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Uffholz – Mons en Baroeul (5ème étape : Fumay – Hestrud)

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Hestrud terme d’une humide et rude route

Il fait ce 27 août matin, à la température prés, le même temps que ce 13 novembre. Il a plu toute la nuit et je pars sous un ciel lourd de nuages anthracites. L’hygrométrie reste acceptable jusque Ham. Alors que je quitte la voie verte, vu le temps le détour par Givet me paraît superflu, des trombes d’eau s’abattent. Je gagne les coteaux en direction de Foisches. On aperçoit les cheminées fumantes de la centrale de Chooz qui, sous ce déluge, évoquent le «jour d’après».

A Foisches, contre toute attente, se dessine une éclaircie. L’occasion de belles lumières et de quelques photos. Puis sans prévenir, de nouveau un rideau de pluie. Un peu comme celui qui s’abat lorsque l’un des personnages de Bienvenue chez les Chtis franchit la plaque Région Nord Pas de Calais.

Je me rends compte au bout d’un moment que je suis à la frontière pluie-éclaircie. A gauche, un ciel bleu et nuageux. Devant et à droite, un plafond bas et une pluie dense.

En fait de frontière, il n’y pas que la météo qui change. Une habitante de Foisches à qui j’avais demandé la route de Doisches, m’avait prévenu la route est moins bonne côté belge. De fait la différence est nette et il me faut rouler entre les trous.

C’est peu dire que je suis mouillé. Les routes ruissellent et à deux ou trois reprises je me vois contraint de freiner avec les pieds dans des descentes un peu trop pentues. Je finis par m’abriter sous un abribus me demandant si je ne vais pas finir mon périple en train.

Finalement je repars sous ce qui n’est plus qu’une bruine et vers midi la météo évolue favorablement au point que je pique-niquerai au soleil devant le kiosque à musique de Cerfontaine. J’aurai même le loisir d’un café en terrasse.

Je reprends la route avec un meilleur moral. Las, je n’aurai pas parcouru cinq kilomètres que la pluie reprend sans trêve jusque Hestrud, étape du jour.

Arrivé à la chambre d’hôte, accueil chaleureux dans ce qui fut la maison de la mère l’actuelle propriétaire. J’occupe la chambre bleue, l’une des deux chambres de la maison. Bouilloire, sachets de café, thé et autres infusions me permettent de me requinquer. La propriétaire m’indique qu’elle a remis le chauffage en route.

Côté restauration, le café du Musée de la douane situé juste à côté offre une carte simple mais de qualité et à prix très raisonnable.

Pour réserver: odile.daux@yahoo.fr

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Si la Meuse reste douce elle n’est pas trop riante, n’en déplaise à Peguy.

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D’où je viens…

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Où je vais !!!

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Foisches le temps d’une éclaircie.

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Ce qu’on appelle un ciel plombé.

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Mon vélo contre l’abribus.

Mon vélo devant le kiosque à musique de Cerfontaine, lieu d’une passagère mais salutaire éclaircie.

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Un peu avant la pluie.

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Le clocher à bulbe de Sorle le chateau dans la grisaille.

L’étape du jour.

Vers la 6ème étape.

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Uffholz – Mons en Baroeul (4ème étape Dun sur Meuse – Fumay)

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26 août

Départ de cette quatrième étape avec un temps toujours maussade mais encore sec. Après un dernier regard vers l’église de Dun surplombant la vallée, je poursuis ma route à travers vergers et pâturages. La route suit une voie de chemin de fer désaffectée. Voilà une voie verte potentielle, même si la route est peu fréquentée.

Je décide de faire un crochet pour bénéficier d’un point de vue signalé sur la carte. Il me faudra en contrepartie suivre une départementale rouge, au trafic vraisemblablement plus dense.

A Pouilly sur Meuse, je me trompe de route et croise ainsi le cimetière d’Autreville Saint Lambert, 48 habitants au recensement de 2006 et une densité de 12,09 habitants au kilomètre carré (Nous sommes loin des 7702 habitants au kilomètre carré de Mons en Baroeul !!!).

Le panorama n’est pas vraiment là où le signalait la carte mais la descente offre des vues intéressantes sur la vallée de la Meuse.

Je rejoins Mouzon, franchis les fortifications par la porte de Bourgogne mais ne prends pas le temps de visiter l’abbaye.

Je file vers Sedan en faisant un détour par Bazeilles dont j’entends parler tous les ans par ma femme qui y fait passer des oraux de BTS. C’est assez conforme à la description qu’elle m’en a faite. Je cherche vaguement quelques restes de la guerre de 1870 évocateurs du roman de Zola « La guerre » mais ne trouve que le musée de la dernière cartouche. Ce n’est pas la partie de l’itinéraire qui me laisse le plus de souvenirs et s’il n’était mes notes et les photos, je ne suis pas sûr de retrouver dans ma mémoire des images très évocatrices sauf peut-être le fort de Sedan.

Je repars, après un pique nique au pied du dit fort, vers Charleville Mezières en empruntant la rive gauche. Difficile de passer à Charleville sans évoquer Rimbaud, nettement plus sulfureux que le Peguy de la Pucelle. Mais mes préoccupations du moment se tournent davantage vers le départ de la voie verte en direction de Givet, que je compte emprunter.

Un article paru dans Cyclotourismes, la revue de la FFCT, m’a donné l’envie de suivre cet itinéraire qui n’est pas vraiment le plus court chemin vers Mons en Baroeul. J’ai du mal à trouver des personnes bien au courant du lieu précis du départ mais finis par être orienté vers une boutique du Conseil Général sise place Ducale. L’occasion d’admirer cet ensemble dont la proximité de style avec la Place des Vosges s’explique par celle des deux architectes qui les conçurent et qui étaient frères.

Je trouve sans difficulté la boutique du Conseil général et l’hôtesse d’accueil, fort aimable, me remet le guide de route et un plan pour rejoindre le départ. Ce guide est très bien fait et décrit de façon précise, plans à l’appui, le tracé de la voie. Il est possible de le télécharger à partir du lien suivant : http://www.cg08.fr/Les-missions/Tourisme

La voie verte est vraiment très agréable, tant par les paysages qu’elle offre que par la qualité de sa réalisation. Goudronnée sur toute sa longueur et à double sens, la viabilité est excellente. A l’exception d’inévitables traversées de ville pour changer de rive ou de parties donnant accès à des habitations, la voie est en site propre et loin de toute circulation automobile.

Suivre le cours de l’eau au plus près a son charme mais prendre un peu de hauteur permet de changer de perspective et de varier les plaisirs. Plusieurs points de vue sont signalés qui sont autant d’invites à des variantes.

A Joigny, je quitte les bords de Meuse pour emprunter la D1a qui mène aux Rochers des Grands Ducs. Il faudra pour profiter de la vue appuyer un peu sur les pédales, mais la montée est régulière, puis abandonner sa mécanique pour emprunter des sentiers qui bordent la falaise, chaussures avec cales strictement déconseillées.

De là, plusieurs points de vue offrent de vastes panoramas sur les méandres encaissés du fleuve. Je fais plusieurs photos dans la perspective de les assembler mais ma technique n’est pas au point car il faut penser à travailler en deux dimensions et il me manquera un bout de ciel.

D’autres points de vue sont signalés mais qui obligent à des détours peu compatibles avec mon plan de route. D’autant, que peu après être redescendu dans la vallée, une pluie intermittente mais drue accompagne la fin de la journée.

J’arrive trempé à Fumay, dans une chambre d’hôte d’un style encore différent des précédentes. C’est une belle maison bourgeoise, située au bord de la voie verte. La chambre est très spacieuse et décorée avec goût. Pas de cuisine possible non plus mais une pizzeria est proche.

Tombe la pluie.

Pour réserver : Liliane LORENT liliane.lorent@orange.fr

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 La Meuse à Sassey.

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Les tons parme et violet, manifestement « tendance » pour les boiseries extérieures.

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 Cimetière d’Autreville Saint Lambert.

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Mouzon : la porte de Bougogne.

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La mairie de Villers devant Mouzon.

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Le garage à Pompe (à incendie je présume).

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Charleville – Mézières : la place Ducale.

Difficile de ne pas citer Rimbaud, même si c’est de la place de la gare de Charleville dont il est question dans « A la Musique » :

Sur la place taillée en mesquines pelouses,
Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
Tous les bourgeois poussifs qu’étranglent les chaleurs
Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses …

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Mon vélo Place Ducale.

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En face, le départ de la voie verte.

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De nombreux piétons marchent ou courent le long de la voie verte.

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Points de vue depuis les Rochers des Grand Ducs.

Qui va le plus vite ?

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Au loin, les quatre fils Aymon sous la pluie.

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Fumay, un soir de pluie.

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Tracé de la 4ème étape.

Vers la 5ème étape.

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Uffholz – Mons en Baroeul (3ème étape Maxey sur Vaise – Dun sur Meuse)

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La Meuse à Saint-Mihiel (Aquarelle – coll particulière)

25 août

Ce matin départ au sec, même si le ciel demeure couvert.

J’écoute avec délice le doux ronronnement de la chaîne désormais bien huilée et me souviens que traînent dans ma cave des fonds de bidons d’huile de moteur que je pourrais sans doute utilement recycler dans le graissage de chaîne. Ce pourrait être une protection efficace contre la corrosion due au sel pendant la période hivernale.

Mais bien que le temps de ces jours derniers permette d’en douter, l’hiver est encore loin, profitons de l’été.

Je poursuis ma route tranquille le long du fleuve.

Passage à Commercy dont je découvre qu’elle dispose d’un vélodrome.

A Mecrin, je constate qu’une route qui semblait coupée sur ma carte au 250.000 ème m’amène en fait directement à Brassettes. Une fois parvenu, un fermier m’indique un chemin communal qui file vers Ailly sur Meuse. Ces itinéraires bis m’évitent dix kilomètres sur la départementale qui mène à Saint-Mihiel. J’y fais mes courses et échange quelques propos vélocypédiques avec un charcutier cycliste.

Je reprends mon chemin et m’arrête aux Paroches pour pique niquer sur ce qui fait office de place de l’Eglise. Arrive alors un cyclo au long cours et nous engageons la conversation. Parti d’Amsterdam, il rejoint Lyon pour ensuite rentrer en Autriche après avoir travaillé 10 ans à Washington en tant qu’architecte. Je lui indique la route découverte le matin avec, par la suite, la crainte de l’avoir envoyé dans une galère car sa carte routière est encore moins détaillée que la mienne et il traine quand même un vélo de 45 kilos.

Nous nous prenons mutuellement en photo et échangeons nos adresses électroniques puis repartons chacun de notre côté.

La route vers Verdun est agréable sur une départementale pas trop fréquentée et avec un temps ensoleillé.

A Verdun, je quitte la vallée pour grimper sur le plateau de l’Argonne et traverser quelques lieux historiques de la guerre 1914-1918. Changement de rythme par rapport à ces deux derniers jours en plaine. J’observe des traces de la semaine fédérale de la FCCT, plusieurs communes ayant laissé leurs décorations « vélo ».

Le temps s’est couvert et le paysage est plutôt austère. Après un passage au mémorial américain de Montfaucon, je rejoins le cimetière américain de Romagne-sous-Monfaucon. C’est un lieu étonnant. Une longue pelouse bordée d’arbres sépare le domaine en deux, qu’une route, ouverte à la circulation, traverse de part et d’autre de la pelouse. Sur un des côtés, s’étend le cimetière. Deux rangées de quatre pelouses taillées court abritent des milliers de croix blanches alignées.

Malgré la route traversante, l’endroit paraît coupé du monde et hors du temps. Un calme éternel semble l’envelopper que rompent seulement tous les quarts d’heure sonneries aux morts ou airs yankees.

Le cimetière allemand situé quelques centaines de mètres plus loin est de taille et d’allure plus modestes.

J’amorce alors mon retour dans la vallée pour rejoindre Dun sur Meuse. Je suis scrupuleusement les indications de la logeuse et suit la direction de l’église du XIV éme siècle. La montée est rude et parvenu presque au sommet, je me dis que je vais me retrouver au pied du monument mais sûrement pas rue du Pape Etienne. Je redescends donc de l’autre côté, espérant trouver la rue attendue. Je me retrouve sur les bords de meuse et demande à plusieurs passants mon chemin. En vain, manifestement celle-ci est peu connue. Finalement, un plan de la ville trouvé au hasard des mes allées et venues me confirmera qu’il fallait persévérer. Je remonte donc la côte, petit plateau grand pignon, et finis par trouver la rue et la chambre d’hôtes. Située à flanc de coteau, la maison offre une large vue sur la vallée. La chambre est très confortable et l’accueil chaleureux. Voyant mon air dépité en apprenant qu’il n’est pas possible de cuisiner et qu’il faut redescendre et donc remonter pour se restaurer, mon hôtesse finira par me préparer mes pâtes lyophilisées. J’avais prévu large et une tisane digestive fut bienvenue.

Pour vous renseigner ou réserver : ploner.dun@free.fr

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Le canal de l’Est à Troussey où il rejoint le canal de la Marne au Rhin.

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Point d’interrogation sur mon carnet de notes pour cette photo.

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Pharmacie de L’art nouveau à Commercy.

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La Meuse à Saint Mihiel, côté pile…

La Meuse à Saint Mihiel, côté face…

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In Les Paroches, habe ich Michael, einen österreichischen Radfahrer, getroffen.

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Ich unf mein fahrrad, vor der  Kirche von Les Paroches

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Sur la route vers Verdun

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 Sur le plateau.

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Un des huit « carrés » du cimetière américain de Romagne-sous-Monfaucon.

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Le clocher de l’église de Dun

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La vallée vue de l’église.

Topo :

Cette étape est la plus longue avec près de 150 km. Il fallait rattraper la distance plus courte parcourue le 1er jour.

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Vers la 4ème étape.

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Uffholz – Mons en Baroeul (2ème étape Remiremont – Maxey sur vaise)

Au même moment, sur la côte méditerranéenne des baigneurs cherchent l’ombre du parasol.

24 août

Départ sous la pluie. Ce n’est pas le déluge mais je me félicite néanmoins d’avoir suivi les conseils de mon marchand de vélo et d’avoir acheté des sacoches Ortlieb imperméables. Elles sont par ailleurs très pratiques se clipsant sans effort sur le porte-bagage.

L’objectif du jour est de rejoindre la vallée de la Meuse, un peu au nord de Neufchâteau puis d’en suivre plus ou moins le cours.

De Remiremont il faut d’abord accéder au plateau. Une montée d’une vingtaine de kilomètres mène à Xertigny avec de longs passages en forêt où, en ce matin humide, se mêlent odeurs de fougère, d’herbe mouillée et de sapin. Le temps demeure maussade une grande partie de la matinée.

Je m’arrête à Remoncourt pour y pique-niquer la pluie ayant cessé. Je m’achète une tarte aux myrtilles avec le projet de la manger en buvant un café. Las, il me faudra y renoncer faute de trouver un café sur ma route. Le seul du village est fermé et à vendre et par la suite, les rares troquets croisés sont fermés pour cause de vacances. A emprunter des routes secondaires je réalise le nombre de villages qui ne disposent d’aucune boutique.

Le temps s’améliore progressivement et c’est sous le soleil que je parviens à Domrémy la Pucelle en compagnie de Mallet et Isaac et de Lagarde et Michard (1).

De fait c’est plutôt la deuxième paire qui m’accompagne car si j’ai tout oublié du bon roi que la Pucelle a rejoint pour bouter les anglois hors de France, me reviennent en mémoire les vers de Peguy que je tiens parmi les plus beaux dans mon anthologie personnelle de la poésie française.

« Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,
Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas.
Meuse, adieu : j’ai déjà commencé ma partance
En des pays nouveaux où tu ne coules pas »

Et de regarder la Meuse musarder en songeant à l’enfant qui, selon les indications historico-touristiques, emmenait paître les troupeaux pour son père, quand le tour de la famille était venu.

Cette rêverie passagère ne m’a pas fait oublier les nourritures terrestres que je transporte dans ma sacoche et me résous à manger sans café avant de reprendre mon chemin en suivant la rive droite. La route y sinue au gré des méandres de la rivière que l’on entrevoit par moments au centre de la plaine ou que l’on côtoie parfois.

En cette fin d’étape, mon plaisir est un peu gâché par le couinement de ma chaîne qui manifestement souffre d’un manque d’huile. Les averses rencontrées durant le trajet aller à l’arrière de la voiture ont du ôter une bonne partie de celle mise avant le départ et les récentes pluies ont achevé l’ouvrage.

J’arrive à Maxey sur Vaise, étape du jour, non sans éprouver une légère appréhension quand je découvre que le village borde une départementale assez fréquentée. Mes craintes ne seront pas fondées. Les premières maisons formant sans doute un mur antibruit efficace, le centre du village est des plus paisibles. Un ruisseau canalisé court au milieu de la Grand rue, rappelant le charmant village anglais de Burton on Thames.

Je trouve sans peine la chambre d’hôte située dans une énorme maison. La propriétaire me montre où garer mon vélo et je découvre qu’elle abrite également ceux de l’office du tourisme. Je n’hésite plus alors à lui demander un peu d’huile pour ma chaîne. « Je vais demander à mes enfants me dit-elle, je vous laisserai le tout sur cette table ». Promesse fut tenue et je trouvai sur la table un pot et un pinceau. Je mis un peu de temps à réaliser que ce m’était bien destiné car la viscosité de l’huile la faisait davantage ressembler de la mélasse qu’à celle au Teflon que je vaporise habituellement. Je me décidai néanmoins à appliquer la mixture et obtins de la propriétaire qui passait à ce moment là confirmation que je ne m’étais pas trompé. Je me gardai bien de lui faire part de mon premier étonnement et appliquai consciencieusement ce que je savais désormais être de l’huile.

Je vous recommande donc également cette chambre d’hôte tant pour son cachet, chambres qui sentent bon la campagne des années 50, évier en pierre dans la salle commune, mais sanitaires très modernes, que pour la qualité de l’accueil.

noisette.danielle@wanadoo.fr

(1) C’est à rédiger ce genre de note de bas de page que l’on s’aperçoit que l’âge est là. Donc, jeunes lecteurs, Mallet et Isaac étaient deux historiens qui ont fourni aux collégiens et lycéens français de plusieurs générations des manuels scolaires de référence. Lagarde et Michard ont fait de même pour la littérature.

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Voila une photo qui ne fera sans doute pas très plaisir au Comité Départemental du Tourisme des Vosges, pour autant qu’il ait un jour connaissance de cette publication.

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 Changement assez radical de dénivelé après la Route des crêtes. Je ne suis pas vraiment gêné par la circulation. 

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 Envoyer CV, lettre de motivation et prétentions. Une expérience dans un emploi similaire sera un atout.

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 En début d’après midi, le temps se dégage rendant les paysages moins austères.

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L’église de Domremy.

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La Meuse à Domremy.

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« Et pendant ce temps là, Meuse ignorante et douce,
Tu
couleras toujours, passante accoutumée,
Dans la vallée heureuse où l’herbe vive pousse… »

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La Grand Rue de Maxey sur Vaise.

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Itinéraire de l’étape 2.

Vers la 3ème étape

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