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Bon antivol ne suffit pas !

Ce qu’il ne faut pas faire

Mon alitement ayant pris fin et étant redevenu Homo Erectus,  je reprends progressivement la marche. La lenteur de mes déplacements me rends plus attentif à certains détails et tout particulièrement lorsqu’il est question de vélo.

Je ramène d’une de mes premières marches ce cliché qui illustre le fait qu’un bon antivol ne vaut rien s’il est mal positionné. Apparemment, cette leçon vaudra à l’imprudent ou au distrait, sinon un fromage, un cadre et une roue arrière.

Son collègue a eu manifestement plus de chance car son antivol est tout aussi mal attaché.

Ce qu’il ne faut pas faire (détail).

BONUS AUTOMNAL

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Se vêtir à vélo (2)

Je concluais un premier article sur le thème de l’habillement du cycliste par un constat d’échec. Par grand froid, j’avais toujours mes petites mimines gelées, limite bâtonnets de poisson surgelés. Manifestement, les gants vendus comme « d’hiver » dans une grande surface spécialisée dans les articles sportifs ne l’étaient que sous des latitudes plus méridionales. Dès que l’on approche du zéro et pour peu qu’il y ait du vent, le froid pénètre, ce malgré un paire de gants de soie en sus. Avant d’investir dans une nouvelle paire plus adaptée au septentrion, j’ai essayé les gants de ski. J’y avais déjà pensé mais renoncé craignant qu’ils fussent peu ergonomiques et peu seyants. Car à quoi bon enfiler des cuissards moulants pour se retrouver avec des mains de yeti. J’imaginais les commentaires : « Eh, Mickey à vélo ».

Bien m’en a pris de dépasser cette futile appréhension. C’est le bonheur!!!

Le vent reste à la porte, les manchettes recouvrent le poignet du blouson, le sytème de serrage et déserrage permet de les ôter et de les remettre facilement et, enfin, la lanière les laisse attachés au poignet sans se demander à chaque fois comment ne pas les faire tomber. Ces deux dernières caractéristiques sont très pratiques pour le cycliste photographe. La seconde demande néanmoins un peu d’attention lors des haltes pipi (je parle pour les messieurs bien sûr, pour les dames je ne sais pas).

Mes craintes esthétiques et pratiques se sont révélées infondées, pas de problème pour changer de vitesse ou freiner.

A conseiller donc. Il ne me reste plus qu’à parfaire l’isolation des pieds. J’y réfléchis sans attendre

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Malgré leur petit air penché et les cheveux en bataille en ce début d’année, il s’agit bien de saules tétards et non de saules fêtards

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Deux autres moins penchés

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A l’horizon, le Mont Kemmel

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Préférez vous rouler seul ou en groupe?

Telle était la question posée dans un sondage de Cyclos59 il y a de cela quelque temps. La réponse n’est pas si simple qu’il y paraît car si rouler seul s’entend sans ambiguïté, il en va différemment de rouler en groupe. Question de nombre tout d’abord, il y a des grands groupes et des petits groupes. Question de forme également, tous les pelotons ne se ressemblent pas.

De façon schématique j’en retiendrai deux formes.

La première est celle en essaim d’abeilles, au moins tel qu’on les représente dans les dessins animés. C’est un peloton aérodynamique où la position de chacun est avant tout déterminée par la recherche de la moindre résistance à l’air. C’est aussi un peloton mutique. On s’y exprime surtout par gestes pour indiquer un trou, un ralentisseur, une voiture… Parfois, le souci de sécurité pousse le premier à annoncer à voix haute un danger ou un changement de direction, mais cela reste l’exception. Si le vent est arrière, vous l’entendrez arriver au ronronnement des pédaliers bien huilés. Si le vent est contraire, mieux vaut tenir son guidon à deux mains. Vous risquez de valser dans le fossé quand il vous rattrapera car le peloton « essaim d’abeilles » s’écarte peu de sa trajectoire, et vous dépasse en vous frôlant, se rabattant aussitôt.

Mes connaissances entomologiques sont trop restreintes pour que je parvienne à trouver dans la gent des insectes, une espèce représentative de la seconde forme. C’est donc aux moutons en transhumance que je la comparerai. La recherche de la vitesse y est moins présente et on l’entend arriver de loin aux rires ou aux interpellations qui fusent en son sein. Vous avez plus de chance de dépasser ce type de peloton et alors il vous faudra vous faufiler ou alors demander le passage car il a tendance à occuper une bonne largeur de la chaussée. La position de chaque membre n’est plus fonction de considérations cinétiques mais plutôt d’affinités sociales et la conversation et la bonne humeur sont de règle.

Je ne me retrouve ni dans l’un ni dans l’autre. Rouler en peloton « essaim d’abeilles », suppose une attention constante à ceux qui vous entourent. Il faut pouvoir réagir vite au signalement d’un obstacle, à un freinage un peu rapide, ne pas faire d’écart… Bref, c’est le vélo pour le vélo, le nez dans le guidon pas question de regarder le paysage et encore moins de s’arrêter prendre une photo.

Le peloton « troupeau » ne me convient guère mieux car, d’un naturel taciturne, si je ne dédaigne pas échanger quelques impressions, je n’envisage pas de converser quatre heures de rang en pédalant.

Le peloton, qu’il soit constitué d’insectes ou d’ovidés, est aussi riche des odeurs « sui generis » de ses membres qui masquent les subtiles senteurs de la campagne alentour. Seules certaines effluves musquées parviennent à franchir ce halo olfactif qui l’enveloppe.

C’est donc seul en général que je parcours les routes, m’arrêtant quand il me plait pour profiter du paysage. Il m’arrive néanmoins de faire des entorses à cette pratique au gré des rencontres, suivant durant quelques kilomètres un groupe pour retrouver un rythme plus soutenu ou au contraire servant de lièvre à des tortues. A d’autres moments, tels que les fins de brevets venteux notamment, il est vrai qu’il est agréable de trouver un peloton auquel s’accrocher pour rentrer sans trop d’efforts.

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Cap au sud

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Bouvines, c’est mon Balbec à moi, comme dit mon cousin Marcel

Je précise d’emblée à ceux qui consultent régulièrement ce blog et dont j’ai la faiblesse de croire qu’ils existent, que le contenu de cet article n’a rien à voir avec le précédent, appelant de mes vœux les beaux jours.

C’est là l’indication d’une direction plutôt que la promesse d’une destination méditerranéenne, voire tropicale. En fait de sud, il s’agit de celui de l’agglomération Lilloise.

Cap au sud car, le vent venant de cette direction, je préfère partir vent debout. Il ne s’agit pas tant de commencer par le plus difficile pour ensuite goûter les joies d’un pédalage sans effort que de ne pas se laisser entraîner par la griserie de la vitesse à trop s’éloigner avant de faire demi-tour.

Le vent était soutenu ce dimanche et ma vitesse horaire variait presque du simple au double entre les parties avec vent contraire et celles avec vent arrière.

Prudence donc si l’on veut revenir dans les temps et ne pas fâcher la femme du cycliste (Cf. un précédent article au titre éponyme).