Catégories
Brevet Cyclotourisme

En route vers l’avesnois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris-Roubaix et une semaine de vacances dans la région du Mont Ventoux (dont je rendrai compte dans les semaines à venir) m’ont conduit à différer la relation de cette sympathique randonnée. Un mois pratiquement est passé et mon souvenir se fait moins précis. Quelques photos sont là heureusement pour pallier les déficiences de ma mémoire.

Encore une belle randonnée à l’actif du Cyclo Club d’Orchies que ce 200 kilomètres en direction de l’Avesnois.

J’avais renoncé à faire la balade d’Antoine la semaine précédente et ne l’ai pas regretté car si le froid était aussi intense, le ciel avait retrouvé le bleu perdu ces derniers dimanches.

Je quitte Mons à 4h30 pour un départ à 6h00 à Orchies. La nuit est profonde et ma frontale tout juste suffisante hors agglomération. Peu de circulation à cette heure matinale. Quelques automobilistes tiennent manifestement les cyclistes pour quantité négligeable ne daignant pas passer en codes en me croisant, cela malgré mes signes leur indiquant qu’ils m’aveuglent. Cela leur vaudra de ma part quelques gènes obscènes dont pourtant je ne suis pas coutumier. Je doute que cela fasse changer leur pratique mais cela soulage.

Dans Genech, je ne trouve pas la route directe vers Orchies que j’avais repérée et, plutôt que de risquer de me perdre dans la campagne, je préfère assurer en faisant le détour par Mouchin. Ces kilomètres supplémentaires et une difficulté à retrouver le point de départ me feront arriver alors que le groupe s’ébranle, je ne le rattraperai pas.

Je m’inscris rapidement, tandis que l’on me sert fort obligeamment un café chaud. Une part de cake et je repars, avec une carte mais sans la feuille de route.

Je tâtonne pour trouver la route de départ et finis par faire mon propre itinéraire en direction de Warlaing.

La traversée de la forêt de Marchiennes alors qu’il fait encore nuit est un grand moment de bonheur riche d’odeurs, de chants d’oiseaux à l’approche de l’aube. L’entrelacs des branches dénudées se détache en contre-jour sur un ciel étoilé que l’on devine vierge de nuages. Je resterais bien jusqu’au lever du jour mais la randonnée ne fait que commencer et d’autres plaisirs m’attendent.

J’atteins Hornaing alors que le ciel rosit et poursuis ma route dans la fraicheur matinale, givrée par endroits.

L’itinéraire louvoie ensuite afin de nous éviter des zones trop urbaines et atteint Bouchain où, passé l’autoroute, la ruralité s’affirme.

Je me mets à fantasmer sur un arrêt à Solesmes avec chocolat chaud et tartines de Nutella. Las, une fois sur place je trouve pas de café sur mon chemin, même en faisant quelques détours, et continue en désespoir de cause. Mais mon organisme ne l’entend pas ainsi et sentant venir l’hypoglycémie, je m’arrête en pleine campagne pour manger mes tartines.

La route se poursuit sans encombre, avec un soleil généreux qui ne parvient pas toutefois à faire monter sensiblement la température. Il faut dire qu’un vent froid est bien présent et le sera encore plus quand l’itinéraire prendra la direction de l’est puis du nord-est où il devient franchement contraire. Le bord des routes est à plusieurs endroits exposés au nord encore couvert de neige.

Au Nouvion je fais une halte sur la place mais omet, faute savoir que c’était un point de contrôle, de faire tamponner ma carte de brevet. J’en ferai de même d’ailleurs à Sars Poterie.

Je repars pour m’arrêter quelques kilomètres plus loin, pour une halte photographique qui se transforme en pause déjeuner.

Jusque Sars-Poterie, il faudra pousser sur les pédales, le vent demeurant soutenu.

Le temps reste beau et malgré l’effort je profite pleinement des paysages.

Le dernier tronçon entre Saint Amand et Orchies et sans doute le moins plaisant, car empruntant une départementale où la circulation est dense. La bande cyclable de qualité inégale ne parvient pas à la faire oublier. Fort heureusement, le vent est alors favorable et cette partie terminale sera franchie à bonne allure.

Je tâtonne de nouveau, mais moins que le matin, pour retrouver le point d’arrivée où, Christian Théron et son épouse, fidèles au poste, m’offrent une soupe à l’oignon et un sandwich.

Je profiterai de la chaleur de leur accueil et du local pour attendre mon train qui part à 20h30 et les laisse avec en perspective une longue soirée, car d’autres participants engagés sur le 300 kilomètres ne sont pas là de rentrer au moment où je les quitte.

Le TER en direction de Lille est particulièrement plein et il me faut insister pour parvenir à trouver une place sur la plate-forme où sont déjà bien serrés nombre d’étudiants rejoignant la métropole.

En conclusion, un parcours très agréable et très varié, empruntant des routes secondaires, sans difficulté majeure en matière de dénivelé. Au delà du circuit, le cheminement pour traverser le Valenciennois en évitant des zones trop urbanisées est intéressant.

Le topo du parcours :

http://www.ccorchies.com/2013/randonneurs/BRM200-300/CCO_BRM200_2_2013.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

La lune éclaire vivement une forêt encore hivernale.

 

La luminosité est encore faible et oblige à des temps de pose longs qui procurent cet effet impressionniste.

La centrale électrique d’Hornaing dans le petit jour.

Le monument aux morts d’Abscon offre un autre type de posture, loin de celle très va-t-en-guerre de celui d’Orchies (Voir l’article « Quand les intempéries… » de mars.)

Eglise et Mairie de Solesmes, mais point de café.

Paysage de bocage typique de l’Avesnois.

Difficile de ne pas s’arrêter pour photographier ce calvaire qui manque à ma collection.

Celui-ci nous présente un Christ bien propret et dans une posture moins dramatique que d’autres croisés plus tard.

Voici de quoi perturber la géographie des nordistes.

Canal de la Sambre à l’Oise à Oisy.

A défaut de tampon, une photo prise au Nouvion.

Un moins propret et plus réaliste que le précédent.

Encore un autre genre avec ce monument aux morts près de Fontenelle.

Chapelle à l’entrée de Dourlers.

Mairie de Dourlers.

Kiosque à danser, Dourlers.

Pour ceux que cela intéresse, il existe un topo qui propose trois itinéraires pour découvrir les kiosques à musique et les kiosques à danser de l’Avesnois.

http://www.parc-naturel-avesnois.fr/wp-content/uploads/2012/10/kiosques_%C3%A0_musique_kiosques_%C3%A0_danser.pdf

Eglise de Berlaimont.

Une vieille enseigne de cycles à Fresnes sur Escaut.

On ne demande qu’à le croire.

Saint Amand dans la lumière d’une fin d’après-midi.

Catégories
Brevet Cyclotourisme

Mouveaux 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 On guette en vain des signes printanniers

Temps froid mais enfin ensoleillé, un peu de chaleur dans un printemps glacé. Le temps des cerises paraît encore lointain mais il y a du mieux. Ce matin, le soleil venait nous chauffer le dos alors que nous roulions en direction des Monts des Flandres sous un ciel parfaitement dégagé, tout au moins en début de matinée.

Cette amélioration aura eu des effets sur la fréquentation. Alors que démarrais, je croisai des pelotons fournis arrivant à bonne allure.

Le circuit de 95 km emprunte des routes champêtres qui, traversant le Ferrain, nous amènent vers les Monts des Flandres puis, après un détour par les Weppes, nous ramènent vers la métropole Lilloise.

Le parcours ne présente pas de réelle difficulté, la seule ascension significative étant celle du Monteberg. Le vent, soutenu en seconde partie de matinée, viendra jouer les troubles fêtes, marquant son opposition quasi systématique à mi-route.

Il fallait également être attentif à la route, car les chaussées portaient en de nombreux endroits les stigmates des gels hivernaux. Les abords de Wulverghem auront été le lieu de crevaisons en série, faute pour certains d’avoir su éviter des trous. Je viendrai en aide à un cycliste distrait ou imprévoyant qui, non content d’oublier sa pompe, s’était muni d’une chambre à air de rechange dont la valve était trop courte. Avec deux beaux pincements latéraux, nous n’arrivâmes pas davantage à réparer la chambre crevée. Je l’abandonnai finalement à son triste sort, l’appel à une bonne âme susceptible de venir le chercher restant la seule solution.

La partie française est balisée d’un M bleu à partir du Centre Pierre de Coubertin. La partie belge, réglementation oblige, comportait une signalisation verticale. Il vous faudra donc faire votre propre route, si d’aventure vous entreprenez ce circuit.

Un indice, le parcours rejoint le territoire français à Bailleul par la rue de Neuve Eglise.

Les grandes indications sont les suivantes :

Mouveaux, Bondues, Linselles, Comines, Deulemont, Warneton, Ploegsteert, Neuve Eglise, Bailleul, Steenwerck, Erquinghem sur la Lys, Fleurbaix, Bois Grenier, Radinghem, Ennetières, Premesques, Pérenchies, Lompret, Verlinghem, Wambrechies, Linselles, Bondues, Mouvaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un accueil chaleureux.

Conciliabules avant le départ.

Malgré le soleil il fait encore frais et l’herbe des bas côtés atteste des gelées nocturnes

Paysage du Ferrain. Champs et ville s’entremêlent.

Un peu avant Wulverghem, la chaussée endommagée causera des crevaisons.

La route de Neuve Eglise, on retrouve la France et le marquage au sol.

Arrivées au ravitaillement.

Menthe ou pêche, le choix est appréciable.

Dernière montée avant Ennetières en Weppes.

Catégories
Brevet Cyclotourisme

Rallye des Lilas – Wambrechies 2013

 

 

 

 

 

 Un parcours champêtre aux marches de la Métropole Lilloise.

L’hiver faisait des heures sup pour ce Rallye des Lilas, vivement le temps du muguet et celui des cerises.

Me venait à l’esprit, franchie la porte de la maison, le reportage entendu quelques minutes plus tôt dans lequel le journaliste avec des accents quasi hugoliens décrivait l’enfer promis aux forçats de la formule 1 en Malaisie, avec une température dans l’habitacle de 50 °C. Il y avait bien 50°C d’écart ce matin et sans doute plus en termes de température ressentie entre la Malaisie et Wambrechies, point de départ cette randonnée dominicale. Un vent du nord-est assez soutenu amplifiait en effet le froid déjà assez vif.

Les organisateurs avaient opté pour une salle plus grande que celle utilisée les années précédentes. Sans connaître une complète désaffection, les chalands semblaient cependant moins nombreux qu’à l’habitude.

Décidément ce début de saison n’est pas très faste pour les organisateurs de brevets.

Parti sur le 90 km, ayant temporairement perdu la trace, je raterai la bifurcation et me retrouverai sur le circuit de 60 km. Ceci finalement se révélera un mal pour un bien, en tout cas pour mes pieds complètement gelés.

Pour peu qu’un rayon de soleil vienne vous réchauffer et égayer les paysages, je vous conseille cet itinéraire qui emprunte en grande partie de petites routes entre Ferrain et Weppes dans une ambiance rurale, à deux pas de la ville.

La balisage est constitué d’un L Vert au départ de la place De Gaulle à Wambrechies.

L’itinéraire étant le même je pense que l’an dernier, vous pouvez en retrouver une photo dans les archives de mars 2012.

Quelques rares photos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’église de Warneton en arrière plan.

Pas de gros pelotons. Etaient-ils à Roubaix ou au chaud sous leur couette ?

Certains qui l’avaient quittée étaient néanmoins bien couverts… mais sans casque !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Il fallait de l’abnégation pour tenir le stand de ravitaillement.

Catégories
Brevet Cyclotourisme

La Thermale 2013

Seuls les maillots des participants mettaient un peu de couleur en ce matin gris.

Il n’y avait pas que le temps qui était instable en ce samedi soir, les prévisions météorologiques l’étaient tout autant. Consultant pratiquement dans le même temps le site de Météo France via un mobile et un PC l’on obtenait des prévisions différentes, les unes annonçant un temps sec avec éclaircies en milieu de matinée, les autres des pluies éparses avec un vent soutenu.

Moi qui comptais sur elles pour faire le choix entre Tourcoing et Saint Amand.

Je posai une option pour la deuxième destination en réglant l’alarme du réveil, me laissant la possibilité de revenir vers un départ de proximité si le temps était trop mauvais

Je m’en tins à ma résolution initiale et, à 7h00, pars vers Saint Amand les Eaux et la Thermale. Je rejoins la D 955, voie directe pour cette destination et à cette heure pratiquement désertée par la circulation automobile. J’aperçois en traversant Bouvines des balises du brevet de Raches, je les retrouverai plus tard. Vous pouvez en profiter avant qu’elles ne soient effacées.

Le vent est plutôt favorable et permet de tenir une vitesse de plus 35 km/h dans de longues lignes droites. Si je m’en réfère à ma recension de l’an dernier, j’aurai mis six minutes de plus pour faire le trajet. Je vieillis.

C’est néanmoins avant 8h30 que je procédai aux formalités d’inscription et opérai ma distribution de cartes « Les courons du Nord ».

Si l’an dernier il flottait un air printanier, il n’en est rien cette année. L’édition 2013 de la Thermale n’aura pas été thermique. Elle aura même été humide.

Je ne raterai pas l’embranchement et ferai cette année, le circuit de 75 km, comme prévu.

Le parcours est très roulant et champêtre, avec bien sûr un départ en forêt. Le temps maussade ne m’aura pas vraiment permis de profiter du paysage et mon appareil photo restera au chaud dans ma poche arrière la plupart du temps.

Revenu au stade Notre Dame d’Amour, peu avant midi, j’opterai pour un retour en train. Avec 120 kilomètres au compteur, j’estimai que la progression par rapport à la semaine dernière était suffisante, d’autant que le vent était assurément contraire. De toute façon, une fois de plus mon postérieur joua les juges de paix (je vous épargne une homophonie de mauvais goût)

Dernière précision, heureusement que j’avais pris mes barres de céréales, pas de ravitaillement organisé.

Quelques photos malgré le temps maussade, pas toujours très nettes, la faible luminosité conduisant à des temps d’exposition plutôt longs.

Les trois piliers d’un accueil réussi.

Les inscriptions. La méthode était plutôt sophistiquée, l’accueil des clubs inscrits se faisant selon la première lettre du nom.

Les sandwichs.

Le café avant le départ.

Discussions avant le départ. Je suis un peu jaloux des maillots du club de Lecelles – Rosult.

Ceux de Marly sont plus classiques.

C’est parti.

Le vert fluo est-il destiné à un meilleure visibilité par brouillard ?

Un nouveau calvaire pour ma collection.