Mine de rien

Mine de rien, nous avons une belle région. Elle se révélait telle en ce dimanche enfin estival où le soleil primeur brillait dans un air transparent, laissant le regard s’envoler vers l’horizon.

Rendez-vous était pris pour une balade pédestre près de Oignies, à deux pas d’une plate-forme multimodale et au pied d’un terril. De quoi rendre circonspect l’amateur de randonnées champêtres mais qu’un rapide coup d’œil sur la carte au 25 millième rassurait néanmoins.

Surprenant endroit que cette fosse 9/9 bis qui mêle étroitement activité humaine et nature dans une confrontation inachevée.

Cheminant sur une route bordée d’arbres, c’est tout d’un coup, au détour d’un virage à angle droit, que l’on découvre le carreau et ses deux imposants chevalements. Les bâtiments, dans un très bon état de conservation, procurent l’illusion d’un site en activité que renforce la proximité immédiate de la cité Declercq, du nom du propriétaire de la mine.

On peut librement déambuler à l’extérieur du site, des carreaux cassés ça et là laissant entrevoir l’intérieur et notamment les cages d’ascenseur.

Le site fait l’objet d’un vaste de projet de valorisation qui associe patrimoine, culture, activités tertiaires, environnement… Je vous renvoie pour plus d’informations au dossier de presse élaboré par le Conseil général du Pas de Calais.

http://www.pas-de-calais.com/pdf-telechargement/espace-presse/2012/DP_metaphone.pdf

Côté nature, les deux terrils proches proposent différents circuits dans des ambiances variées. Champs cultivés, zones humides et bien sûr remblais se côtoient, tantôt ouverts sur des espaces d’activités économiques, tantôt enserrés dans une zone végétalisée qui ne laisse rien deviner du caractère industrieux des environs.

L’ascension des deux terrils offre un panorama circulaire qui donne à apercevoir les constructions les plus hautes de la Métropole Lilloise, les Monts des Flandres, les collines de l’Artois… et bien sûr la multitude de terrils dont certains tellement boisés, que seule la connaissance de l’histoire locale permet à l’observateur étranger d’en deviner l’origine.

C’est semble-t-il d’ailleurs source de débats que de savoir s’il convient de laisser la nature réinvestir ces lieux où s’il faut les conserver comme vestiges de l’activité qui les fit naître.

Pour en revenir à des considérations plus proches des sujets traités habituellement sur ce blog, un des intérêts de cette balade est qu’elle est accessible en vélo. Située à deux pas de la Deûle, les chemins de halage offrent un itinéraire tout tracé pour s’y rendre à partir de Lille.

On peut retrouver la Deûle à Houplin-Ancoisne à hauteur du jardin Mosaic (voir l’article consacré à ce jardin en mai 2008 qui décrit un itinéraire à partir du Bois de Boulogne). De là, il n’y a plus qu’à suivre le canal.

Personnellement, après avoir suivi la rive gauche jusqu’au Bac de Wavrin j’ai emprunté ensuite la droite. Cette rive est en très grande partie carrossable, avec de longues portions très roulantes. Parti en VTT, je n’ai pas été gêné par le tronçon herbeux après Wavrin et j’ai pu, au retour, traverser le bois de l’Offlarde entre Ostricourt et Thumeries. Mais le trajet sur les berges de la Deûle peut tout à fait se pratiquer en VTC ou vélo de ville, d’autant qu’en passant d’une rive à l’autre on doit pouvoir éviter certains tronçons terreux.

Une partie des itinéraires dans les terrils est aussi accessible aux vélos.

Une destination à conseiller donc, qu’il s’agisse d’une simple balade pédestre ou du combiné vélo-marche.

 

Sur les bords de la Deûle après l’écluse de Don.

Les chevalements tels qu’on les découvre à la sortie d’un virage.

Les cages d’ascenseurs vues grâce à un carreau cassé.

Une intégration réussie, je trouve.

Les balades autour de la fosse. On distingue bien sur le plan l’endroit où quitter le chemin de halage, après le pont de l’autoroute et le petit plan d’eau, et comment parvenir jusqu’au site.

Pour une fois grâce à Pierre-Marie je peux affirmer qu’il s’agit de blé . »Puissant, a-t-il précisé ».

Un cheminement paisible et ombragé

Un premier terril permet de prendre de la hauteur.

Vue cette fois du second terril.

Et pourtant la plate-forme multimodale, l’autoroute, ne sont pas loin.

Zone humide.

Contrôle d’accès pour vélo.

La gare d’Ostricourt, sur la route du retour.

Le monument aux morts d’Ostricourt.

A Thumeries, mais Pierre-Marie n’est plus pour me dire si c’est du blé.

Thumeries, toujours.

Une réflexion au sujet de « Mine de rien »

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