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Cyclotourisme Trucs et manies

Se vêtir à vélo (2)

Je concluais un premier article sur le thème de l’habillement du cycliste par un constat d’échec. Par grand froid, j’avais toujours mes petites mimines gelées, limite bâtonnets de poisson surgelés. Manifestement, les gants vendus comme « d’hiver » dans une grande surface spécialisée dans les articles sportifs ne l’étaient que sous des latitudes plus méridionales. Dès que l’on approche du zéro et pour peu qu’il y ait du vent, le froid pénètre, ce malgré un paire de gants de soie en sus. Avant d’investir dans une nouvelle paire plus adaptée au septentrion, j’ai essayé les gants de ski. J’y avais déjà pensé mais renoncé craignant qu’ils fussent peu ergonomiques et peu seyants. Car à quoi bon enfiler des cuissards moulants pour se retrouver avec des mains de yeti. J’imaginais les commentaires : « Eh, Mickey à vélo ».

Bien m’en a pris de dépasser cette futile appréhension. C’est le bonheur!!!

Le vent reste à la porte, les manchettes recouvrent le poignet du blouson, le sytème de serrage et déserrage permet de les ôter et de les remettre facilement et, enfin, la lanière les laisse attachés au poignet sans se demander à chaque fois comment ne pas les faire tomber. Ces deux dernières caractéristiques sont très pratiques pour le cycliste photographe. La seconde demande néanmoins un peu d’attention lors des haltes pipi (je parle pour les messieurs bien sûr, pour les dames je ne sais pas).

Mes craintes esthétiques et pratiques se sont révélées infondées, pas de problème pour changer de vitesse ou freiner.

A conseiller donc. Il ne me reste plus qu’à parfaire l’isolation des pieds. J’y réfléchis sans attendre

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Malgré leur petit air penché et les cheveux en bataille en ce début d’année, il s’agit bien de saules tétards et non de saules fêtards

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Deux autres moins penchés

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A l’horizon, le Mont Kemmel

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Cyclotourisme

1er janvier 2010

 

Les illusions printanières sont loin en ce 1er janvier. Le ciel est bas et le froid mordant.

Les Pères Noël se disent qu’ils tiennent le bon bout et qu’ils ont bientôt fini de se cailler les miches et autre chose, accrochés depuis plus d’un mois aux façades ou toitures par leurs échelles de corde. Ce soir ou dimanche au plus tard, ils regagneront leurs boîtes pour enfin roupiller au chaud pendant onze mois. Enfin, c’est la vision optimiste des choses. Peut-être, passée la période de récupération, se morfondent-ils à écouter les boules du sapin de noël ressasser sans fin les histoires du dernier réveillon. Drôle de vie que celle de Père Noël de façade. La précarité au travail épargne peu de monde.

C’est conscient du privilège de pouvoir sans crainte avoir froid en faisant du vélo, que je m’engage sur les berges de la Deûle. Promeneurs, coureurs et cyclistes sont relativement nombreux pour un premier de l’an. Mais leur nombre est sans comparaison avec celui des volatiles aquatiques qui abondent sur les berges et sur l’onde. Cygnes, mouettes, hérons, canards, poules d’eau foisonnent. Je crois même identifier des cormorans.

Assez vite le plafond nuageux se déchire et c’est sous le soleil que je poursuis la balade.

J’ai déjà évoqué ce parcours mais j’engage à nouveau les petites (et grandes) familles, dès les frimas passés, à enfourcher leurs bicyclettes pour emprunter les berges de la Deûle et de la Lys. Accessible partir de nombreuses agglomérations le cheminement le long des berges de ces deux cours d’eau procure de nombreux avantages.

Hormis quelques passages en agglomération, la progression se fait sur des voies vertes.

L’alternance de la ville et de la campagne offre des paysages variés : industriels parfois décadents au sortir de Lille et de Saint-André, champêtres le plus souvent.La faune aquatique est abondante.

Enfin, les deux berges étant pour l’essentiel cyclables, des circuits « à la carte » sont imaginables.

A signaler, l’itinéraire balisé intitulé « La Deûle canalisée » qui mixe routes de campagnes et berges fluviales (sur le tronçon Quesnoy-sur-Deûle / Frelinghien). Le topo est téléchargeable sur le site du Comité Départemental du Tourisme : http://www.cdt-nord.fr/fr/guide/randos.aspx

A Deulemont, lieu de la confluence de la Deûle et de la Lys, une éminence permet d’apercevoir le Mont Kemmel et l’église de Messine à la forme caractéristique.

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Ciel plombé en début de matinée

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Début d’éclaircie à Wambrechies

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C’est pas Amsterdam mais ça ressemble quand même à un port

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Bain de soleil sur poutre

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Les arbres effeuillés permettent de voir le Mont Kemmel

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Selon que le regard se porte à droite ou à gauche, ville ou campagne

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Noël au balcon

 

Les yeux mis clos, face au soleil, cet après-midi de fin décembre avait des allures de printemps.

C’était sans doute vite oublier le bonnet, les deux paires de gants les trois épaisseurs de maillot et autres dispositifs de calorifugeage qui permettaient de supporter la température de quelques degrés au-dessus de zéro. Oublier janvier, février, mars et ses giboulées.

Il faisait cependant bon d’y croire, nez au vent et au soleil, alors que les pâtures avaient retrouvé leur verdure après l’épisode neigeux de la semaine précédente.

L’humeur était donc à la flânerie plutôt qu’à cultiver la condition physique.

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L’église de Gruson affiche son âge

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Celle de Bouvines prend en contre-plongée des allures de cathédrale

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Les marbres et absydes dorées des basiliques romaines visitées cet été sont bien loin.

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Derniers rayons de soleils sur Sainghin en Mélantois.

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En vélo sur la neige

Météo France l’avait annoncé, neige le matin, éclaircies l’après-midi. Confiant dans ces prévisions c’est sans regret et même plutôt avec un certain plaisir que je regardais tomber les flocons ce matin, promesse de paysages enneigés.

De fait, les éclaircies étaient au rendez-vous et les paysages enneigés également.

Sortie courte mais vivifiante qui nécessitait d’adapter sa conduite à la variété des terrains rencontrés. Routes déneigées, mais proches parfois de l’inondation, où le risque était plutôt de se faire arroser par des automobilistes indélicats dont la vitesse autorisée semble être le seul élément de régulation de leur allure.

Arrivé sur les berges du lac du Héron, la neige était tassée et le sol bosselé par les pas des promeneurs. J’appréciai la suspension de la fourche avant, la sensation étant proche de celle procurée par les routes pavées, dont j’empruntai également un tronçon.

Enfin sur les chemins moins fréquentés, la conduite mode rallye s’imposait, braquage et contre-braquage s’avérant indispensables au maintien de l’équilibre sur une neige encore poudreuse.

C’était bien sûr une sortie mixte cyclo-photo. En voici quelques unes.

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Le lac du héron a des allures de banquise

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Un buisson fait avantageusement office d’arceau

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L’église de Forest sur Marque

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Sur les pavés la neige, pour la plage il faudra encore patienter

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Non, non ce n’est pas un trucage.

Saurez vous expliquer ce phénomène ?

1)  On change de commune.

2) La frontière entre les deux zones suit un parallèle.

3) Le propriétaire du champ de gauche l’a dénéigé.

4) L’herbe est haute et masque la neige.

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Un perchoir qui n’est pas sans rappeler « Les oiseaux »