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Le Vert Bois – Marquette 2011

De Marquette au Grand plaisir, il faut suivre le chemin noir.

Alors qu’il pleuvait des cordes la veille au soir, le ciel était bleu en ce dimanche matin.

Voilà qui était de bonne augure, après une semaine humide, pour le Rallye du Vert bois, organisé par l’Entente Cycliste Wambrechies Marquette, dont j’avais identifié le fléchage vert, bien visible, lors de ma sortie de ce 14 juillet.

J’avais exprimé dans l’article consacré à l’édition 2010 mon regret d’un départ empruntant des routes relativement fréquentées. Je n’aurai pas la prétention de croire avoir influé sur le tracé du parcours de cette année, toujours est-il que celui-ci prenait très tôt un tour champêtre.

Cette campagne mitoyenne de la ville et que l’on ignore, à suivre les grands axes routiers, ravive des réflexions sur nos choix d’urbanisation. Le modèle du pavillon de plain pied avec un grand jardin est-il encore soutenable ? Il n’est qu’à se promener dans les environs de Lille pour constater la progression des zones pavillonnaires. Sur le chemin du retour, un récent lotissement à l’entrée de Saint-André en est une parfaite illustration, où un étroit champ de maïs côtoie un alignement de maisons fraîchement construites. Sommes nous condamnés à densifier la ville si nous voulons préserver la nature et éviter de voir proliférer (j’avais écrit fleurir mais j’ai préféré éviter l’oxymore) les pancartes « non à la rocade » ?

Voilà de quoi méditer en pédalant.

Pour en revenir à l’itinéraire, à regarder la carte de près, passant par la Clé des champs on croise le Corbeau et par le Chemin noir on atteint Le grand plaisir. Parcours initiatique s’il en est.

Plaisir en tout cas de retrouver le soleil, accru par l’annonce de sa présence éphémère. Plaisir de pédaler sur des petites routes nouvellement asphaltées, le nez au vent, éprouvant la sensation, pour peu que ce dernier vous pousse un peu, de pouvoir avaler sans fatigue les kilomètres, accompagné par le discret ronronnement d’une transmission bien huilée.

Plaisir matinal car, trop vite, le temps allait changer et le ciel se couvrir jusqu’à nous gratifier d’une giboulée à hauteur de Steenwerck. Ce fut la seule de la matinée mais je ne regrettai pas d’être parti tôt car une fois rentré, à peine ma douche prise, c’est une pluie forte et quasi continue qui s’abattit.

Le parcours du 90 km est le suivant :

Marquette, Wambrechies, Verlinghem, Frelinghien, Houplines, Premesques, La Chapelle d’Armentières, Bois Grenier, Fleurbaix, Bac Saint-Maur, Croix au Bac, Steenwerck, Le Doulieu, Fromelles, Le Maisnil, Radinghem, Ennetières en Weppes, Le Maisnil, Premesques, Perenchies, Lompret, Saint-André, Marquette.

Le balisage est constitué des deux lettres VB peintes en vert. Départ salle rue Lalau, devant le domaine du Vert Bois

 

L’autoroute passe au pied de l’alignement d’arbres au loin (pas si loin)

 

 

 

Victor et son vélo couché

Quelques secondes plus tôt l’église de Steenwerck était puissamment éclairée. J’ai attendu mais n’ai pu retrouver un tel éclairage. Dans quelques minutes surviendra une giboulée.
Echanges sur les mérites et inconvénients respectifs du vélo « droit » et du vélo « couché »

Derniers mètres avant le casse-croute

Couleurs Unies de Ben et Tom

 

 

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Aller travailler en vélo

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Je profite encore de quelques coins de verdure en allant travailler, mais ceci ne devait pas durer

Pouvoir aller travailler en vélo est vraiment agréable. Je dis bien pouvoir et non devoir, car j’imagine bien que le faire tous les jours de la semaine, quels que soient le temps et l’envie, peut ne pas être une sinécure. J’ai la chance de pouvoir opter indifféremment pour le métro ou le vélo, selon mon humeur, la pluviosité, ma tenue vestimentaire obligée…

Parfois, c’est l’envie de ne pas interrompre ma lecture du moment qui me pousse à choisir le métro alors que toutes les conditions sont réunies pour un trajet cycliste.

Aller travailler en vélo me donne l’impression de ne pas y aller, surtout à la belle saison. A tel point qu’il m’est arrivé de partir en oubliant mon sac. Je m’en suis aperçu au deux tiers de la route et j’ai du rebrousser chemin.

A l’heure à laquelle je pars, certaines rues du centre ville sont encore pratiquement vierges de circulation. La traversée du Bois de Boulogne ajoute à l’impression de vacances.

Le soir, la route du retour est le moyen de s’aérer le corps mais aussi le cerveau.

Ce matin était comme je les aime en cette saison, froid et sec. Le choix des gants fourrés et du tour de cou s’avérait judicieux. Les pelouses du Bois de Boulogne étaient couvertes de givre et la Deule exhalait des fumeroles qui, dans le demi-jour, transformaient les péniches glissant lentement en autant d’ « Hollandais volants ».

Passé l’avenue de l’Hippodrome, les feux sont moins nombreux et quelques lignes droites à bonne allure permirent une montée en température qu’une circulation fractionnée avait empêché.

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Quand la musique est bonne.

 

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Dimanche dans les Weppes

Ce sont habituellement des airs de musique techno sortant de véhicules dont les conducteurs dépassent rarement la trentaine qui viennent troubler le doux ronronnement de la chaine et le chuintement de l’air. Mais ce dimanche matin, c’est une version du genre Mamie flingueuse qui se jouait. Toutes vitres ouvertes, une dame d’un âge certain conduisait, laissant échapper dans son sillage les grands succès de Luis Mariano. La situation était plutôt cocasse et donnait une ambiance Tour de France des années 50. J’avoue, ayant profité d’un feu rouge pour me glisser devant sa voiture, n’avoir pas cherché ensuite à laisser la place suffisante pour un dépassement afin de profiter un peu encore de cette animation inattendue.

Je n’ai jamais pratiqué la course ou le vélo des écouteurs dans les oreilles, mais la musique s’invite souvent dans mes sorties au long cours. Comme dit ma femme, pour courir ou pédaler seul des heures durant il faut une vie intérieure riche. La musique en fait partie.

Cela commence parfois par une de ces rengaines entendue à la radio pendant le petit déjeuner et qui ne vous quitte que pour mieux revenir au moment où l’on croit s’en être débarrassé. Tout l’art consiste alors à trouver un antidote suffisamment puissant mais pas trop non plus car c’est parfois tomber de Charybde en Scylla.

A d’autres moments c’est plus par associations d’idées à la vue d’un paysage ou d’un personnage qu’émerge en sourdine une mélodie. En cet été 2010, Atom Heart Mother des Pink Floyd(1) revient régulièrement. Est-ce la vue des paisibles bovidés paissant dans les pâtures qui me rappelle la pochette de l’album ?Est-ce le titre d’un des morceaux « Summer 68 » ? Ou encore le souvenir de cet été 1970 ou 1971 (?) au cours duquel j’avais acheté l’album ? Toujours est-il que les vents dissonants de l’introduction ou le feulement des solos de guitare accompagnent mes virées dans la campagne flamande.

Et puis la musique sert parfois à accompagner l’effort. Du fond de la mémoire revient un air dont le le rythme est synchrone avec celui de la respiration ou du pédalage. Allegro vivace quand les mollets et le souffle suivent. Andante dans les côtes un peu longue où l’endurance prévaut. L’interprète cycliste prend parfois un peu de liberté avec le tempo quand la cadence de la partition n’est plus complétement en accord avec celui des muscles et du souffle.

Bref vous l’aurez compris, cette forme d’écoute musicale ne présente que des avantages : grande capacité de stockage, autonomie de plusieurs heures, compatibilité avec les impératifs de sécurité routière et ne craint pas les intempéries.

(1) Pour les nostalgiques ou ceux qui ne connaîtraient pas, ci-dessous un lien vers une vidéo d’un Concert au conservatoire de paris (CNSMDP) organisé par les étudiants ingénieurs du son (FSMS) en mars 2003 qui capte une reprise en « live » de la composition des Pink Floyd.

http://www.dailymotion.com/video/xrb6i_pink-floyd-atom-heart-mother_creation

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A vélo sans cale-pied

 

Petit tour sur le site de Météofrance qui annonce pour ce dimanche un vent de sud sud-ouest de 30 km/h avec des pointes à 55. Hou la la, je n’aime pas ça. Le vent de face, s’il est régulier, je m’en accommode facilement, il suffit de prendre le rythme. Le vent arrière, j’adore. Mais le vent de côté, ça je n’aime pas du tout et quand sont annoncées des rafales à 55 km/h encore moins.

Sur le frêle équipage dont je suis solidaire, je me sens tel le petit cochon face au grand loup dont le souffle puissant menace de me coucher sur la chaussée.

J’opte donc ce matin pour une monture plus trapue aux gommes larges et surtout sans cale-pied. Cela me rassure de savoir que je pourrai à tout instant poser sans délai pied à terre pour contrecarrer une bourrasque déstabilisante.

Il fait doux et des nuages fessus glissent sur un ciel azur.

Sans itinéraire précis je me laisse vite tenter par des haltes paysagères. C’est si facile, sans cale-pied, de faire demi-tour pour voir telle ferme ou tel arbre sous un autre éclairage.

C’est si facile de descendre de vélo et de s’écarter de la route, pour changer son angle de vue sans appréhender d’endommager ses cales.

Entre cyclo et tourisme mon coeur balance. Aujourd’hui c’est plutôt tourisme. Ce n’est pas ainsi que je vais me préparer pour le défi des Cinq Monts qui a lieu dimanche prochain, mais comme j’aime à le dire « changement de pâture réjouit les veaux ».

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Le clocher de l’église de Sainghien en Mélantois montre le bout de son fait

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L’Eglise de Bouvines sous toutes les coutures

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L’église de Sainghien en Mélantois

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Changement de pâture …