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Uffholz – Mons en Baroeul (2ème étape Remiremont – Maxey sur vaise)

Au même moment, sur la côte méditerranéenne des baigneurs cherchent l’ombre du parasol.

24 août

Départ sous la pluie. Ce n’est pas le déluge mais je me félicite néanmoins d’avoir suivi les conseils de mon marchand de vélo et d’avoir acheté des sacoches Ortlieb imperméables. Elles sont par ailleurs très pratiques se clipsant sans effort sur le porte-bagage.

L’objectif du jour est de rejoindre la vallée de la Meuse, un peu au nord de Neufchâteau puis d’en suivre plus ou moins le cours.

De Remiremont il faut d’abord accéder au plateau. Une montée d’une vingtaine de kilomètres mène à Xertigny avec de longs passages en forêt où, en ce matin humide, se mêlent odeurs de fougère, d’herbe mouillée et de sapin. Le temps demeure maussade une grande partie de la matinée.

Je m’arrête à Remoncourt pour y pique-niquer la pluie ayant cessé. Je m’achète une tarte aux myrtilles avec le projet de la manger en buvant un café. Las, il me faudra y renoncer faute de trouver un café sur ma route. Le seul du village est fermé et à vendre et par la suite, les rares troquets croisés sont fermés pour cause de vacances. A emprunter des routes secondaires je réalise le nombre de villages qui ne disposent d’aucune boutique.

Le temps s’améliore progressivement et c’est sous le soleil que je parviens à Domrémy la Pucelle en compagnie de Mallet et Isaac et de Lagarde et Michard (1).

De fait c’est plutôt la deuxième paire qui m’accompagne car si j’ai tout oublié du bon roi que la Pucelle a rejoint pour bouter les anglois hors de France, me reviennent en mémoire les vers de Peguy que je tiens parmi les plus beaux dans mon anthologie personnelle de la poésie française.

« Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,
Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas.
Meuse, adieu : j’ai déjà commencé ma partance
En des pays nouveaux où tu ne coules pas »

Et de regarder la Meuse musarder en songeant à l’enfant qui, selon les indications historico-touristiques, emmenait paître les troupeaux pour son père, quand le tour de la famille était venu.

Cette rêverie passagère ne m’a pas fait oublier les nourritures terrestres que je transporte dans ma sacoche et me résous à manger sans café avant de reprendre mon chemin en suivant la rive droite. La route y sinue au gré des méandres de la rivière que l’on entrevoit par moments au centre de la plaine ou que l’on côtoie parfois.

En cette fin d’étape, mon plaisir est un peu gâché par le couinement de ma chaîne qui manifestement souffre d’un manque d’huile. Les averses rencontrées durant le trajet aller à l’arrière de la voiture ont du ôter une bonne partie de celle mise avant le départ et les récentes pluies ont achevé l’ouvrage.

J’arrive à Maxey sur Vaise, étape du jour, non sans éprouver une légère appréhension quand je découvre que le village borde une départementale assez fréquentée. Mes craintes ne seront pas fondées. Les premières maisons formant sans doute un mur antibruit efficace, le centre du village est des plus paisibles. Un ruisseau canalisé court au milieu de la Grand rue, rappelant le charmant village anglais de Burton on Thames.

Je trouve sans peine la chambre d’hôte située dans une énorme maison. La propriétaire me montre où garer mon vélo et je découvre qu’elle abrite également ceux de l’office du tourisme. Je n’hésite plus alors à lui demander un peu d’huile pour ma chaîne. « Je vais demander à mes enfants me dit-elle, je vous laisserai le tout sur cette table ». Promesse fut tenue et je trouvai sur la table un pot et un pinceau. Je mis un peu de temps à réaliser que ce m’était bien destiné car la viscosité de l’huile la faisait davantage ressembler de la mélasse qu’à celle au Teflon que je vaporise habituellement. Je me décidai néanmoins à appliquer la mixture et obtins de la propriétaire qui passait à ce moment là confirmation que je ne m’étais pas trompé. Je me gardai bien de lui faire part de mon premier étonnement et appliquai consciencieusement ce que je savais désormais être de l’huile.

Je vous recommande donc également cette chambre d’hôte tant pour son cachet, chambres qui sentent bon la campagne des années 50, évier en pierre dans la salle commune, mais sanitaires très modernes, que pour la qualité de l’accueil.

noisette.danielle@wanadoo.fr

(1) C’est à rédiger ce genre de note de bas de page que l’on s’aperçoit que l’âge est là. Donc, jeunes lecteurs, Mallet et Isaac étaient deux historiens qui ont fourni aux collégiens et lycéens français de plusieurs générations des manuels scolaires de référence. Lagarde et Michard ont fait de même pour la littérature.

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Voila une photo qui ne fera sans doute pas très plaisir au Comité Départemental du Tourisme des Vosges, pour autant qu’il ait un jour connaissance de cette publication.

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 Changement assez radical de dénivelé après la Route des crêtes. Je ne suis pas vraiment gêné par la circulation. 

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 Envoyer CV, lettre de motivation et prétentions. Une expérience dans un emploi similaire sera un atout.

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 En début d’après midi, le temps se dégage rendant les paysages moins austères.

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L’église de Domremy.

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La Meuse à Domremy.

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« Et pendant ce temps là, Meuse ignorante et douce,
Tu
couleras toujours, passante accoutumée,
Dans la vallée heureuse où l’herbe vive pousse… »

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La Grand Rue de Maxey sur Vaise.

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Itinéraire de l’étape 2.

Vers la 3ème étape

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Cyclotourisme

Vélo en Vénétie

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Les collines Euganéennes, point de mire du cycliste de plaine et terrain de jeux des grimpeurs

Ces vacances en Vénétie ont été l’occasion de découvrir un terrain tout à fait propice à la pratique du vélo, plus particulièrement la région de Padoue dans laquelle nous résidions.

Petit point de situation tout d’abord pour situer l’endroit. Padoue se trouve à l’est de Milan et à proximité de Venise.

Pour tout dire, cette partie de la Vénétie présente de nombreux points communs avec la Flandre. Tout d’abord une immense plaine, striée de fleuves et de canaux, des terres inondables entourées de digues. Et puis, surgies de nulle part (en fait de phénomènes volcaniques), les Collines Euganéennes que l’on aperçoit à des kilomètres à la ronde, avec des côtes raides et même des pavés.

Certes le pin sylvestre ou le châtaignier sont plus présents que le houblon et nos Monts des Flandres demeurent modestes au regard des quelques 500 mètres d’altitude atteints par les cimes les plus hautes, mais je trouve que tout ceci garde un air de famille.

Une forte activité cycliste est une autre caractéristique partagée avec notre région. Il est vrai que le terrain se prête à la pratique de tout niveau, de la ballade familiale en suivant les chemins de halage, à la pratique sportive avec des pentes qui offrent des pourcentages à deux chiffres. De nombreuses voies vertes existent, longeant les voies d’eau.

Le vélo constitue un bon moyen de visiter les nombreux monuments, villas, églises, jardins et autres curiosités de cette région au riche passé, d’autant que de nombreux trains permettent l’acheminement des vélos.

Pour vous y aider un guide très bien fait, intitulé Padova e provincia in bicicletta propose 14 promenades, excursions, à partir de Padoue ou des villes environnantes. Description des itinéraires et des centres d’intérêt, cartes détaillées, photos, cotation de la difficulté, indication des gares pour un parcours train plus vélo font de cet ouvrage un outil complet pour randonner. Une trace GPS est disponible pour certains parcours.

Vous pouvez vous procurer ce guide en écrivant à promozione@turismopadova.it ou sur place l’obtenir dans les offices du tourisme. Il est disponible en plusieurs langues dont le français. Il est consultable sur le site http://www.amici-della-bicicletta-pd.it/ rubrique Biblioteca.

Quelques photos pour vous donner peut-être l’envie d’aller y pédaler.

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 Non ce n’est pas un terril, malgré le temps brumeux

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Sono ciclisti italiani

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Petite pause entre amis

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Non ce n’est pas de la grenadine, que l’on trouve parfois lors des ravitaillements que boit ce cyliste mais du Spritz, apéritif typique de la Vénétie dont la composition varie selon les lieux. La plus couramment rencontrée est 1/3 de vin blanc, 1/3 d’eau gazeuse et 1/3 de campari.

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De nombreux chemins en site propre bordent les cours d’eau. Parfois macadamisés, ils peuvent par endroits être difficilement praticables avec des pneus de 23 C.

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L’eau omni présente dans la plaine du Po et dans les Collines, haut lieu de thermalisme.

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Halte reposante au sanctuaire du Monte Della Madona (quelques jours avant pour le 15 août, la foule était dense). Situé à 526 m d’altitude, le lieu offre un large panorama sur la plaine. La montée est plutôt costaud avec de nombreux passages qui dépassent les 10%.

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Pour autant que le lieu soit peu fréquenté on ne peut pas dire qu’il n’y ait pas un chat.

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Dans la descente du Monte della Madonna.

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Les villas des riches familles vénitiennes ne manquent pas d’allure. La Villa Barbarigo Pizzoni offre derrière cette modeste entrée un remarquable jardin baroque.

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Située sur la Brenta, la villa Pisani, que l’on peut également atteindre de Padoue, vaut le détour. Ceci n’est en fait que les écuries.

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Voici la villa.

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 Une autre villa entre Monselice et Este.

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Près de Battaglia Terme.

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Non ce n’est pas Venise mais Chioggia, petit port au sud de la Lagune, que l’on peut rejoindre à vélo de Padoue en suivant l’ancienne voie du Sel et du Sucre.

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Bricoleurs de tous les pays…

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Brevet Cyclotourisme

Randonnée du Château 2010

 

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L’aurore aux doigts de rose atténue l’effet disgracieux du relais de télévision.

Je renoue ce dimanche avec les levers à l’aube et les départs au petit matin frais. Le relais de télévision se profile au bout de l’avenue ceint de nuages orangés.

Direction Templeuve (B) pour la Randonnée des châteaux organisée par le Templeuve Cyclo Team (on leur pardonnera cet emprunt à la langue anglaise qui fut un temps signe de modernité). J’avais du l’an dernier renoncer à ce brevet ayant déchiré un pneu en me rendant à Templeuve. Je m’étais donc bien gardé de prendre le même itinéraire empruntant ce funeste tunnel propre à satisfaire les fakirs. Pour autant comme à mon habitude, je n’avais pas complètement mémorisé la route à suivre et je dus à l’obligeance d’un cyclo de Leers, qui s’y rendait également, de rejoindre Templeuve sans trop de détours.

Les quelques propos échangés portèrent notamment sur la difficulté de choisir une tenue adaptée aux écarts de température. Pour ma part je n’avais tergiversé ce matin et opté pour un blouson à manches amovibles. D’acquisition récente, j’ai pu lors de ma randonnée estivale en apprécier l’avantage par rapport à l’association maillot et manchettes. En effet, le dessus des manches et le devant du maillot sont d’une texture plus dense qui atténue la pénétration de l’air.

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Deux cyclos qui me dépassent le temps d’une photo et qui seront plus attentifs que moi.

Départ pour le 80 km alors que le soleil est encore bas et que flottent sur la campagne des bancs de brume épars. Tout à la contemplation de ces paysages vaporeux et la route en contre-jour, je passe outre une indication de tourner à droite et file droit… dans la mauvaise direction. Une doute surgit à la première intersection mais, encouragé par les nombreuses balises, je poursuis ma route. « Errare humanum est, perseverare diabolicum ». A persévérer, je finis par retrouver des traces que je suis un petit moment avant de m’apercevoir que ce sont des indications de retour d’un des circuits. Machine arrière jusqu’à ce que je rejoigne la bonne intersection.

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Entre le paysage et le balisage, il faut parfois savoir choisir.

Cette mésaventure mise à part j’ai parcouru le reste de l’itinéraire sans autre détour profitant de la moindre côte ou franchissement de pont pour rouler en danseuse. Après une semaine de randonnée avec sacoches, le derrière collé à la selle, je goutai le plaisir de ces légères envolées.

L’itinéraire est le suivant :

Templeuve, Templeuve Cazeau, Blandain Molinel, Baisieux, Le Bureau, Wannehain, Bachy, Nomain, Mouchin, la Glanerie, Rumes, Taintignies, Willemeau, Esplechin, Froimont, Marquain, Blandain, Orcq zoning, Froyennes Gare, Ramegnies-Chin, Blandain Fourcroix, Bailleul, Estaimbourg, Leers Nord, Nechin, Templeuve.

Le balisage démarre du Château, route de Tournai. Il est matérialisé par un T blanc prolongé par une flèche.

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Cyclotourisme

"Les Courons du Nord" revient de vacances

 

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Une semaine déjà que je suis rentré et je n’ai encore rien écrit sur ce blog de mes diverses expériences cyclistes de cet été. A ce rythme là, il va me falloir au moins un mois pour rendre compte de ces vacances estivales, d’autant que les brevets sont de nouveau légion chaque dimanche.

Faisons donc comme à la radio avec l’annonce des grands titres.

International : le vélo en Vénétie.

Ces vacances italiennes n’étaient pas vraiment destinées à pratiquer la « bicicletta », mais elles m’ont permis de découvrir une intense activité cycliste, et des moyens tout à fait sympathiques de découvrir cette région.

France : un parcours inédit pour relier la ligne bleue des Vosges et les Flandres, d’Ufholz à Mons-en-Baroeul. Une variante de Calais-Bâle en quelque sorte.

Quelques mots d’explications sur cet itinéraire peu habituel. C’est en fait le fruit d’un compromis entre vacances familiales et cyclotourisme tout en minimisant l’empreinte carbone. Notre destination première étant l’Italie, je recherchais un itinéraire susceptible de constituer une partie de la route du retour et pouvant se pratiquer en une semaine maximum. Quelques bons souvenirs de la route des crêtes, croisée notamment lors du Trail de la Vallée des lacs (aux temps où je courais), un article paru dans la revue Cyclotourisme à propos de la route verte Charleville-Mezieres à Givet m’ont donné le point de départ et la ligne générale. Open Runner a fait le reste.

J’avais opté pour la version confort en retenant la solution chambre d’hôtes, non sans hésiter à choisir cette formule plus contraignante quant au découpage des étapes. La météo m’a ôté tout regret, mon périple ayant été pour le moins arrosé. J’ai aussi mentalement remercié mon vélociste de m’avoir conseillé d’acheter des sacoches Ortlieb, certes un peu chères, mais étanches je peux le certifier.

Open Runner a été une aide précieuse pour mettre au point les différentes étapes, grâce notamment à l’option affichage des chambres d’hôtes. J’ai pu ainsi, en fonction des distances journalières prévues, identifier les chambres disponibles sur mon parcours et arrêter mon itinéraire. Tous les hébergements se sont d’ailleurs révélés de qualité.

A suivre donc quelques souvenirs de vacances, déjà forts loin après une semaine de travail.