Les collines Euganéennes, point de mire du cycliste de plaine et terrain de jeux des grimpeurs
Ces vacances en Vénétie ont été l’occasion de découvrir un terrain tout à fait propice à la pratique du vélo, plus particulièrement la région de Padoue dans laquelle nous résidions.
Petit point de situation tout d’abord pour situer l’endroit. Padoue se trouve à l’est de Milan et à proximité de Venise.
Pour tout dire, cette partie de la Vénétie présente de nombreux points communs avec la Flandre. Tout d’abord une immense plaine, striée de fleuves et de canaux, des terres inondables entourées de digues. Et puis, surgies de nulle part (en fait de phénomènes volcaniques), les Collines Euganéennes que l’on aperçoit à des kilomètres à la ronde, avec des côtes raides et même des pavés.
Certes le pin sylvestre ou le châtaignier sont plus présents que le houblon et nos Monts des Flandres demeurent modestes au regard des quelques 500 mètres d’altitude atteints par les cimes les plus hautes, mais je trouve que tout ceci garde un air de famille.
Une forte activité cycliste est une autre caractéristique partagée avec notre région. Il est vrai que le terrain se prête à la pratique de tout niveau, de la ballade familiale en suivant les chemins de halage, à la pratique sportive avec des pentes qui offrent des pourcentages à deux chiffres. De nombreuses voies vertes existent, longeant les voies d’eau.
Le vélo constitue un bon moyen de visiter les nombreux monuments, villas, églises, jardins et autres curiosités de cette région au riche passé, d’autant que de nombreux trains permettent l’acheminement des vélos.
Pour vous y aider un guide très bien fait, intitulé Padova e provincia in bicicletta propose 14 promenades, excursions, à partir de Padoue ou des villes environnantes. Description des itinéraires et des centres d’intérêt, cartes détaillées, photos, cotation de la difficulté, indication des gares pour un parcours train plus vélo font de cet ouvrage un outil complet pour randonner. Une trace GPS est disponible pour certains parcours.
Vous pouvez vous procurer ce guide en écrivant à promozione@turismopadova.it ou sur place l’obtenir dans les offices du tourisme. Il est disponible en plusieurs langues dont le français. Il est consultable sur le site http://www.amici-della-bicicletta-pd.it/ rubrique Biblioteca.
Quelques photos pour vous donner peut-être l’envie d’aller y pédaler.
Non ce n’est pas un terril, malgré le temps brumeux
Sono ciclisti italiani
Petite pause entre amis
Non ce n’est pas de la grenadine, que l’on trouve parfois lors des ravitaillements que boit ce cyliste mais du Spritz, apéritif typique de la Vénétie dont la composition varie selon les lieux. La plus couramment rencontrée est 1/3 de vin blanc, 1/3 d’eau gazeuse et 1/3 de campari.
De nombreux chemins en site propre bordent les cours d’eau. Parfois macadamisés, ils peuvent par endroits être difficilement praticables avec des pneus de 23 C.
L’eau omni présente dans la plaine du Po et dans les Collines, haut lieu de thermalisme.
Halte reposante au sanctuaire du Monte Della Madona (quelques jours avant pour le 15 août, la foule était dense). Situé à 526 m d’altitude, le lieu offre un large panorama sur la plaine. La montée est plutôt costaud avec de nombreux passages qui dépassent les 10%.
Pour autant que le lieu soit peu fréquenté on ne peut pas dire qu’il n’y ait pas un chat.
Dans la descente du Monte della Madonna.
Les villas des riches familles vénitiennes ne manquent pas d’allure. La Villa Barbarigo Pizzoni offre derrière cette modeste entrée un remarquable jardin baroque.
Située sur la Brenta, la villa Pisani, que l’on peut également atteindre de Padoue, vaut le détour. Ceci n’est en fait que les écuries.
Voici la villa.
Une autre villa entre Monselice et Este.
Près de Battaglia Terme.
Non ce n’est pas Venise mais Chioggia, petit port au sud de la Lagune, que l’on peut rejoindre à vélo de Padoue en suivant l’ancienne voie du Sel et du Sucre.
Bricoleurs de tous les pays…