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Cyclotourisme Pensées cursives

Quand la musique est bonne.

 

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Dimanche dans les Weppes

Ce sont habituellement des airs de musique techno sortant de véhicules dont les conducteurs dépassent rarement la trentaine qui viennent troubler le doux ronronnement de la chaine et le chuintement de l’air. Mais ce dimanche matin, c’est une version du genre Mamie flingueuse qui se jouait. Toutes vitres ouvertes, une dame d’un âge certain conduisait, laissant échapper dans son sillage les grands succès de Luis Mariano. La situation était plutôt cocasse et donnait une ambiance Tour de France des années 50. J’avoue, ayant profité d’un feu rouge pour me glisser devant sa voiture, n’avoir pas cherché ensuite à laisser la place suffisante pour un dépassement afin de profiter un peu encore de cette animation inattendue.

Je n’ai jamais pratiqué la course ou le vélo des écouteurs dans les oreilles, mais la musique s’invite souvent dans mes sorties au long cours. Comme dit ma femme, pour courir ou pédaler seul des heures durant il faut une vie intérieure riche. La musique en fait partie.

Cela commence parfois par une de ces rengaines entendue à la radio pendant le petit déjeuner et qui ne vous quitte que pour mieux revenir au moment où l’on croit s’en être débarrassé. Tout l’art consiste alors à trouver un antidote suffisamment puissant mais pas trop non plus car c’est parfois tomber de Charybde en Scylla.

A d’autres moments c’est plus par associations d’idées à la vue d’un paysage ou d’un personnage qu’émerge en sourdine une mélodie. En cet été 2010, Atom Heart Mother des Pink Floyd(1) revient régulièrement. Est-ce la vue des paisibles bovidés paissant dans les pâtures qui me rappelle la pochette de l’album ?Est-ce le titre d’un des morceaux « Summer 68 » ? Ou encore le souvenir de cet été 1970 ou 1971 (?) au cours duquel j’avais acheté l’album ? Toujours est-il que les vents dissonants de l’introduction ou le feulement des solos de guitare accompagnent mes virées dans la campagne flamande.

Et puis la musique sert parfois à accompagner l’effort. Du fond de la mémoire revient un air dont le le rythme est synchrone avec celui de la respiration ou du pédalage. Allegro vivace quand les mollets et le souffle suivent. Andante dans les côtes un peu longue où l’endurance prévaut. L’interprète cycliste prend parfois un peu de liberté avec le tempo quand la cadence de la partition n’est plus complétement en accord avec celui des muscles et du souffle.

Bref vous l’aurez compris, cette forme d’écoute musicale ne présente que des avantages : grande capacité de stockage, autonomie de plusieurs heures, compatibilité avec les impératifs de sécurité routière et ne craint pas les intempéries.

(1) Pour les nostalgiques ou ceux qui ne connaîtraient pas, ci-dessous un lien vers une vidéo d’un Concert au conservatoire de paris (CNSMDP) organisé par les étudiants ingénieurs du son (FSMS) en mars 2003 qui capte une reprise en « live » de la composition des Pink Floyd.

http://www.dailymotion.com/video/xrb6i_pink-floyd-atom-heart-mother_creation

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Brevet Cyclotourisme

Seclin 2010

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La Lys à Erquinghem.

« Mouillé le jeudi, dimanche sèchera ». Je suis dans une période « aphorismes  et proverbes», en voici un de nature à contrer Saint Médard les années ou sa fête tombe un jeudi (en fait, à consulter le Littré, il s’agirait plutôt d’un adage que d’un proverbe, celui de Saint Médard, car le mien peut prendre un tour métaphorique propre à caractériser un proverbe). Bref, si le jeudi de l’ascension était humide ce dimanche fut sec (là ce n’est pas métaphorique du tout). Un voile matinal se dissipa cers 10h00, autorisant alors à enlever manchettes et autres accessoires et à goûter un peu de soleil.

Le parcours proposé par le Cyclo club de Seclin comportait cette année une innovation avec une quatrième distance, un 110 km prolongeant la boucle jusqu’au Mont des Cats. Quelques côtes en plus, de nature à faire travailler la résistance.

J’ai reconstitué à peu près le parcours mais pas exactement car je parviens selon Openrunner à 112 km alors qu’au compteur j’en avais un peu moins de 110.

Abondance de biens ne nuit pas.

http://www.openrunner.com/index.php?id=568789

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Le balisage est constitué d’un S Vert accompagné d’une flèche. Le départ est situé Parc Rosenberg. Quatre autres distances sont proposées : 30 km, 60 km, 80 km, 90 km

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Le Mont Noir est dans la brume.

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10h00, le soleil est bien présent sur Saint Jans Cappel entre Mont des Cats et Mont Noir.

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Ceci est une descente et non une montée comme on pourrait le croire.

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Et je le prouve !!!

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Les jeunes de Deulemont…

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… qui filent dans la descente.

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Deux cyclos de Phalempin.

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Cyclotourisme Non classé

Les rives de l'Yser

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L’Yser un peu avant Esquelbecq

Sous ce nom, le Comité départemental du tourisme du Nord propose quatre itinéraires cyclotouristes qui, comme leur nom l’indique, offrent de suivre le cours de l’Yser de Saint-Omer à Oost-Cappel sur la frontière franco-belge.

Ces quatre circuits sont conçus de façon autonome mais l’on peut sans peine trouver des itinéraires de jonction qui permettent de les réunir en seul circuit. C’est particulièrement le cas des circuits 1 et 2 dont l’intersection se trouve à Herzeelle.

Ce jeudi, j’avais pour projet de suivre ces deux boucles à partir d’Herzeelle. Un départ tardif et un vent soutenu ne m’ont permis de suivre que le numéro 2.

Atteindre Herzeelle au départ de Lille n’est pas trop compliqué. On se dirige vers Nieuwkerke par un itinéraire déjà décrit (cf. « Flâneries » du 9 décembre 2008) qui permet de rejoindre la « West-Vlaamse Bergenroute » . De Nieuwkerke, on parvient en suivant cette route entre le Mont-Rouge et le Mont-Noir. On abandonne alors le circuit pour partir à gauche, direction le Mont-Noir que l’on traverse puis on dévale jusqu’à l’intersection avec la D 10. Là, à droite toute, direction Berthen, puis à gauche (900 m) pour emprunter le Chemin du Rossignol qui amène au Mont des Cats. On peut choisir de gravir le mont ou de le contourner pour parvenir ensuite à Godwaersvelde où l’on rejoint un autre circuit balisé, celui des Moulins de Flandres n°2. Il suffit ensuite de suivre le balisage pour arriver à Steenvoorde. De là, le plus simple est d’emprunter la route de Winezeele (RD 37) qui vous mène directement à Herzeele.

De la place d’Herzeelle deux circuits sont possibles, l’un de 36 km qui part à l’ouest vers la source de l’Yser (n°2) l’autre de 30 km (n°1) qui file à l’est direction la Belgique.

Le topo du circuit n°2 indique que l’itinéraire traverse les vallons et vallées de l’Yser. C’est sans doute un peu exagéré car j’aurais plutôt décrit le circuit comme franchement plat, le Mont Cassel faisant figure de géant à l’horizon. Ceci étant, ce n’est pas nécessairement plus facile les jours de grand vent car on est tout le temps à découvert.

Comme je l’indiquais plus haut, je n’ai pas suivi la boucle n°1 et suis rentré plus directement qu’à l’aller mais par des routes plus fréquentées. De retour chez moi, le compteur indiquait 170 km. On peut se rendre plus directement au coeur des circuits par la gare TER d’Esquelbecq (liaison Arras Dunkerque).

Il faisait un temps superbe et j’avais bien sûr emmené mon appareil photo.

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La poste de Godeswaersvelde qui garde les vestiges du temps des PTT.

 Elancé, le clocher de brique jaune de Steenvoorde se voit de loin.

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En suivant le départ du circuit des Moulins de Flandres n°1 on passe à proximité du Noordmeulen, il ne faudra pas oublier de tourner à gauche à l’intersection avec la route de Winezeele

Pique-nique sur la place d’Herzeele qui dispose de bancs tout à fait pratiques pour les cyclotouristes égarés.

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Le clocher de l’église d’Herzeele vu de la place

Et sa pimpante horloge

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Une vue du cimetière

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Un autre moulin aux environs d’Herzeelle mais lequel ???

L’Yser alors qu’il n’est qu’un fluet ruisseau à l’eau limpide. Mais pour le voir, il faut délaisser provisoirement le circuit et continuer tout droit à l’embranchement avec le chemin de la cloche

Chapelle le long de la voie romaine, un peu avant Esquelbecq

L’église Saint-Folquin d’Esquelbecq. C’est une Hallekerke (église halle composée de 3 nefs de même taille), ce qui est classique en Flandre intérieure et maritime.

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Son clocher carillon de 23 cloches qui égrènent tous les quarts d’heures des airs typiques de la région. On peut le visiter

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Un banc au milieu de nulle part

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Le kiosque de Wormhout

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Brevet Cyclotourisme

Brevet André Mille

 

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Premiers rayons de soleil avant la forêt de Marchiennes

« Peu de Roubaisiens pourraient vous dire où se trouve la rue Boucicaut », dixit André Tignon dans son reportage consultable sur Cyclos59. Je confirme et vous renvoie à l’article « Parcours piraté » d’il y a deux ans décrivant ma mésaventure où, faute de trouver le départ, j’avais fini par suivre le parcours d’un brevet programmé la semaine suivante.

Cette année j’avais mieux repéré l’itinéraire, pour autant je me suis perdu dans les 500 derniers mètres et c’est un cyclo du cru qui m’a conduit à bon port.

Cap vers la forêt de Marchiennes pour le 100 km avec un vent contraire à l’aller et donc un retour plus facile, Eole soufflant toujours dans la même direction. Le parcours est agréable, parfois sinueux. La traversée de la forêt de Marchiennes était particulièrement plaisante le soleil ayant réussi une percée timide mais suffisante pour égayer le paysage.

Une ondée, brève mais intense, dans les derniers kilomètres était là pour nous rappeler que nous entrons dans la période des giboulées et que la tenue d’hiver peut encore être utile.

L’ambiance à l’arrivée était chaleureuse, témoin la photo prise par Yves Verbeke où je fais office de figurant.

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Quatre circuits étaient proposés : 25 km, 50 km, 78 km et 100 km.

L’itinéraire du 100 km est le suivant :

Roubaix Carihem, Leers, Nechin, Toufflers, Saily-Lez-Lannoy, Willems, Chereng, Gruson, Bouvines, Louvil, Templeuve (F), Genech, Nomain, Le Quesne, Landas, Le Talbot, Rosult, L’Alene d’Or, Brillon, Bousignies, Brillon, Elpret, Forêt de Marchiennes, Beuvry la Forêt, Landas, Sameon, Aix-les-Orchies, Mouchin, Bachy, Wannehain, Camphin-en-Pévèle, Baisieux, Templeuve (B), Nechin, Leers, Roubaix Carihem.

Le 78km évite la boucle à partir de Landas et file directement vers Sameon.

Vous trouverez ci-dessous le tracé du 78 km mis en ligne par Cyclos59.

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Le balisage est constitué d’une flèche blanche qui a vaguement la forme d’une selle de vélo vue de dessus (c’est pas un test de Rorchart mais ça y ressemble).