Catégories
Cyclotourisme

"Les Courons du Nord" revient de vacances

 

sdc13799-web.1283630641.jpg

Une semaine déjà que je suis rentré et je n’ai encore rien écrit sur ce blog de mes diverses expériences cyclistes de cet été. A ce rythme là, il va me falloir au moins un mois pour rendre compte de ces vacances estivales, d’autant que les brevets sont de nouveau légion chaque dimanche.

Faisons donc comme à la radio avec l’annonce des grands titres.

International : le vélo en Vénétie.

Ces vacances italiennes n’étaient pas vraiment destinées à pratiquer la « bicicletta », mais elles m’ont permis de découvrir une intense activité cycliste, et des moyens tout à fait sympathiques de découvrir cette région.

France : un parcours inédit pour relier la ligne bleue des Vosges et les Flandres, d’Ufholz à Mons-en-Baroeul. Une variante de Calais-Bâle en quelque sorte.

Quelques mots d’explications sur cet itinéraire peu habituel. C’est en fait le fruit d’un compromis entre vacances familiales et cyclotourisme tout en minimisant l’empreinte carbone. Notre destination première étant l’Italie, je recherchais un itinéraire susceptible de constituer une partie de la route du retour et pouvant se pratiquer en une semaine maximum. Quelques bons souvenirs de la route des crêtes, croisée notamment lors du Trail de la Vallée des lacs (aux temps où je courais), un article paru dans la revue Cyclotourisme à propos de la route verte Charleville-Mezieres à Givet m’ont donné le point de départ et la ligne générale. Open Runner a fait le reste.

J’avais opté pour la version confort en retenant la solution chambre d’hôtes, non sans hésiter à choisir cette formule plus contraignante quant au découpage des étapes. La météo m’a ôté tout regret, mon périple ayant été pour le moins arrosé. J’ai aussi mentalement remercié mon vélociste de m’avoir conseillé d’acheter des sacoches Ortlieb, certes un peu chères, mais étanches je peux le certifier.

Open Runner a été une aide précieuse pour mettre au point les différentes étapes, grâce notamment à l’option affichage des chambres d’hôtes. J’ai pu ainsi, en fonction des distances journalières prévues, identifier les chambres disponibles sur mon parcours et arrêter mon itinéraire. Tous les hébergements se sont d’ailleurs révélés de qualité.

A suivre donc quelques souvenirs de vacances, déjà forts loin après une semaine de travail.

Catégories
Cyclotourisme Pensées cursives

Quand la musique est bonne.

 

web-sdc13176.1281345425.jpg

Dimanche dans les Weppes

Ce sont habituellement des airs de musique techno sortant de véhicules dont les conducteurs dépassent rarement la trentaine qui viennent troubler le doux ronronnement de la chaine et le chuintement de l’air. Mais ce dimanche matin, c’est une version du genre Mamie flingueuse qui se jouait. Toutes vitres ouvertes, une dame d’un âge certain conduisait, laissant échapper dans son sillage les grands succès de Luis Mariano. La situation était plutôt cocasse et donnait une ambiance Tour de France des années 50. J’avoue, ayant profité d’un feu rouge pour me glisser devant sa voiture, n’avoir pas cherché ensuite à laisser la place suffisante pour un dépassement afin de profiter un peu encore de cette animation inattendue.

Je n’ai jamais pratiqué la course ou le vélo des écouteurs dans les oreilles, mais la musique s’invite souvent dans mes sorties au long cours. Comme dit ma femme, pour courir ou pédaler seul des heures durant il faut une vie intérieure riche. La musique en fait partie.

Cela commence parfois par une de ces rengaines entendue à la radio pendant le petit déjeuner et qui ne vous quitte que pour mieux revenir au moment où l’on croit s’en être débarrassé. Tout l’art consiste alors à trouver un antidote suffisamment puissant mais pas trop non plus car c’est parfois tomber de Charybde en Scylla.

A d’autres moments c’est plus par associations d’idées à la vue d’un paysage ou d’un personnage qu’émerge en sourdine une mélodie. En cet été 2010, Atom Heart Mother des Pink Floyd(1) revient régulièrement. Est-ce la vue des paisibles bovidés paissant dans les pâtures qui me rappelle la pochette de l’album ?Est-ce le titre d’un des morceaux « Summer 68 » ? Ou encore le souvenir de cet été 1970 ou 1971 (?) au cours duquel j’avais acheté l’album ? Toujours est-il que les vents dissonants de l’introduction ou le feulement des solos de guitare accompagnent mes virées dans la campagne flamande.

Et puis la musique sert parfois à accompagner l’effort. Du fond de la mémoire revient un air dont le le rythme est synchrone avec celui de la respiration ou du pédalage. Allegro vivace quand les mollets et le souffle suivent. Andante dans les côtes un peu longue où l’endurance prévaut. L’interprète cycliste prend parfois un peu de liberté avec le tempo quand la cadence de la partition n’est plus complétement en accord avec celui des muscles et du souffle.

Bref vous l’aurez compris, cette forme d’écoute musicale ne présente que des avantages : grande capacité de stockage, autonomie de plusieurs heures, compatibilité avec les impératifs de sécurité routière et ne craint pas les intempéries.

(1) Pour les nostalgiques ou ceux qui ne connaîtraient pas, ci-dessous un lien vers une vidéo d’un Concert au conservatoire de paris (CNSMDP) organisé par les étudiants ingénieurs du son (FSMS) en mars 2003 qui capte une reprise en « live » de la composition des Pink Floyd.

http://www.dailymotion.com/video/xrb6i_pink-floyd-atom-heart-mother_creation

Catégories
Brevet Cyclotourisme

Le Vert Bois 2010

 

web-panorama-13135-36.1279482819.jpg

Paysage estival

Arrivé vers 7h15, peu de vélos sont adossés aux barrières. Je crois reconnaître celui d’Yves-Marie Verbeke et effectivement notre homme est là, appareil photo en bandoulière ou presque, prêt une fois de plus à rendre compte visuellement de ce brevet.

Nous échangeons quelques considérations sur la baisse de fréquentation constatée sur certains brevets et je m’élance pour le parcours de 90 km. Un peu désappointé au début car je trouve que nous empruntons des « grandes routes », certes peu fréquentées à cette heure matinale, mais peu pittoresques. Heureusement, à partir d’Houplines les choses changent et le parcours suit en très grande partie des routes de moindre gabarit.

C’est un itinéraire plat et roulant à travers les Weppes que propose l’Entente Cycliste Wambrechies Marquette. Du côté de Steenwerck les Monts des Flandres semblent nous attendre au loin mais nous bifurquons pour rejoindre le Doulieu.

Pas de difficultés donc, le circuit étant par ailleurs bien balisé. J’en ai fait une retranscription approximative sur Openrunner d’après une carte affichée à l’arrivée et ma mémoire. D’une part, une fois de plus par manque d’attention, je n’ai pas photographié la partie la plus occidentale du parcours (en gros entre Steenwerke et Sailly sur la Lys). D’autre part j’ai noté des différences entre ce qui figure sur la carte et la route réellement suivie. C’est notamment le cas me semble-t-il du départ.

Le balisage est de bonne qualité. Il est matérialisé par les initiales VD peintes en vert et démarre rue Lalau devant le domaine du Vert Bois. Si le fléchage s’est effacé, vous pouvez suivre l’itinéraire que j’ai reconstitué, il en vaut un autre.

Ligne générale du circuit : Marquette, Wambrechies, Verlinghem, Frelinghien, Houplines, Premesques, Bois Grenier, Fleurbaix, Bac Saint-Maur, Croix au Bac, Steenwerck, Le Doulieu, Fromelles, Le Maisnil, Radinghem, Ennetières en Weppes, Le Maisnil, Premesques, Perenchies, Lompret, Saint-André, Marquette.

Le 60 km file directement de Fleurbaix vers Fromelles.

Le lien vers Openrunner :

http://www.openrunner.com/index.php?id=642330

web-parcours-vert-bois-2010.1279483056.jpg

Le parcours tel que je l’ai reconstitué

web-sdc13139.1279483177.jpg

Le ravitaillement …

web-sdc13137.1279483337.jpg

… lieu de conversations animées.

web-sdc13141.1279483600.jpg

A la recherche du cycliste disparu : deux cyclos de Lambersart reviennent au ravitaillement sans avoir trouvé trace d’un de leurs collègues qui a crevé à quelques kilomètres de là.

web-sdc13143.1279483831.jpg

Ce n’est pas « En revenant d’Marquette » mais en allant vers Fromelles.

web-sdc13149.1279483969.jpg

Fromelles dont on aperçoit le clocher au loin.

web-sdc13146.1279484094.jpg

 Un drôle d’arbre.

web-sdc13153.1279484208.jpg

Attention en traversant, un cycliste peut en cacher un autre.

web-sdc13155.1279484328.jpg

Un peu dure la montée sur les flancs du Mont Pindo …

web-sdc13158.1279484420.jpg

… mais patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

web-sdc13162.1279484559.jpg

Attablés au soleil les cyclos de Lambersart ont-ils retrouvé leur collègue ?

web-sdc13163.1279484662.jpg

Quelques organisateurs.

PS : Cyclos59 confirme ce que je pressentais en livrant la trace GPS réalisée par Gérard Colin. Vous pouvez la consulter grâce au lien ci-dessous. Si j’ai le temps, je mettrai à jour la trace sur Openrunner.

http://www.everytrail.com/fullscreen.php?trip_id=710094

Catégories
Cyclotourisme

De Lille à Nieuwpoort au fil de l’eau

web-sdc12904.1277848078.jpg

 J’ai voulu voir Nieuwpoort.

Heureusement tous les dimanches ne se ressemblent pas. Le rallye des Lilas organisé la semaine dernière par le club cyclo de Wambrechies n’avait de printanier que le nom et j’y ai vu des cyclistes en collant.

Ce dimanche était lui un vrai jour d’été avec ciel bleu et chaleur.

Je me suis interrogé sur l’intérêt de ces considérations météorologiques qui émaillent ce blog et les discussions aux ravitaillements. Elles ne peuvent que paraître futiles à l’aune des bouleversements économiques, politiques… qui agitent le monde. Mais, d’un autre côté, à l’ère du virtuel, des manipulations génétiques et autres artifices, je trouve plutôt sain de parler du vent, de la pluie, de la chaleur comme autant d’éléments qui nous relient à la réalité et rappellent notre dépendance des éléments naturels.

Mais bref, revenons à ce dimanche où, profitant d’une journée de célibat et de l’absence de sortie organisée à proximité de mon domicile, j’avais prévu une balade sur la journée.

C’est un peu par association d’itinéraires que j’ai finalement relié Nieuwpoort en suivant les canaux.

La Deûle tout d’abord, la Lys ensuite et l’Yser enfin pour arriver à la Mer du Nord.

L’itinéraire est très simple et avec une bonne mémoire on peut presque se passer de carte.

Tout commence au Bois de Boulogne (celui de Lille bien sûr) où l’on emprunte le chemin de halage en direction de Saint-André puis Quesnoy sur Deûle, Deulemont où l’on bifurque sur la Lys en direction de Warneton, puis Comines. Jusque là rien de bien neuf. J’ai déjà vanté (Cf. l’article 1er janvier 2010) les charmes de ce circuit. En cette période estivale il me rappelle le temps où, avec les copains, nous allions pendant les vacances faire claquer des pétards loin de riverains grincheux et hors de vue de nos mères qui n’appréciaient pas de nous voir manier ces explosifs.

Il faut pourtant quitter le voisinage de l’eau quelques kilomètres pour le retrouver ensuite à loisir. C’est à Comines que je traverse la Lys et donc la frontière. Là, à proximité de l’Eglise, démarre une voie verte qui emprunte le tracé d’un canal jamais construit. Pour ne pas allonger exagérément cet article et satisfaire néanmoins votre légitime soif de connaissance, je consacrerai une autre chronique à un bref historique de ce projet.

Si l’on retrouve de-ci, de-là quelques traces de creusement, il n’est que la rectitude du tracé pour évoquer un canal. A Hollebeke, je retrouve la route et un habitant serviable me confirme que tout droit « ça monte et ça descend mais on arrive sur la Grand Place d’Ypres ». Effectivement, une fois franchis quelques ondoiements je vois pointer les tours de la Halle et de l’église Saint-Martin alors qu’à gauche se dessinent les Monts des Flandres.

Entrant dans la ville, j’essaie de me souvenir depuis quand je n’y suis pas venu. La machine à remonter le temps se met en route et je vois avec effarement se décompter les décennies, dix, vingt, trente, quarante. Stop !!! Cela doit bien faire tout ce temps là. Il faut dire que, dans ma jeunesse, Ypres était la destination proposée tout à quidam étranger à la région venu nous visiter. J’ai donc fini par connaître une certaine lassitude et développer une relative allergie. Mais c’était il y a longtemps et ne justifie pas cette bouderie de plusieurs lustres.

Je parviens sur la grand-place et la Halle aux allures Westminstériennes est défigurée par un édicule en toile, relief d’un rallye automobile organisé la veille. Parti tard, il est midi quand j’arrive et j’ai droit à un air de carillon.

J’aurai un peu de mal à trouver le départ du canal, alors que le cheminement du retour révélera un itinéraire d’une grande simplicité.

Après quelques tâtonnements et détours, je finis par me retrouver sur une berge ombragée. Ce n’est pas pour me déplaire car il commence à faire chaud. Avec ce temps et ses rives arborées l’endroit prend des allures de Canal du Midi.

Après une halte réparatrice à l’écluse de Boezinge, je repars en direction de Diskmuid. Sur cette portion, l’horizon est plus dégagé et offre de larges paysages sur la plaine des Flandres où pointe régulièrement un clocher.

A partir de Diksmuid, l’Yser devient plus méandreuse. Changement également du côté du vent qui forcit légèrement. Rien de bien méchant, il faut juste appuyer un peu plus sur les pédales, mais j’imagine que la progression peut parfois être difficile sur ce terrain complètement à découvert.

La chaleur est toujours présente même si la proximité du canal atténue les bouffées de chaleur qui montent de la route sur les portions macadamisées. Je me prends à rêver d’une glace sur la digue de Nieuwpoort alors que l’eau de mes deux bidons est chaude depuis longtemps.

Je me passerai de glace, peu enclin finalement à flâner sur une digue que je trouve peu avenante. J’irai au bout de la jetée histoire de humer les senteurs marines puis prendrai le chemin du retour.

Par facilité, je décide de suivre le même chemin qu’à l’aller mais l’on peut imaginer un parcours qui s’apparente plus à une boucle. Ce sera peut-être pour une prochaine fois.

Je m’arrête manger une orange au bord d’un plan d’eau et repars avec cette fois un vent plus favorable. Un peu avant Ypres mes deux bidons sont à sec et j’attends avec impatience de rejoindre la ville afin de refaire mes stocks. Je trouverai un « Drinkshop » où j’achèterai une bouteille d’un litre et demi de thé froid. Il est 18 heures, j’ai droit comme le matin au petit air de carillon.

Réhydraté, par vent arrière et avec un soleil toujours présent mais moins vigoureux le retour vers Lille sera des plus plaisants. A Comines, j’abandonne le parcours fluvial du matin pour un itinéraire plus direct.

Bref vous l’aurez compris je recommande chaleureusement cet itinéraire qui vous permet également de rejoindre Veurne ou Ostende ou tout simplement d’aller à Ypres manger une gaufre, boire une bière… ou du thé glacé.

Le « topo »

Le cheminement s’effectue tantôt sur des chemins réservés aux piétons et cyclistes, tantôt sur routes, jamais très fréquentées.

Le cheminement de Lille à Comines à partir du Bois de Boulogne ne pose pas de problème particulier.

A Saint-André, à hauteur du Pont Saint-Hélène, il faut quitter un temps le chemin pour le retrouver un peu plus loin. Prendre la rue Salengro, puis à gauche la rue du Pré Catelan, suivie de la rue Pompidou puis de la rue de Lille pour joindre de nouveau le canal à la hauteur du pont suivant.

On continue ainsi jusque Deulemont, lieu de confluence de la Deûle et de la Lys où il faut bifurquer à droite vers Warneton et Comines. A Comines, après avoir traversé la Lys on se dirige tout droit et au rond point, on prend à gauche. Un peu après avoir passé l’église se présente le début de la voie verte.

Prendre à gauche à la fin de la voie verte et, une fois dans Hollebeke, prendre à droite. Ensuite c’est tout droit jusque Ypres. La route et un peu passante mais dispose d’une bonne piste cyclable.

A l’intersection avec la N336, on prend à droite direction le cente ville.

Du centre ville on peut sans difficulté rejoindre les berges de l’Yser. De la Grand Place, prendre à gauche de la Halle Schotlandstraat, puis 1ère à droite, puis tout droit jusqu’à l’intersection avec Surmont de Volsbergestraat, tourner à droite puis à gauche dans Diksmuidestraat. Après avoir traversé une avenue avec un bras d’eau prendre à gauche Polenlaan qui part en biais. Suivre alors la rive gauche. Il y a d’importants travaux qui actuellement nécessitent de mettre pied à terre, mais ça passe sans problème.

Ensuite, il n’y a qu’à suivre l’Yser direction Diksmuid, tantôt rive droite, tantôt rive gauche.

Un peu avant Nieuwpoort, avant de passer sous l’autoroute, il vaut mieux prendre rive gauche qui amène plus directement à la plage. Après, il n’y a qu’à suivre les panneaux Nieuwpoort Bad pour rejoindre la plage.

Les photos

web-sdc12856.1277848481.jpg

Entre Comines et Hollebek, sur le tracé du projet de canal.

web-12857-58.1277848264.jpg

 Promis les portes rouges ne sont pas un effet Photoshop.

web-sdc12867.1277848753.jpg
web-sdc12874.1277848832.jpg

Non, non, ce n’est pas le Canal du Midi.

web-sdc12884.1277931724.jpg

Une petite famille en balade…

fera une pose déjeuner à proximité de l’écluse.

Plus loin, le canal offre de vastes perspectives sur la plaine.

Côté terre,

web-sdc12902.1278011625.jpg

Nieuwpoort bad, la jetée.

web-sdc12905.1278011949.jpg

Une dame me voyant prendre des photos me propose en flamand de me photographier. Mon Néerlandais étant des plus rudimentaire et ne voulant pas la vexer, je la laisse œuvrer. Elle me fait deux photos pour le prix d’une…

web-sdc12906.1278012160.jpg

Au bout de la jetée… les pécheurs.

Mon vélo à la mer.

Sur le chemin du retour

web-sdc12920.1278012798.jpg

Ypres au soleil couchant.

 Il n’y a pas que la bière qui soit blonde.

Le Mont Kemmel, majestueux au fond de la plaine.

Le beffroi à bulbe de Comines (F).

Pour être informé des prochaines publications, abonnez-vous.