L’aube rosissante révélait peu à peu des paysages givrés entre Marcq et Bondues et la tenue grand froid s’imposait pour rejoindre Roncq.
Dès 8h30, les participants étaient nombreux au départ des deux distances, 30 et 55 kilomètres.
Très beau parcours que ce circuit long, différent de l’édition 2013 et comptant dix kilomètres de plus. Tournicotant entre Roncq, Halluin et Linselles, le tracé en lisière de ville exploite toutes les opportunités pour délaisser le macadam et prendre de la hauteur. De fait, nous reviendrons crottés des passages en sous-bois et chemins agricoles. Le froid était trop récent pour que le sol fût profondément gelé, ce qui n’empêchait pas ici où là quelques plaques de verglas. Sans être détrempé, le terrain était gras et la boue plutôt collante rendait le pilotage délicat une fois la roue avant saturée.
Le dénivelé procurait quelques beaux points de vue sur le Ferrain blanchi par endroits.
Le parcours très bien balisé et l’accueil chaleureux parachevaient la bonne organisation de ce brevet.
Un rendez vous à retenir dans votre agenda 2015.
A 8h30, les participants sont nombreux à s’inscrire.Sol, tables, chaises sont recouverts d’un film plastique en prévision du retour.Cheminement le long d’une voie désaffectée. Pas très long mais pittoresque.Le givre est bien présent.
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Soupe et vin chaud pour ce ravitaillement qui faisait se rencontrer cyclistes et marcheurs.
Linselles dans la brume.
La brume se fait plus dense à l’approche du pavé de Linselles.
Pas de brevet ce dimanche. Une sortie entre Mont-Noir et Mont Kemmel, m’aura fait croiser peu de cyclistes. Suite et fin de ma randonnée estivale en Normandie. Les épisodes précédents :
Je me réveille un peu plus tôt pour assurer le coup. J’ai théoriquement le temps suffisant pour arriver avant mon train de retour, mais on est jamais à l’abri d’une défaillance mécanique ou d’un petit accès de faiblesse.
Bien m’en a pris car la journée fut chaude et il valait mieux rouler à la fraîche.
Je n’aurai que les deux kilomètres environ qui séparent le camping du centre pour m’échauffer avant d’entamer une longue montée pour sortir de la ville en direction de Moyaux. Puis par Asnieres, Bailleul la Vallée et Fresnes Cauverville (à ne prendre que la première partie des noms on pourrait se croire dans la région Nord Pas de Calais) je rejoins Lieurey. J’apprécie les hautes haies et rideaux d’arbres qui bordent la route par endroit, créant ainsi une ombre bienfaitrice.
J’avise sur la place de Lieurey un marchand de fruits et légumes et lui demande un brugnon à manger de suite. Il me l’offre. Le fruit est frais, sucre et juteux, un régal.
Je poursuis ma diagonale quasi parfaite vers Monfort sur Risle avec un relief peu marqué au regard notamment de l’étape précédente. Il faut néanmoins retrouver la vallée par une belle descente vers Saint Philibert sur Risle.
C’est bien sûr un prêté pour un rendu et il s’agit ensuite de gravir l’autre versant. J’ai repéré une petite route qui évite d’emprunter un bout de départementale. Les courbes de niveau sont un peu resserrées au départ mais cela a l’air faisable. Au pied du mur, j’ai un moment d’hésitation mais décide de persévérer. De fait, la partie raide ne dure pas très longtemps. Parvenu sur un replat, la route de transforme en chemin de terre. Un cantonnier me confirme que c’est la bonne route pour rejoindre Bourg Achard. Il me précise que j’en ai environ pour 500 m de mauvais chemin et m’incite à faire attention aux cailloux. Une fois de plus, je me retrouve à l’insu de mon gré à slalomer, les mains sur les poignées de frein, formant des vœux pour qu’un caillou pointu ne croise pas la bande de roulement d’un de mes pneus.
Après vérification, la carte IGN l’indique bien comme une route forestière, mais comme le nom de la commune se superpose à la route ce n’est pas vraiment visible. Seul l’agrandissement sous Openrunner permet de le deviner. Le passage à la carte au 1/25000 ème le confirme. Des bruits de circulation m’indiquent la fin proche de ce tronçon et je retrouve une belle départementale pas trop fréquentée où l’on roule comme sur du velours. À défaut de gagner du temps, ça crée des souvenirs.
Une fois à Bourg Achard, je suis pratiquement aux portes de Rouen. Je n’ai plus qu’à descendre vers la Seine et la traverser.
Il est midi et demi et j’hésite à ajouter une variante à l’itinéraire que je me suis fixé en faisant un détour par l’Abbaye de Jumieges. mais je suis mentalement arrivé et je n’ai pas envie de regarder la montre le restant du trajet. Je repars donc et profite de la campagne. Je n’ai plus d’inquiétude quant à l’heure d’arrivée et je roule doucement, laissant aller dans les descentes, avec comme environnement sonore les seuls bruit du vent et du cliquetis de la roue libre.
À Caumont, un parc ombragé avec bancs et tables de pique nique fait face à l’église. L’endroit idéal pour mon casse croute. Je m’accorde même une petite sieste dont les deux coups de quatorze heures marqueront la fin. Descente raide dans les bois vers les quais de seine. J’y retrouve une atmosphère plutôt étouffante malgré le vent et je ne regrette pas de m’en être tenu à mon itinéraire initial.
Je prends le temps d’un café à La Bouille avant d’emprunter le bac qui traverse vers Sahurs et la rive droite. Au grand dam de ma femme, pas besoin de me proposer une croisière dans les Cyclades, la traversée de la Seine sur un bac suffit à mon bonheur. Pour un peu je le reprendrais dans l’autre sens car la traversée est brève. Cela aura été la note exotique de l’étape. De Sahurs, je coupe à travers la forêt en direction de Canteleu plutôt que de suivre la rive, ce que j’ai déjà pratiqué dans une précédente randonnée (cf. Entre Somme et Normandie 3/5 ).
C’est une longue montée régulière en forêt suivie d’une descente ayant le même profil. Halte point de vue de Canteleu sur Rouen suivi d’une descente pentue. Belle fin d’étape.
Je retrouve brièvement les quais de Seine puis flâne dans Rouen avant de reprendre mon train.
Faisant le bilan de cette randonnée, je me dis qu’une fois de plus j’ai été trop gourmand et ai voyagé trop vite, négligeant sans doute des visites ou des variantes.
Ambiance franchement automnale pour ce Raid des trois vallées au départ de Saint Saulve (Merci à Photoshop qui transforme en pseudo aquarelle une photo un peu floue).
J’avais gardé un bon souvenir de la précédente édition et espérais pouvoir cette année mieux profiter des paysages que j’avais connus embrumés. Il n’en aura rien été, la grisaille étant encore davantage présente que l’an dernier.
Ceci étant, brumes et couleurs, associées à une température nettement plus fraiche que celles de la semaine qui s’achevait, s’accordaient pour créer une ambiance automnale finalement plaisante.
Le parcours, totalement champêtre, proposait des terrains variés. Un premier tronçon nous conduisait à Angreau, lieu de ravitaillement, par des chemins agricoles encore praticables et ne présentant pas de véritables difficultés. Celles-ci étaient concentrées dans le deuxième, une boucle qui nous ramenait à Angreau. De nombreux passages en sous bois demandaient dextérité et quelques raidillons souffle et mollets. Le dernier tiers retrouvait des terrains moins accidentés malgré une longue côte pavée.
Je reviendrai donc avec l’espoir de découvrir ce circuit sous le soleil et profiter de la très bonne organisation. Le parcours et bien balisé et de nombreux signaleurs postés aux intersections des routes fréquentées. Le ravitaillement était également de qualité.
Merci et bravo au Vélo Club de Saint Saulve.
La faible luminosité aura considérablement réduit mes prises de vue, le flou étant assuré pour cause de temps de pose trop long.
Le parcours le plus long de 45 kilomètres.Gérard Colin venu pour prendre des photos.Repérages sur les cartes avant de partir.Eau, menthe, grenadine et… Jeanlain.
Et une nouvelle photo de vaches pour Pierre-Marie.De nombreux pelotons arrivent au ravitaillement avant d’entamer le dernier tronçon alors que quelques lève-tard achèvent seulement le premier.L’soupe à ma tante, fidèle au rendez-vous.
Etape vallonnée entre Vire et Lisieux dans une campagne verdoyante.
Ce dimanche d’astreinte me privant de sortie cycliste, j’en profite pour poursuivre la narration de ma randonnée estivale en Normandie. Les épisodes précédents :
A Vire, je vire. Je reconnais que c’est facile mais cela ne manque pas d’à propos puisque j’entame mon retour vers Rouen.
Je ne dispose plus de topo et dois faire mon propre itinéraire. N’ayant pas envisagé cette étape, pour avoir modifié mes plans en cours de route, je n’ai pas non plus repéré de site ou de pays par lequel passer. Je choisis de tirer une ligne droite entre les deux villes, tortillonnant ensuite autour de l’axe ainsi tracé pour trouver les petites routes ou, en fonction des indications topographiques de la carte IGN, des itinéraires présumés pittoresques. Comme la ligne droite n’est pas forcément la plus plate, cette étape aura eu son lot de montées et descentes.
Difficile d’éviter durant les premiers kilomètres une départementale fréquentée qui mène à Con sur Noireau que je quitte à Viessoix. J’ai repéré une route qui conduit à Pontecoulant. Parti sous un ciel gris, le voile nuageux s’est vite déchiré et le soleil est bien présent. Pas de problème pour monter en température. Après une dizaine de kilomètres, je change de maillot et porte celui lavé la veille qui est encore bien humide, séchage garanti et fraîcheur bienfaitrice. De Pontecoulant je rejoins Clecy proclamée capitale de la Suisse Normande. Sympathique village où je m’attarde pour faire mes courses du jour, laissant tout mon attirail sans surveillance. C’est quand même agréable de ne pas devoir mettre l’antivol et porter avec soi tous ses objets de valeur.
Le dénivelé dont je m’étais promis de rendre compte fidèlement s’estompe rapidement de ma mémoire mais la côte qui va de Clecy à Saint Omer me reste bien présente à l’esprit. C’est une longue montée en deux paliers, le premier nettement plus pentu avec une inclinaison donnée sur Openrunner entre 10 et 15%. Les cinquante derniers mètres auront raison de mes cuisses et de mon cœur, je les finirai à pied.
Saint Clair la Guérardière marque le point culminant de cette ascension et de cette étape. Suit une longue descente qui me conduit par de petites départementales vers Potigny, ancienne cité minière où je pique niquerai.
Je garde souvenir d’un quidam jardinier qui salue mon passage d’un sonore et chaleureux « Ca c’est des vacances, et pendant ce temps là tu pollues pas ! ».
Je suis ensuite le cours du Loizon pour gagner Mézidon-Canon. De là, j’opte pour la simplicité en empruntant la D 47 alors que, de part et d’autre, des routes sans doute moins fréquentées s’offrent à moi mais requérant une attention plus grande à la carte et aux changements de direction. Après avoir rejoint la D 511, la circulation devient plus intense et je la quitte à Saint Julien les Faucon en m’offrant une dernière côte un peu musclée qui mène à Lessart et le Chêne. Une belle descente conclura la journée.
Le camping de Lisieux, moins bucolique mais plus confortable que celui de Vire, ne connaît pas non plus une forte affluence et j’aurai de quoi tergiverser avant de trouver ce qui m’apparaît comme le meilleur emplacement.
Mairie de Clécy, capitale de la suisse normande
Eglise Saint Pierre XVème Siècle
Potigny, cité minière. La château d’eau était destiné à alimenter en eau les habitations des cités minières peu avant la première guerre mondiale. L’éolienne servait à alimenter la pompe. Celle qui figure aujourd’hui est factice.
Eglise de Maizieres
Les pales d’une éolienne font figure d’oiseau géant.
La mairie de Lessard et Le Chêne, au bout d’une côte assez rude.