Ce ne fut pas le ciel azuréen promis par Météo France, ce ne fut pas non plus la pluie diluvienne de la veille.
Arrivé à 8h10, plusieurs pelotons étaient déjà sur le départ et il fallait chercher pour trouver ou poser son vélo afin d’aller s’inscrire. Un café rapidement avalé, je m’élançai à mon tour sur le 90 km pour un parcours surprise en l’absence de feuille de route ou de parcours affiché.
Le temps était frais me faisant jeter régulièrement des regards en coin vers le soleil que l’on devinait derrière de solides nuages, espérant qu’il finisse par s’imposer. Peut-être avait-il fait la fête en ce samedi de nuit blanche parisienne car il fallut attendre onze heures avant que s’affirment des éclaircies.
Difficile à partir de mon seul souvenir, de donner des indications précises sur le tracé, varié au demeurant. Suivant brièvement la Lys, nous contournerons Courtrai par le sud pour rejoindre en destination ultime le Mont de L’enclus. Si cette éminence constituait la seule difficulté, le circuit était parsemé de nombreuses bosses.
Randonnée plaisante donc qui change de terrains plus connus car souvent pratiqués.
Côté photos, la récolte fut maigre en l’absence de soleil et mon reflex ayant manifestement décidé qu’il avait besoin d’une révision.
D’étranges ombres se profilent sur les bas côtés.Comme l’an dernier, il fallait être attentif au balisage, CCH et CCM (Mouscron) organisant leur brevet le même jour. Proximité oblige, les circuits se croisaient à de multiples endroits.
Pour cette étape, je suivrai les indications des fiches proposées par le Conseil Général du Calvados et regroupées dans une pochette intitulée le Calvados à Vélo. Vous pouvez les trouver gratuitement dans les offices de tourisme mais également les télécharger sur le site http://www.calvados-tourisme.com (rubrique bouger, à vélo, carte des vélos route).
Du camping Bellevue, il ne reste qu’une trentaine de mètres de dénivelé à franchir avant d’entamer une longue descente vers Houlgate et retrouver la mer. A cette heure la plage est déserte, ou presque. Seule la tache vive d’une tente laisse deviner la foule de baigneurs qui investira bientôt les lieux.
Courses faites, je me dirige vers Cabourg, son Casino, son Grand Hôtel. Proust n’est pas loin mais il est sans doute un peu tôt pour les jeunes filles en fleur. De là, deux itinéraires sont possibles pour rejoindre Ouistreham. Le premier qui suit la côte vers Franceville, le second qui s’enfonce dans l’intérieur des terres en direction de Benouville et bifurque vers Ouistreham en suivant le canal de Caen à la Mer. Je choisis cette deuxième option et après quelques errements, finit par trouver la voie verte signalée par le topo.
La route est plaisante qui démarre sur un chemin qui traverse une zone humide parcourue par la Divette. Il est prudent de suivre la carte car les itinéraires cyclistes se croisent et se fier aux seuls panneaux vous fait prendre parfois la mauvaise direction.
Parvenu à Benouville, Pegasus Bridge constitue un lieu emblématique du débarquement et nombreux sont les touristes venus le voir. C’est à cet endroit que l’on suit le canal qui mène à Ouistreham. Loin des combats de 1944, le cheminement est paisible, fréquenté désormais par les promeneurs, cyclistes et patineurs.
De Ouistreham, on longe de nouveau la côte en direction de Courseulles. L’itinéraire n’est pas complètement aménagé sur cette portion et emprunte tantôt la jetée, tantôt la route côtière, mais l’on est souvent au plus près du rivage.
Un petit square en bordure de mer à Luc sur Mer accueillera ma halte pique nique.
A Courseulles sur Mer, on quitte de nouveau la côte pour rejoindre Arromanches par une combinaison de voies vertes et de petites routes départementales ou vicinales. En fait de voies vertes ce sont pour la plupart des chemins agricoles et je redoute à tout moment de ressentir le funeste affaissement d’un de mes pneus. Je limite ma vitesse dans les parties pierreuses et pilote de façon à éviter trous et bosses. L’attention portée à la conduite ne n’empêchera de profiter des larges points de vue sur le plateau environnant. Finalement, l’ensemble tient bon et je parviens à Arromanches. Une rude pente conduit de la falaise au village et je goûte de la descendre plutôt que l’inverse. Je ne m’y attarderai pas ayant déjà eu l’occasion de visiter le musée du débarquement.
Pour quitter Arromanches, le topo propose une voie verte qui suit plus ou moins le bord de la falaise. La voie macadamisée se transforme assez rapidement en un chemin de terre plutôt fait pour les VTT. Au premier croisement avec une route goudronnée je bifurque et le quitte, j’ai suffisamment tenté le diable aujourd’hui.
A Longues sur mer, je fais un crochet pour aller voir l’imposante batterie qui borde la falaise.
Arrivé à Port Bessin, il est temps de me mettre en recherche d’un camping. Après consultation du dépliant fourni par l’Office du tourisme, je décide de me poser là. Je rejoins donc un des des deux campings de la ville, situé sur les hauteurs en suivant la Route du Phare. Je réaliserai mais un peu tard qu’il s’agit de la pente signalée dans le topo guide et que je m’étais promis d’éviter car présentant un passage à 18%. J’avoue qu’avec les sacoches c’est franchement dur et je ferai une cinquantaine de mètres pied à terre.
Je retournerai dans le centre dans la soirée mais en empruntant cette fois la départementale dont le profil est moins accentué.
Une fois de plus, je me retrouve avec un emplacement trois fois trop grand pour la taille de ma tente mais j’apprécie cet espace et le calme du camping. Vu le prix de la nuit c’est bien le moins que l’on puisse attendre.
Ce soir encore, je renoncerai au feu d’artifice au profit d’une bonne nuit de sommeil.
Le Grand Hôtel de Cabourg et le Casino.
Voie verte au départ de Cabourg au travers des marais de la Divette.Pegasus BridgeOuistrehamLe topoguide « Le Calvados à Vélo » propose plusieurs itinéraires dont celui-ci qui longe la Côte de Nacre
Café sur la digue de Luc sur mer
Pont tournant de Courseulles sur mer.
Détour par l’intérieur des terres pour rejoindre Arromanches
La plage d’Arromanches.
Puit.
Batterie de Longues sur mer.
Le clocher de Longues sur mer et en second plan celui de la cathédrale de Vire.
Soleil et belle lumière sur Villers sur Mer pour conclure cette première étape.
Ce dimanche d’astreinte et d’abstinence cycliste m’offre l’opportunité, après une rentrée riche en brevets, d’entamer la mise en ligne d’une série d’articles rendant compte d’une randonnée estivale en Normandie.
Le temps pluvieux en ce dimanche matin m’ôtait tout regret d’avoir différé mon départ prévu la veille. Pas de regret non plus d’avoir prolongé mon voyage de Rouen vers Breauté. C’est un peu plus qu’un crachin qui m’attend à mon arrivée et le coupe pluie s’impose. Un vent chaud vient cependant atténuer le désagrément de l’humidité. Je serpente de part et d’autre de la D 910 pour rejoindre le pont de Tancarville. Peu après La Cerlangue, il apparaît, toujours aussi majestueux. J’opte pour le trottoir pour le traverser ce qui me permet de rouler à l’écart des voitures et surtout autorise ou deux haltes. La pluie s’arrête alors que je m’y engage et quelques trouées intermittentes éclairent l’estuaire. Je profite du large panorama en direction du Havre.
Je continue sur la départementale jusque Foulbec. C’est l’heure du repas et la circulation reste peu intense. A Foulbec, je bifurque vers Contenville pour rejoindre la rive gauche qui, sur la carte, paraît praticable à vélo. Un joggeur me confirmera la chose. Je fais une halte pique nique en bordure de Seine. Les éclaircies s’affirment mais le vent également. Il sera franchement contraire jusque Honfleur sans vraiment me ralentir car la chaussée bien que carrossable n’est pas en très bon état.
Je ne m’arrêterai que peu de temps à Honfleur, qui grouille de touristes. Je poursuivrai en suivant la côte de Grâce ponctuée de points de vue sur Le Havre et sa zone portuaire.
Petit détour par Villerville Centre pour y boire un café sur le front de mer. Une peinture murale de Gabin et Belmondo suggère que c’est à cet endroit qu’a été tourné « le Singe en Hiver ». Une rapide consultation de Wikipedia me le confirmera par après.
Je repars vers Trouville puis Deauville, Blonville et enfin Villers sur mer. Cette partie de l’itinéraire bien que suivant la côte au plus près est très urbaine. Mais les villas cossues qui se succèdent de façon quasi ininterrompue ne manquent pas d’intérêt pour certaines.
Une avant dernière montée me mène au camping. Avant derrière car je redescendrai sur la plage pour profiter de la lumière vespérale et faire quelques photos.
Je n’aurai pas le courage d’attendre 23h00 pour assister au feu d’artifice, même en suivant la finale de la coupe du monde retransmise dans tous les bars, et remonterai me coucher.
Début d’éclaircie et panorama sur l’estuaire de la Seine.
Début d’éclaircie et panorama sur l’estuaire de la Seine.
L’éclaircie s’affirme, pas trop de monde sur la route ce dimanche midi.
L’église de FoulbecLe chemin de halage qui conduit à Honfleur.Le Pont de Normandie HonfleurLe Havre vu de la côte de GrâceVillerville Maisons de Trouville Villers sur mer, la lumière du couchant accentue les teintes orangées des façades
Le chemin de halage qui conduit à Honfleur.
Le Pont de Normandie HonfleurLe Havre vu de la côte de GrâceVillerville Maisons de Trouville Villers sur mer, la lumière du couchant accentue les teintes orangées des façades
Honfleur.
Le Havre vu de la côte de Grâce.
Villerville.
Maisons de Trouville.
Villers sur mer, la lumière du couchant accentue les teintes orangées des façades
15h16 à l’horloge de l’appareil photo. Quelque part entre Berlaimont et Fresnes sur Escaut. L’éclaircie attendue est enfin là.
J’avais fait de conditions météorologiques clémentes la condition de ma participation au brevet de 200 km organisé par le CC Orchies. Des prévisions annonçant des pluies éparses le matin et des éclaircies l’après midi constituaient un compromis acceptable.
Poussé par un vent du nord généreux, je ne mis qu’une heure pour effectuer le trajet Lille – Orchies. La chaussée humide, la nuit et la perspective des 200 km tempéreront mon ardeur. Je n’enregistrerai pas moins des pointes sur le plat à 40 km/h, ce qui pour moi frôle l’excès de vitesse avec retrait de permis. La générosité du vent n’aura d’égale que celle la pluie qui m’accompagnera sans trêve, arrivant au local du CC Orchies trempé comme une soupe. La grosse demi heure me séparant de l’heure du départ permettra un séchage partiel.
À huit heures le groupe s’élance, la pluie ayant pratiquement cessé. M’étant fait une petite frayeur à l’aller sur un rond point, je reste prudemment à l’arrière du peloton, respectueux d’une distance de freinage acceptable.
Le vent du nord, toujours bien présent nous facilite la progression et les faibles dénivelés rencontrés jusque Le Cateau, premier point de contrôle, s’avalent sans peine. J’y arrive au sein d’un second peloton, une scission s’étant formée, après une vingtaine de kilomètres.
Je repars sans coupe pluie, mais le temps est toujours maussade et je profite peu du paysage. Le dénivelé s’accentue et d’autres séparations s’opèrent. Sans arrêts photos, je pourrai pour ma part continuer à suivre le second peloton jusque La Capelle, deuxième point de contrôle. Le premier groupe est déjà sur le départ et nous prenons le relais au Longchamp pour y manger notre casse-croûte. Une majorité repart assez vite tandis que quelques uns dont je suis s’accordent plus de temps pour déjeuner.
Je reprendrai seul la seconde partie du périple avec un vent cette fois contraire, mais un profil descendant, ce qui l’un dans l’autre ne rend pas le cheminement trop difficile. Les éclaircies, plus présentes à partir du milieu de l’après-midi, agrémenteront le retour vers Orchies.
Retour au local du CC où s’échangent impressions sur la journée et autres considérations cyclotouristiques, parfois taquines.
J’avais prévu de revenir en train mais finalement, compte tenu des horaires et gardant en mémoire la difficulté rencontrée un soir au départ d’Orchies pour trouver une place avec mon vélo dans un train bondé d’étudiants, je décidai de revenir en vélo.
Le souci de ne pas trop m’alourdir compte tenu de la distance, m’avait fait laisser mon reflex à la maison. La grisaille dominante ne m’aura donné aucun regret. Peu de photos donc et la perspective d’un brevet à refaire par un meilleur temps. Le 08 mars comme annoncé par Christian ?
7h30, café-gâteau, discussions et séchage en attendant le départ groupé prévu à 8h00.
Vu le temps, on pourrait être tenté de passer la matinée à feuilleter des revues confortablement installés dans les canapés du CC Orchies.Mais la table d’inscription est là pour nous rappeler l’objectif du jour.
La pluie a pratiquement cessé, les uns et les autres commencent à s’équiper.Un couple Anglo-Australien outre l’exotisme de son origine fera sensation avec ses vélos équipés de roues de 21″ (enfin à ce qu’il me semble).Christian Théron le dos au mur?C’est pour parvenir à photographier les cinquante participants de ce brevet.Photo prise, chacun se dirige vers sa machine.Le temps maussade de ce début de matinée.La Capelle, à mi-parcours c’est l’heure de sortir ses tartines.Alors que d’autres avalent une dernière bouchée avant de repartir.Saut dans le temps, 16h00, la mairie de Fresnes sur Escaut. Faute de pouvoir trouver un café ou une boutique ouverts pour valider le dernier contrôle, je prends cette photo. Finalement, en me fourvoyant vers Condé sur Escaut, je trouverai un café. Un autre participant arrivé à Fresnes en même temps reviendra avec une affiche annonçant un loto, donné par les organisateurs de la manifestation. Le spectacle d’un cycliste sur la scène était sans doute assez cocasse et incompréhensible pour les participants.Retour sur Lille, belle lumière, mais la crainte de l’ondée limite les prises de vues.Le parcours, disponible sur Openrunner.