Balade vers Ypres ce dimanche après-midi, en empruntant à partir de Comines (Belgique) la voie verte qui longe le projet de canal.
Si passé les remparts les rues baignaient dans la quiétude dominicale des villes de province, il en allait tout autrement sur la place du Marché ou régnait une joyeuse animation. Une patinoire en plein air, aux pieds de la Halle aux draps, offrait une version contemporaine des « Plaisirs d’hiver » de Brueghel.
Désireux de ne pas rouler hors agglomération une fois la nuit tombée, ma halte fut de courte durée. Ne buvant pas d’alcool et ayant bien déjeuné, je n’eus pas trop de mal à résister aux odeurs de vin chaud et de gaufre que répandait le marché de Noël.
Quelques photos faites en chemin.
Un couple de vaches d'abord lointainesQui se rapprochentUn brin poseuses. Bref des animaux bien sympathiques dont je ne montre pas tous les clichés et que je quitte à regret faute d'avoir plus de temps à leur consacrer.
Après des problèmes de disque dur, une coupure de ligne ADSL a perturbé l’alimentation de ce blog. Toute ressemblance avec les conditions météorologiques sur la région ce dernier dimanche est complètement improbable
Comme dit le proverbe «C’est l’occasion qui fait le larron ». Mon beau frère ayant oublié ses papiers chez ses parents à Dunkerque, je me suis proposé d’aller les y rechercher… en vélo bien sûr.
J’avais néanmoins assorti mon offre de services d’une condition qui était de ne pas être confronté à des conditions météorologiques trop défavorables. Météo France annonçait un temps couvert mais sec et un vent de 30 km/h avec rafales à 55 km direction sud-sud-ouest donc a priori plutôt favorable à l’aller. Les prévisions du dimanche matin sur France Inter confirmait le temps couvert et annonçait quelques pluies éparses suivies d’éclaircies.
Confiant dans ces prévisions je quittai Mons sous un ciel gris anthracite. La suite des évènements, confortée par diverses expériences antérieures démontrera le caractère tout relatif de la notion de pluies éparses. En fait, je crois comprendre qu’il faut la comprendre non comme une répartition équilibrée de rares ondées sur l’ensemble du territoire concerné mais plutôt comme la possible survenue d’averses sur une portion du dit territoire. Ceci fait que si à un échelon que l’on pourrait qualifier de macro spatial on peut parler de rareté, pour le quidam qui se trouve dans la zone hydratée le terme paraît impropre voir carrément fallacieux.
Pour en revenir à mon périple, le Mont Noir fut franchi dans des conditions hygrométriques acceptables ainsi que le Mont des Cats. J’y croisai nombre de vététistes partis de Boeschepe et venus relever le défi des Cinq Monts. La poursuite de la randonnée dans la plaine connut une période d’éclaircies offrant de belles lumières mais trop fugaces pour être saisies.
A partir d’Herzeele le temps fut franchement humide avec un crachin assez dense, ce jusque Dunkerque où l’on pouvait parler de pluie. Ceci étant, la relative clémence de la température rendait l’humidité supportable.
Le ciel restant maussade et venteux, je m’étais décidé après un bouillon chaud à revenir en train. Finalement, au moment de partir pour la gare, je trouvai l’éclaircie prometteuse et pris le parti d’un retour cycliste. Je n’eus pas à regretter mon choix car très vite le bleu détrôna le gris. Pour ne rien gâcher le vent avait tourné, étant désormais orienté plutôt nord nord ouest. Le retour se fit donc sans grande difficulté, mais je l’avoue en frôlant seulement le Mont des Cats et délaissant le Mont Noir pour filer ensuite vers Meteren, Bailleul, Nieppe puis rejoignant Frelinghien par Le Romarin. Que du plat donc.
La lumière et le vent aidant j’ai pu entrecouper ma randonnées de haltes photographiques notamment à West Cappel et Bambeque. En voici quelques images.
Des problèmes informatiques ayant perturbé la rédaction de mes chroniques cyclotouristes, c’est sous un même intitulé que je rendrai compte de mes sorties de ces deux derniers dimanches.
Commençons donc par le brevet organisé par le Cyclo d’Ascq. Cinquante kilomètres annoncés pour la distance longue, quarante au compteur (peut-être ai-je pris un raccourci sans m’en rendre compte), cela avait un goût de trop peu, mais c’était pratiquement le dernier brevet sur route de la saison. Et puis nous roulions pour une bonne cause, une partie de la recette étant reversée au profit des Restos du cœur.
Nombreux, routiers ou vététistes, avaient répondu présent malgré la grisaille et il fallait, à neuf heures, faire la queue pour s’inscrire.
L’occasion d’échanger avec des têtes connues que l’on ne reverra, sauf hasard d’une rencontre, qu’à la fin de l’hiver.
Fin de saison, s’ébauchent déjà des projets pour la prochaine. Un Paris – Cambrai, qu’un fidèle lecteur de ce blog (oui, oui cela existe) me conseille sans réserve. Le Mercantour et autres « Tours de… » entrevus dans la dernière livraison de la revue Cyclotourisme. Autant de perspectives qui occupent l’esprit en roulant et alimentent des fantasmes de randonnées tempérées alors que les frimas se font fréquents.
D’ici les retrouvailles, il va me falloir composer moi-même mes itinéraires ou suivre des traces anciennes, au risque de devoir improviser lorsque celles-ci se perdent sur des routes terreuses. Ou encore, passer d’un circuit à un autre au gré de l’ensoleillement, du sens du vent, avec parfois des boucles qui tournent court me faisant rapidement revenir au même point.
Ce dimanche, je retrouvai le circuit au départ de Bois Grenier. Les marques étaient bien visibles et c’est sans trop de difficultés que je suivis le parcours de 60 km. Parti avec un petit sept degrés, j’eus vite chaud dans ma tenue hivernale et revins la gourde pratiquement vide. Derniers beaux jours ?
Si l’horizon était vaporeux, le soleil mettait en valeur un foisonnement de verts et donnait du relief aux briques des maisons. Il me fallut une fois de plus arbitrer entre une honnête moyenne et des arrêts photos tentants.
En ligne pour la photo, déjà prêts à partir ...
... tandis que d'autres continuent d'arriver.
Il faut patienter pour s'inscrire...... mais dans la bonne humeur.Les cyclos de Leers se regroupent.
Premier brevet pour mon camarade JB. Il va trop vite et la photo est floue. Cela permet de régler la délicate question du droit à l'image.
Autre ambiance le dimanche suivant.
Des choux de Bruxelles, je les préfère en photo.
L'église de StrazeeleL'église de Merris dont je décrouvre seulement la forme originale du clocher bien que je sois déjà passé plusieurs fois devantMaison de type gothique brugeois à SteenwerckUne autre maison originale à Capinghem
De Marquette au Grand plaisir, il faut suivre le chemin noir.
Alors qu’il pleuvait des cordes la veille au soir, le ciel était bleu en ce dimanche matin.
Voilà qui était de bonne augure, après une semaine humide, pour le Rallye du Vert bois, organisé par l’Entente Cycliste Wambrechies Marquette, dont j’avais identifié le fléchage vert, bien visible, lors de ma sortie de ce 14 juillet.
J’avais exprimé dans l’article consacré à l’édition 2010 mon regret d’un départ empruntant des routes relativement fréquentées. Je n’aurai pas la prétention de croire avoir influé sur le tracé du parcours de cette année, toujours est-il que celui-ci prenait très tôt un tour champêtre.
Cette campagne mitoyenne de la ville et que l’on ignore, à suivre les grands axes routiers, ravive des réflexions sur nos choix d’urbanisation. Le modèle du pavillon de plain pied avec un grand jardin est-il encore soutenable ? Il n’est qu’à se promener dans les environs de Lille pour constater la progression des zones pavillonnaires. Sur le chemin du retour, un récent lotissement à l’entrée de Saint-André en est une parfaite illustration, où un étroit champ de maïs côtoie un alignement de maisons fraîchement construites. Sommes nous condamnés à densifier la ville si nous voulons préserver la nature et éviter de voir proliférer (j’avais écrit fleurir mais j’ai préféré éviter l’oxymore) les pancartes « non à la rocade » ?
Voilà de quoi méditer en pédalant.
Pour en revenir à l’itinéraire, à regarder la carte de près, passant par la Clé des champs on croise le Corbeau et par le Chemin noir on atteint Le grand plaisir. Parcours initiatique s’il en est.
Plaisir en tout cas de retrouver le soleil, accru par l’annonce de sa présence éphémère. Plaisir de pédaler sur des petites routes nouvellement asphaltées, le nez au vent, éprouvant la sensation, pour peu que ce dernier vous pousse un peu, de pouvoir avaler sans fatigue les kilomètres, accompagné par le discret ronronnement d’une transmission bien huilée.
Plaisir matinal car, trop vite, le temps allait changer et le ciel se couvrir jusqu’à nous gratifier d’une giboulée à hauteur de Steenwerck. Ce fut la seule de la matinée mais je ne regrettai pas d’être parti tôt car une fois rentré, à peine ma douche prise, c’est une pluie forte et quasi continue qui s’abattit.
Le parcours du 90 km est le suivant :
Marquette, Wambrechies, Verlinghem, Frelinghien, Houplines, Premesques, La Chapelle d’Armentières, Bois Grenier, Fleurbaix, Bac Saint-Maur, Croix au Bac, Steenwerck, Le Doulieu, Fromelles, Le Maisnil, Radinghem, Ennetières en Weppes, Le Maisnil, Premesques, Perenchies, Lompret, Saint-André, Marquette.
Le balisage est constitué des deux lettres VB peintes en vert. Départ salle rue Lalau, devant le domaine du Vert Bois
L’autoroute passe au pied de l’alignement d’arbres au loin (pas si loin)
Victor et son vélo couché
Quelques secondes plus tôt l’église de Steenwerck était puissamment éclairée. J’ai attendu mais n’ai pu retrouver un tel éclairage. Dans quelques minutes surviendra une giboulée.Echanges sur les mérites et inconvénients respectifs du vélo « droit » et du vélo « couché »