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Brevet Cyclotourisme VTT

Paris – Roubaix VTT 2013 (ou presque) – 1ére partie

Eclaircies et vent favorable, le dernier tiers du parcours s’annonçait prometteur…

Paris Roubaix VTT est presque Paris Roubaix puisque le départ se situe en fait à Wallers. Ce le fut doublement pour moi car, victime d’une nouvelle chute, un poignet cassé me fera stopper au kilomètre 80.

Tout s’annonçait pourtant bien, le temps froid et parfois humide du matin laissait place à de belles éclaircies, les secteurs pavés, fourche télescopique, aidant étaient bien moins éprouvants qu’en vélo de route, pas de crevaison, le vent d’ouest promettait désormais d’être nettement favorable jusqu’à l’arrivée et je ressentais les effets bénéfiques de mes dernières escapades dont je n’ai pas eu le temps de rendre compte.

Et puis, sur un secteur pavé roulant, un énorme trou au milieu de la chaussée que seul un cercle vert sur son périmètre permettait d’identifier. En voulant l’éviter au dernier moment ma roue avant a du riper sur bord et ce fut la chute avec un poignet vite douloureux et enflé.

Au même endroit, est allongé un autre participant qui est tombé, suite a un ralentissement subit d’un groupe qui le précédait en raison du trou, le genou ouvert. Les secours ayant appelés via le numéro d’urgence indiqué par les organisateurs je décide de les attendre. Ceux-ci mettront un certain temps à venir, ayant du mal à nous localiser. En définitive ils seront quasi impuissants car ils ne peuvent transporter de blessés et appelleront les pompiers qui interviendront rapidement. Comme par ailleurs rien n’est prévu pour rapatrier les vélos et que je ne souffre pas trop, je préfère rejoindre à pied Pont à Marcq, qui n’est distant que d’un gros kilomètre, et demander à ma femme de venir me chercher. Cette fois, pas de tergiversation, direction les urgences.

Poignet fracturé avec déplacement, je suis reparti, après ma chute de septembre, pour une période d’ abstinence de plusieurs mois. Je me demandais en roulant comment j’allais rattraper mon retard dans la mise en ligne de mes récentes sorties, il y avait sans doute d’autres solutions.

Ce que je retiens de cette expérience, outre le fait que dès que c’est un peu sérieux il vaut mieux appeler directement le SDIS, c’est la difficulté de sécuriser le lieu d’un accident. Les trois compagnons de route du blessé tentaient de prévenir les autres cyclistes qui arrivaient à bonne allure en vain. Soit ceux-ci ne tenaient aucun compte de leurs gestes et continuaient tout droit ( ce qu’en fait j’aurais du faire), soit ils les regardaient et ne faisaient pas attention à la chaussée, soit encore ils les traitaient de noms d’oiseaux au motif qu’ils restaient au milieu de la chaussée. Comble de l’injustice, quand lassés de l’inutilité de leurs efforts ceux-ci cessaient de prévenir, il se faisaient alors agonir pour ne pas l’avoir fait.

Sans doute un positionnement plus en amont aurait été plus efficace et plus prudent car d’autres cyclistes auraient pu chuter sur le blessé. La revue de la FFCT « Cyclotourisme » avait rendu compte dans un numéro de 2011 ou 2012 de l’initiative d’une fédération ou d’un club afin d’initier ses membres à la gestion d’une telle situation. Cela me paraît fort utile.

Sinon, pour en revenir au parcours lui même, ou au moins ce que j’en ai pratiqué, il est très varié, alternant secteurs pavés, chemins forestiers et agricoles, sentiers et quelques tronçons de liaison sur route. Les ravitaillements sont abondants et suffisamment dotés en bénévoles pour éviter des files d’attente.

A faire donc… mais avec prudence.

Vous pouvez retrouver le tracé sur Open Runner.

http://www.openrunner.com/index.php?id=2030440

Le reportage photo de ce presque Paris Roubaix VTT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5h00 du matin, bus et remorques sont au rendez-vous.

Pointage des inscrits pour le départ en bus.

Le chargement des vélos débute sans tarder.

Le jour point sur le vélodrome alors que nous démarrons.

Un ciel provisoirement bleu nous attend à Wallers.

Premier entré, dernier sorti. Il faut attendre en se croisant les bras, cela aide à se réchauffer.

Derniers préparatifs.

Conversation avec les riverains.

Ceux-ci ont déjà récupéré leur plaque de cadre et sont prêts à partir.

Une distribution bien organisée.

Ma plaque est mise.

La première vague est partie et achève son tour du site, prologue à la randonnée.

Pendant ce temps d’autres en sont à faire tamponner leur carte de route.

Fin de la première partie.

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Pavé de Gruson – Paris Roubaix 2013 (2ème partie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut être cycliste et mélomane… et même Jupileriste.

Je m’étais dit que je ne photographierai pas l’Eglise de Bouvines…

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Quand les intempéries, les cyclistes pleurent.

Certaines routes secondaires étaient encore enneigées.

Vous avez failli échapper à ce titre, digne de l’Almanach Vermot, l’intitulé de cette chronique étant initialement « un dimanche sans brevet ».Plus explicite sans doute, mais moins drôle.

Car en effet, de brevet il n’y avait point pour cause de conditions météorologiques défavorables. Celles-ci d’ailleurs l’étaient davantage pour la préparation des sorties que pour ce dimanche lui même qui, en dépit des prévisions pluvieuses, s’est révélé sec voire même ensoleillé.

Si certaines routes étaient encore bordées de congères ou parfois, pour les moins fréquentées, partiellement enneigées, le réseau routier était dans son ensemble parfaitement roulable.

Toujours est-il que la liste des annulations s’est allongée durant la semaine sur Cyclos59, le coup de grâce étant porté par Jean-Claude Fallet en personne qui m’annonçait, alors que je lui portais que mon vélo pour un réglage, que Mons en Vélo était également remis à l’année prochaine.

Après une hésitation entre VTT ou route, je me décidai pour cette dernière option avec en perspective un circuit balisé à partir d’Auberchicourt.

En définitive il en aura été tout autrement.

J’ai commencé par faire fausse route en voulant expérimenter une sortie de Lille conduisant vers Lesquin, la route indiquée par le navigateur utilisé se révélant en fait être une impasse. Ayant enfin rejoint l’itinéraire prévu, à trop négliger la carte je me suis de nouveau fourvoyé à l’entrée de Templeuve ce qui m’a valu le plaisir d’y revenir une dizaine de kilomètres plus loin.

A hauteur d’Auchy les Orchies, j’en ai assez de la départementale qui devait m’amener directement à Orchies et faisant le deuil de mon projet initial, bifurque vers Nomain. Cela me vaudra un tronçon pavé que je franchirai avec prudence et surtout de découvrir les anciens abattoirs d’Orchies, placés en dehors des routes habituelles.

De quoi transformer une balade, en voie de devenir ennuyeuse, en découverte de points de vue inattendus. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, une éclaircie apportera son lot de bonnes surprises

Filant ensuite vers Beuvry la Forêt, je n’irai pas jusque Saint Amand les Eaux, où j’ai repéré dimanche dernier une enseigne Ripolin, et bifurquerai à hauteur de l’Aléne d’Or pour rentrer vers Lille, vent dans le dos.

 Les canaux d’irrigation ont encore un air de banquise

En allant vers Nomain, la chaussée goudronnée s’interrompt brusquement.

Il est encore un peu tôt en saison pour fréquenter ce banc.

Viande bovine, ovine… et chevaline?

Une éclaircie en traversant Orchies.

Détail du toit de l’Hôtel de Ville

Qui croît encore à cette vision de la guerre ?

No comment.

Beuvry la forêt.

Une ferme près de l’Alène d’Or

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Forêt de Saint Amand les Eaux

Forêt, terril et eau, un résumé des paysages rencontrés

Si je doutais de l’existence de l’inconscient les préparatifs de ma randonnée de ce dernier dimanche étaient là pour me convaincre du contraire. Je ne préciserai pas les raisons qui auraient pu me conduire à rater mon train, toujours est-il qu’une succession d’évènements ont failli faire en sorte que cela se produisît.

Hésitant entre un parcours route ou VTT, je recherchai en vain les topos du Conseil général. Ayant trouvé au hasard de mes recherches une carte détaillée de parcours dans la forêt de Saint Amand, j’optai finalement pour cette destination, déjà envisagée la veille.

Commença alors la quête de mon appareil photo qui m’occupa également un certain temps. Puis poursuivant la confection de mon sac, impossible de trouver la carte examinée quelques minutes auparavant. Examen attentif des environs, du rayonnage de la bibliothèque où je l’avais trouvée. Chou blanc. Finalement je m’apercevrai qu’elle était déjà rangée dans mon sac où je l’avais placée dans une pochette avec une carte IGN.

Me voilà presque prêt, il ne me reste plus qu’ à enfiler mes chaussures… qui ne sont bien sûr pas là où je les croyais. Nouvelles errances dans la cave pour les repérer, sans succès. Heureusement, mon ancienne pratique de la course sur route conjuguée à une manie de tout garder « au cas où » font que la cave regorge de vieilles paires de chaussures de sport. En désespoir de cause, je saisis la première qui se présenta et filai vers la gare. Il n’y avait pas foule au guichet et je pus aisément renouveler ma carte Grand TER et prendre mon billet.

Le soleil bien que timide était présent et, sitôt quitté la ville, faisait chatoyer les premiers chatons, prémices de printemps.

Parvenu à Saint Amand c’est sans difficulté que je rejoignis un des itinéraires qui traversent la forêt, à hauteur du complexe sportif Notre-Dame d’Amour.

De là, de multiples possibilités de parcours sont offertes suivant des itinéraires balisés (1) ou, au contraire, laissant libre cours à l’improvisation.

Longues lignes droites terreuses ou pavées, chemins plus tortueux et accidentés, il est facile de passer de l’un à l’autre et de composer des boucles. Le balisage est inégal et si l’on veut suivre un itinéraire précis, une carte détaillée est utile.

Les terrils qui bordent la forêt et pour certains accessibles à vélo, offrent d’autres sensations et d’autres ambiances. Vue à 360° assurée au sommet.

Au départ de la Maison de la Forêt à Raismes, un circuit pédestre permet de découvrir le terril Sabatier et son environnement.

Une destination familiale, la distance n’est que de trois kilomètres entre la gare et la forêt (prendre la D 169B en direction de Valenciennes). Il existe un itinéraire spécial vélo que j’ai emprunté au retour mais que je n’avais pas identifié à l’aller et qui conduit de la forêt à la gare. Je n’ai pas réussi pour l’instant à en retrouver un tracé précis.

(1) Vous pouvez trouver un des itinéraires dans les fiches A VTT dans le Nord (Fiche n°12 : Circuit de l’étoile de Cernay et des bruyères)

L’œil toujours attiré par les vestiges d’enseignes peintes

Plusieurs circuits sont proposés dont la qualité du balisage est inégale.

La nature des terrains rencontrés est variée, chemin forestier…

Drève pavée

Remblai.

Les paysages et les ambiances le sont également.

La carte utilisée

Les numéros de parcelles qui y figurent permettent de se repérer