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Les belles censes (route) – Anstaing 2017 (1/2)

Même en gris, « les Belles Censes » demeure un beau brevet.

Ce matin, mes lunettes jaunes firent encore merveille pour donner luminosité et contraste aux paysages. Las, sitôt enlevées une terne grisaille reprenait le dessus finissant même par l’emporter dans les derniers kilomètres durant lesquels la pluie se fit plus intense.

900 participants firent malgré tout le déplacement en vélo de route ou VTT. Il faut dire que les Belles Censes mérite son succès car les circuits proposés, champêtres et vallonnés, au moins pour les deux plus longs, procurent un pédalage varié et donnent à voir de beaux paysages. Rejoignant les Frasnes par le Mont Saint Aubert, les principaux dénivelés sont concentrés sur la boucle propre au 110 kilomètres mais le 85 donne l’occasion d’aller chercher le grand pignon ou ses proches voisins.

Devant revenir à une heure raisonnable, je m’engagerai sur le 85 kilomètres. Après avoir un temps envisagé une variante permettant de passer le trou Robin et couper ensuite, le crachin tenace et le vent présent à la bifurcation entre les deux circuits me firent, sans hésitation, m’en tenir au parcours officiel.

Décidément en délicatesse avec mon GPS ce week-end, je ne proposerai pas de trace. Alors que je l’avais rechargé, c’est cette fois-ci l’option enregistrement de tracé qu’il me reprocha de ne pas avoir activé.

Mais pas de problème, le balisage au départ de la salle polyvalente d’Anstaing est très clair et les A verts en forme de fusée devraient résister un temps aux intempéries.

Pas de photos de paysages qu’un plafond imperméable aux rayons du soleil affadissait, mais quand même des photos de cyclos. Ma carte mémoire ou le processeur de mon appareil, je ne sais, ne purent faire face aux prises de vue en rafale de pelotons trop importants. Certains qui se sont crus saisis ne se verront donc pas. Moralité, mieux vaut-être devant.

A 7h15, les arrivées sont nombreuses et certains sont déjà partis. Un choix de parcours qui laisse rêveur. Les préposées au café… … dont profitent les cyclos de Willems venus en voisins. Les cyclos de Phalempin sont au taquet. Ici un second groupe, j’ai abandonné le premier pour cet arrêt photo. Jean-Pierre et Sylvie partis sur le 110 qui feront compte de la distance domicile Anstaing, 142 km. Sans compter qu’avec le temps certains des kilomètres comptent double.   Willems arrive. Robert que j’avais raté la veille pour cause d’autofocus défaillant… … et David qui n’est jamais très loin du précédent. La suite demain sans doute.

Le doute est levé.

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Les cœurs joyeux – Roubaix 2017

Un temps maussade ne mit pas en valeur le beau parcours bien tracé proposé par le Nord Touriste section cyclo de Roubaix.

Il valait mieux effectivement avoir les coeurs joyeux car le temps gris et venteux de ce dimanche matin invitait plutôt à la morosité.

La section cyclo du Nord Touriste fit tout pour nous rendre notre bonne humeur avec un accueil chaleureux et un parcours champêtre.

Mais avant d’en venir à la sortie du jour, une petite digression concernant le titre de ce brevet. Ayant observé que la région comportait plusieurs lieux dits ou voies dénommés Coeurs Joyeux, je m’interrogeais sur l’origine du titre du brevet. Une rapide recherche sur Internet ne m’apprit pas grand chose si ce n’est que des estaminets portaient ce nom.

Renseignements pris auprès d’un ravitailleur, voici la véritable histoire. En des temps lointains, les brevets portaient le nom d’anciens présidents. Il fut un jour proposé d’en finir avec ces appellations panthéoniennes et de trouver de nouveaux noms. C’est ainsi que le brevet de début d’année devint « Les retrouvailles » et celui-ci « Les coeurs joyeux », en lien semble-t-il avec un café éponyme.

Les trois distances proposées s’emboitaient telles des poupées russes, la plus longue nous menant vers Nomain en suivant principalement le côté français de la frontière pour revenir par la Belgique. Très champêtre, le circuit suit des petites routes de campagne dont certaines peu pratiquées par les brevets.

A défaut d’une trace GPS, voir l’explication plus bas, les abondantes marques orange, NT, vous guideront sans peine au départ du vélodrome.

Des photos plus abondantes que lundi dernier, qui souffrent néanmoins pour la plupart d’un manque de piqué et pour d’autre de netteté. Le peloton de Roubaix que j’avais cru saisir, profitant de leur arrêt à une intersection pour me mettre en position, sera victime d’un caprice de mon autofocus qui les rendit flou au delà de toute ressource de Photoshop.

Dans ce local chargé d’histoire…

… de quoi voulez vous parler si ce n’est de vélo, en l’occurrence d’un bris de chaîne. Arrivés tôt, ces Wasquehaliens, malgré leur promesse, n’attendront pas un des leurs, qui me dépassera peu après Willems s’enquérant de leur avance et pédalant vigoureusement pour tenter de les rattraper.  Un accueil souriant. Très bon fléchage, bien visible et bien positionné.Ayant présumé de la charge des accumulateurs de mon GPS, je n’ai pas de trace à proposer. Une âme charitable m’enverra peut-être un lien. Cette douve asséchée met bien en évidence la profondeur des fossés. Premiers partants. Froidmont, point de ravitaillement. Les fleurs des arbres n’ont pas résisté au vent. Touches de couleur dans la grisaille ambiante. Mouscron arrive. Je me déplacerai pour les photos suivantes et proposer un arrière plan plus bucolique. e
  Je n’avais connu que des tireurs de langue, voici la première dame de ma collection. Christine, toujours bien accompagnée, mène le train. Deux leersois régulièrement rencontrés. Attardé du peloton de Roubaix, il bénéficiera d’une photo nette, enfin moins floue. Belle exposition d’art brut, qui mérite d’y revenir par beau temps. Je croyais être le dernier sur le 90 kilomètres. Mais non, d’autres arrivent en nombre. Saucisse chaude… avec moutarde.

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Cyclos d’Ascq – Villeneuvoise route 2017

D’abondants nuages et un vent violent ne laissaient pas deviner que nous entamions le mois de mai.

Joli mai n’était pas au rendez-vous et c’est avril qui, la veille, permit aux cyclos de se découvrir d’un fil.

Ce fut pas un lundi au soleil pour cette Villeneuvoise 2017. Ce ne fut pas non plus un lundi pluvieux, comme annoncé un moment. Mais nous dûmes pour cela nous acquitter d’un tribut en espèces soufflantes et tourbillonnantes. Un vent soutenu, c’est le moins que l’on puisse dire, nous accompagna durant toute cette sortie.

Il semble qu’il en ait découragé plus d’un de suivre le 100 km car, de l’estimation des ravitailleurs de Mouchin, où seul passait ce parcours, nous fûmes une grosse trentaine à le fréquenter.

J’ai moi même hésité à la bifurcation avec le 75 km mais Lille-Hardelot approchant, je décidai de poursuivre me disant que le vent plutôt contraire jusqu’alors finirait par être notre allié. De fait, le dernier tiers s’accomplit avec un vent plutôt favorable nous aidant à franchir sans effort les deux pentes de Louvil à Cysoing et de Bouvines à Gruson.

Le tracé, très connu jusque Mons en Pévèle était ensuite plus dépaysant pour le cycliste Lillois. Certains tronçons entre Raimbeaucourt et Couttiches me parurent inédits en ce qui me concerne.

Si vous n’avez pas pu participer pour cause de défilé syndical ou de long week-end chômé, y compris pour la pratique cycliste et que de surcroit vous ne disposez pas de GPS, le fléchage sans faille au départ de la salle Curie, rue Delattre, vous permettra de profiter des différents circuits avec un meilleur temps. Les étoiles oranges vous guideront.

La moisson de photos est modeste, le temps maussade et froid n’incitant pas à attendre le chaland. Mon arrivée tardive m’ôtera définitivement tout regret d’avoir manqué de patience.

Les cyclos d’Ascq dans leur nouvelle tenue. Quatre distances route, trois VTT et des consignes de sécurité pour tous. Les Cyclos d’Ascq, les « Sang et or » du vélo.L’ancienne et la nouvelle. Cela pourrait être le titre d’un tableau de Goya. Là, s’arrête la proximité picturale.Vent et temps maussade nous font arriver directement au premier ravitaillement. Il fallait veiller à bien remplir les assiettes car le vent était prompt à les emporter dès qu’elles devenaient trop légères.   Rares photos des participants du 100 km, 104 pour être précis et compte tenu du vent chaque kilomètre comptait. Second ravitaillement pour le 100 km. L’itinéraire du 100 km que vous pouvez retrouver sur Openrunner ainsi que les autres distances (saisir villeneuvoise en mot clé).

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Paris Roubaix 2017 – Pavé de Gruson

Le long du secteur pavé qui conduit au Carrefour de l’arbre.

Au risque de me répéter, ce sont autant les à-côtés de la course qui m’attirent que la compétition, même si voir passer les coureurs à près de 50 km/h sur les pavés est toujours impressionnant, surtout lorsqu’ils se suivent de près.

Comme le faisait remarquer un des spectateurs en quittant les lieux, « on attend longtemps et ils passent très vite ». C’est justement ce que j’aime, arriver avant l’heure pour regarder les autres attendre. L’attente prend des formes variées, sociologiquement révélatrices.

À tout seigneur tout honneur, commençons par le cyclo en tenue, venu en vélo de route, parfois de loin à en croire le nom des clubs qu’arborent leurs maillots et qui souvent empruntent une partie du parcours officiel avant ou après le passage des coureurs.

La catégorie la plus exubérante mais pas la plus nombreuse et celle des Jupileristes et autres amateurs de jus de houblon dont les cris, les rires et les interpellations sont audibles de loin. Celle-ci se divise en deux sous-groupes. Les cyclistes Jupileristes, pour qui l’évènement est l’occasion de boire des pintes avec les copains et les Jupileristes purs pour qui une occasion de boire des pintes ne se refuse jamais. Passé un certain temps de course il devient difficile de les discerner.

La catégorie des accros ecoutant transistor à l’oreille la progression des coureurs a été remplacée, évolutions technologiques obligent, par les porteurs de téléphones portables, tablettes et ordinateurs avec connexions 3G, l’image détrônant le son. La femme des accros qui se fout ce qui se passe sur la route mais suit son mari, se limite me semble-t-il à la tranche d’âge dite senior.

Les petites familles venues à vélo sont en hausse dans mes statistiques, mais sans doute faut-il tenir compte du lieu d’observation. J’avais prévu de me rendre cette année sur le secteur de Mons en Pévèle. La participation au brevet d’Harnes le matin me fit opter pour un secteur pavé déjà fréquenté mais proche de mon domicile, celui de Gruson qui suit le carrefour de l’Arbre. La proximité de la ville et l’accès facile par des routes secondaires à faible densité de circulation favorisent sans doute ce type de fréquentation.

J’en reste là dans ma taxonomie, riche d’autres ensembles pour dresser un constat qui malheureusement englobe la plupart. Une fois passé le gros des coureurs, débute le défilé des spectateurs rejoignant ses pénates, sans attendre la fin de la course. C’est je trouve manquer de respect pour les coureurs, qui plus est ceux qui ont sans doute le plus besoin d’encouragements. C’est également peu prudent car marchant dans le sens de circulation et occupant parfois toute la chaussée, il ne voient pas venir les coureurs attardés, créant une gêne dont ces derniers se passeraient bien. Certains sont précédés d’un motard ou d’une voiture. D’autres ne doivent compter que sur eux-mêmes pour obtenir la voie libre.

Pour reprendre la citation du début, s’il faut attendre longtemps, autant rester et regarder passer tous les coureurs.

Voici quelques photos d’attente et de course.

L’entrée du secteur Pavé de Gruson. La fin du même secteur. Les coureurs arrivent de face, quoique puisse laisser penser le panneau. A vélo, mais pas téméraires. Des mille et une façons d’attendre. Attendre au soleil donne soif et il faut bien éliminer. Paris Roubaix c’est également les drapeaux. Celui est modeste. Même en s’y mettant à plusieurs… … ils ne rivalisent avec ceux-ci d’outre Quiévrain. Et si le diable s’en mêle… Un tenant de l’anti Brexit ? Les couleurs nationales se font discrètes. Toujours rien à l’horizon ? Non, non, toujours rien. Au carrefour de l’arbre on attend également. Quelques véhicules publicitaires attardés, la caravane étant passée bien avant l’heure annoncée à en croire une conversation. Les choses se précisent. Les hélicos qui survolent le Carrefour de l’arbre, confirment l’approche. Le trio de tête au bout de mon télé-objectif.Je suis passé à la télé. Le gars en polo violet à droite de l’écran, c’est moi. Et je le prouve… Le trio en gros plan, dans l’ordre du podium. Jasper Tuyven et Gianni Moscon Tom Boonen qui ne finira que treizième. Des visages poussiéreux. Suivez-bien la trajectoire de la moto. Coup de gueule du coureur. Jasha Sütterlin. Le repli des spectateurs débute. Berden De Vries (au second plan) et Tyler Farriar. Loic Chetou. Les spectateurs occupent toute la chaussée au mépris des coureurs et de leur sécurité. Certains ont parfois juste le temps de se mettre sur la bas côté. Erwan Corbel. Alexis Gougeard. Moorten Wynants. Certains s’arrêtent pour encourager les retardataires. Quand d’autres jettent un regard distrait. Zandes Bizhigiton. Cette  fois, c’est bien fini.