Quelques photos de ma balade de dimanche.
Premier arrêt à Billy-Berclau.

Isolé au milieu des champs, le cimetière de la 9ème avenue.
Une allée de pelouse rase y conduit.
Le cimetière de Bois carré, tout à côté.
Champ de tabac (enfin je crois).
Réveil spontané à 6h00 en ce premier dimanche de vacances. Je ressens comme une vieille fatigue qui me donne plus envie d’un massage que de sauter dans mes pantoufles. A force de tergiversations, je ne m’élancerai qu’à 9 heures, sans but précis, mais avec une carte cette fois.
Compte tenu de ce départ tardif, j’abandonne toute tentative de grand périple mais j’aspire toutefois à renouveler les paysages. Je pars donc vers le bassin minier empruntant de nouveau la Deûle à partir de Houplin Ancoisne (Cf. Mine de rien) mais la quittant à Billy-Berclau. Je caresse l’idée de rejoindre Mazingarbe, puis Sains-en-Gohelle avec la perspective de franchir une côte ou deux vers Hersin-Coupigny. Las, des cimetières militaires peu après Hulluch seront fatals à ce projet.
Dans ciel foisonnent des nuages pansus comme des bourgeois qui se meuvent lentement et créent avec le soleil des ambiances changeantes. Je passerai trop de temps à attendre la bonne lumière et, une fois atteint Vermelle, j’obliquerai en direction de La Bassée pour rejoindre Billy-Berclau et retrouver l’itinéraire aller.
Agréable balade où une fois encore la photo le dispute aux kilomètres. J’en profite pour joindre quelques clichés pris la veille où un trajet utilitaire fut également l’occasion de digressions picturales.
Quelques photos d’enseignes pour commencer :
« A la Passerelle » lit-on, « tenu par DUVILLIER / HANTSOIL », un ancien café ?
Pas de doute par contre sur le passé du Bon Meunier amateur des Bières Degruson.

Vestiges de l’époque florissante des minoteries des Moulins de Paris.
C’est sûr, la bière ça conserve mieux que la farine.
« Aux Mécanos » qui a pris le pas sur « l’Epinette », dont on imagine qu’elle était flamande plutôt que Vosgienne (je fais le malin mais j’ai consulté Internet. En fait d’Epinette, il ne s’agit ni de poisson, ni d’instrument de musique mais de fêtes de l’Epinette organisées en l’honneur de Sainte- Epine – Source site de la Mairie de Loos)
Avenue de Dunkerque toujours, mais plus classique.
Moins classique mais plus chic.
J’avais prévu de participer à la randonnée au départ de Cassel, un pneu et des chambres à air défaillants auront contrarié ce projet.
Tout commence samedi soir quand, après avoir regonflé mes pneus, je constate une entaille de celui arrière qui entame franchement la bande de roulement. Le changement, déjà envisagé, s’impose auquel je m’emploie toute affaire cessante. Je dispose également d’un fond de jante en stock, tout va bien. Je remonte le tout, regonfle et monte le vélo de la cave dans le couloir histoire de gagner un peu de temps au départ, avec toutefois une légère arrière pensée quant à la fiabilité de la chambre à aire remontée. Etait-ce bien celle qui était sur ma roue ? Le pneu semble tenir la pression et je me couche sans attendre, dans la perspective d’un lever très matinal.
Au lever, mon pressentiment se confirme, le pneu arrière est complètement dégonflé. Voilà qui est gênant mais pas funeste. Sitôt le petit déjeuner avalé, je redescends à la cave procéder au changement de chambre à air.
Cette fois ci, je joue la sécurité et décide d’utiliser une chambre à air neuve. Je remonte le pneu avec difficulté car, neuf également, il manque d’élasticité et l’opération prend plus de temps que prévu. Je parviens enfin à l’enfiler complètement sur la jante, non sans avoir entendu un petit Pshitt que j’attribue à la valve restée ouverte. Las, les premiers coups de pompe sont sans effet sur la forme de mon pneu et chaque pompage s’accompagne d’un sifflement qui laisse augurer, sans doute aucun, un trou de belle taille. Le nouveau démontage montrera deux fentes, caractéristiques d’un pincement.
Je passe sur la suite de mes manipulations mais, sauf à prendre la voiture pour aller à Cassel, ce qui va à l’encontre de mes principes, je ne serai plus dans les temps pour faire le parcours souhaité et revenir à la maison en fin de matinée.Je décide donc de prendre une autre route avec l’idée d’aller faire un tour du côté de l’Artois. Le vent qui souffle de cette directio n et que j’aurai donc de face à l’aller me conforte dans ce projet.
Je me dirige vers Béthune par un temps sec mais qui reste nuageux, quoique des éclaircies se dessinent aux alentours. Un peu après Richebourg je sors de la zone couverte et, arrivé à hauteur de l’imposant cimetière de Le Touret, le ciel est désormais bien dégagé. J’en profite pour faire une première halte photographique, ayant négligé le mémorial indien croisé un peu avant, faute de lumière.
Je repars vers Locon puis Hinges suivant un itinéraire plus moins conforme à mon projet initial mais à un rythme peu compatible avec le kilométrage qu’il suppose. Le temps semble couvert sur les collines de l’Artois. A Hinges, un calvaire m’arrête et je me laisse tenter par la route qui descend au soleil sans trop savoir où elle me conduira. J’arriverai au cimetière du Vertannoy à l’intersection avec la D 937. Nouvelle halte photographique.
Décidément, pédaler au soleil est bien agréable et je prends le parti de suivre les portions de ciel bleu et le vent. Ce dernier ne me contrariera pas trop car, ayant démarré contre lui, il me ramènera naturellement vers mon point de départ en passant par Merville, Estaires, Laventie, Fleurbaix.
Moralité : rouler au gré de son humeur est aussi bien agréable.
A l’entrée de Radinghem ou de Le Maisnil ? J’ai la mémoire qui flanche.
Ca ne s’arrange pas côté mémoire. Plus tard dans la matinée avant Locon, ça c’est sûr.
Premier cimetière militaire rencontré, celui de Le Touret.
Une architecture sur le modèle du cloître.


Quelques pierres tombales qui ne représentent qu’une très infime partie des soldats morts dans cette zone.
Le cimetière abrite les corps de plus de 890 soldats britanniques et commémore la perte de plus de 13 000 soldats de cette nationalité sur les champs de bataille de La Bassée, Neuve-Chapelle, Aubers, Ridge et Festubert.



Cimetière britannique du Vertannoy près de Hinges.

En allant vers Mont Bernenchon.

Le cimetière britannique de Laventie.

La croix plutôt martiale du cimetière de la rue David près de Le Maisnil.
Mine de rien, nous avons une belle région. Elle se révélait telle en ce dimanche enfin estival où le soleil primeur brillait dans un air transparent, laissant le regard s’envoler vers l’horizon.
Rendez-vous était pris pour une balade pédestre près de Oignies, à deux pas d’une plate-forme multimodale et au pied d’un terril. De quoi rendre circonspect l’amateur de randonnées champêtres mais qu’un rapide coup d’œil sur la carte au 25 millième rassurait néanmoins.
Surprenant endroit que cette fosse 9/9 bis qui mêle étroitement activité humaine et nature dans une confrontation inachevée.
Cheminant sur une route bordée d’arbres, c’est tout d’un coup, au détour d’un virage à angle droit, que l’on découvre le carreau et ses deux imposants chevalements. Les bâtiments, dans un très bon état de conservation, procurent l’illusion d’un site en activité que renforce la proximité immédiate de la cité Declercq, du nom du propriétaire de la mine.
On peut librement déambuler à l’extérieur du site, des carreaux cassés ça et là laissant entrevoir l’intérieur et notamment les cages d’ascenseur.
Le site fait l’objet d’un vaste de projet de valorisation qui associe patrimoine, culture, activités tertiaires, environnement… Je vous renvoie pour plus d’informations au dossier de presse élaboré par le Conseil général du Pas de Calais.
http://www.pas-de-calais.com/pdf-telechargement/espace-presse/2012/DP_metaphone.pdf
Côté nature, les deux terrils proches proposent différents circuits dans des ambiances variées. Champs cultivés, zones humides et bien sûr remblais se côtoient, tantôt ouverts sur des espaces d’activités économiques, tantôt enserrés dans une zone végétalisée qui ne laisse rien deviner du caractère industrieux des environs.
L’ascension des deux terrils offre un panorama circulaire qui donne à apercevoir les constructions les plus hautes de la Métropole Lilloise, les Monts des Flandres, les collines de l’Artois… et bien sûr la multitude de terrils dont certains tellement boisés, que seule la connaissance de l’histoire locale permet à l’observateur étranger d’en deviner l’origine.
C’est semble-t-il d’ailleurs source de débats que de savoir s’il convient de laisser la nature réinvestir ces lieux où s’il faut les conserver comme vestiges de l’activité qui les fit naître.
Pour en revenir à des considérations plus proches des sujets traités habituellement sur ce blog, un des intérêts de cette balade est qu’elle est accessible en vélo. Située à deux pas de la Deûle, les chemins de halage offrent un itinéraire tout tracé pour s’y rendre à partir de Lille.
On peut retrouver la Deûle à Houplin-Ancoisne à hauteur du jardin Mosaic (voir l’article consacré à ce jardin en mai 2008 qui décrit un itinéraire à partir du Bois de Boulogne). De là, il n’y a plus qu’à suivre le canal.
Personnellement, après avoir suivi la rive gauche jusqu’au Bac de Wavrin j’ai emprunté ensuite la droite. Cette rive est en très grande partie carrossable, avec de longues portions très roulantes. Parti en VTT, je n’ai pas été gêné par le tronçon herbeux après Wavrin et j’ai pu, au retour, traverser le bois de l’Offlarde entre Ostricourt et Thumeries. Mais le trajet sur les berges de la Deûle peut tout à fait se pratiquer en VTC ou vélo de ville, d’autant qu’en passant d’une rive à l’autre on doit pouvoir éviter certains tronçons terreux.
Une partie des itinéraires dans les terrils est aussi accessible aux vélos.
Une destination à conseiller donc, qu’il s’agisse d’une simple balade pédestre ou du combiné vélo-marche.
Sur les bords de la Deûle après l’écluse de Don.
Les chevalements tels qu’on les découvre à la sortie d’un virage.
Les cages d’ascenseurs vues grâce à un carreau cassé.


Une intégration réussie, je trouve.
Les balades autour de la fosse. On distingue bien sur le plan l’endroit où quitter le chemin de halage, après le pont de l’autoroute et le petit plan d’eau, et comment parvenir jusqu’au site.
Pour une fois grâce à Pierre-Marie je peux affirmer qu’il s’agit de blé . »Puissant, a-t-il précisé ».

Un cheminement paisible et ombragé


Un premier terril permet de prendre de la hauteur.




Vue cette fois du second terril.
Et pourtant la plate-forme multimodale, l’autoroute, ne sont pas loin.

La gare d’Ostricourt, sur la route du retour.
Le monument aux morts d’Ostricourt.

A Thumeries, mais Pierre-Marie n’est plus pour me dire si c’est du blé.