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Cyclotourisme Randonnées

Tour en Thiérache et Avesnois

Haute vallée de l'Oise

La haute vallée de l’Oise

J’avais envisagé partir vers la côte pour deux jours de cyclo-camping. La découverte fortuite de l’opération « Un weekend à la mer » organisée  cette fin de semaine m’en dissuada. Bien m’en prit, car attendant mon train en direction de l’Avesnois, alternative  finalement retenue, je vis deux TER complets de petites familles en tenue de plage se déverser dans celui à destination de Boulogne. Ce n’était manifestement pas un jour à mettre un vélo dans le train pour cette destination.

Berlaimont sera pour moi le départ de cette randonnée plutôt improvisée.

Je n’avais pas d’idée précise, souhaitant seulement éviter de refaire les circuits « Kiosques et moulins » déjà pratiqués l’an dernier. C’est donc en regardant la carte que je traçai mon itinéraire en fonction des paysages supposés, au vu des indications topographiques et des curiosités ou sites remarquables. Parmi ces derniers, Guise et son Familistère que je n’avais jamais visité figurait en bonne place.

Une lecture attentive de la carte m’apprit que cette ville était arrosée par l’Oise. Me revint alors à l’esprit que Stevenson avait descendu ce fleuve en canot et avait fait la relation de ce voyage. La tentation était grande d’essayer de suivre ses traces. Je me replongeai sans attendre dans « Croisière à l’intérieur des terres » et retrouvai la mention d’un tronçon partant de Landrecies et suivant la Sambre canalisée.

De Landrecies, Stevenson ne donne pas d’ailleurs une image très avenante : « Ce n’est pas un endroit qu’on eût choisi pour s’y reposer une journée car il consiste presque entièrement en fortifications. A l’intérieur des remparts, quelques pâtés de maisons, une longue rangée de casernes et une église font figure de ville en s’efforçant de faire bon visage ».

L’auteur avait ensuite fait, en charrette, le trajet d’Etreux à Vadencourt où il avait repris sa navigation, sur l’Oise cette fois. Le suivre plus loin m’éloignerait de Guise. La remontée de l’Oise pour ensuite rejoindre Fourmies m’apparut un bon complément pour cette étape. Quant au retour vers Lille, je verrai bien.

Un temps maussade le second jour, des orages annoncés pour l’après midi et le souhait de disposer d’un peu de temps pour d’autres activités, feront que je rejoindrai Aulnoye-Aymeries pour rentrer en TER. C’est donc finalement une boucle de 135 kilomètres que je vous propose, à faire dans la journée dans une version route ou en deux étapes en version randonnée.

De Berlaimont, on rejoint Maroilles puis Landrecies. À Landrecies, le chemin de halage est herbeux et par endroit détrempé. On peut le pratiquer sans difficulté avec un VTC, même chargé, il est à déconseiller aux vélos de route (prendre la D 160).

De petits étangs équipés de huttes de chasse, avec leur flottilles de leurres, bordent le canal de part et d’autre.

Si le cheminement est plaisant, il n’est pas très rapide compte tenu du terrain et je l’abandonnerai à Ors pour reprendre la D 160 en direction de Catillon sur Sambre.

Je rejoindrai ensuite Wassigny par Ribauville d’où part un chemin vicinal parallèle à la D 27.

De là, désireux de suivre un bout du parcours de Stevenson, je gagnerai Etreux plutôt que de filer directement sur Hannapes que je rejoindrai en suivant la D 66. Cette route qui chemine jusque Vadencourt en suivant le Noirrieu est très plaisante, prenant par moment de la hauteur par rapport à la rivière et procurant ainsi de beaux points de vue sur la vallée.

A Vadencourt, je ferai un détour pour voir l’ancienne abbaye de Boheries. J’en serai pour mes frais celle-ci étant, si j’ai bien compris, privée et non visible de la route. Le détour n’aura été que des quelques centaines de mètres (mais pentus) et je parviendrai rapidement à Guise et au Familistère.

Je vous conseille grandement la visite de ce site dont l’ampleur des bâtiments en impose. La visite m’apprendra sa filiation avec le château de Versailles imaginé par les fouriéristes et dont Godin s’inspirera en partie.

Il n’est pas possible dans cet article de rendre compte de toute la richesse de ce site qui suscitera l’intérêt tant sur le plan des techniques architecturales que celui de l’habitat et bien sûr de l’histoire sociale et de l’utopie coopérative portée par le Familistère. Très documentée, pédagogique, la visite s’adresse à toutes les tranches d’âge.

Après une halte de près de deux heures qui aurait pu être un petit peu plus longue, je reprendrai la route en suivant le cours de l’Oise vers sa source.

La D 462, qui longe la rive droite, est peu fréquentée et révèle quelques édifices remarquables, telle l’église fortifié de Montceau sur Oise ou de larges panoramas sur la vallée.

A Marly-Comont je passerai rive droite et suivrai pendant quelques kilomètres la voie verte qui joint Guise à Saint Michel en Thiérache. Comme beaucoup de voies vertes, c’est une ancienne voie ferrée qui a été reconvertie en piste cyclable. Son revêtement en stabilisé et la faible déclivité résultant de son ancien statut la rendent confortable. Le revers de la médaille en est que l’on reste en fond de vallée et que le cheminement pour être facile n’en devient pas moins monotone. Je la quitterai donc à Etreaupont pour suivre la D 31 qui est peu fréquentée et dont le profil est plus varié.

A Wimy, soucieux de ne pas arriver trop tard au camping, je bifurquerai en direction de Fourmies par la D 75. Devenue D 288 après l’intersection avec l’axe La Capelle-Hirson, la circulation sera un peu plus dense mais rien d’affreux. Une variante pourrait être de poursuivre jusque Neuve Maison et rejoindre ensuite Mondrepuis puis Fourmies.

Pour rallier le lendemain Aulnoye Aymeries et compte tenu du temps, j’irai au plus court en privilégiant quand même les routes « en blanc » sur l’IGN au 1/100.000 ème.

De Fourmies, rejoindre Wignehies puis Rainsars, via le Buisson Barbet, Zorée puis Avesnelles et Avesnes sur Helpe. La D 121 conduit agréablement à Saint Aubin puis, peu après, la D 33 mène directement à Aulnoye Aymeries.

La suite en images.

Sur la route de Maroilles

Entre Berlaimont et Maroilles.

Maroilles

Une photo classique de Maroilles que l’on a connue sous un jour plus riant.

Mairie de Landrecies

Eclaircie sur la mairie de Landrecies…

Statue de Dupleix Landrecies

… et Dupleix enfant du pays.

Immeuble Landrecies

Une des maisons de la place dont le fronton est d’inspiration Art Nouveau

Canal Sambre Oise

Le Canal de. la Sambre à l’Oise

Canal Sambre Oise

Le Canal de la Sambre à l’Oise.

Canal Sambre Oise

L’abri de chasse est bien camouflé.

Hutte de chasse Canal Sambre Oise

Pas sûr que les canards aient des jumelles.

Canal Sambre Oise
Mairie de Catillon sur Sambre

  La mairie de Catillon sur Sambre…

Eglise de Catillon sur Sambre

L’église

Pigeonnier Catillon sur Sambre

Un pigeonnier

Enseigne Poste Catillon sur Sambre

Un vestige du temps des PTT.

Vers Etreux

Vers Etreux.

Vers Etreux
Le Noirrieu Etreux
Vallée du Noirrieu
Vallée du Noirrieu
Vallée du Noirieu
Tupigny

Tupigny, village fleuri

Plaque de signalisation routière

 Une plaque comme en retrouve en plusieurs lieux.

L'Oise à Vadencourt

L’Oise à Vadencourt.

Bohéries
Enseigne ancien hôtel Guise

A défaut de l’ancienne Abbaye à Bohéries.

Familistère de Guise
Familistère de Guise

Le bâtiment central du Palais social Au sommet du fronton, la tour destinée à coordonner les travaux, au premier plan la statue du fondateur. 

Entrée Familistère de Guise

L’entrée du Familistère vue de l’usine, il n’y avait qu’à traverser la rue. 

Palais social Familistère de Guise

L’immense verrière permettant de circuler et de se retrouver dans le patio quel que soit le temps. 

Coursive Palais social Familistère de Guise

La largeur des coursives et la hauteur des plafonds, décroissante en s’élevant dans les étages, sont calculées pour favoriser la pénétration de la lumière dans les appartements.

Atelier Familistère de Guise

Un atelier pédagogique permet de reconstruire le Familistère. Héritage de l’histoire du lieu, les consignes de bonne utilisation reposent sur l’autodiscipline des visiteurs.

Maquette Familistère de Guise
Maquette Familistère de Guise
Maquette Familistère de Guise

Une maquette côtoie une coupe grandeur nature sur toute la hauteur du bâtiment.

Appartement Familistère de Guise

Intérieurs reconstitués. 

Appartement Familistère de Guise
Appartement Familistère de Guise
Poeles Godin Familistère de Guise

Le musée comporte bien sûr une ample collection de poêles.

Poele Godin Familistère de GuiseParmi les plus originaux

Poele Godin Familistère de Guise
Poele Godin Familistère de Guise
Affiche Familistère de Guise

Affiches et publicités audiovisuelles sont également présentes 

Affiche Familistère de Guise
Piscine Familistère de Guise

La production d’eau chaude sanitaire était concentrée en un lieu qui regroupait la buanderie et cette piscine munie d’un fond à hauteur variable permettant l’apprentissage de la natation.

Kiosque Familistère de Guise

Le Kiosque du Familistère.

Publicite Godin Familistère de Guise

Publicité pour les produits de la maison.

Haute vallée de l'Oise

En quittant Guise.

Haute vallée de l'Oise
Eglise de Montceau sur Oise

L’église fortifiée de Montceau sur Oise.

Haute vallée de l'Oise
Lavoir de Malzy

Le lavoir de Malzy

Vaches
Haute vallée de l'Oise
Haute vallée de l'Oise
Haute vallée de l'Oise
Vaches

Mon arrivée stoppe net le cheminement des vaches changeant de champ.

Haute vallée de l'Oise
Voie verte de l'Avesnois

La voie verte à Marly-Gomont

Voie verte de l'Avesnois
Publicité peinte Etreaupont

Une publicité peinte à Etreaupont.

Chemin de fer du Nord Etreaupont

Rappel du temps du chemin de fer.

Eglise de Wimy

L’église fortifiée de Wimy.

Eglise de Wimy
Enseigne Avesnes sur Helpes

Ce dimanche était jour de brocante à Avesnes sur Helpe. Difficile dans ces conditions de photographier la ville. Je garderai comme seul souvenir cette enseigne.

Potale Avesnes sur Helpes

J’aurai, ces deux jours, beaucoup négligé les potales, abondantes sur le parcours. Je ne photographierai que celle-ci peu après Avesnes en direction de Saint Aubin.

Potale Avesnes sur Helpes
Ex Voto Potale Avesnes sur Helpes

avec ses deux vierges…… dont l’ex-voto nous apprend qu’il s’agit de Notre Dame de Liesse et Notre dame de Warcour.

Itinéraire

L’itinéraire que vous pouvez retrouver sur Openrunner.

Dénivelé

Le dénivelé.

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Brevet Cyclotourisme VTT

Chicon bike tour 2014 – Faumont

Chicon bike tour 2014 - plaque de cadre

Une photo vaut mieux qu’un long discours, vous l’aurez compris, ce fut boueux.

Succès mérité pour cette édition 2014 du Chicon Bike Tour.

Arrivé à 8h00, heure officielle d’ouverture, je suis loin d’être le premier et à peine garé, une longue file de véhicules tous porteurs d’un, voire plusieurs vélos, occupe la rue principale de Faumont. Un signaleur, tel un Jedi muni d’un sabre laser (un bâton lumineux quoi), dévale la pente pour se rendre au carrefour faire la circulation.

Devant le point d’accueil, les cyclos prêts à en découdre sont déjà nombreux mais les inscriptions, bien organisées, sont fluides.

Une fréquentation de nature sans doute à renflouer les finances du club après une édition 2013 sinistrée pour cause de météo neigeuse, qui avait néanmoins offert aux quelques participants un superbe brevet dont je garde un excellent souvenir (Cf Archives janvier 2013).

Si la tonalité fut virginale l’an dernier, elle était cette année franchement boueuse. Que l’on fût sur terrain plat, où les ornières étaient profondes, ou sur terrain pentu, où les roues crantées avaient peine à mordre, il ne fallait pas faire d’erreur dans le choix des vitesses et avoir cœur et jambes pour franchir certains passages.

Comme en attestent les photos, le parcours de 45 km avec trois terrils, et les alentours de Mons-en-Pévèle aura connu son lot de « passages piétons ».

Ce n’était sans doute pas le bon jour pour étrenner de nouvelles pédales à cale pied automatique, présentées pourtant comme étant à l’épreuve des terrains les plus gras. Manque d’habitude, mauvais réglage ou boue excessive, j’ai passé une partie du brevet à tenter de caler mes chaussures, y parvenant parfois sans le vouloir, mais peut-être, à bien y réfléchir, après avoir traversé quelques belles flaques.

L’utilisation de sur-chaussures a par contre nettement accru mon confort tout en me conduisant à mettre en place « un cycle de l’eau » dont je parlerai dans un prochain article si je veux que la mise en ligne de celui-ci garde un soupçon d’actualité.

Pour en revenir au brevet, celui-ci mérite bien sa réputation par la qualité du parcours et de l’organisation. Le ravitaillement à mi-route était varié et copieux et la soupe au chicon à l’arrivée tout à fait de circonstance.

A inscrire donc sur vos tablettes pour ceux qui ne l’ont pas encore fait.

Côté photos, la faible luminosité a nuit à la netteté des clichés. Quand à mon premier essai de prise de vues avec un appareil fixé à l’arrière du casque il ne fut pas très concluant, la plupart des photos étant flou. Gérard Colin sera sans doute de bon conseil.

Chicon bike tour 2014 - inscription

Les participants commencent à arriver.

Chicon bike tour 2014 - RandonneursIl y avait également des marcheurs.

Chicon bike tour 2014 - cyclisteRADehors, l’homme chicon distribue comme d’habitude des bulletins d’inscription, tandis que les cyclos s’appliquent à bien positionner leur plaque de cadre.

Chicon bike tour 2014 - cycliste Les jeunes recrues des Renards des Sables s’intéressent aux vélos d’exposition.

Chicon bike tour 2014 - Paysage

Les premiers kilomètres sont plats, la seule difficulté étant la boue.

Chicon bike tour 2014 - Paysage

Chicon bike tour 2014 - cycliste  Chicon bike tour 2014 - Paysage Chicon bike tour 2014 - PaysageJ’ai retouché la plupart des photos prises avec l’appareil fixé à l’arrière de mon casque afin de supprimer le dessus de mon sac à dos qui apparaît quasi systématiquement. Il faut que j’affine le réglage.

Chicon bike tour 2014 - Cycliste A plusieurs reprises le circuit empruntait des venelles difficiles à deviner. Mais le balisage était de qualité.

Chicon bike tour 2014 - cyclistePremier terril, première difficulté, une courte pente raide et boueuse après un virage à gauche.

Chicon bike tour 2014 - cyclistePour l’instant tout va bien.

Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cyclisteC’est dur aussi pour les plus jeunes.

Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cyclisteDCIM100GOPROCourt passage reposant le long du canal de la Deûle,  avant le ravitaillement.Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - PaysageChicon bike tour 2014 - ravitaillementLe soutien mutuel, une technique éprouvée pour parquer les vélos et éviter qu’ils ne se vautrent plus encore dans la boue.

Chicon bike tour 2014 - ravitaillement

SAMSUNG DIGITAL CAMERALes ravitailleurs ne chôment pas…

Chicon bike tour 2014 - ravitaillementChicon bike tour 2014 - ravitaillement

Chicon bike tour 2014 - ravitaillement

…mais toujours avec le sourire.

Chicon bike tour 2014 - ravitaillementQuand aux participants, il sont crottés…Chicon bike tour 2014 - ravitaillement  …de dos comme de face.Chicon bike tour 2014 - ravitaillementChicon bike tour 2014 - cyclistePas le temps de s’échauffer après le ravitaillement qu’une première difficulté de taille survient sous la forme d’un terril.Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste  Chicon bike tour 2014 - cyclisteSi certains en viennent à bout au prix parfois d’une pause piéton…

Chicon bike tour 2014 - cycliste

…d’autres plus nombreux, dont votre serviteur, le franchiront à pied.

Chicon bike tour 2014 - cycliste

Un scénario qui se reproduira un peu plus loin sous le regard placide de chevalements et de collègues

Chicon bike tour 2014 - cyclisteChicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cyclisteLa montée aura également été éprouvante pour les machines. Dérailleur cassé pour l’un des deux cyclos à genoux. Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste Un coup d’œil en arrière rassure sur ses propres capacités physiques.

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Dernier tronçon boueux en quittant Mons-en-Pévèle

Chicon bike tour 2014 - cyclisteC’est ce qui s’appelle « aller dans le mur », on devine à l’arrière plan d’autres cyclistes aux prises avec les mêmes difficultés.Chicon bike tour 2014 - cycliste Une fois ce dernier tronçon achevé, la suite du brevet vers Bersée puis Faumont se fera en suivant la Voie verte de la Pévèle, complètement carrossable.

Chicon bike tour 2014 - ParcoursLes trois circuits.

Chicon bike tour 2014 - cycliste Chicon bike tour 2014 - cycliste

En bonus, quelques clowneries de cyclos suiveurs.

Chicon bike tour 2014 - Autoportrait

Un autoportrait à contre-jour fruit de l’enclenchement de la prise de vue .

Chicon bike tour 2014 - enseigne peinteEt une enseigne peinte pour faire bonne mesure.

 

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Cyclotourisme Randonnées

Entre Somme et Normandie (1/5)

Difficile de résister à une telle invitation. De fait, le faible dénivelé rend cette voie accessible à tous.

Ce périple entre Somme et Normandie s’est en fait déroulé en deux temps.

En mai dernier, cherchant à faire des kilomètres en prévision de Paris-Roubaix VTT, Lille Hardelot et Lille Bray-Dunes, j’avais souhaité faire une longue randonnée pas trop lointaine mais qui me change quand même des habituels circuits de la région. La Somme m’apparaissait un bon compromis et, cherchant des circuits balisés, j’avais été séduit par la route verte reliant Forges les Eaux à Dieppe ainsi que par la route de la Côte d’Albâtre allant du Tréport au Havre.

N’ayant pu libérer que deux jours, j’avais parcouru un bout des deux itinéraires, réalisant une boucle au départ d’Amiens via Le Treport, Dieppe et Neufchatel en Bray

Décidé à compléter cette découverte partielle et à rattraper mon abstinence forcée de ces derniers mois, je me suis offert début septembre un week-end de trois jours avec comme tracé : Amiens, Forges les Eaux, Dieppe, Le Havre, Rouen.

Faute d’avoir eu le temps de rendre compte de ma première randonnée se posait la délicate question de savoir dans quel ordre le faire. Fallait-il suivre l’ordre chronologique ou démarrer par le plus récent, dont le souvenir était encore bien présent ?

Suivant en cela les conseils de ma femme, j’ai finalement opté pour une approche dernier entré, premier sorti. Mais faute d’avoir écrit d’un jet le texte, je me retrouve néanmoins confronté aux défaillances de ma mémoire pour retrouver la localisation de certaines photos. L’heure de prise de vue permet parfois, à partir de ma vitesse estimée, de pallier ces trous mais pas toujours.

Cinq épisodes sont donc prévus, le premier relatant le trajet Amiens – Dieppe, via Forges les Eaux.

Départ d’Amiens après un voyage en train. Je ne saurais trop vous conseiller cette formule qui permet moyennant un court trajet, une heure de train au départ de Lille, de démarrer tout de suite dans un environnement nouveau et très vite champêtre.

Direction sud-ouest vers Salouel et la vallée de la Selle. La route suit plus ou moins le cours d’eau, qui prend parfois ses aises et s’étale dans un paysage de bocages et de bois . A partir de Conty on longe ensuite la rivière des Evoissons tout aussi dilettante.

Le souvenir se fait ensuite imprécis. Des paysages verdoyants de prairies et forêts, des églises en pierre. La pente qui s’accentue un peu pour accéder à un plateau que l’on traverse pour descendre ensuite vers Forges les Eaux.

C’est de là que part la voie verte. Direction le casino. Il faut tourner à gauche avant le pont de l’ex-chemin de fer et rejoindre l’ancienne gare thermale aujourd’hui transformée en gite.

Ensuite, il n’y a qu’à se laisser guider en suivant l’ancienne voie ferrée, plutôt rectiligne. La seule difficulté en termes d’orientation se trouve sans doute à Serqueux, première bourgade traversée après Forges les Eaux, où le cheminement n’est pas complètement évident.

Cette voie verte en site propre, qui est une des composantes du projet Paris-Londres à vélo, devrait être prolongée au sud vers Gournay en Bray.

Le revêtement est de bonne qualité, parfois asphalté parfois chemin. Le parcours est riche de vestiges de l’activité ferroviaire. Outre les panneaux de signalisation, gares et maisons de garde-barrière réhabilitées, on croise égalementles PN (passages à niveau) et les PK (points kilométriques) qui indiquent les distances depuis la gare Saint-Lazare.

La vue est largement ouverte sur les coteaux qui bordent la Béthune (si si, c’est marqué sur la carte IGN).

D’Arques la Bataille, extrémité de la voie, on rejoint Dieppe sans difficulté.

A Bacouelle sur Selle, il faut quitter la route pour croiser cette église.

Calvaire à la sortie de Conty

Je n’ai pas retrouvé le nom du village où se trouve cette église.

Guizancourt

Vers Mereaucourt

L’église Saint Vaast – Agniere

Départ de l’avenue Verte à Forges les Eaux.

De nombreux vestiges de l’activité ferroviaire demeurent.

Équipements de signalisation…

Maisons de garde-barrières

Gares

 Une maison accueillante et un tout petit peu fantasque

 Le château d’Arques la Bataille, siège d’une bataille qui vit la victoire d’Henri IV contre le Duc de Mayenne, extrémité de la voie verte.

L’église Notre-Dame de l’Assomption,

Dieppe : immeuble bourgeois du front de mer

La jetée grouille de pécheurs.

Le parcours sur Openrunner :

Vous pouvez télécharger le topo de l’Avenue Verte en suivant ce lien.

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Cyclotourisme Randonnées

Moulins et kiosques en Avesnois

Le kiosque de Cartignies abondamment fleuri.

Mon été cyclotouriste n’aura pas été celui que j’avais imaginé. La semaine de randonnée que j’avais envisagée il y a quelques mois s’est réduite à une journée, la veille de ma reprise, pour cause de poignet convalescent.

Ceci étant, ces vacances m’auront néanmoins permis d’apprécier (de ma voiture) le potentiel cyclo-touristique de la Croatie et de la Slovénie, à fréquenter cependant en demi-saison sauf à être un amateur de sudations fortes. Car à la chaleur estivale, il convient d’ajouter parfois un relief qui fait se succéder montées et descentes avec des pentes qui flirtent souvent avec les 10%. De plus, la circulation doit être moins intense sur certaines routes, telle celle qui longe l’Adriatique. Mais que ce soit en bord de mer ou dans l’intérieur des terres, les beaux paysages et le dépaysement sont garantis.

Pour en revenir à des contrées moins exotiques, ce fut en consultant les topos édités par le CDT Nord que je choisis ma destination, l’Avesnois.

L’éloignement de Lille fait que, sauf lors de randonnées au long cours de type Lille-Valjoly ou 200 km, je ne m’aventure guère dans le sud du département. Le 200 km organisé au printemps par le CC Orchies m’avait donné l’envie d’une randonnée sur le thème des kiosques (1). Pas moins de quatre itinéraires sont proposés par le CDT Nord sur celui des kiosques et moulins à eau en Avesnois et en Thiérache, avec bien sûr la possibilité, moyennant quelques parcours de transition, de les combiner.

C’est ce que je fis avec les deux circuits intitulés « Moulins et kiosques des deux Helpes » et « Moulins et kiosques en Fagne de Sorle ».

Un parcours totalement cycliste au départ de Lille ne m’apparaissant pas réalisable je décidai de combiner train plus vélo avec Aulnoye-Aymeries comme gare d’arrivée.

Il est facile de rejoindre Saint-Rémy en Chaussée par la D 951 sur laquelle on finit par croiser un des panneaux indicateurs du circuit. De là, on peut suivre le premier itinéraire jusque Droulers, puis rejoindre le second à Floursies où l’on reviendra pour achever la boucle et regagner Aulnoye-Aymeries.

La distance couverte est d’environ 100 km pour un dénivelé positif de près de 1000 m. Après un mois sans vélo, je sentais un peu mes cuisses dans les dernières côtes menant à Aulnoye Aymeries.

Les deux circuits sont très agréables privilégiant les routes champêtres et donnant bien sûr à voir kiosques et moulins à eau, quoique pour ces derniers il faille un peu relativiser. Nombre d’entre eux sont des propriétés privées et, pour certains, à l’abri de clôtures ou de frondaisons qui font qu’on les entraperçoit plutôt qu’on ne les voit.

Le balisage est bien conçu mais il faut garder l’oeil sur le topo car se glissent une ou deux incohérences (2) et parfois des panneaux ont manifestement été ôtés (avant Dourlers). La qualité des routes est inégale et certains chemins communaux sont plutôt accidentés, cela peut être parfois un peu rude avec des pneus de 23 C.

J’ai retracé de façon approximative dans Openrunner les deux parcours enchaînés.

http://www.openrunner.com/index.php?id=2792423

Entre Wattignies la Victoire et Sorle le château l’itinéraire est inexact car la voie verte qui conduit à Sorle et que l’on prend à mi chemin entre Wattignies et Dimechaux, ne figure pas sur les fonds de carte, que ce soit Google ou IGN.

Vous pouvez bien sûr télécharger les deux topos (n°19 et 21) sur le site du CDT.

Une photo valant parfois mieux qu’une longue description, voici donc ce périple en images.

Premier moulin à eau croisé, celui de Taisnières en Thiérache, au bout d’un chemin interdit à la circulation de 22h00 à 6h00. Noctambules s’abstenir.

Non loin de là, je rencontre cet édicule, premier d’une série dont je saurai, une fois rentré, qu’il s’agit d’une potale, merci Wikipédia. Ce terme qui nous vient de Belgique désigne une niche contenant une statuette protectrice. J’en ai photographié quelques unes.

Entre Taisnières en Thiérache et Cartignies.

 Un autre type d’édicule peu familier pour le citadin.

Le soleil s’affirme peu à peu.

Vestige d’une activité brassicole ou publicité ?

Le kiosque de Cartignies…

et son moulin à eau …

que les vaches de la pâture d’en face peuvent contempler à loisir.

Le kiosque de Dourlers

Celui de Wattignies la Victoire

Le kiosque de Sars Poterie n’est pas extraordinaire et je n’ai pas vu le moulin à eau, à défaut deux photos d’enseignes

A noter la mention « Voitures d’enfants » en bas à droite.

Le long de la voie verte un peu avant Sorle le Château.

La grand place de Sorle le Château, où je pique-niquerai

Un de mes thèmes de l’année, « les tasses à café », encore peu exploité dans ce blog. Si vous souhaitez déjeuner ou boire un coup, je vous conseille de vous arrêter « Chez Nenette » sur la grand-place, dont l’accueil est à la hauteur de sa décontraction. J’ai regretté de ne pas l’avoir photographiée avec une petite famille de cyclos allemands pour laquelle j’ai tenté de servir d’interprète.

A côté de « Chez Nenette », ces fenêtres aux impostes ouvragées

Dernier regard vers Sorle en allant vers Hestrud

Kiosque de Cousorle

Eglise de Cousorle

Derrière ces arbres se cache un moulin à eau, tant pis pour lui, il n’aura pas l’honneur de figurer sur ce blog. A la place une photo de mon vélo doté d’un nouvelle sacoche de guidon pour transporter mon nouveau reflex. J’ai apprécié le porte carte.

Le calvaire de Foursies fraichement repeint

L’église

La fontaine

Le kiosque de forme parallélépipédique

Le profil altimétrique du parcours

  1. J’ai réalisé d’ailleurs en écrivant cet article que j’avais cité un topo sur ce thème et communiqué le lien (voir En route vers l’Avesnois – Avril 2013). Les parcours ne sont pas très différents de ceux du CDT mais paraissent plus complets s’agissant des kiosques visités.
  2. J’en ai repéré deux : la première à la sortie de Taisnières en Tiérache où il faut suivre la direction Marbaix et non celle indiquée par le panneau ; dans Sars Poterie, sur la variante longue, suive la direction Beugnies comme indiqué sur le topo.

NB : A Sars Poterie, en venant de Wattignies la Victoire il faut continuer droit vers Sorle le château et ne pas prendre l’option variante longue qui vous ramène vers Floursies.