux photos d’enseignes

A noter la mention « Voitures d’enfants » en bas à droite.

Le long de la voie verte un peu avant Sorle le Château.

La grand place de Sorle le Château, où je pique-niquerai

Un de mes thèmes de l’année, « les tasses à café », encore peu exploité dans ce blog. Si vous souhaitez déjeuner ou boire un coup, je vous conseille de vous arrêter « Chez Nenette » sur la grand-place, dont l’accueil est à la hauteur de sa décontraction. J’ai regretté de ne pas l’avoir photographiée avec une petite famille de cyclos allemands pour laquelle j’ai tenté de servir d’interprète.

A côté de « Chez Nenette », ces fenêtres aux impostes ouvragées

Dernier regard vers Sorle en allant vers Hestrud

Kiosque de Cousorle

Eglise de Cousorle

Derrière ces arbres se cache un moulin à eau, tant pis pour lui, il n’aura pas l’honneur de figurer sur ce blog. A la place une photo de mon vélo doté d’un nouvelle sacoche de guidon pour transporter mon nouveau reflex. J’ai apprécié le porte carte.

Le calvaire de Foursies fraichement repeint

L’église

La fontaine

Le kiosque de forme parallélépipédique

Le profil altimétrique du parcours

  1. J’ai réalisé d’ailleurs en écrivant cet article que j’avais cité un topo sur ce thème et communiqué le lien (voir En route vers l’Avesnois – Avril 2013). Les parcours ne sont pas très différents de ceux du CDT mais paraissent plus complets s’agissant des kiosques visités.
  2. J’en ai repéré deux : la première à la sortie de Taisnières en Tiérache où il faut suivre la direction Marbaix et non celle indiquée par le panneau ; dans Sars Poterie, sur la variante longue, suive la direction Beugnies comme indiqué sur le topo.

NB : A Sars Poterie, en venant de Wattignies la Victoire il faut continuer droit vers Sorle le château et ne pas prendre l’option variante longue qui vous ramène vers Floursies.