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De Lille à Nieuwpoort au fil de l’eau

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 J’ai voulu voir Nieuwpoort.

Heureusement tous les dimanches ne se ressemblent pas. Le rallye des Lilas organisé la semaine dernière par le club cyclo de Wambrechies n’avait de printanier que le nom et j’y ai vu des cyclistes en collant.

Ce dimanche était lui un vrai jour d’été avec ciel bleu et chaleur.

Je me suis interrogé sur l’intérêt de ces considérations météorologiques qui émaillent ce blog et les discussions aux ravitaillements. Elles ne peuvent que paraître futiles à l’aune des bouleversements économiques, politiques… qui agitent le monde. Mais, d’un autre côté, à l’ère du virtuel, des manipulations génétiques et autres artifices, je trouve plutôt sain de parler du vent, de la pluie, de la chaleur comme autant d’éléments qui nous relient à la réalité et rappellent notre dépendance des éléments naturels.

Mais bref, revenons à ce dimanche où, profitant d’une journée de célibat et de l’absence de sortie organisée à proximité de mon domicile, j’avais prévu une balade sur la journée.

C’est un peu par association d’itinéraires que j’ai finalement relié Nieuwpoort en suivant les canaux.

La Deûle tout d’abord, la Lys ensuite et l’Yser enfin pour arriver à la Mer du Nord.

L’itinéraire est très simple et avec une bonne mémoire on peut presque se passer de carte.

Tout commence au Bois de Boulogne (celui de Lille bien sûr) où l’on emprunte le chemin de halage en direction de Saint-André puis Quesnoy sur Deûle, Deulemont où l’on bifurque sur la Lys en direction de Warneton, puis Comines. Jusque là rien de bien neuf. J’ai déjà vanté (Cf. l’article 1er janvier 2010) les charmes de ce circuit. En cette période estivale il me rappelle le temps où, avec les copains, nous allions pendant les vacances faire claquer des pétards loin de riverains grincheux et hors de vue de nos mères qui n’appréciaient pas de nous voir manier ces explosifs.

Il faut pourtant quitter le voisinage de l’eau quelques kilomètres pour le retrouver ensuite à loisir. C’est à Comines que je traverse la Lys et donc la frontière. Là, à proximité de l’Eglise, démarre une voie verte qui emprunte le tracé d’un canal jamais construit. Pour ne pas allonger exagérément cet article et satisfaire néanmoins votre légitime soif de connaissance, je consacrerai une autre chronique à un bref historique de ce projet.

Si l’on retrouve de-ci, de-là quelques traces de creusement, il n’est que la rectitude du tracé pour évoquer un canal. A Hollebeke, je retrouve la route et un habitant serviable me confirme que tout droit « ça monte et ça descend mais on arrive sur la Grand Place d’Ypres ». Effectivement, une fois franchis quelques ondoiements je vois pointer les tours de la Halle et de l’église Saint-Martin alors qu’à gauche se dessinent les Monts des Flandres.

Entrant dans la ville, j’essaie de me souvenir depuis quand je n’y suis pas venu. La machine à remonter le temps se met en route et je vois avec effarement se décompter les décennies, dix, vingt, trente, quarante. Stop !!! Cela doit bien faire tout ce temps là. Il faut dire que, dans ma jeunesse, Ypres était la destination proposée tout à quidam étranger à la région venu nous visiter. J’ai donc fini par connaître une certaine lassitude et développer une relative allergie. Mais c’était il y a longtemps et ne justifie pas cette bouderie de plusieurs lustres.

Je parviens sur la grand-place et la Halle aux allures Westminstériennes est défigurée par un édicule en toile, relief d’un rallye automobile organisé la veille. Parti tard, il est midi quand j’arrive et j’ai droit à un air de carillon.

J’aurai un peu de mal à trouver le départ du canal, alors que le cheminement du retour révélera un itinéraire d’une grande simplicité.

Après quelques tâtonnements et détours, je finis par me retrouver sur une berge ombragée. Ce n’est pas pour me déplaire car il commence à faire chaud. Avec ce temps et ses rives arborées l’endroit prend des allures de Canal du Midi.

Après une halte réparatrice à l’écluse de Boezinge, je repars en direction de Diskmuid. Sur cette portion, l’horizon est plus dégagé et offre de larges paysages sur la plaine des Flandres où pointe régulièrement un clocher.

A partir de Diksmuid, l’Yser devient plus méandreuse. Changement également du côté du vent qui forcit légèrement. Rien de bien méchant, il faut juste appuyer un peu plus sur les pédales, mais j’imagine que la progression peut parfois être difficile sur ce terrain complètement à découvert.

La chaleur est toujours présente même si la proximité du canal atténue les bouffées de chaleur qui montent de la route sur les portions macadamisées. Je me prends à rêver d’une glace sur la digue de Nieuwpoort alors que l’eau de mes deux bidons est chaude depuis longtemps.

Je me passerai de glace, peu enclin finalement à flâner sur une digue que je trouve peu avenante. J’irai au bout de la jetée histoire de humer les senteurs marines puis prendrai le chemin du retour.

Par facilité, je décide de suivre le même chemin qu’à l’aller mais l’on peut imaginer un parcours qui s’apparente plus à une boucle. Ce sera peut-être pour une prochaine fois.

Je m’arrête manger une orange au bord d’un plan d’eau et repars avec cette fois un vent plus favorable. Un peu avant Ypres mes deux bidons sont à sec et j’attends avec impatience de rejoindre la ville afin de refaire mes stocks. Je trouverai un « Drinkshop » où j’achèterai une bouteille d’un litre et demi de thé froid. Il est 18 heures, j’ai droit comme le matin au petit air de carillon.

Réhydraté, par vent arrière et avec un soleil toujours présent mais moins vigoureux le retour vers Lille sera des plus plaisants. A Comines, j’abandonne le parcours fluvial du matin pour un itinéraire plus direct.

Bref vous l’aurez compris je recommande chaleureusement cet itinéraire qui vous permet également de rejoindre Veurne ou Ostende ou tout simplement d’aller à Ypres manger une gaufre, boire une bière… ou du thé glacé.

Le « topo »

Le cheminement s’effectue tantôt sur des chemins réservés aux piétons et cyclistes, tantôt sur routes, jamais très fréquentées.

Le cheminement de Lille à Comines à partir du Bois de Boulogne ne pose pas de problème particulier.

A Saint-André, à hauteur du Pont Saint-Hélène, il faut quitter un temps le chemin pour le retrouver un peu plus loin. Prendre la rue Salengro, puis à gauche la rue du Pré Catelan, suivie de la rue Pompidou puis de la rue de Lille pour joindre de nouveau le canal à la hauteur du pont suivant.

On continue ainsi jusque Deulemont, lieu de confluence de la Deûle et de la Lys où il faut bifurquer à droite vers Warneton et Comines. A Comines, après avoir traversé la Lys on se dirige tout droit et au rond point, on prend à gauche. Un peu après avoir passé l’église se présente le début de la voie verte.

Prendre à gauche à la fin de la voie verte et, une fois dans Hollebeke, prendre à droite. Ensuite c’est tout droit jusque Ypres. La route et un peu passante mais dispose d’une bonne piste cyclable.

A l’intersection avec la N336, on prend à droite direction le cente ville.

Du centre ville on peut sans difficulté rejoindre les berges de l’Yser. De la Grand Place, prendre à gauche de la Halle Schotlandstraat, puis 1ère à droite, puis tout droit jusqu’à l’intersection avec Surmont de Volsbergestraat, tourner à droite puis à gauche dans Diksmuidestraat. Après avoir traversé une avenue avec un bras d’eau prendre à gauche Polenlaan qui part en biais. Suivre alors la rive gauche. Il y a d’importants travaux qui actuellement nécessitent de mettre pied à terre, mais ça passe sans problème.

Ensuite, il n’y a qu’à suivre l’Yser direction Diksmuid, tantôt rive droite, tantôt rive gauche.

Un peu avant Nieuwpoort, avant de passer sous l’autoroute, il vaut mieux prendre rive gauche qui amène plus directement à la plage. Après, il n’y a qu’à suivre les panneaux Nieuwpoort Bad pour rejoindre la plage.

Les photos

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Entre Comines et Hollebek, sur le tracé du projet de canal.

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 Promis les portes rouges ne sont pas un effet Photoshop.

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Non, non, ce n’est pas le Canal du Midi.

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Une petite famille en balade…

fera une pose déjeuner à proximité de l’écluse.

Plus loin, le canal offre de vastes perspectives sur la plaine.

Côté terre,

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Nieuwpoort bad, la jetée.

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Une dame me voyant prendre des photos me propose en flamand de me photographier. Mon Néerlandais étant des plus rudimentaire et ne voulant pas la vexer, je la laisse œuvrer. Elle me fait deux photos pour le prix d’une…

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Au bout de la jetée… les pécheurs.

Mon vélo à la mer.

Sur le chemin du retour

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Ypres au soleil couchant.

 Il n’y a pas que la bière qui soit blonde.

Le Mont Kemmel, majestueux au fond de la plaine.

Le beffroi à bulbe de Comines (F).

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Seclin 2010

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La Lys à Erquinghem.

« Mouillé le jeudi, dimanche sèchera ». Je suis dans une période « aphorismes  et proverbes», en voici un de nature à contrer Saint Médard les années ou sa fête tombe un jeudi (en fait, à consulter le Littré, il s’agirait plutôt d’un adage que d’un proverbe, celui de Saint Médard, car le mien peut prendre un tour métaphorique propre à caractériser un proverbe). Bref, si le jeudi de l’ascension était humide ce dimanche fut sec (là ce n’est pas métaphorique du tout). Un voile matinal se dissipa cers 10h00, autorisant alors à enlever manchettes et autres accessoires et à goûter un peu de soleil.

Le parcours proposé par le Cyclo club de Seclin comportait cette année une innovation avec une quatrième distance, un 110 km prolongeant la boucle jusqu’au Mont des Cats. Quelques côtes en plus, de nature à faire travailler la résistance.

J’ai reconstitué à peu près le parcours mais pas exactement car je parviens selon Openrunner à 112 km alors qu’au compteur j’en avais un peu moins de 110.

Abondance de biens ne nuit pas.

http://www.openrunner.com/index.php?id=568789

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Le balisage est constitué d’un S Vert accompagné d’une flèche. Le départ est situé Parc Rosenberg. Quatre autres distances sont proposées : 30 km, 60 km, 80 km, 90 km

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Le Mont Noir est dans la brume.

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10h00, le soleil est bien présent sur Saint Jans Cappel entre Mont des Cats et Mont Noir.

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Ceci est une descente et non une montée comme on pourrait le croire.

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Et je le prouve !!!

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Les jeunes de Deulemont…

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… qui filent dans la descente.

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Deux cyclos de Phalempin.

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Randonnée en Ferrain

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Beau temps et paysages variés pour cette sympathique randonnée

J’hésitais à participer à la Randonnée du Ferrain craignant de retrouver un circuit connu autour de Linselles, Bousbeque … J’avais un moment imaginé profiter du fléchage du Paris Roubaix pour emprunter la partie terminale de l’itinéraire, mais la perspective d’affronter les zones pavées avec mes pneus de 23c m’en a dissuadé.

Pour en revenir à la Randonnée du Ferrain ces craintes n’étaient pas justifiées puisque c’est vers la Belgique que nous emmenait l’itinéraire concocté par l’Union Cycliste Neuvilloise. Parcours intéressant, légèrement vallonné même s’il ignore, pour le circuit de 90 km, le Mont de l’Enclus, passant en périphérie.

Tout était réuni ce matin pour un brevet réussi : un beau parcours, un temps agréable même si un peu frais le matin et venteux, deux ravitaillements et, pour moi, pas de crevaison. Ce dernier point paraît anodin sauf à savoir qu’à mi-parcours l’ombre de mon vélo me révélait l’absence de trousse de secours à son emplacement habituel. Pas la moindre chambre à air ou rustine avec moi. Mais ce dimanche était faste et je rentrai à bon port sans devoir recourir à l’assistance de l’un ou l’autre.

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On roule plutôt au soleil vu la température.

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Une des nombreuses chapelles qui jalonnent le circuit. Celle-ci marque la séparation entre le 60 km et le 90 km.

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Ce genre de paysage me rappelle toujours le film Till l’espiègle avec Gérard Philippe, que j’avais vu au ciné-club du lycée

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Avec les beaux jours les pelotons fleurissent sur les routes. Nous avons croisé de nombreux (et je ne vous dis pas ce que ce sera dimanche prochain vu le nombre de brevets programmés).

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Le balisage étant temporaire pas de marque au sol, mais… comme je suis en congés cette semaine, j’ai pris le temps de reconstituer sur Openrunner.com le parcours à partir de la carte affichée par les organisateurs .

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Le lien est le suivant :

http://www.openrunner.com/index.php?id=529824

NB : Attention le parcours n’est pas exact entre Bossuit et Escanafles. En fait il faut continuer et suivre la berge de l’Escault et non prendre la route comme indiqué. Le chemin de halage n’est pas identifié sur la carte.

 

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1er janvier 2010

 

Les illusions printanières sont loin en ce 1er janvier. Le ciel est bas et le froid mordant.

Les Pères Noël se disent qu’ils tiennent le bon bout et qu’ils ont bientôt fini de se cailler les miches et autre chose, accrochés depuis plus d’un mois aux façades ou toitures par leurs échelles de corde. Ce soir ou dimanche au plus tard, ils regagneront leurs boîtes pour enfin roupiller au chaud pendant onze mois. Enfin, c’est la vision optimiste des choses. Peut-être, passée la période de récupération, se morfondent-ils à écouter les boules du sapin de noël ressasser sans fin les histoires du dernier réveillon. Drôle de vie que celle de Père Noël de façade. La précarité au travail épargne peu de monde.

C’est conscient du privilège de pouvoir sans crainte avoir froid en faisant du vélo, que je m’engage sur les berges de la Deûle. Promeneurs, coureurs et cyclistes sont relativement nombreux pour un premier de l’an. Mais leur nombre est sans comparaison avec celui des volatiles aquatiques qui abondent sur les berges et sur l’onde. Cygnes, mouettes, hérons, canards, poules d’eau foisonnent. Je crois même identifier des cormorans.

Assez vite le plafond nuageux se déchire et c’est sous le soleil que je poursuis la balade.

J’ai déjà évoqué ce parcours mais j’engage à nouveau les petites (et grandes) familles, dès les frimas passés, à enfourcher leurs bicyclettes pour emprunter les berges de la Deûle et de la Lys. Accessible partir de nombreuses agglomérations le cheminement le long des berges de ces deux cours d’eau procure de nombreux avantages.

Hormis quelques passages en agglomération, la progression se fait sur des voies vertes.

L’alternance de la ville et de la campagne offre des paysages variés : industriels parfois décadents au sortir de Lille et de Saint-André, champêtres le plus souvent.La faune aquatique est abondante.

Enfin, les deux berges étant pour l’essentiel cyclables, des circuits « à la carte » sont imaginables.

A signaler, l’itinéraire balisé intitulé « La Deûle canalisée » qui mixe routes de campagnes et berges fluviales (sur le tronçon Quesnoy-sur-Deûle / Frelinghien). Le topo est téléchargeable sur le site du Comité Départemental du Tourisme : http://www.cdt-nord.fr/fr/guide/randos.aspx

A Deulemont, lieu de la confluence de la Deûle et de la Lys, une éminence permet d’apercevoir le Mont Kemmel et l’église de Messine à la forme caractéristique.

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Ciel plombé en début de matinée

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Début d’éclaircie à Wambrechies

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C’est pas Amsterdam mais ça ressemble quand même à un port

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Bain de soleil sur poutre

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Les arbres effeuillés permettent de voir le Mont Kemmel

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Selon que le regard se porte à droite ou à gauche, ville ou campagne