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Véloscénie (2/5) – Chartres – Bellou sur Huisne

Veloscenie 2 - 45En dehors des voies vertes, la Véloscénie suit de petites routes à faible densité de circulation.

Pas de brevet ce dimanche pour cause de réunion de famille. Je poursuis le compte rendu de mon périple Paris – Mont Saint Michel. (Pour accéder au précédent article, cliquez ici)

Le ciel est franchement gris au réveil et je décide de prendre directement la route sans repasser par Chartres  que je n’ai pas vraiment visitée. Un vent assez soutenu m’incite également à ne pas trop traîner.

Peu après le camping, je retrouve des traces de la Véloscénie mais qui partent dans deux directions opposées. M’aidant du topo j’en choisis une. Soucieux de confirmer cette option, j’interroge  un promeneur qui me fait faire demi-tour. Mes observations étant en décalage avec les indications du topo, je questionne alors une cycliste venant en sens inverse qui me confirme la pertinence du choix initial et  me fait un brin de conduite, suivant pour les premiers kilomètres la même direction.

Une fois passé Barjouville, on suit une voie partagée qui se transforme en piste cyclable jusque Fontenay sur Eure. Pratiquement pas de dénivelé sur ce plateau ou les champs de céréales s’étendent à perte de vue. La progression n’en est pas aisée pour autant car le vent de face souffle en rafales. Comprenant assez vite que la bataille est inégale et que je m’épuiserai rapidement à vouloir tenir une allure à tout prix, je mouline et dépasse difficilement le 15 km/h à certains endroits. Le vent est froid et je supporte maillot à manches longues, coupe vent et tour de cou.

Si je m’arrête photographier l’église de Meslay le Grenet, je n’irai pas jusqu’à chercher la clé chez l’un des riverains membres de l’association des amis de MLG pour la visiter et file vers Illiers Combray. Est-ce mon petit déjeuner qui manquait de consistance où les efforts prodigués pour avancer dans l’adversité, toujours est-il que je ressens une petite faim que je comble temporairement avec une barre de céréales et me mets à fantasmer sur la dégustation d’une madeleine à Illiers Combray.

Je ne fais pas de mon passage à Illiers Combray un pèlerinage proustien mais je suis curieux de découvrir ce village dont on retrouve des évocations dans le premier tome de « A la recherche du temps perdu ». Des passages me reviennent en mémoire que je regrette de n’avoir pas relus avant de partir.

Vu de loin, Illiers Combray n’a rien du petit village rural, zones pavillonnaire et industrielle l’ayant quasiment encerclé. La maison de tante Léonie est fermée et je me contenterai de la place de l’Eglise et d’un petit tour dans le vieux village. J’achèterai pain et charcuterie mais point de madeleine. Il est sans doute un peu tard et finalement la nostalgie n’est pas au rendez-vous.

Point pratique, les indications données par le topo pour y accéder ne sont plus exactes l’itinéraire ayant été modifié suite à la construction d’un échangeur. Mais le fléchage Veloscénie est sans ambiguïté.

Je repars toujours vent debout et n’aurai finalement pas l’énergie de rejoindre Fraze pour déjeuner. Je profiterai d’une allée conduisant à l’église de Montigny le Chardif pour casser la croûte et reprendre des forces.

Requinqué, je reprends la route vers Thiron Gardais non sans visiter l’église de la Croix du perche, qui est ouverte, comme l’indique un petit écriteau qui se balance au vent, suspendu à la clef. Il y a même de la lumière pour admirer la nef en forme de coque de bateau. Cette petite église mérite l’arrêt.

Nogent le Rotrou ne me retiendra pas très longtemps et poursuis ma route vers Condé sur Huisne où démarre la voie verte en direction d’Alençon. Me revient à l’esprit une charade. Mon premier est un oiseau, mon second est ce que dit Alexandre Dumas fils à son père pour qu’il indique l’heure à ses domestiques qui regardent par le trou de la serrure. Mon tout est la raison pour laquelle je vous demande l’heure (Solution à la fin).

Je néglige la charmante aire de pique nique aménagée à hauteur de Dorceau pour faire halte peu après à Bellou sur Huisne. L’après-midi est déjà bien entamée et les terrains de camping ne sont pas pléthore. J’ai le choix le l’emplacement et opte pour une parcelle au bord de la calme rivière.

Il me faudra néanmoins reprendre mon vélo et grimper au centre de Repapart, village mitoyen, pour retrouver une connexion réseau me permettant d’envoyer mes nouvelles du jour.

Solution de la charade : Geai – Père Dumas montre à nos gens l’heure au trou = J’ai perdu ma montre à Nogent le Rotrou.

Veloscenie 2 - 47 Veloscenie 2 - 48Fontenay sur Eure.Veloscenie 2 - 1Eglise de Meslay le Grenet.Veloscenie 2 - 2Vers Illiers-Combray.Veloscenie 2 - 3Sur les traces de Proust.Veloscenie 2 - 28Plus contemporaines que l’écriture de « A la recherche du temps perdu » ces publicités murales témoignent elles aussi d’un temps qui n’est plus.Veloscenie 2 - 4 Veloscenie 2 - 49 Veloscenie 2 - 50Eglise d’Illiers-Combray.Veloscenie 2 - 5Mereglise.Veloscenie 2 - 6Veloscenie 2 - 52Montigny le Chardif

Veloscenie 2 - 7Le château de Frazé

Veloscenie 2 - 8Veloscenie 2 - 53Veloscenie 2 - 29Veloscenie 2 - 30Veloscenie 2 - 12 Place et église de La Croix du Perche.Veloscenie 2 - 10Veloscenie 2 - 55Veloscenie 2 - 14La voûte en forme de coque de bateau.Veloscenie 2 - 14Veloscenie 2 - 15Veloscenie 2 - 56La confiance règne, c’est plutôt rare.Veloscenie 2 - 11Veloscenie 2 - 16Veloscenie 2 - 57Au bas de la côte se profile le clocher de l’abbaye de Thiron Gardais.

Veloscenie 2 - 17 Veloscenie 2 - 18 Veloscenie 2 - 31Vertes collines.Veloscenie 2 - 32De quoi combler les rêves de Perette.

Veloscenie 2 - 33Veloscenie 2 - 34Veloscenie 2 - 35Veloscenie 2 - 36Notre Dame de La Gaudaine.Veloscenie 2 - 37 Veloscenie 2 - 39 Veloscenie 2 - 40 Veloscenie 2 - 20  Château de Nogent le Rotrou.

Veloscenie 2 - 62Veloscenie 2 - 41Veloscenie 2 - 42Veloscenie 2 - 43 Une erreur de parcours pour trouver le départ de la voie verte à Condé sur Huisne me permettra la photo de ce jeune veau.Veloscenie 2 - 21 Veloscenie 2 - 22 Veloscenie 2 - 23 Veloscenie 2 - 46  Paisible campement sur les bords de l’Huisne

Veloscenie 2 - 25Veloscenie 2 - 58Des affiches que l’on rencontre peu dans les rues de Lille et environs.Veloscenie 2 - 59 Veloscenie 2 - 24Chacun chez soi et les truites seront bien gardées. (EHGO = Entente Halieutique du Grand Ouest). Vous trouverez sur Internet toutes les explications.

La suite Bellou sur Huisne – Bagnoles de l’Orne

 
 
 
 
 
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Véloscénie (1/5) – Paris Chartres

Veloscenie 1 - 27Deux cathédrales délimitent cette étape. Le soleil éclaire encore le porche de celle de Chartres, terme de ma randonnée du jour.

J’avais eu pour projet l’an dernier de rejoindre le Mont Saint Michel dans le prolongement des plages du débarquement. Le temps dont je disposais ne m’avait pas permis de le concrétiser et j’avais alors repéré l’itinéraire de la Véloscénie.

Une fois n’est pas coutume, je bloquai de longue date cette première semaine de juin dans mon agenda avec l’intention de suivre cet itinéraire. Ma résolution aura eu raison de toutes les tentations de remplir cette semaine de rendez-vous professionnels et ce lundi premier juin, je me levai dès potron-minet pour prendre le premier TGV Lille – Paris, les tarifs SCNF et le désir ne pas démarrer trop tard m’ayant  fait choisir cette option matinale.

J’avoue n’avoir pas vraiment préparé le découpage des étapes, me donnant pour seul objectif de parcourir la distance en quatre jours et de réserver un jour pour la visite du Mont Saint Michel et des environs.

J’avais quand même pris la précaution d’acquérir l’un des deux guides décrivant l’itinéraire. Les deux se valent et se complètent. Ma préférence allait à celui intitulé « La Véloscénie, l’itinéraire grand spectacle » édité par Itinérance à vélo, pour ses cartes que je trouve plus complètes et ses indications de dénivelé.Finalement, faute de le trouver en librairie au moment de partir, j’achèterai  » De Paris au Mont Saint Michel à vélo » aux éditions Ouest France dont les cartes simplifiées présentent l’avantage de la clarté mais ne facilitent pas toujours l’orientation en cas de doute sur l’itinéraire. Il comporte par contre de nombreuses adresses utiles.

Il est un bon 7h30 quand je quitte la Gare du Nord en direction de Notre Dame. Ce n’est peut être pas le chemin le plus court pour rejoindre Montparnasse et le début de la voie verte, mais je tiens à passer par le point zéro, que finalement je ne trouverai pas mais sans le  chercher sérieusement non plus. Le temps d’une photo marquant le début de mon périple et je rejoins la rue Saint Jacques. À l’heure ou je l’emprunte, je croise les élèves de Louis le Grand qui vont en cours en tenue printanière. Place de Catalogne, je trouve sans peine et avec satisfaction la voie verte qui permet de quitter Paris. Il faut vraiment vouloir faire du vélo au cœur de  Paris et j’ai du mal à imaginer qu’on puisse y trouver du plaisir sauf à aimer slalomer entre les voitures en roulant à bonne allure comme certains qui me frôlèrent.

La voie verte offre de ce pont de vue un contraste saisissant. La circulation cycliste en site propre y est abondante et plus apaisée. Si l’on suit le plus souvent durant les premiers kilomètres la voie ferrée, celle-ci se fait discrète et les bords de la piste franchement arborés atténuent le caractère urbain du parcours. On chemine ainsi tranquillement, empruntant pistes cyclables, traversant parcs ou résidences. Fontenay aux roses et ses maisons cossues marque une étape supplémentaire dans la dédensification urbaine.

Parvenu à Massy, j’opte pour l’option vallée de la Bievre qui m’apparaît moins urbanisée dans les premiers kilomètres plutôt qu’un cheminement plus au sud passant par Limours.
À posteriori je regrette ce choix qui ne vaut sans doute que si l’on souhaite faire un crochet par Versailles. Sinon, les routes empruntées sur ce tronçon ne méritent pas de se priver des voies vertes offertes par l’autre option.

En l’absence de fléchage, il me faut me fier à la carte du topo pour trouver mon chemin. Si celle ci convient dans l’ensemble, elle se révèle insuffisamment précise notamment en zone urbaine. Une carte au 1/100.000 me paraît un complément utile, en tout cas avec le topo guide utilisé. La sortie de Rambouillet notamment n’est pas évidente, le centre comportant son lot de sens uniques. Par lassitude, je finirai par adopter un itinéraire bis suivant une route ordinaire, en contrepartie de la certitude de la direction.

Parvenu à Epernon, là commence l’itinéraire officiel de la Véloscénie et son balisage qui en facilite le suivi. Celui-ci est suffisant et bien positionné mais ne dispense pas d’une certaine attention car, parfois, plusieurs circuits se croisent et la confusion est possible.

Les routes empruntées sur cette portion sont à faible trafic et le dénivelé peu prononcé.

Aux abords de Chartres l’itinéraire suit une voie verte qui conduit aux portes de la ville dans une ambiance champêtre, suivant dans les derniers kilomètres le cours de l’Eure.

Je profiterai des derniers rayons de soleil sur la Cathédrale pour photographier quelques unes des nombreuses statues qui ornent son porche avant de rejoindre le camping. J’attendrai le crépuscule pour enfourcher de nouveau mon vélo et profiter des illuminations qui transforment chaque nuit les façades de certains lieux de la ville, avec au premier chef la cathédrale. Ne voulant pas me coucher trop tard, je ne les verrai pas tous, loin s’en faut.

Voici, en photos, quelques sites remarquables et paysages typiques des lieux traversés.

Veloscenie 1 - 1La cathédrale de Paris, Point Zéro. Mais où se cache-t-il ?

Veloscenie 1 - 2Une signalétique adaptée balise la voie verte.Veloscenie 1 - 30L’itinéraire suit la voie ferrée mais la verdure est le plus souvent présente.Veloscenie 1 - 3La perspective s’élargit.

Veloscenie 1 - 4Massy Palaiseau est passé.Veloscenie 1 - 31L’église de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.Veloscenie 1 - 5Les imposantes battisses de la Fondation Pierre de Coubertin à Saint-Rémy-lès-ChevreuseVeloscenie 1 - 6Vers Choisel.Veloscenie 1 - 7 Veloscenie 1 - 8 Veloscenie 1 - 32La Cele Les Bordes

Veloscenie 1 - 9Mairie de Clairefontaine en YvelinesVeloscenie 1 - 10Parc du château de Rambouillet.Veloscenie 1 - 11 Veloscenie 1 - 12 Veloscenie 1 - 13La bergerie nationale de Rambouillet.

Veloscenie 1 - 33Veloscenie 1 - 25Veloscenie 1 - 34Epernon, ici démarre la balisage de la véloroute

Veloscenie 1 - 35Passerelle…Veloscenie 1 - 14… et lavoir, images emblématiques des bords de l’Eure.

Veloscenie 1 - 15Veloscenie 1 - 16Veloscenie 1 - 26Veloscenie 1 - 36Villiers le Mohrier

Veloscenie 1 - 17Mairie de Villiers le Morhier.Veloscenie 1 - 40 Veloscenie 1 - 19Le château de Maintenon. Je n’en verrai que la façade au travers de la grille d’entrée.

Veloscenie 1 - 20Veloscenie 1 - 37La façade de la Cathédrale connaîtra à la nuit tombée bien des métamorphoses.

Veloscenie 1 - 22A défaut d’avoir trouvé la plaque marquant le point zéro, ici la trace d’un des chemins menant à Saint Jean de Compostelle.Veloscenie 1 - 28 Veloscenie 1 - 29 Veloscenie 1 - 41 Veloscenie 1 - 42 Veloscenie 1 - 43 Veloscenie 1 - 38La nuit venue, certaines façades s’habillent de lumière.Veloscenie 1 - 39 Veloscenie 1 - 23 Veloscenie 1 - 24A suivre prochaine étape : Chartres – Bellou sur Huisne

 

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De Lille à Gand

Lille Gand 38L’Escaut sera le principal fil conducteur de cette randonnée.

Faute d’avoir pu mener à bien, pour cause de samedi pluvieux, mon projet de cyclo-camping qu’autorisait un week-end en célibataire, je décidai de délaisser les brevets, au demeurant un peu loin ce dimanche, pour une randonnée cyclotouriste. Cela faisait un moment que j’envisageais de retourner à Gand que je n’avais pas visité depuis près de trente ans, l’occasion fit le larron.

Cap donc vers Gent, l’Escaut constituant une voie toute tracée et relativement directe pour s’y rendre.

Quelques simulations sur Openrunner et consultations de sites consacrés aux voies vertes et vélo routes aboutirent à un itinéraire très « cyclable ».

Départ en direction de Pecq, où je compte rejoindre l’Escaut. Je ne décrirai pas de façon détaillé ce tronçon largement sillonné par les brevets, mais, de Lille, l’enchainement Villeneuve d’Ascq, Forest sur Marque, Willems, Templeuve, permet d’y parvenir par des petites routes.

A Pecq, on suit sans difficulté le fleuve, rive droite en ce qui me concerne. A hauteur de Kluisbergen, au pied du Mont de l’Enclus, il est alors possible de suivre une vélo route,

La LF30 Schelde-Delta Route (LF =Landelijke Fietsroute) relie la région du delta zélandais (NL) à Gand. De là, elle suit le fleuve jusqu’au sud-ouest de la Flandre orientale (Kluisbergen).

Pour rejoindre le point de départ, il vous faut quitter les bords du fleuve à Ruinen et rejoindre la route parallèle. Emprunter la Wuiperstraat qui la croise (côté droit dans le sens Escanafles-Kluisbergen), au rond point vous retrouvez la LF 30.

Celle-ci emprunte assez vite une ancienne voie ferrée transformée en voie verte, jusque Oudenaarde, puis s’en écartant légèrement parfois, l’Escaut jusque Gand. Ces escapades à proximité du fleuve ne sont pas signalées de façon très évidente de mon point de vue et faute d’avoir eu le temps d’imprimer le tracé, j’ai suivi l’Escaut plus qu’il ne faut.

Pas de dénivelé donc pour cet itinéraire de près de cent kilomètres. Comme toutes les voies vertes, l’intérêt de rouler en site propre se paie par une relative monotonie s’agissant du relief. Pour ceux que les mollets démangent, il est toujours possible d’opérer une variante en gravissant le Mont de l’Enclus et quelques côtes des collines avoisinant la route.

Côté tourisme, je m’arrêterai à Oudenaarde, charmante petite ville, dont le flamboyant hôtel de ville et le béguinage méritent le détour. En ce dimanche, on se serait cru à l’arrivée d’un brevet tant on voyait de cyclistes dans les rues mais aussi aux terrasses des cafés de la Grand Place et des environs.

Rien d’étonnant, même le guide Michelin le signale évoquant la ville comme la porte des Ardennes Flamandes pour les « amateurs de la petite reine ».

La tentation était grande de les imiter mais mon objectif était la visite de Gand et, aussi sobre qu’une ligue de vertu, je poursuivis mon chemin.

La suite du parcours vers Gand est un peu plus variée en termes de cheminement pour peu bien sûr d’être attentif à la signalétique qui, par endroits, invite à quitter le cours du fleuve.

L’arrivée à Gand par cette voie donne à voir une image inattendue. Loin des maisons aux pignons à redents, un pont haubané et deux bâtiments au façades de verre marquent l’entrée de la ville.

Seconde surprise, alors que je m’attendais à trouver une cité paisible au pied de son beffroi, c’est au contraire une grande effervescence qui agitait places et rues. Si le centre de Lille un samedi après-midi tient peut-être la comparaison, Gand domine haut la main le dimanche.

C’est donc un peu désemparé que je cherchai un banc pour manger mes sandwichs. J’en trouvai un, offrant à proximité un endroit pour poser mon vélo.

Une fois restauré et en quête d’un peu de tranquillité je fis le pari d’en trouver à l’ancien béguinage Sainte Elisabeth. Comme dans de nombreuses villes touristiques, dès que l’on s’écarte des lieux emblématiques on retrouve calme et authenticité. Le Oud Begijnhof Sint-Elisabeth n’échappe à la règle. Enfilant les petites rues et me gardant des lieux renommés, je continuai ma promenade.

C’est avec le sentiment de n’avoir pas vu grand chose qu’il me faudra néanmoins songer au retour. Je n’irai pas voir le ciel flamand entre les tours de Bruges et Gand et reprendrai le même chemin qu’à l’aller, autant par souci de simplicité que pour ne pas allonger exagérément la distance.

Un vent plutôt favorable facilitera le retour sous une belle lumière.

Je vous conseille donc la destination et le cheminement. L’aller retour de près de deux cents kilomètres invite à envisager ce périple sur deux ou trois jours si l’on veut prendre le temps de visiter la ville. Et si la visite vous tente mais que la distance vous paraît trop importante, n’hésitez pas à prendre le train.

Quant à moi, la découverte des LF m’ouvre des perspectives avec un enchaînement LF 30, LF 5 vers Bruges puis la côte, LF1 ensuite vers De Panne et LF6 qui vous ramène aux portes de la Métropole Lilloise.

A suivre…

Le site à partir duquel vous pouvez télécharger la trace GPS

L’itinéraire que j’ai établi sur Openrunner pour le parcours Lille-Pecq reconstitué.

La trace de la LF 30 sur Openrunner également.

Extraits de la balade en photos.

Lille Gand 48Le cheminement le long du fleuve offre au cycliste à l’affût quelques curiosités, tels ces triporteurs, sans doute faits maison, et utilisés dans l’enceinte d’une usine.Lille Gand 49 Lille Gand 39Surgissent parfois, plus rarement malheureusement, quelques scènes cocasses et croustillantes comme cette séance de prise de vue de photos « de charme » (inutile de me demander le cliché en haute définition).

Lille Gand 3Quitté l’Escaut, on emprunte à Kluisbregen une ancienne voie de chemin de fer devenue voie verte.Lille Gand 4Les panneaux LF 30 qu’il faut suivre parfois avec attention, vous mèneront à Oudenaarde puis Gent.Lille Gand 2La boutique d’un vélociste longe la voie.

Lille Gand 50Finalement, je resterai religieusement correct pour ce commentaire. Une pimpante chapelle.

Lille Gand 51Pour ceux tentés par des variantes montagnardes au pied des Ardennes Flamandes.Lille Gand 52Pour ma part, dans des dispositions d’esprit plus touristes que sportives, je ne suivrai pas ce cycliste qui s’engage résolument dans la côte pavée.Lille Gand 41Bientôt apparaît le clocher de l’église Sainte-Walburge d’Oudenaarde.Lille Gand 35Un vestige de la voie ferrée marque l’extrémité de la voie verte.Lille Gand 5Pont sur vérin. De loin et alors qu’il était à sa hauteur maximum, je crus qu’il était en travaux et faillis faire demi-tour pour traverser plus loin.Lille Gand 54Le flamboyant hôtel de ville.Lille Gand 53La place et l’église Sainte Walbuge.Lille Gand 64Lille Gand 42 Lille Gand 34La maison de Lalaing.

Lille Gand 44  Notre Dame de Pamele.Lille Gand 6L’entrée du béguinage où ne résident plus de béguines depuis 1960 mais néanmoins habité.Lille Gand 7 Lille Gand 8 Lille Gand 9 Lille Gand 11L’abbaye Maagdendale.Lille Gand 10Une façade Art déco non répertoriée dans les principales curiosités de la ville.Lille Gand 55 Lille Gand 43 Lille Gand 13Loin d’avoir fait un tour complet d’Oudenaarde, Gand m’attend et je poursuis ma route non sans prendre le temps de contempler le ciel aux formes et lumières changeantes.Lille Gand 14 Lille Gand 16La première image de Gand est loin des maisons aux pignons à redents.Lille Gand 29Rassurez-vous, elles sont toujours là et la foule est dense pour les admirer.Lille Gand 23Sont représentés les quatorze comtes des Flandres, le cadrage n’en retient que dix.Lille Gand 24Le château des Comtes de Flandres.Lille Gand 58Le Beffroi et la Halle aux draps.Lille Gand 60 Lille Gand 68 Lille Gand 25Non ce n’est pas Venise.Lille Gand 26 Lille Gand 71Guide rétro.Lille Gand 31Attention aux rails qui sillonnent la ville.Lille Gand 22Loin de l’agitation, la place qui jouxte l’ancien béguinage Sainte Elisabeth.Lille Gand 18L’un des trois béguinages de Gand.Lille Gand 19 Lille Gand 20 Lille Gand 21Lille Gand 66

Lille Gand 28Une façade Art déco.

Lille Gand 59Une autre au coin de la Bezelkapel Straat.

Lille Gand 57 Lille Gand 70

Lille Gand 30 Lille Gand 69 Lille Gand 65   Lille Gand 45  Pignon à redents original.Lille Gand 27Tradition et modernité.

Lille Gand 67Détournement ou création originale ?Lille Gand 17On ne boit (buvait ?) pas que de la bière.Lille Gand 46Ne rêvez pas, ce tram ne va pas en Russie.

Lille Gand 61La gare.Lille Gand 32Les éclaircies dominent sur le chemin du retour.

Lille Gand 33D’autres qui ont moins de route à faire profitent des cafés qui jalonnent l’itinéraire.Lille Gand 36 Lille Gand 47 Lille Gand 37 Lille Gand 62 Lille Gand 63 Lille Gand 72 Lille Gand 73De belles lumières en fin de journée.Lille Gand 40Et bien sûr, le veau de la fin.

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Randonnée normande (3/5)

Vallée de la Souleuvre

La vallée de la Souleuvre vue de la passerelle qui fut autrefois un viaduc.

Si vous avez raté la précédente étape…

Un temps gris, de la pluie annoncée et un fort vent d’ouest me font changer mes plans et plutôt que de continuer vers Vierville sur mer, bifurquer vers Bayeux. Il faut dire également que mon projet initial qui était de rejoindre le mont Saint Michel me paraît hors de portée. J’ai mal évalué le kilométrage et sous estimé ma moyenne horaire.

Le cheminement en bord de mer et l’inévitable partage de la chaussée avec les piétons, les chemins de traverse m’ont ralenti ces deux premiers jours.

Je décide donc de rejoindre Vire pour y amorcer ma remontée vers Rouen. Je fais mes courses du jour à Bayeux et récupère à l’office du tourisme la brochure le Calvados à vélo que j’avais téléchargée et dont j’avais imprimé certaines pages mais pas celles reliant Bayeux à Vire.

L’ambiance change du tout au tout dès que l’on pénètre dans l’intérieur des terres. À la foule cosmopolite et à la circulation relativement dense succèdent des troupeaux de vaches et des routes quasi désertes.

À une dizaine de kilomètres de Bayeux, un caillou pointu a raison de mon pneu arrière sur une route pourtant goudronnée. Je m’aperçois que la bande de roulement est bien entaillée et je crains les crevaisons à répétition, d’autant que ma deuxième chambre à air de rechange montre une valve réfractaire. Je trouve un compromis entre pression et dilatation de l’entaille et repart en croisant les doigts sans pour autant aller au plus court.

Il faut dire que le parcours est plaisant et il vaut mieux avoir bon dérailleur et bons mollets pour s’y engager. Ce n’est pas encore la petite Suisse Normande mais montées et descentes s’enchaînent à un bon rythme.

Un court épisode pluvieux qui démarrera juste après ma crevaison ne durera pas mais le ciel demeure gris et bas, affadissant le paysage. J’atteins Villers Bocage sans autre mésaventure et y déjeune avec un appétit que n’aura pas entamé l’absence de vélociste. Il me faudra donc faire confiance à mon pneu et redoubler d’attention jusque Vire.

Le toboggan continue de plus belle et après une trentaine de kilomètres on arrive au viaduc de la Souleuvre. L’ancien viaduc construit par Eiffel pour y faire passer une voie ferrée n’est plus et a été remplacé par une passerelle qui permet au promeneur de profiter d’une vue surplombante sur la vallée et aux amateurs de sensations fortes de se livrer au saut à l’élastique ou de descendre une courte mais vertigineuse tyrolienne.

C’est un monde bien différent de celui du cyclotourisme où la descente précède une remontée sans effort. Descendu au fond de la vallée pour traverser le cours d’eau, le cycliste devra franchir l’autre versant par une montée longue mais régulière.

Le pied du viaduc n’a rien à envier au sommet en termes d’animation, avec l’arrivée d’une descente en luge sur rail.

Par un miracle acoustique, les cris et la musique rythmée, qui doivent dans l’esprit des gestionnaires des attractions accompagner les poussées d’adrénaline, cessent très rapidement et la remontée se fait en sous bois dans le bruissement des feuilles.

Une fois atteint La Graverie, plus de difficultés jusque Vire que l’on rejoint par une voie verte digne de ce nom, ancienne voie ferrée qui conduisait au Viaduc d’Eiffel.

Je deviens un peu plus rassuré à l’approche de la ville et le suis complètement quand, de façon inattendue, je trouve à l’entrée de Vire un vélociste.

J’achète un pneu neuf, la chambre à air qui va avec, et l’esprit tranquille recherche un camping. Le seul à proximité est le municipal. Par précaution, je demande à l’hôtesse de l’office du tourisme si elle pense qu’il y aura de la place, elle me répond par l’affirmative sans hésiter. Je comprendrai pourquoi en y arrivant.

Sur la grosse vingtaine d’emplacements que compte le camping, deux seulement sont occupés. L’accueil n’est ouvert que deux heures le matin et deux heures le soir. Dans l’intervalle, les campeurs sont invités à s’installer, ce que je fais. C’est dans doute le camping le moins cher que j’aie fréquenté ces derniers temps. La nuit m’aura coûtée, 3,61 € avec douche chaude gratuite. Certes les installations sont pour le moins rustiques et franchement insuffisantes si tous les emplacements étaient remplis, mais comme ce n’est pas le cas, c’est royal.

La matinée ayant été franchement maussade, cette étape est relativement pauvre en illustrations. Ce sera l’occasion d’une petite publicité.

Château La Fosse Buhot

Château de La Fosse Buhot;

WIMGP5480
Cathédrale de Bayeux - Calvados

Cathédrale de Bayeux

Cathédrale de Bayeux

Le portail du doyen.

Vers Saint Vaast sur Seulles
Vers Saint Vaast sur Seulles
Mairie de Saint Vaast sur Seulles - Calvados

La mairie de Saint Vaast sur Seulles, modeste mais qui a de l’allure.

Abri pique nique à Saint Vaast sur Seulles - Calvados

Un abri pour randonneurs.

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Route et troupeau de vaches
Vaches

Photo de famille.

Monument aux morts Saint Ouen des Besaces - Calvados

Un des nombreux poilus réalistes fraichement ripolinés pour cause de centenaire.

Mairie de Saint MArtin des Besaces - Calvados

Mairie fleurie de Saint Martin des Besaces.

Route en forêt
Vallée de la Souleuvre

Vallée de la Souleuvre.

Viaduc de la Souleuvre

Saut à l’élastique, tyroliennes et autres animations troublent quelque peu le calme de l’endroit et la contemplation de la nature.

Viaduc de la Souleuvre
Voie verte de La Graverie à Vire

La voie verte entre La Graverie et Vire suit l’ancien tracé de la voie de chemin de fer.

Voie verte de La Graverie à Vire
Accueil- sanitaires camping de Vire

L’unique bâtiment du camping de Vire, un bureau d’accueil flanqué de sanitaires.

Affiche Camping de Vire
itineraire Port en Bessin - Vire

L’itinéraire que vous pouvez retrouver sur Openrunner est en deux morceaux, le logiciel ne parvenant pas à traverser la Souleuvre à l’endroit du viaduc.

http://www.openrunner.com/index.php?id=3933547

http://www.openrunner.com/index.php?id=3999806

Profil dénivele Port en Bessin Vire
Waka Waka

Le petit nombre de photos de cette étape me permet de faire un peu de publicité pour un chargeur solaire le Waka-Waka. 

Equipé d’un port USB, il peut aussi être chargé à partir d’un ordinateur ou sur secteur avec une prise USB. En option, un sac étanche bien pratique pour un rechargement et une utilisation par tout temps, ainsi que des câbles de raccord Iphone et Ipad qu’il permet d’alimenter. Deux leds puissantes en font également une lampe dont le design lui permet de  s’adapter à pratiquement toutes les configurations.

Pour tout savoir sur Waka-Waka et le projet qu’il sous-tend

https://i-solaire.fr/wakawaka

Eclairage par Waka Waka

Ici dans l’utilisation lampe suspendue. Faites pas attention au désordre.

L’étape suivante…

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