Nieuwkerque 2014

Nieuwkerque sous la pluieDifficile de se croire mi-août en arrivant à Nieuwkerque ce dimanche matin.

Il fallait se rendre outre-Quiévrain ce dimanche pour trouver des brevets. Deux étaient répertoriés sur Cyclos59, l’un à Estaimbourg avec entre autres un 90 kilomètres et l’autre à Nieuwkerque proposant trois distances dont la plus longue de 65 kilomètres.

Au vu des prévisions météo, le temps n’était pas ce dimanche aux longues sorties et j’optai finalement pour Nieuwkerque qui, avec l’aller retour, me faisait une randonnée de 125 kilomètres. Ce n’était donc pas déchoir que de choisir ce brevet.

Prudent, je pris mon coupe-pluie et n’eus qu’à m’en féliciter car les précipitations étaient en avance et, en sus du ciel nuageux annoncé, nous eûmes droit à quelques belles averses ainsi qu’à un vent soutenu.

Pas de regret non plus d’avoir pris mon vélo de randonnée, ayant prêté mon vélo de route. La chaussée était grasse et glissante en de multiples endroits et j’appréciai mes pneus de 28C et mon guidon plat en matière de tenue de route.

Le parcours ne présentait pas de difficulté majeure, le Mont noir n’étant qu’effleuré et le Mont Kemmel, que l’on aurait pu attendre vu sa proximité, ignoré. Pour autant ce circuit n’en était pas moins animé. Serpentant autour de Nieuwkerque, il offrait de fréquents changements de direction et donc de positionnement au regard du vent. Côté dénivelé, pas de méchante côte mais une succession de vallonnements concentrés dans les deux premiers tiers du parcours. Ambiances différentes également avec un tronçon le long de la Lys entre Warneton et Deulemont.

Grâce aux indications précises de la feuille de route, j’ai pu reconstituer l’itinéraire sur Openrunner. Vous trouverez le lien en fin d’article qui vous permettra peut-être de le refaire par un temps plus clément.

Vous l’aurez compris, ce n’était pas tellement un dimanche à prendre beaucoup de photos. En voici néanmoins quelques unes.

Ciel tourmenté près de NeuwkerqueEntre deux averses quelques beaux ciels tourmentés.Ciel tourmenté près de Neuwkerque Ciel tourmenté près de Neuwkerque Ciel tourmenté près de Neuwkerque Ciel tourmenté près de Neuwkerque Ciel tourmenté près de Neuwkerque Cyclistes

La faible luminosité n’aura pas permis des photos de cyclistes en mouvement. Le temps d’obturation trop long les rendra floues.Ravitaiilement NieuwkerqueRavitaillement à Wulvergem.Cycliste Eglise de Wulvergem NieuwkerqueEclaircie pour le retour à Nieuwkerque La Lys près d'HouplinesDe nouveau la pluie en suivant la Lys vers Frelinghien.

Parcours NieuwkerqueLe parcours que vous pouvez retrouver dans Openrunner.

http://www.openrunner.com/index.php?id=3983848

Profil parcours Nieuwkerque

 

Le Vert Bois – Marquette 2012

Inquiétante forme au fond de l’allée du domaine du Vert Bois.

Ce fut comme une grosse fatigue qui me prit ce matin et fit que je mis encore plus de temps que d’habitude à me préparer. Etait-ce la perspective d’un temps pluvieux, le fruit d’un manque de sommeil ? Toujours est-il que mon lit présentait un attrait inhabituel en ce dimanche matin.

Santes, lieu de départ du brevet auquel j’avais prévu de participer, me paraissait au bout du monde et je finis par opter pour la randonnée du Vert-Bois au départ de Marquette, plus proche, ce même si la distance totale compte tenu de la longueur des circuits était pratiquement équivalente.

Finalement, je démarre le coup de pédale allègre, les bras nus, éprouvant un sentiment de légèreté qui devient vite suspect. Rapide coup d’œil vers les accessoires indispensables, pompe, coupe vent, matériel de réparation, gourde, tout est là. Pas de raison donc de s’inquiéter. Ce n’est que cinq cents mètres plus loin, que, par une association d’idées dont je vous fais grâce, je réalise que j’ai oublié mon casque et reviens sur mes pas.

Un premier grain à la pluie dense et froide, salue mon arrivée à Marquette. J’en oublie de regarder le côté de droit de la route et rate l’entrée du parc du Vert-Bois, ce qui me vaut d’arriver déjà bien mouillé. Les cyclos ne se pressent pas et après un café, je quitte la salle, non sans avoir rangé mon coupe vent la pluie ayant cessé. Cette interruption sera de courte durée et moins d’un kilomètre après j’enfile de nouveau mon coupe vent pour le retirer à Presmesques.

Aux environs de Fleurbaix, la pluie se met de nouveau à tomber, mais je renonce à mettre mon coupe vent, pressentant un régime d’averses et comptant sur le vent pour me sécher entre deux.

A Sailly sur la Lys la pluie s’intensifie et je sens tout d’un coup mes chaussettes enfler.

Ravitaillement à proximité de Steenwerck. Le vent, tiède le matin, a fraichi avec la pluie et je remets mon coupe vent, cette fois, pour ne plus l’ôter jusqu’à mon domicile. Une douche chaude aura raison de l’onglet qui me paralyse les pieds.

Cent six participants seulement, dure saison pour les clubs.

Le parcours du 90 km, très roulant, est le suivant :

Marquette, Saint-André, Verlinghem, Lompret, Frelinghien, Pérenchies, Premesques, Ennetières en Weppes, Radinghem, Le Maisnil, Fleurbaix, Sailly sur la Lys, Estaires, Le Doulieu, Steenwerck, Bac Saint-Maur, Fleurbaix, Bois Grenier, La Chapelle d’Armentières, Houplines, Verlinghem, Saint-André, Marquette.

Le balisage est constitué des deux lettres VB peintes en vert. Départ salle rue Lalau, devant le domaine du Vert Bois

Le temps n’étant pas propice, pas de photo de ce brevet si ce n’est celle de l’ange démon, vestige de Lille 2003 et dont l’implantation en ces lieux semble s’expliquer par le fait que ces statues ont été peintes à Marquette. J’ai néanmoins repéré quelques vues intéressantes à proximité du départ que je me suis promis de venir photographier par beau temps.

En ce dimanche, c’est le côté démon facétieux qui l’a emporté sur la part d’ange.

Les différents parcours.

Brevet Jean-Paul Meire – Frelinghien 2012

Sous l’abribus à Saint André. Ce sera la seule photo de cette randonnée

Hasard du calendrier et de la météo, je me retrouve à me poser pratiquement la même question que l’an dernier : des brevets de Phalempin et Wasquehal, lequel choisir sachant qu’il fera mauvais demain. J’avais opté il y a un an pour la Randonnée Jean-Luc Vancauwenberghe organisée au départ de Wasquehal, soucieux de limiter la distance à parcourir pour rejoindre le départ. Ce sera en définitive le brevet Jean-Paul Meire de l’association cyclotouriste frelinghinoise qui fera l’objet de mon choix et de mon soutien.

J’écoute attentivement les prévisions météo à la radio en petit déjeunant. Le ciel est gris mais le sol sec et le météorologiste de service tient des propos rassurants, confirmant l’absence de pluie près de la frontière belge.

Il ne faut pas longtemps pour que les vaches célestes se mettent à pisser apportant un cinglant démenti aux propos ainsi tenus.

C’est donc sous une pluie modérée que je pars vers Frelinghien, regrettant ma tonte de la veille qui découvre mes oreilles les exposant à un vent humide et froid.

Arrivé à Saint-André un grain s’abat qui m’incite à rechercher l’abri d’un arrêt d’autobus. Je repars une fois la pluie ralentie et deux ou trois kilomètres plus loin, alors que mes chaussures sont déjà transformées en baignoires, une audi noire aux vitres fumées me dépasse en klaxonnant rageusement. Il ne m’en faut pas plus pour agonir son chauffeur usant des pires injures même si je sais pertinemment qu’il ne peut les entendre. Ca soulage.

Arrivé à Frelinghien, très peu de cyclistes sont au départ et les quelques valeureux évoquent plutôt le trente kilomètres que le soixante ou le quatre-vingt-dix.

J’opte pour le soixante et une fois les formalités d’inscription accomplies, je retrouve l’humidité et la fraicheur ambiantes. Mon coupe-vent commence à donner des signes d’infiltration et je me promets d’investir dans un blouson anti-pluie.

Une fois dépassé un petit peloton d’une huitaine de cyclistes qui manifestement prend son temps pour ne pas parcourir trop vite le circuit le plus court, je file vers Estaires sans dépasser ni être dépassé.

Parvenu à Estaires, le temps s’est légèrement amélioré, enfin tout est relatif. Alors que j’ai dépassé l’embranchement et suis le soixante kilomètres, je décide de revenir sur mes pas et opte pour le grand parcours. Il n’est que neuf heures, advienne que pourra.

Le pire manifestement est passé et seules quelques ondées passagères ponctueront le reste de la balade. Le vent par contre se met de la partie.

Alors qu’ayant fait mon deuil d’un ravitaillement j’achève une barre de céréales, je tombe sur le contrôle mis en place à La Couture, malgré la faible fréquentation. Le bénévole, qui attend le client dans sa voiture, en compagnie de son épouse, m’indique que je suis le deuxième cyclo à m’arrêter. Je pense qu’il n’aura pas vu grand monde d’autre de la matinée.

Une fois restauré, je reprends la route avec un vent soutenu qui devient rapidement favorable. Quelques passages me permettent de faire des pointes à quarante kilomètres heure sans effort et il me faut être vigilant pour éviter la sortie de route au terme de lignes droites virant sec mais sur chaussée mouillée.

Le retour se fait sans grande difficulté. Les organisateurs sont fidèles au poste et attendent les derniers arrivants. Bilan de la participation trente sept cyclistes.

J’ai déjà exprimé mon empathie, pour organiser moi-même des manifestations de plein air, avec les bénévoles qui se démènent pour organiser une randonnée et dont les efforts sont réduits à néant parce qu’il pleut.

Moralité : le vélo est un sport de plein air, ce n’est pas parce qu’il pleut qu’il faut rester chez soi.

Pour en revenir au brevet, le parcours proposé est très roulant conduisant vers des territoires peu fréquentés par les brevets de la métropole lilloise.

Le circuit balisé par un F jaune au départ de la salle des fêtes de Frelinghien est le suivant :

Frelinghien, Houplines, Wez-Macquart, ZI Chapelle d’Armentières, Fleurbaix, Croix du Bac, Estaires direction Neuf Berquin, La Gorgue, Pont Riqueult, Richebourg, Vieille Chapelle, La Couture, Le Touret, Le Harnel, Gorre, Festubert, Lorgies, Aubert, Fromelles, La Boutillerie, Wez Macquart, Pérenchies, Frelinghien.

La belle sauce, heu, les belles censes 2012

Les vaches manifestent une relative indifférence aux conditions climatiques.

J’avais fait confiance aux prévisions en ligne de Météo France qui annonçaient quelques averses samedi après-midi et un temps sec dimanche matin. Mauvaise pioche, Grouchy vint samedi et Blücher dimanche.

Comptant ferme sur des éclaircies, je choisis un habillement doublement modulable avec maillot et coupe-vent à manches amovibles. Je fais fi de la pluie qui m’accueille en sortant de chez moi, l’air embaume le lilas et le ciel au loin troque sa teinte anthracite contre un gris souris.

A Anstaing, sans être l’affluence des grands jours les cyclos arrivent de façon continue.

Toujours confiant dans une amélioration du temps, je m’inscris pour la plus longue distance, cent quinze kilomètres, qui amène jusque dans les Frasnes.

Au bout de quinze kilomètres ma détermination faiblit et j’entrevois la possibilité d’un itinéraire bis. Certes le vélo est un sport de plein et il faut s’apprêter à la pratique par tous les temps mais mes pieds trempés, faute de sur-chaussures, militent ardemment pour une sortie écourtée

A l’approche du Mont Saint Aubert, j’aspire à franchir ses flancs histoire de me réchauffer, las ce sera pour le retour.

Je délaisse le cinquante kilomètre écoutant mon courage plutôt que mes pieds et poursuis ma route arrosée.

A la bifurcation entre le soixante-quinze et le cent-quinze, je résiste sans trop de difficulté à l’invitation d’une légère embellie à poursuivre sur le parcours long.

Je ne sais si les ravitailleurs de cet itinéraire auront vu passer beaucoup de monde. Le soixante-quinze m’a paru lui-même peu fréquenté, n’ayant été dépassé que par un ou deux cyclistes et il y a fort à parier que le plus gros des trois cent-cinquante six participants a choisi le cinquante-kilomètres.

Le parcours du soixante-quinze kilomètres présente peu de difficultés, la principale étant le franchissement du col de Jubaru. Les censes sont au rendez-vous, même si l’on évite la ferme de Barbissart qui en est un des fleurons (cf. l’article sur le Mont Saint-Aubert d’août 2011)

L’itinéraire est le suivant :

Anstaing, Petit Paris, Carrefour Market Baisieux, Blandin, Route de Courtrai feux tricolores, Route de Renaix, Mourcourt, Thimougies, Quartes, Velaines, Route de Renaix, Col du Jubaru, Kain centre, Kain piste, Feux route nationale, Templeuve, Willems Place, Baisieux passage à niveau, Maréquaix, Chereng Eglise, Gruson, Anstaing.

Départ, salle polyvalente, rue Marie Curie

Le parcours est balisé au sol par un “A” bleu-vert surmonté d’une flèche qui ressemble à une fusée.

Ah, s’il faisait soleil…

Les gâteaux sont au sec et non pas secs.

Ah, s’il faisait soleil…

Le Mont Ventoux

 

Le Ventoux tel qu'en mon souvenir

Faute de brevet ce dimanche pour cause de repas de quartier à organiser, je vous propose un petit retour en arrière avec cette semaine de vacances à Malaucène fin avril (Cf. l’article les Courons du Nord en Provence). Sans ce que ce soit délibéré, les évènements relatés ne sont pas sans faire écho à mes récentes tribulations lors de la route des Monts.

Comment résister au Mont Ventoux ? Pour le nordiste que je suis, dont les petits tétons que sont les Monts des Flandres constituent les seules déformations de la ligne d’horizon, cette énorme mamelle qui domine la plaine à des dizaines de kilomètres à l’entour a de quoi alimenter les fantasmes. En mémoire, ces étapes du tour de France. Celle de 2009 la plus récente, ou les Schleck, Contador et autres avalent la pente avec une aisance qui laisse pantois. Celle de 1967, plus lointaine marquée par la mort de Tom Simpson. Je me souviens avoir vu le reportage à la télévision le soir, à cette époque je jouais dehors à l’heure de la retransmission en direct.

Je gardais le souvenir d’un Mont Ventoux baigné de lumière, un matin de printemps, alors que nous en avions fait l’ascension en famille mais cette fois à pied. Cette longue partie terminale dans la pierraille blanche qui, de la plaine, donne l’illusion de neiges éternelles.

C’était dit, j’allais m’attaquer au Mont Ventoux.

Une première journée m’avait permis de me rassurer un peu quant à ma capacité à gravir des pentes soutenues un peu plus longtemps que ne le permettent les reliefs du Nord. J’avais pu également observer le géant et la variabilité de sa couverture nuageuse. Ce n’était pas sans appréhension que j’envisageais cette montée avec laquelle j’avais flirté il y a quelques années de cela, mais sans entraînement et avec un vélo moins adapté.

Départ de Malaucène vers 8h00. La météo s’annonce clémente, tout au moins en matinée, bien que ne ce soit pas le grand beau que nous avons connu en début de semaine. Le temps est frais et la montée vers le col de la Madeleine qui conduit à Bédouin offre un bon échauffement. Arrivé à Bédouin, le ciel commence à se couvrir. J’entame la montée.

Les deux premiers kilomètres sont sans histoire. Après l’embranchement avec la D 19, la pente s’accentue sans dépasser les 7%. Elle devient franchement plus raide après Saint-Esteve, aux abords du sixième kilomètre. Les bornes jaunes et blanches annoncent le nombre de kilomètres restant jusqu’au sommet et la pente. Indicateurs tantôt rassurants, tantôt décourageants selon qu’au moment où je les croise je me sens plutôt à l’aise ou au contraire en difficulté. Peu de cyclistes dans la montée.

Je fais en sorte de ne pas aller au delà de l’avant dernier pignon, voire celui d’en dessous, résolu à ne recourir au plus grand qu’en dernière extrémité. C’est, je vous l’accorde, une façon tout à fait empirique de gérer l’effort mais qui dans la circonstance fonctionna à peu près bien.

J’apprécie, à ce moment de la journée, le ciel couvert m’imaginant ce que peut-être la montée sous le soleil et la chaleur.

J’arrive enfin au chalet Reynart et en profite pour faire une pause barres de céréales avant d’entamer le dernier tiers, l’observatoire en point de mire. Dur, dur les deux derniers kilomètres, le temps fraîchit et le sommet est franchement couvert. Une couche de grésil recouvre les derniers virages.

Arrivé au sommet, j’ai juste le temps de prendre en photo un cyclo italien qui me rend la pareille et de me changer que s’abat une pluie de grêle.

Le coupe vent enfilé, sans m’attarder davantage je bascule de l’autre côté et entame la descente. Côté nord, la route est couverte d’une couche de neige qui rend la descente périlleuse. Je roule sans cesser de freiner alors que la grêle continue de tomber. J’ai rapidement l’onglet et au bout de deux kilomètres, je finis par m’arrêter et marcher. J’avance pratiquement aussi vite et j’ai moins froid. Je ne regrette pas d’avoir loué un vélo sans cale-pieds automatiques et d’avoir chaussé des chaussures de sport facilitant la marche. Cette couche neigeuse durera jusqu’à peu près la barrière qui empêche l’accès aux voitures. Je fais une halte avec l’espoir de me réchauffer mais en vain. Je repars grelottant.

Je ne suis pas d’ordinaire un grand descendeur, mais là je suis particulièrement peu performant. Je tremble tellement que dès que je prends de la vitesse, je ne parviens pas à maîtriser mon guidon et je me fais une ou deux belles frayeurs dans des virages en épingle. La gomme des freins et la neige ont enduit les jantes d’une pâte noirâtre qui réduit considérablement l’efficacité du freinage.

Je renonce à un arrêt boisson chaude, pressé d’en finir.

J’arrive enfin à Malaucène, transis et ayant complètement usé mes patins de freins arrière. Il me faudra quelques heures, malgré le soleil et la chaleur enfin revenus, avant de retrouver une température interne acceptable.

Cette courte randonnée me confirme qu’en montagne ce que je préfère c’est quand même la montée, que ce soit d’ailleurs à vélo ou à pied.

Elle me rappelle également que la montagne reste la montagne, même si une route la traverse et que les conditions météo en altitude peuvent vite devenir franchement hostiles. D’autres randonneurs ont en fait l’expérience cet été au Galibier.

Le sommet n'est plus très loin

 

J'avais imaginé un ciel plus bleu pour cette photo souvenir

1912 m, on ne plaisante pas avec la montagne par mauvais temps

Le ciel sera le même face nord, mais la route, elle, sera complètement enneigée.

Uffholz – Mons en Baroeul (5ème étape : Fumay – Hestrud)

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Hestrud terme d’une humide et rude route

Il fait ce 27 août matin, à la température prés, le même temps que ce 13 novembre. Il a plu toute la nuit et je pars sous un ciel lourd de nuages anthracites. L’hygrométrie reste acceptable jusque Ham. Alors que je quitte la voie verte, vu le temps le détour par Givet me paraît superflu, des trombes d’eau s’abattent. Je gagne les coteaux en direction de Foisches. On aperçoit les cheminées fumantes de la centrale de Chooz qui, sous ce déluge, évoquent le «jour d’après».

A Foisches, contre toute attente, se dessine une éclaircie. L’occasion de belles lumières et de quelques photos. Puis sans prévenir, de nouveau un rideau de pluie. Un peu comme celui qui s’abat lorsque l’un des personnages de Bienvenue chez les Chtis franchit la plaque Région Nord Pas de Calais.

Je me rends compte au bout d’un moment que je suis à la frontière pluie-éclaircie. A gauche, un ciel bleu et nuageux. Devant et à droite, un plafond bas et une pluie dense.

En fait de frontière, il n’y pas que la météo qui change. Une habitante de Foisches à qui j’avais demandé la route de Doisches, m’avait prévenu la route est moins bonne côté belge. De fait la différence est nette et il me faut rouler entre les trous.

C’est peu dire que je suis mouillé. Les routes ruissellent et à deux ou trois reprises je me vois contraint de freiner avec les pieds dans des descentes un peu trop pentues. Je finis par m’abriter sous un abribus me demandant si je ne vais pas finir mon périple en train.

Finalement je repars sous ce qui n’est plus qu’une bruine et vers midi la météo évolue favorablement au point que je pique-niquerai au soleil devant le kiosque à musique de Cerfontaine. J’aurai même le loisir d’un café en terrasse.

Je reprends la route avec un meilleur moral. Las, je n’aurai pas parcouru cinq kilomètres que la pluie reprend sans trêve jusque Hestrud, étape du jour.

Arrivé à la chambre d’hôte, accueil chaleureux dans ce qui fut la maison de la mère l’actuelle propriétaire. J’occupe la chambre bleue, l’une des deux chambres de la maison. Bouilloire, sachets de café, thé et autres infusions me permettent de me requinquer. La propriétaire m’indique qu’elle a remis le chauffage en route.

Côté restauration, le café du Musée de la douane situé juste à côté offre une carte simple mais de qualité et à prix très raisonnable.

Pour réserver: odile.daux@yahoo.fr

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Si la Meuse reste douce elle n’est pas trop riante, n’en déplaise à Peguy.

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D’où je viens…

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Où je vais !!!

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Foisches le temps d’une éclaircie.

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Ce qu’on appelle un ciel plombé.

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Mon vélo contre l’abribus.

Mon vélo devant le kiosque à musique de Cerfontaine, lieu d’une passagère mais salutaire éclaircie.

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Un peu avant la pluie.

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Le clocher à bulbe de Sorle le chateau dans la grisaille.

L’étape du jour.

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