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Brevet Cyclotourisme

La ronde des rois VTT 2013

Au départ, comme aux ravitaillements ou à l’arrivée, l’accueil est toujours chaleureux et bien organisé.

C’est avec le standard « The more I see you » (the more I Want you) en tête que je m’élance ce dimanche matin pour la La Ronde des Rois 2013. Cet air ne me quittera pratiquement pas de la matinée. Faut-il y voir un message adressé au vélo enfin retrouvé depuis tout juste trois semaines ?

Il y a de cela trois mois, je n’envisageais pas de participer à ce brevet. Il s’en est fallu d’un rien d’ailleurs pour qu’il en soit ainsi, mais pour des raisons uniquement mécaniques.

Cela faisait quelque temps que ma transmission donnait des signes inquiétants avec de brusques sauts lors de poussées un peu fortes. J’allai donc consulter mon vélociste (Fallet à Mons) qui diagnostiqua immédiatement l’usure de la chaîne attirant mon attention sur le fait que son changement s’accompagnerait peut-être de celui de la cassette.

Samedi matin, je procède au changement de chaîne et les essais sur le pied d’atelier sont concluants, pas de phénomène anormal, tous les plateaux passent bien. Je procède à quelques réglages de freins, graisse la chaîne et considère le matériel prêt à l’usage.

Vers dix-huit heures je suis pris d’un remords et décide d’un test In concreto. Bien m’en a pris, car il était de fait impossible d’utiliser les plateaux les plus petits. Retour précipité chez le vélociste qui, fort heureusement, n’est situé qu’à un kilomètre de chez moi, disposait d’une cassette 7 plateaux et était disponible pour effectuer le changement immédiatement.

Cette opération de maintenance se révéla opportune car le parcours du jour, bien que plat, nécessita à plus d’un moment d’appuyer sur les pédales en raison de la boue.

Mais reprenons au début. A huit heure trente, le parking est déjà plein et les clubs arrivent par vagues. Les « Bonne année » et « Meilleurs voeux » fusent un peu partout.

Je ne m’attarde pas trop et prend rapidement le départ.

L’arrêt de la pluie depuis trois jours n’a pas suffit au drainage des champs et chemins et ces derniers sont toujours pour certains à l’état de fondrière. Deux premiers tronçons de cette nature permettent de monter en température et en pulsations cardiaques. Après le troisième je serai en nage et enlèverai mon bonnet. Les secteurs pavés qui suivent paraissent par contraste très roulant, quant à la route n’en parlons pas.

Le parcours est bien conçu alternant judicieusement terrains faciles et difficiles dans les pâtures du Mélantois. Il était également très bien balisé et sur des itinéraires plutôt inédits, même si l’on suit de temps en temps le circuit de la Marque à l’arbre.

En l’état actuel, il sollicite pas mal les cuisses et en remontant l’avenue Gustave Delory en direction du Parc Barbieux sur le chemin du retour, je commençais à les sentir.

Le Vélo Club de Roubaix nous a proposé comme à son habitude un circuit de qualité et bien organisé.

A inscrire sur vos agendas 2014.

Ps : J’oubliais la soupe à l’oignon à l’arrivée, bienvenue et changeant des habituels sandwichs…

 

Les Renards des sables de Flines les Raches, sont venus en nombre. Le 17  février prochain ce sera leur tour d’organiser leur ronde VTT.

Le club de Lys lez Lannoy sera également bien représenté.

On distingue au centre, André Tignon en action .

Au terme du troisième tronçon boueux certains préfèrent biaiser.

Alors que d’autres le jouent façon cyclo-cross.

Et que votre serviteur en profite pour admirer le paysage.

Si, si, je vous assure, je l’ai vu comme je vous vois, un cycliste sans tête.

Au ravitaillement de Willems soleil et brume se côtoient.

Regardez bien le cycliste au premier plan à gauche, vous le retrouverez dans quelques photos un peu moins propre.

Ont-ils mangé de la galette au ravitaillement ?

Ravitaillement toujours, mais celui-ci situé à la sortie (ou l’entrée si l’on préfère) de Tressin.

Commentaires sur le parcours.

La soupe fut appréciée.

Si, si, c’est le chemin. Plusieurs dont je suis franchiront cette portion à pied.

D’autres y parviendront en roulant.

Le même endroit, l’an dernier.

Vers Willems.

 

 

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Lille – Hardelot 2012

Parmi mes articles en retard figure la relation de Lille Hardelot, entamée et laissée en jachère. Je reprends donc ce récit qui je le crains ne sera pas très homogène, ma mémoire étant moins fidèle à distance de l’évènement.

Je savais, en allant chercher ma plaque de cadre sous le soleil ce samedi, qu’il n’en serait pas ainsi le lendemain. J’avais même imaginé la pluie et avais disposé dans mon sac à dos une poche étanche contenant des vêtements secs pour le retour.

C’est ainsi équipé que je partis un peu avant sept heures. Une fois n’est pas coutume, le départ était proche de mon domicile et il me fallut moins de dix minutes pour rejoindre Lille Grand Palais.

La perspective d’un temps maussade n’avait pas découragé les participants et ils étaient très nombreux derrière l’arche du départ attendant le top des organisateurs.

Le départ donné, c’est un flux continu de cyclistes qui se forme et il en sera ainsi pendant pratiquement les vingt premiers kilomètres. La prudence est de mise car il en est qui, à la recherche d’un record ou de leurs équipiers, doublent ou slaloment de façon parfois inconsidérée.

Vers le vingtième kilomètre, les pelotons s’espacent, mais il suffira d’un feu rouge à Sailly-sur-la Lys pour que des recollements s’opèrent.

Déjouant là encore mes pronostics, le vent nous est favorable et c’est plutôt sans effort et à bonne allure que nous parcourons les soixante kilomètres qui nous séparent de Roquetoire, lieu du premier ravitaillement.

Les stands sont au bord de la saturation et les bénévoles s’activent pour réapprovisionner les tables en fruits secs, gâteaux, quartiers d’orange. Le ravitaillement est abondant mais les convives nombreux.

Si le paysage prend des formes, les choses sérieuses ne commencent qu’à une dizaine de kilomètres avec la côte d’Elfaut, petite mise en jambes, bienvenue en ce qui me concerne car j’ai un peu de mal à me réchauffer après l’arrêt à Roquetoire. Une belle descente nous amènera à Wismes, dont on pressent que le soleil en accroîtrait le charme.

S’il ne pleut pas, le temps est franchement gris et nébuleux. Croisant des éoliennes, ce n’est qu’à leur hauteur que nous distinguerons leurs palles dans la partie haute de leur rotation. Ce temps automnal demeurera toute la journée et je laisserai passer de nombreux calvaires et clochers sans les photographier mais m’efforçant de mémoriser leur localisation, en vain comme je peux en attester alors que j’écris ces lignes.

Entre Wismes et Lottinghem, point de ravitaillement suivant, deux côtes significatives, celles du Mont Bart et la côte de Quendal dont les pourcentages maximum restent cependant à un chiffre. Elles n’en contribueront pas moins à étirer les groupes.

Peu après Lottinghen, arrive la côte de La Calique, longue de deux kilomètres dont la moitié avec un pourcentage moyen de plus de 8% et un maximum de 15%. La route est relativement rectiligne ce qui en facilite l’ascension.

Pas de difficulté ensuite jusque Samer. Je crèverai pour ma part dans la montée qui y conduit.

Situé à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, je croyais naïvement que le ravitaillement de Samer marquait la fin des difficultés. C’était sans compter sur la côte du Haut Pichot. Du croisement avec la D 215, qui oblige fréquemment à un arrêt, au Calvaire qui marque la fin de la montée, s’étire un kilomètre cent avec un dénivelé moyen de 9% et un maximum à 14%. Je maudirai une fois de plus les voitures suiveuses qui ne font qu’encombrer inutilement la route et gêner la progression, les dépassements devenant compliqués.

Une fois parvenu à Hardelot, pas de farniente sur la plage. Le temps est franchement gris et humide et après avoir goûté sommairement l’air marin, je reprends mon vélo, direction Boulogne gare.

Il est vraisemblable, vu le succès rencontré, que cette édition 2012 augure un renouveau durable de cette classique cyclotouriste. Nous ne pouvons que nous en réjouir, le parcours et l’organisation étant remarquables.

La perspective est trompeuse et de nombreux participants attendent le départ.

 Ce seront les premiers à s’élancer.

La fièvre monte.

C’est parti !

La première vague partie je m’élance à mon tour faisant une halte Grand Place pour photographier cette crevaison précoce. Rira bien …

Foule dense au premier ravitaillement.

Les bénévoles s’activent.

Flux de cyclistes ininterrompu.

Le vélo n’est pas en chocolat !

L’église Wismes dans la grisaille.

Une sympathique descente conduit au centre du village.

Près de Nielles les Blequin.

Des cyclistes qui ne s’arrêteront pas pour profiter du paysage.

Je reverrai la place de Samer, sous le soleil cette fois, lors d’Orchies Boulogne quelques semaines plus tard.

Encore un peu tôt en saison pour la baignade.

En attendant le train.

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La route des monts 2012

« Non, non rien n’a changé » chantaient les Poppies il y a de ça … oh oui, au moins. C’est pourtant cette rengaine des années 70 (voilà c’est dit et j’en profite pour vous communiquer un lien Youtube à l’usage des nostalgiques et des jeunes générations http://www.youtube.com/watch?v=V9Po8lSIKww) qui me revient en fond sonore intérieur alors que je croise l’arrêt de bus photographié en juin dernier (Cf. Brevet Jean-Paul Meire) et qu’il se met à pleuvoir. En fait si, quelque chose a changé, je suis depuis équipé d’un véritable coupe-pluie. Je me ris donc de l’ondée.

Temps morose pour cette édition 2012 mais qui n’a pas découragé les participants

Que dire de ce brevet qui est désormais devenu un classique ?

Très bonne organisation avec des ravitaillements copieux, variés et de qualité (j’avoue que je me suis laissé aller sur un pain d’épices particulièrement savoureux).

Un itinéraire différent d’une édition à l’autre, le Mont des Cats délaissé l’an dernier était franchi deux fois cette année. Le tracé (du 110 km) était néanmoins d’un intérêt inégal, le premier tiers comportait de longues lignes droites notamment pour quitter Armentières ou entre Godewarsvelde et Hondeghem. Il faut dire que le vent, contraire dans cette partie du parcours, qui invitait plus à pousser sur les pédales qu’à regarder le paysage ajoutait à la monotonie.

Le retour vers les monts était par contre plus animé avec un enchainement sportif, Monts des Cats, Boeschepe. Au lieu de rejoindre Boschepe par le chemin du Mont de Cats l’itinéraire nous faisait redescendre vers Berthen pour ensuite tout remonter. Le Mont Rouge avait également droit à deux visites et le Monteberg comme dernière difficulté.

Bref un rendez-vous à ne pas manquer.

Les géants de Boschepe étaient sans doute encore en vacances mais l’orgue était fidèle au poste.

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Circuit des trois batailles – Bouvines 2012

Le clocher de Bouvines retrouve une blancheur virginale mais ne s’est pas encore complètement départi de ses échafaudages

En cet an de grâce 2012, les brevets ont en commun une chose avec la politique, l’alternance.

Avec une régularité bientôt exaspérante nous avons droit à des dimanches avec et des dimanches sans. Remarquons que, comme en politique, selon que l’on est cigale ou escargot, les dimanches, avec, des uns sont les dimanches, sans, des autres. Notons également que pour une même catégorie, selon que l’on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein ce qui est pour l’un un dimanche sans est pour l’autre un dimanche avec. Particularité pour les organisateurs de brevets, les dimanches avec (pluie) sont également des dimanches sans (participants).

Vous aurez sans peine deviné qu’il est une fois de plus question de météorologie et de pluie qui accompagne plus que de raison en cette saison nos équipées dominicales. Je vous laisse jouer avec les combinaisons pour composer sur un mode « chez les papous il y a des poux papas et des poux pas papas… » une comptine où se côtoient cigales et escargots (ou grenouilles) optimistes et pessimistes.

Mauvaise pioche ce dimanche pour le circuit des trois batailles qui fut fort arrosé, avec pour conséquence un effectif deux fois moindre que l’an passé.

Départ sous un temps gris et une pluie faible. L’objectif d’Yves Marie Verbecke me saisit peu après le départ encore fringuant et à peu prés sec. Direction Mons en Pévèle avec une alternance d’ondées et de périodes plus sèches ou moins humides, sans que l’on puisse parler d’éclaircies.

Le ravitaillement est fort opportunément positionné sous un porche.

Les kilomètres qui suivent laissent espérer une accalmie. A Ouvignies je m’engage dans la roue d’un autre cycliste sur ce qui se révélera après un ou deux kilomètres être le circuit court de 48 kilomètres alors que j’ambitionnais de faire le 97. Après une courte hésitation et empli d’optimisme, je fais demi-tour et croise plusieurs groupes dont je ne sais s’ils se sont comme moi fourvoyés ou s’ils ont opté pour le service minimum. Avant que j’aie rejoint l’embranchement, la pluie reprend avec intensité. Je décide néanmoins de poursuivre me réservant la possibilité de couper court si les conditions devenaient trop pénibles.

Malgré la pluie, la température reste clémente et, bénéficiant d’un échange thermique avec la chaussée, même les projections provoquées par les voitures sont tièdes. Je poursuis donc, peu attentif je l’avoue au paysage, en direction de Fontenoy.

Entre Rumegies et Rongy, franchissement de la frontière qui garde encore les traces du récent passage du Tour de France.

Est-ce le fait d’avoir consommé sans modération de la pastèque la veille au soir, toujours est-il qu’une envie pressante me saisit alors qu’il pleut toujours. Cela finit par devenir lancinant alors que je traverse un village rue qui n’en finit pas. La sortie se dessine quand même avec, comble de chance, un petit bois hospitalier. Par bonheur, j’ai opté ce matin pour un maillot à ouverture intégrale qui facilite le déshabillage, mon vélo faisant office de porte-manteau. Quelques feuilles mouillées me permettront de garantir mon hygiène corporelle.

Je peux à ce propos partager mon expérience en ce domaine, pour avoir été confronté à cette délicate situation lors de longues sorties en course à pied ou à vélo.

Si le sujet est moins poétique que l’évocation de la beauté des paysages, moins héroïque que la narration de conditions extrêmes, il n’en présente pas moins un côté prosaïque et pratique qui fait aussi le quotidien du cycliste.

Certes, l’étendue de ma connaissance n’est rien à côté de celle du grand Rabelais qui en des termes truculents décrit dans Gargantua les mille et une manières de s’essuyer.

Au terme de son inventaire, il dévoile ce qu’il considère comme le nec plus ultra :

« Mais, concluent, je dys et mantiens qu’il n’y a tel torchecul que d’un oyzon bien duveté, pourveu qu’on luy tienne la teste entre les jambes. Et m’en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque, tant par la doulceur d’icelluy duvet que par la chaleur tempérée de l’oizon laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la région du cueur et du cerveau. »

Pour ma part et ne souhaitant pas me mettre mal avec Ligue de Protection des Oiseaux, j’en resterai à l’usage d’une feuille humectée de pluie ou de rosée.

Reprenons le cours de ce périple qui nous emmène vers Fontenoy. Je perds de nouveau la trace et file trop vite vers Antoing. Un détour pour retrouver le circuit me conduira à Fontenoy, sans que je trouve le ravitaillement, pour finalement retomber sur une balise qui me fera refaire en sens inverse à peu de mètres près la route suivie en venant d’Antoing. Le temps s’améliore sensiblement avec de fugaces éclaircies qui redonnent de l’intérêt aux paysages. De là à ôter mon coupe vent, il y a un pas que je ne franchis pas, quelques averses ayant vite fait de m’inviter à penser météorologiquement correct.

Je regrette une fois de plus que les conditions atmosphériques ne soient pas plus propices à la flânerie car les environs d’Antoing sont plaisants, divers panneaux signalant des curiosités ou endroits remarquables.

Retour à Bouvines, avec un passage devant le Carrefour de l’Arbre mais côté asphalte, où seuls quelques retardataires tiennent compagnie aux organisateurs un peu déçus de la faible fréquentation.

Un circuit à refaire donc, à l’automne quand il fera beau. Peut-être les 3B oranges qui balisent le parcours au départ du parking de la mairie seront-ils encore visibles. Sinon, le tracé GPS de Gérard Colin vous permettra de le reconstituer.

http://gcolin.jalbum.net/Route%202009%20Cyclos%20Plongeurs%20Marcquois/slides/20120708bouvines_8642.html

Quelques photos quand même de cette sortie.

La foule ne se presse pas au départ alors qu’il fait encore à peu près sec.

Yves Marie Verbecke installe son dispositif anti-pluie.

Peu après le départ.

Ravitaillement de Mons en Pévèle, au sec mais dans les courants d’air.

Les bases du topiaire.

Paysage près de Fontenoy - Circuit de trois bataillesEntre Fontenoy et Antoing, à la recherche de la balise perdue.

A Cherq, l’allée qui mène au château de Curgies ?

Vues du parking de la mairie de Bouvines.

Facétie des cieux, une éclaircie en quittant Bouvines.

Le circuit version touristique.

Le circuit version GPS.