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Cyclotourisme

Les Courons du Nord, messagerie longue distance

Après des problèmes de disque dur, une coupure de ligne ADSL a perturbé l’alimentation de ce blog. Toute ressemblance avec les conditions météorologiques sur la région ce dernier dimanche est complètement improbable

Comme dit le proverbe «C’est l’occasion qui fait le larron ». Mon beau frère ayant oublié ses papiers chez ses parents à Dunkerque, je me suis proposé d’aller les y rechercher… en vélo bien sûr.

J’avais néanmoins assorti mon offre de services d’une condition qui était de ne pas être confronté à des conditions météorologiques trop défavorables. Météo France annonçait un temps couvert mais sec et un vent de 30 km/h avec rafales à 55 km direction sud-sud-ouest donc a priori plutôt favorable à l’aller. Les prévisions du dimanche matin sur France Inter confirmait le temps couvert et annonçait quelques pluies éparses suivies d’éclaircies.

Confiant dans ces prévisions je quittai Mons sous un ciel gris anthracite. La suite des évènements, confortée par diverses expériences antérieures démontrera le caractère tout relatif de la notion de pluies éparses. En fait, je crois comprendre qu’il faut la comprendre non comme une répartition équilibrée de rares ondées sur l’ensemble du territoire concerné mais plutôt comme la possible survenue d’averses sur une portion du dit territoire. Ceci fait que si à un échelon que l’on pourrait qualifier de macro spatial on peut parler de rareté, pour le quidam qui se trouve dans la zone hydratée le terme paraît impropre voir carrément fallacieux.

Pour en revenir à mon périple, le Mont Noir fut franchi dans des conditions hygrométriques acceptables ainsi que le Mont des Cats. J’y croisai nombre de vététistes partis de Boeschepe et venus relever le défi des Cinq Monts. La poursuite de la randonnée dans la plaine connut une période d’éclaircies offrant de belles lumières mais trop fugaces pour être saisies.

A partir d’Herzeele le temps fut franchement humide avec un crachin assez dense, ce jusque Dunkerque où l’on pouvait parler de pluie. Ceci étant, la relative clémence de la température rendait l’humidité supportable.

Le ciel restant maussade et venteux, je m’étais décidé après un bouillon chaud à revenir en train. Finalement, au moment de partir pour la gare, je trouvai l’éclaircie prometteuse et pris le parti d’un retour cycliste. Je n’eus pas à regretter mon choix car très vite le bleu détrôna le gris. Pour ne rien gâcher le vent avait tourné, étant désormais orienté plutôt nord nord ouest. Le retour se fit donc sans grande difficulté, mais je l’avoue en frôlant seulement le Mont des Cats et délaissant le Mont Noir pour filer ensuite vers Meteren, Bailleul, Nieppe puis rejoignant Frelinghien par Le Romarin. Que du plat donc.

La lumière et le vent aidant j’ai pu entrecouper ma randonnées de haltes photographiques notamment à West Cappel et Bambeque. En voici quelques images.

L’église de West Cappel

L’église de Bambeque

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Brevet Cyclotourisme

Fin de saison

Des problèmes informatiques ayant perturbé la rédaction de mes chroniques cyclotouristes, c’est sous un même intitulé que je rendrai compte de mes sorties de ces deux derniers dimanches.

Commençons donc par le brevet organisé par le Cyclo d’Ascq. Cinquante kilomètres annoncés pour la distance longue, quarante au compteur (peut-être ai-je pris un raccourci sans m’en rendre compte), cela avait un goût de trop peu, mais c’était pratiquement le dernier brevet sur route de la saison. Et puis nous roulions pour une bonne cause, une partie de la recette étant reversée au profit des Restos du cœur.

Nombreux, routiers ou vététistes, avaient répondu présent malgré la grisaille et il fallait, à neuf heures, faire la queue pour s’inscrire.

L’occasion d’échanger avec des têtes connues que l’on ne reverra, sauf hasard d’une rencontre, qu’à la fin de l’hiver.

Fin de saison, s’ébauchent déjà des projets pour la prochaine. Un Paris – Cambrai, qu’un fidèle lecteur de ce blog (oui, oui cela existe) me conseille sans réserve. Le Mercantour et autres « Tours de… » entrevus dans la dernière livraison de la revue Cyclotourisme. Autant de perspectives qui occupent l’esprit en roulant et alimentent des fantasmes de randonnées tempérées alors que les frimas se font fréquents.

D’ici les retrouvailles, il va me falloir composer moi-même mes itinéraires ou suivre des traces anciennes, au risque de devoir improviser lorsque celles-ci se perdent sur des routes terreuses. Ou encore, passer d’un circuit à un autre au gré de l’ensoleillement, du sens du vent, avec parfois des boucles qui tournent court me faisant rapidement revenir au même point.

Ce dimanche, je retrouvai le circuit au départ de Bois Grenier. Les marques étaient bien visibles et c’est sans trop de difficultés que je suivis le parcours de 60 km. Parti avec un petit sept degrés, j’eus vite chaud dans ma tenue hivernale et revins la gourde pratiquement vide. Derniers beaux jours ?

Si l’horizon était vaporeux, le soleil mettait en valeur un foisonnement de verts et donnait du relief aux briques des maisons. Il me fallut une fois de plus arbitrer entre une honnête moyenne et des arrêts photos tentants.

En ligne pour la photo, déjà prêts à partir ...
... tandis que d'autres continuent d'arriver.
Il faut patienter pour s'inscrire...
... mais dans la bonne humeur.
Les cyclos de Leers se regroupent.
Premier brevet pour mon camarade JB. Il va trop vite et la photo est floue. Cela permet de régler la délicate question du droit à l'image.
Autre ambiance le dimanche suivant.
 
 
Des choux de Bruxelles, je les préfère en photo.
L'église de Strazeele
L'église de Merris dont je décrouvre seulement la forme originale du clocher bien que je sois déjà passé plusieurs fois devant
Maison de type gothique brugeois à Steenwerck
Une autre maison originale à Capinghem
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Cyclotourisme

Vélo vision

Un dimanche à vélo, un autre regard sur la ville

« L’aventure est au coin de la rue » dit-on. L’aventure, je ne sais pas mais l’exotisme parfois. Un exotisme de proximité, né de l’attention nouvelle portée à des objets, des bâtiments, des lieux, tellement coutumiers qu’on ne les voit plus ou tellement proches, qu’à trop chercher le dépaysement on les a négligés.

C’est à la découverte de cet exotisme du quotidien que je suis parti ce dimanche à vélo.

C’était une journée idéale pour une randonnée au long cours. Temps sec et ensoleillé, température fraîche le matin mais franchissant allègrement la barre des 10 ° à l’ombre vers midi. Las, étant d’astreinte, pas question de s’éloigner trop de Lille.

L’appareil photo dans la poche arrière, j’enfourchai mon vélo et roulai petit braquet, peu soucieux de la distance parcourue.

Après un petit tour vers la Deûle, et quelques photos de péniches et de canards (et non de caniches peinards), direction le Jardin des géants à deux pas de Lille Europe. C’est un très bel endroit que je connaissais pas, alliant végétation, eau, constructions métalliques, statues.

Le choix des végétaux, le découpage des allées, les plans d’eau offrent des perspectives et des ambiances variées. Tantôt cheminant sur des allées bordées de hauts bambous, le regard est enserré entre ces parois végétales. Tantôt plus à découvert, l’horizon s’ouvre sur la ville et les nouveaux immeubles à l’architecture résolument moderne. Une invitation à poursuivre mon périple vers ces quartiers que je ne traverse jamais.

Pour finir, retour vers les Dondaines avec là aussi découverte d’un espace vert que je n’avais pas encore fréquenté.

Pas d’itinéraire, pas de photos de prairie ou de cyclistes cette semaine, seulement quelques vues citadines inhabituelles pour moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas d’effet Photoshop, seuls les reflets des arbres dans l’eau du canal créent ce fond chatoyant.


La ferme pédagogique des Dondaines, ilôt de "rurallité" en centre ville. A gauche on aperçoit les ruches, qui font de cet endroit un lieu de formation à l'apiculture.

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Brevet Cyclotourisme

Randonnée souvenir Jacques Lohier – Phalempin 2011

Effets de brume en approchant de Bersée.

Le temps estival de la randonnée d’Halluin, il y a deux semaines, paraissait bien loin ce dimanche.

Si à sept heures le thermomètre en ville affichait un peu plus de trois degrés, les pâtures givrées, sitôt quitté Templemars, attestaient d’une température proche du zéro en campagne.

J’avais hésité à mettre mes gants d’hiver, mais bien m’en a pris car ils étaient tout juste suffisants avant que le soleil ait pris un peu de hauteur. Je n’ai quitté bonnet et tour de cou qu’à mi-route.

L’Etoile Cyclo Club Phalempin proposait quatre parcours « route » et trois VTT (j’en suis moins sûr). Cet effort aura été récompensé car ce sont plus de 1100 cyclos (dont 500 VTTistes) qui ont participé à ce brevet.

Le 95 km rejoignait, comme en 2009, Mortagne du Nord mais avec un parcours en partie modifié.

L’itinéraire est le suivant : Phalempin, Leu pindu, Drumez, Mons-en-Pévèle, Bersée, Wattines, La Cocquerie, Ouvignies, Bois de Bercu, Mouchin, Bas Préau, Howarderies, Rongy, Bléharies, Maulde, Mortagne, Château l’Abbaye, Nivelle, Lecelles, Saméon, Aix-les-Orchies, Nomain, Auchy-les-Orchies, La Broderie, Moncheaux, Thumeries (D8), Wahagnies, Phalempin.

Le départ est situé au complexe sportif Jacques Hermant, le balisage est constitué des lettres JL peintes en blanc.

La brume se dissipera rapidement.

 


Deuxième ravitaillement, le gros de la troupe est passé mais la table est encore bien approvisionnée.