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Brevet Jean-Paul Meire – Frelinghien 2012

Sous l’abribus à Saint André. Ce sera la seule photo de cette randonnée

Hasard du calendrier et de la météo, je me retrouve à me poser pratiquement la même question que l’an dernier : des brevets de Phalempin et Wasquehal, lequel choisir sachant qu’il fera mauvais demain. J’avais opté il y a un an pour la Randonnée Jean-Luc Vancauwenberghe organisée au départ de Wasquehal, soucieux de limiter la distance à parcourir pour rejoindre le départ. Ce sera en définitive le brevet Jean-Paul Meire de l’association cyclotouriste frelinghinoise qui fera l’objet de mon choix et de mon soutien.

J’écoute attentivement les prévisions météo à la radio en petit déjeunant. Le ciel est gris mais le sol sec et le météorologiste de service tient des propos rassurants, confirmant l’absence de pluie près de la frontière belge.

Il ne faut pas longtemps pour que les vaches célestes se mettent à pisser apportant un cinglant démenti aux propos ainsi tenus.

C’est donc sous une pluie modérée que je pars vers Frelinghien, regrettant ma tonte de la veille qui découvre mes oreilles les exposant à un vent humide et froid.

Arrivé à Saint-André un grain s’abat qui m’incite à rechercher l’abri d’un arrêt d’autobus. Je repars une fois la pluie ralentie et deux ou trois kilomètres plus loin, alors que mes chaussures sont déjà transformées en baignoires, une audi noire aux vitres fumées me dépasse en klaxonnant rageusement. Il ne m’en faut pas plus pour agonir son chauffeur usant des pires injures même si je sais pertinemment qu’il ne peut les entendre. Ca soulage.

Arrivé à Frelinghien, très peu de cyclistes sont au départ et les quelques valeureux évoquent plutôt le trente kilomètres que le soixante ou le quatre-vingt-dix.

J’opte pour le soixante et une fois les formalités d’inscription accomplies, je retrouve l’humidité et la fraicheur ambiantes. Mon coupe-vent commence à donner des signes d’infiltration et je me promets d’investir dans un blouson anti-pluie.

Une fois dépassé un petit peloton d’une huitaine de cyclistes qui manifestement prend son temps pour ne pas parcourir trop vite le circuit le plus court, je file vers Estaires sans dépasser ni être dépassé.

Parvenu à Estaires, le temps s’est légèrement amélioré, enfin tout est relatif. Alors que j’ai dépassé l’embranchement et suis le soixante kilomètres, je décide de revenir sur mes pas et opte pour le grand parcours. Il n’est que neuf heures, advienne que pourra.

Le pire manifestement est passé et seules quelques ondées passagères ponctueront le reste de la balade. Le vent par contre se met de la partie.

Alors qu’ayant fait mon deuil d’un ravitaillement j’achève une barre de céréales, je tombe sur le contrôle mis en place à La Couture, malgré la faible fréquentation. Le bénévole, qui attend le client dans sa voiture, en compagnie de son épouse, m’indique que je suis le deuxième cyclo à m’arrêter. Je pense qu’il n’aura pas vu grand monde d’autre de la matinée.

Une fois restauré, je reprends la route avec un vent soutenu qui devient rapidement favorable. Quelques passages me permettent de faire des pointes à quarante kilomètres heure sans effort et il me faut être vigilant pour éviter la sortie de route au terme de lignes droites virant sec mais sur chaussée mouillée.

Le retour se fait sans grande difficulté. Les organisateurs sont fidèles au poste et attendent les derniers arrivants. Bilan de la participation trente sept cyclistes.

J’ai déjà exprimé mon empathie, pour organiser moi-même des manifestations de plein air, avec les bénévoles qui se démènent pour organiser une randonnée et dont les efforts sont réduits à néant parce qu’il pleut.

Moralité : le vélo est un sport de plein air, ce n’est pas parce qu’il pleut qu’il faut rester chez soi.

Pour en revenir au brevet, le parcours proposé est très roulant conduisant vers des territoires peu fréquentés par les brevets de la métropole lilloise.

Le circuit balisé par un F jaune au départ de la salle des fêtes de Frelinghien est le suivant :

Frelinghien, Houplines, Wez-Macquart, ZI Chapelle d’Armentières, Fleurbaix, Croix du Bac, Estaires direction Neuf Berquin, La Gorgue, Pont Riqueult, Richebourg, Vieille Chapelle, La Couture, Le Touret, Le Harnel, Gorre, Festubert, Lorgies, Aubert, Fromelles, La Boutillerie, Wez Macquart, Pérenchies, Frelinghien.

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Houplines, Vallée de la Lys

C’est un trou de verdure où chante une rivière

La préparation d’un événement familial qui déroulait ce week-end m’a empêché de rendre compte de Lille-Hardelot, ce sera fait cette semaine j’espère. Pas de vélo donc ce week-end alors que le temps était idéal.

Tout au plus ai-je joué les livreurs, mes sacoches pleines jusqu’à la gorge de baguettes, brioches et autres pains. J’ai également pu m’éclipser dimanche soir et profiter de cette villégiature à Houplines pour rouler quelques kilomètres dans la campagne et sur les bords de la Lys. La lumière était particulièrement agréable en cette fin de journée et j’ai sans doute autant fait de kilomètres que de photos.

En voici quelques unes.

Pour débuter, le cimetière britannique de la ferme Buterne, légèrement en retrait de la D 945, bordé par la Becque de la Prévoté.

Ensuite le barrage et l’écluse peu avant le pont Bayard, dont le bleu et le blanc ne dépareraient pas dans certaines iles grecques.

Enfin pour conclure, quelques enseignes vestiges probables d’estaminets.

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Rouler le nez en l’air

Le soleil est effectivement de la partie

Je vous l’accorde, c’est tout sauf prudent, et si jamais un jeune public venait à s’égarer sur ce blog, je le dis tout net, mon invitation est à prendre au sens métaphorique.

En ce dimanche radieux, alors que certains parcouraient les Monts des Flandres sous l’égide de l’URFA Lille, il me fallait rester, pour cause d’astreinte, dans un périmètre plus restreint. L’occasion comme souvent de découvrir la ville sous un autre angle.

La dominante du jour était les enseignes, sur un trajet limité constitué principalement de l’avenue de Dunkerque à Lomme et plus précisément le côté ensoleillé.

Quelques images de ce court périple urbain.

Entre la rue de Cambrai et le Boulevard de Belfort

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La belle sauce, heu, les belles censes 2012

Les vaches manifestent une relative indifférence aux conditions climatiques.

J’avais fait confiance aux prévisions en ligne de Météo France qui annonçaient quelques averses samedi après-midi et un temps sec dimanche matin. Mauvaise pioche, Grouchy vint samedi et Blücher dimanche.

Comptant ferme sur des éclaircies, je choisis un habillement doublement modulable avec maillot et coupe-vent à manches amovibles. Je fais fi de la pluie qui m’accueille en sortant de chez moi, l’air embaume le lilas et le ciel au loin troque sa teinte anthracite contre un gris souris.

A Anstaing, sans être l’affluence des grands jours les cyclos arrivent de façon continue.

Toujours confiant dans une amélioration du temps, je m’inscris pour la plus longue distance, cent quinze kilomètres, qui amène jusque dans les Frasnes.

Au bout de quinze kilomètres ma détermination faiblit et j’entrevois la possibilité d’un itinéraire bis. Certes le vélo est un sport de plein et il faut s’apprêter à la pratique par tous les temps mais mes pieds trempés, faute de sur-chaussures, militent ardemment pour une sortie écourtée

A l’approche du Mont Saint Aubert, j’aspire à franchir ses flancs histoire de me réchauffer, las ce sera pour le retour.

Je délaisse le cinquante kilomètre écoutant mon courage plutôt que mes pieds et poursuis ma route arrosée.

A la bifurcation entre le soixante-quinze et le cent-quinze, je résiste sans trop de difficulté à l’invitation d’une légère embellie à poursuivre sur le parcours long.

Je ne sais si les ravitailleurs de cet itinéraire auront vu passer beaucoup de monde. Le soixante-quinze m’a paru lui-même peu fréquenté, n’ayant été dépassé que par un ou deux cyclistes et il y a fort à parier que le plus gros des trois cent-cinquante six participants a choisi le cinquante-kilomètres.

Le parcours du soixante-quinze kilomètres présente peu de difficultés, la principale étant le franchissement du col de Jubaru. Les censes sont au rendez-vous, même si l’on évite la ferme de Barbissart qui en est un des fleurons (cf. l’article sur le Mont Saint-Aubert d’août 2011)

L’itinéraire est le suivant :

Anstaing, Petit Paris, Carrefour Market Baisieux, Blandin, Route de Courtrai feux tricolores, Route de Renaix, Mourcourt, Thimougies, Quartes, Velaines, Route de Renaix, Col du Jubaru, Kain centre, Kain piste, Feux route nationale, Templeuve, Willems Place, Baisieux passage à niveau, Maréquaix, Chereng Eglise, Gruson, Anstaing.

Départ, salle polyvalente, rue Marie Curie

Le parcours est balisé au sol par un “A” bleu-vert surmonté d’une flèche qui ressemble à une fusée.

Ah, s’il faisait soleil…

Les gâteaux sont au sec et non pas secs.

Ah, s’il faisait soleil…