-5°C dans la cour. Il ne sera pas dit que quelques degrés en dessous de zéro suffiront à me faire renoncer à une sortie vélo. Le sel largement répandu et quelques rayons de soleil auront eu raison de la neige qui vendredi soir paralysait la circulation. Les routes sont dégagées et sèches pour la plupart. J’espère que champs et chemins auront gardé leur décoration hivernale.
Téméraire mais pragmatique, d’autant que de nouvelles chutes de neige sont annoncées, je prends le parti de ne pas trop m’éloigner et choisit d’aller vadrouiller vers le lac du Héron.
Le démarrage est un peu dur, surtout pour les mains, malgré une paire de gants d’hiver doublée d’une de soie. Ce seront en fait les deux trajets urbains de liaison qui seront les plus réfrigérants, car avec la vitesse la sensation de froid est plus intense. Sur les chemins, la vitesse est plus réduite et les cahots contribuent sans doute à améliorer la circulation sanguine.
A ce régime, deux petites heures suffiront à mon bonheur.
Quelques photos du lac du Héron qui avait ce jour des airs de banquise.
En l’absence de brevet ce dimanche, j’ai été farfouiller dans les fiches éditées par le Comité Départmental du Nord pour tenter de trouver randonnée à ma pédale.
Sans doute dans une phase régressive et désireux sinon de me vautrer au moins de rouler dans boue, j’optai pour un randonnée VTT au départ de Cassel, le circuit des Reuzen, évocation des géants de cette ville Reuze Papa et Reuze Maman. Bien que dans les Monts des Flandres, cette balade était donnée comme ne présentant pas de difficultés techniques, ce que je confirme.
Le passage le plus délicat est la descente de Cassel le long d’un chemin creux, mais qui demeure abordable, même pour moi qui suis un piètre descendeur. La montée vers Cassel, à partir de Bavinchove s’effectue en grande partie sur route ou chemin viabilisé.
Si la part de route est, je trouve, significative, le parcours emprunte néanmoins des chemins agricoles qui, ce dimanche, étaient bien détrempés par endroits. J’ai du mettre pied à terre, ma roue avant étant complètement emprisonnée dans une gangue de boue à hauteur des freins. J’ai donc pu apprécier une fois encore mon pneu arrière spécial boue.
Le balisage est inégal et les indications et la carte du topo (disponible en téléchargement sur le site du CDT) manquent parfois de précision. Mieux vaut compléter avec une carte au 1/25000 ème, l’IGN 2303 Est en l’occurrence. Pour ne pas avoir voulu la lire trop souvent, ce que le vent, violent vers la fin de la matinée, rendait acrobatique, je me suis fourvoyé à un ou deux endroits et n’ai pas suivi complètement l’itinéraire.
Sinon, ce circuit est très agréable, complètement champêtre avec de beaux points de vue sur la plaine et sur le Mont Cassel.
Pour rejoindre le parcours, le train est vraiment pratique. La gare de Cassel, située en fait à Bavinchove, se trouve sur le circuit. Cela présente l’inconvénient de débuter par la montée vers Cassel sans échauffement mais en choisissant un développement adapté cela ne devrait pas poser de problème majeur.
En plus les samedi, dimanche et jours fériés vous pouvez, moyennant l’achat d’une carte Grand TER d’une valeur de sept euros, valable un an, faire l’aller retour dans la journée à moitié prix et faire bénéficier les personnes (quatre au maximum) qui vous accompagnent de tarifs encore plus compétitifs. La carte est amortie dès le premier trajet, même seul.
Après cet intermède publicitaire, passons au reportage photo.
Tout commence dans le train où mon vélo et moi, confortablement installés dans le wagon spécial cycles, regardons passer les vaches.
Je suis le seul voyageur à descendre à Cassel. Charles Bronson ne m’attend pas sur le quai d’en face avec son harmonica.
La montée vers Cassel dans la grisaille.
Dans le lointain, se devine la fine trace blanche d’une des nombreuses voies romaines qui conduisent à Cassel.
La porte d’Aire, qui ponctue une rude montée, mais que l’on rejoint assez haut avec cet itinéraire. On peut faire un petit crochet en empruntant un sentier qui longe les remparts pour ensuite repartir à gauche et rejoindre la Grand Place.
La porte d’Aire, vue cette fois de la Grand Place.
Le musée de Flandre
Le chemin creux qui descend de Cassel, seule « difficulté » du parcours.
Une chapelle qui borde le chemin creux.
Si l’on en doutait, voici de quoi confirmer au cycliste égaré qu’il est en Flandre.
L’église de Zemezeelle
Les chemins sont détrempés mais ce passage est encore très correct.
Saut dans le temps, la poste d’Hazebrouck affiche toujours Télégraphes, Poste Téléphone. Le tiercé dans le désordre.
Temps idéal pour cette édition 2012 du Chicon Bike Tour au départ de Faumont. Il faisait sec et froid, mais pas trop grâce au soleil généreux et à l’absence de vent. Le sol avait durci par rapport au dimanche précédent mais des flaques et plaques boueuses demeuraient néanmoins, notamment en sous bois.
Les participants étaient au rendez-vous, les organisateurs en ayant dénombré 998 pour le seul VTT. Autant dire que l’on était rarement seul, quoique sur la partie propre au circuit de 40 km la fréquentation était moindre. Les bénévoles quant à eux n’ont pas chômé pour nourrir et hydrater tout ce monde.
Le parcours plat pour l’essentiel était agréable, offrant des terrains et des ambiances variés.
Rien à reprocher aux organisateurs si ce n’est le choix du nom. Pourquoi diable choisir un nom anglicisé alors que la langue française ne manque pas d’alternatives ?
J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ce deuxième brevet VTT mais je vais sans doute revoir ma pratique en matière d’acheminement vers le lieu de départ. J’ai pour principe de pas prendre la voiture et de me rendre aux départs en vélo, mais j’avoue hésiter à persister dans cette attitude s’agissant du VTT, moins rapide sur route que le vélo éponyme. Vais-je me résoudre à dégrader mon bilan carbone ? J’entrevois un moyen terme qui serait de ne faire qu’une partie du trajet en voiture.
A suivre.
En attendant quelques photos.
Il fait encore nuit quand je traverse Attiches.Le jour se lève vers Mérignies.
Forte affluence pour les inscriptions.Mais l’organisation est efficace qui permet une bonne fluidité.
Non, non, ce n’est pas le fruit d’un carambolage en chaîne…C’est juste le ravitaillement.Nouveau départ au soleil.
C’est fini. Un léger bouchon pour accéder aux boisson, soupe, sandwich, chicon. La queue côté pile.Côté face.Près de 2000 participants à pied et à vélo.Les circuits.