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L'échappée Belle 2010

 

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La zone de départ est calme. Photo de groupe devant le Beffroi

Retour en arrière par rapport à l’ordonnancement chronologique de ce blog, pour évoquer le traditionnel Lille-Calais, dont je n’ai pu rendre compte en son temps pour cause de déplacement professionnel suivi de Paris Roubaix.

Petite année pour l’Echappée Belle en termes de fréquentation. Le samedi, les organisateurs annonçaient moitié moins de participants que l’an dernier, ce qui s’est vérifié à l’arrivée… où l’on avait droit à deux sandwichs. La faute à la fête des mères? Espérons le, en souhaitant que cette classique des brevets nordistes perdure.

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Le photographe que l’on voit de dos sur la photo précédente me propose de me prendre. Me voici donc en grande tenue d’apparat, encore immaculée ( mais n’anticipons pas) l’horloge du Beffroi marquant 7h45, heure officielle du départ.

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Dernière photo et dernier pipi pour le club cyclo de Marquise.

Grande année s’agissant des conditions météo puisque nous avons eu un vent de face pratiquement de Lille à Escalles. Si j’ai pu profiter épisodiquement de l’abri de quelque peloton, c’est en prise directe avec le vent que j’ai parcouru l’essentiel des 160 km. Une fois passé Escalles, nous pûmes alors filer vent dans le dos vers Calais et la descente du Cap Blanc Nez vers Sangatte à 65 km/h fut un régal.

Outre le vent, le début de matinée fut un peu humide. Un freinage intempestif dans un virage boueux et me voilà glissant les deux roues en l’air. Je me relève avec plus de peur que de mal. Ma poignée de frein droit est légèrement de travers mais je pourrai la repositionner sans problème. Les manchettes auront évité une abrasion trop forte du coude néanmoins un peu râpé. C’est à la halte de Merris que je constaterai que mon casque en a pris un coup, démonstration si certains en doutaient de son utilité.

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 Mon casque après la chute.

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Le moulin de Watten. Une belle descente s’amorce.

Le parcours légèrement renouvelé proposait outre le Cran d’Escalles quelques montées soutenues.

Dans l’ordre, la traversée de la forêt de Tournehem dont la difficulté est davantage la longueur que la pente. La route monte par paliers et l’on découvre donc au fur et à mesure que ce que l’on croyait être la fin ne l’est pas.

Ensuite vient, le Ventu d’Alembon avec une pente moyenne de 8,2 % et des passages à 9%. La route suit des lacets réguliers, ne pas partir trop vite.

Enfin, après la halte d’Hermelinghen la longue montée du Mât, 500 m à 10% selon les informations données par André Tignon.

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Dans la montée du mât, photographié par André Tignon.

Le Boulonnais à cette période de l’année est toujours aussi plaisant même si le temps maussade ne mettait pas vraiment en valeur les couleurs vives et variées de la végétation.

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Un brevet connu mais que je refais toujours avec plaisir.

Merci aux organisateurs en espérant que la relative désaffection de cette année n’entamera pas leur enthousiasme.

Voici les grandes lignes de l’itinéraire pour ceux qui auraient un regret de n’avoir pas participé :

Lille, Lomme, Sequedin, Englos, Ennetières, Radeingem, Sailly sur la Lys, Le Doulieu, Merris, Vieux-Berquin, Morbecque, Sercus, Lynde, Ebblinghem, Buysscheure, Watten, Ganspette, Eperlecques, Mentque Norbécourt, Quercamps, Journy, Hocquinghen, Licques, Alembon, Hermelinghen, Fiennes, Landrethun le Nord, Saint Inglevert, Escalles, Sangatte, Blériot Plage, Calais.

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Pourtant il y a un parking gardé à l’arrivée

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Les jeunes d’Hellemmes à l’honneur. Dernière photo avant d’aller prendre le train du retour.

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Paris Roubaix cyclo 2010

 

Je l’ai fait. Une fois suffira à mon bonheur. Paris Roubaix cyclo n’est sûrement pas un brevet comme les autres. Une chute, quatre crevaisons, une pluie battante un peu avant d’arriver à Arenberg et jusque Beuvry, il n’aura manqué que le vent contraire pour que cette édition 2010 soit le véritable « Enfer du Nord ».

Tout commence à une heure du matin avec l’embarquement des vélos dans les remorques et des cyclistes dans les bus. Je complète ma sieste de l’après-midi par un somme durant le trajet, je me réveillerai à la sortie de l’autoroute.

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Roubaix : 1h00 du matin, les bus sont là avec leur remorque

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Le bus A est déjà plein, commence l’embarquement dans le B

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Le remplissage des remorques c’est comme le tricot (enfin ce qu’on m’en a dit) un point à l’endroit, un point à l’envers.

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Ca se remplit

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Certains pressés d’en découdre donnent un coup de main

Je profite du débarquement pour aller chercher ma carte de route. Arrivé dans les premiers, mon vélo ne sera déchargé bien sûr que dans les derniers. Bien que solidement amarré, la carrosserie en a pris un coup. A l’heure ou j’écris, je n’ai pas encore nettoyé mon vélo, mais le frottement d’une sangle a fortement érodé la peinture à certains endroits et j’avais noté quelques impacts sur les haubans.

Départ à 4h45, je profite d’un peloton pour avancer à bonne allure sans devoir trop me préoccuper de l’itinéraire. Le jour point à peine, autant rouler efficace.

Les cent premiers kilomètres ne sont qu’une formalité, pas de côte assassine, temps sec.

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Au loin se profile le peloton avec lequel j’ai démarré et que j’ai dépassé lors de leur premier arrêt pipi

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Le groupe comporte un fort contingent de cyclos de Comines

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Certains en me voyant de loin interrogent « c’est André Tignon, Cyclos 59 ? »

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Je n’ai pas le temps de leur répondre que ce n’est que les Courons du Nord

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Ils sont déjà loin dans la pente. Ce seront les seules photos prises sur le parcours, car après cela se corse.

Puis viennent après Bohain les premiers secteurs pavés. Je mets en application la technique recommandée, rouler vite en tenant le haut du pavé. C’est concluant, mais après avoir franchi seulement 4 secteurs, j’ai l’intérieur des deux pouces brûlés et les paumes qui chauffent, malgré une deuxième couche de ruban sur le guidon. Heureusement, j’ai pris la précaution d’emmener des pansements, qui tiendront tant bien que mal.

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Ravitaillement de Solesmes, le temps est même agréable

La portion Solesmes – Arenberg, se passera sans trop de difficultés, les portions pavées étant encore sèches. Côté mains, cela ne s’arrange pas vraiment et chaque portion pavée est plus douloureuse que la précédente. J’essaye différentes techniques, tenir fermement le guidon ou au contraire tout relâcher, rien n’est concluant. Aurais-je dû choisir des pneus annoncés plus confortables que mes « Michelin Lithion »? Consolation, je n’ai pas encore crevé.

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Au pied du chavalet d’Arenberg, sous un ciel dégoulinant, une affiche annonce le prochain tour de France

L’arrivée à Arenberg se fait sous la pluie qui sera encore plus virulente après la pause. Je revêts un coupe-vent qui aura une utilité imprévue. Dans le pavé de Hornaing c’est en effet la chute. Je ne parviens pas à éviter un cycliste qui s’affale en travers de la route et que je suivais sans doute d’un peu trop près. Il faut dire qu’avec la pluie je ne me sens pas trop de dépasser les participants plus lents. Les bas côtés sont parfois inondés et le pavage nettement plus irrégulier. Pourtant, certains le font avec succès.

Pas de traumatisme important pour aucun des deux et pas de vélo endommagé. Nous reprenons la route, avec la perspective d’autre passages pavés avant la halte de Beuvry.

Beuvry, où j’arrive avec un début d’éclaircie. Je m’aperçois alors que l’intérieur de mon coupe-vent est ensanglanté. Des secouristes présents désinfecteront la plaie et me feront un bandage. Après un solide en-cas, je repars, d’autres plaisirs m’attendent, les pavés bien-sûr… et les crevaisons.

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André Tignon a beau dire (Cf. son reportage) ça pique quand même !

Trois crevaisons entre Beuvry et Cysoing !!! Grâce à la sollicitude et la prévoyance d’accompagnants venus encourager un participant, je bénéficierai à chaque fois d’une pompe à pied afin de regonfler correctement et en deux occasions d’une aide à la réparation. C’était appréciable étant confronté, entre autres, à une valve capricieuse et à des pneus de 25c neufs et particulièrement durs à remettre.

De Cysoing, je repars avec la perspective du mythique tronçon du « Carrefour de l’arbre » et pressé d’en finir avec les pavés car mains et bras sont plus douloureux à chaque nouveau secteur. Tout se passe sans encombre et je profite, comme nombre d’autres cyclistes, des bas côtés pour franchir la plus grande partie du « Pavé de Gruson ».

Destination Chereng, où je suis en terrain archi-connu. Bientôt le passage à niveau, il ne restera plus que dix kilomètres. Déjà je suppute un horaire d’arrivée quand survient la quatrième crevaison. En terre civilisée, pas d’accompagnateur obligeant, je dois me débrouiller tout seul en formant des voeux pour qu’il n’y en ait pas de cinquième. J’ai épuisé mon stock de chambres à air neuves, après il faudra réparer.

Je passerai sans encombre le « Pavé de Hem » malgré des pneus sous gonflés (et grâce à des bas côtés accueillants) pour enfin rejoindre le vélodrome dont je ferai le tour prudemment en empruntant la partie plane. Ce n’est pas très glorieux, mais les élancements de mon coude m’incitent à la prudence.

Encore douze kilomètres pour retourner chez moi, me récurer et panser mes blessures.

Je ne saurais conclure sans remercier les organisateurs et nombreux bénévoles pour leur accueil chaleureux et leur efficacité.

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Seclin 2010

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La Lys à Erquinghem.

« Mouillé le jeudi, dimanche sèchera ». Je suis dans une période « aphorismes  et proverbes», en voici un de nature à contrer Saint Médard les années ou sa fête tombe un jeudi (en fait, à consulter le Littré, il s’agirait plutôt d’un adage que d’un proverbe, celui de Saint Médard, car le mien peut prendre un tour métaphorique propre à caractériser un proverbe). Bref, si le jeudi de l’ascension était humide ce dimanche fut sec (là ce n’est pas métaphorique du tout). Un voile matinal se dissipa cers 10h00, autorisant alors à enlever manchettes et autres accessoires et à goûter un peu de soleil.

Le parcours proposé par le Cyclo club de Seclin comportait cette année une innovation avec une quatrième distance, un 110 km prolongeant la boucle jusqu’au Mont des Cats. Quelques côtes en plus, de nature à faire travailler la résistance.

J’ai reconstitué à peu près le parcours mais pas exactement car je parviens selon Openrunner à 112 km alors qu’au compteur j’en avais un peu moins de 110.

Abondance de biens ne nuit pas.

http://www.openrunner.com/index.php?id=568789

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Le balisage est constitué d’un S Vert accompagné d’une flèche. Le départ est situé Parc Rosenberg. Quatre autres distances sont proposées : 30 km, 60 km, 80 km, 90 km

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Le Mont Noir est dans la brume.

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10h00, le soleil est bien présent sur Saint Jans Cappel entre Mont des Cats et Mont Noir.

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Ceci est une descente et non une montée comme on pourrait le croire.

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Et je le prouve !!!

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Les jeunes de Deulemont…

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… qui filent dans la descente.

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Deux cyclos de Phalempin.

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L'espoir d'une éclaircie

 

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Le parcours du 60 km à défaut du 100 km

« L’espoir d’une éclaircie fait avancer le cycliste ». C’est avec cet aphorisme du jour et de mon cru en tête, que je pédalais ce jeudi matin vers la Chapelle d’Armentières lieu de départ du brevet. De l’espoir il en fallait car en peu de temps j’étais déjà bien mouillé. Météo France avait annoncé de rares averses pour cette matinée, il fallait donc croire que nous mangions notre pain noir et que bientôt, à défaut de beau temps, celui-ci deviendrait sec.

Espoir mais compassion également pour les bénévoles du Cyclo Omnisports Chapellois qui avait organisé ce brevet. Ils ont passé du temps à flécher l’itinéraire, prévoir les ravitaillements… Si chacun reste dans son lit pour quelques gouttes de pluie… Hardi donc et faisons contre mauvaise fortune bon coeur.

De fait, vers le milieu de la matinée les averses ont cessé. Cerise sur le gâteau, j’ai gagné une boîte de crayons de couleur à la tombola. J’ai vraiment bien fait de persévérer.

Le parcours proposé est très agréable. Champêtre, roulant, avec deux ou trois côtes qui pimentent un peu l’itinéraire sur le 100 km.

Orienté Est-ouest le circuit part vers La Gorgue, Merville, il file ensuite vers Haverskerque, Thiennes, Boëseghem, Blaringhem, puis revient vers Sercus, Morbecque, Neuf Berquin, Croix du Bac, Erquinghem sur la Lys, La Chapelle d’Armentières.

J’ai pris en photo l’itinéraire, mais une erreur de cadrage ne m’a permis de capturer que le parcours de 60 km, que j’ai reconstitué sur Openrunner.com.

Vous pouvez y accéder grâce au lien ci-dessous.

http://www.openrunner.com/index.php?id=564938

Le balisage, que l’on récupère facilement au rond point qui se trouve juste avant le pont qui franchit la voie ferrée sur la D 933 avant l’entrée dans Armentières, est matérialisé par une flèche verte à l’empennage arrondi. Attention, ne pas confondre avec les flèches de la même couleur accompagnées d’un S que l’on retrouve à plusieurs endroits.