Catégories
Cyclotourisme Randonnées

Uffholz – Mons en Baroeul (4ème étape Dun sur Meuse – Fumay)

web-panorama-13845-46.1291760141.jpg

26 août

Départ de cette quatrième étape avec un temps toujours maussade mais encore sec. Après un dernier regard vers l’église de Dun surplombant la vallée, je poursuis ma route à travers vergers et pâturages. La route suit une voie de chemin de fer désaffectée. Voilà une voie verte potentielle, même si la route est peu fréquentée.

Je décide de faire un crochet pour bénéficier d’un point de vue signalé sur la carte. Il me faudra en contrepartie suivre une départementale rouge, au trafic vraisemblablement plus dense.

A Pouilly sur Meuse, je me trompe de route et croise ainsi le cimetière d’Autreville Saint Lambert, 48 habitants au recensement de 2006 et une densité de 12,09 habitants au kilomètre carré (Nous sommes loin des 7702 habitants au kilomètre carré de Mons en Baroeul !!!).

Le panorama n’est pas vraiment là où le signalait la carte mais la descente offre des vues intéressantes sur la vallée de la Meuse.

Je rejoins Mouzon, franchis les fortifications par la porte de Bourgogne mais ne prends pas le temps de visiter l’abbaye.

Je file vers Sedan en faisant un détour par Bazeilles dont j’entends parler tous les ans par ma femme qui y fait passer des oraux de BTS. C’est assez conforme à la description qu’elle m’en a faite. Je cherche vaguement quelques restes de la guerre de 1870 évocateurs du roman de Zola « La guerre » mais ne trouve que le musée de la dernière cartouche. Ce n’est pas la partie de l’itinéraire qui me laisse le plus de souvenirs et s’il n’était mes notes et les photos, je ne suis pas sûr de retrouver dans ma mémoire des images très évocatrices sauf peut-être le fort de Sedan.

Je repars, après un pique nique au pied du dit fort, vers Charleville Mezières en empruntant la rive gauche. Difficile de passer à Charleville sans évoquer Rimbaud, nettement plus sulfureux que le Peguy de la Pucelle. Mais mes préoccupations du moment se tournent davantage vers le départ de la voie verte en direction de Givet, que je compte emprunter.

Un article paru dans Cyclotourismes, la revue de la FFCT, m’a donné l’envie de suivre cet itinéraire qui n’est pas vraiment le plus court chemin vers Mons en Baroeul. J’ai du mal à trouver des personnes bien au courant du lieu précis du départ mais finis par être orienté vers une boutique du Conseil Général sise place Ducale. L’occasion d’admirer cet ensemble dont la proximité de style avec la Place des Vosges s’explique par celle des deux architectes qui les conçurent et qui étaient frères.

Je trouve sans difficulté la boutique du Conseil général et l’hôtesse d’accueil, fort aimable, me remet le guide de route et un plan pour rejoindre le départ. Ce guide est très bien fait et décrit de façon précise, plans à l’appui, le tracé de la voie. Il est possible de le télécharger à partir du lien suivant : http://www.cg08.fr/Les-missions/Tourisme

La voie verte est vraiment très agréable, tant par les paysages qu’elle offre que par la qualité de sa réalisation. Goudronnée sur toute sa longueur et à double sens, la viabilité est excellente. A l’exception d’inévitables traversées de ville pour changer de rive ou de parties donnant accès à des habitations, la voie est en site propre et loin de toute circulation automobile.

Suivre le cours de l’eau au plus près a son charme mais prendre un peu de hauteur permet de changer de perspective et de varier les plaisirs. Plusieurs points de vue sont signalés qui sont autant d’invites à des variantes.

A Joigny, je quitte les bords de Meuse pour emprunter la D1a qui mène aux Rochers des Grands Ducs. Il faudra pour profiter de la vue appuyer un peu sur les pédales, mais la montée est régulière, puis abandonner sa mécanique pour emprunter des sentiers qui bordent la falaise, chaussures avec cales strictement déconseillées.

De là, plusieurs points de vue offrent de vastes panoramas sur les méandres encaissés du fleuve. Je fais plusieurs photos dans la perspective de les assembler mais ma technique n’est pas au point car il faut penser à travailler en deux dimensions et il me manquera un bout de ciel.

D’autres points de vue sont signalés mais qui obligent à des détours peu compatibles avec mon plan de route. D’autant, que peu après être redescendu dans la vallée, une pluie intermittente mais drue accompagne la fin de la journée.

J’arrive trempé à Fumay, dans une chambre d’hôte d’un style encore différent des précédentes. C’est une belle maison bourgeoise, située au bord de la voie verte. La chambre est très spacieuse et décorée avec goût. Pas de cuisine possible non plus mais une pizzeria est proche.

Tombe la pluie.

Pour réserver : Liliane LORENT liliane.lorent@orange.fr

web-panorama-13849-50.1291760217.jpg

 La Meuse à Sassey.

web-sdc13851.1291760322.jpg

Les tons parme et violet, manifestement « tendance » pour les boiseries extérieures.

web-sdc13855.1291760420.jpg
web-sdc13856.1291760525.jpg
web-sdc13858.1291760598.jpg
web-sdc13866.1291760676.jpg
web-sdc13867.1291846805.jpg
web-sdc13868.1291846864.jpg

 Cimetière d’Autreville Saint Lambert.

web-sdc13870.1291846930.jpg
web-sdc13873.1291847004.jpg
web-sdc13888.1291847091.jpg

Mouzon : la porte de Bougogne.

web-sdc13890.1291847180.jpg

La mairie de Villers devant Mouzon.

web-sdc13891.1292878424.jpg

Le garage à Pompe (à incendie je présume).

web-sdc13898.1292878483.jpg

Charleville – Mézières : la place Ducale.

Difficile de ne pas citer Rimbaud, même si c’est de la place de la gare de Charleville dont il est question dans « A la Musique » :

Sur la place taillée en mesquines pelouses,
Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
Tous les bourgeois poussifs qu’étranglent les chaleurs
Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses …

web-sdc13900.1292878555.jpg
web-sdc13901.1292878610.jpg

Mon vélo Place Ducale.

web-sdc13902.1292878682.jpg

En face, le départ de la voie verte.

web-sdc13905.1292878732.jpg
web-sdc13906.1292878812.jpg

De nombreux piétons marchent ou courent le long de la voie verte.

web-sdc13910.1292878877.jpg
web-sdc13912.1292878940.jpg

Points de vue depuis les Rochers des Grand Ducs.

Qui va le plus vite ?

web-sdc13916.1292879290.jpg

Au loin, les quatre fils Aymon sous la pluie.

web-sdc13917.1292879342.jpg
web-sdc13931.1292879542.jpg
web-sdc13934.1295558390.jpg

Fumay, un soir de pluie.

etape-4.1291928896.jpg

Tracé de la 4ème étape.

Vers la 5ème étape.

Pour être informé des prochaines publications, abonnez-vous.

Catégories
Cyclotourisme

Carpe diem

web-panorama-11330-32.1291927376.jpg

Fin d’après midi

J’aurai ce dimanche après-midi pris plus de photos que je n’aurai parcouru de kilomètres. Il faut dire à ma décharge, que je n’étais pas parti très tôt. L’air était doux et les teintes automnales, vivement éclairées sur fond de ciel aux couleurs soutenues, un régal pour les yeux. L’humeur était donc davantage à musarder qu’à bouffer du kilomètre.

Carpe diem.

web-sdc14287.1291927440.jpg

Une cheminée qui n’est pas sans évoquer Dark Vador

web-sdc14289-recadre.1291927497.jpg

Version Halloween, c’est de saison.

web-sdc14290.1291927563.jpg

web-sdc14290-colorise.1291927639.jpg

Version Halloween. Promis j’arrête là.

web-sdc14297-recadre.1291927689.jpg

Vision moins noire.

web-sdc14306.1291927775.jpg

web-sdc14307.1291927854.jpg

Couleurs d’automne.

web-panorama-14313-14.1291927939.jpg

web-panorama-14316-17.1291928109.jpg

web-panorama-14335-37.1291928163.jpg

web-panorama-14338-39.1291928250.jpg

Bouvines toujours et encore !!!

Catégories
Cyclotourisme Pensées cursives

Aller travailler en vélo

web-imgp0060.1292189493.jpg

Je profite encore de quelques coins de verdure en allant travailler, mais ceci ne devait pas durer

Pouvoir aller travailler en vélo est vraiment agréable. Je dis bien pouvoir et non devoir, car j’imagine bien que le faire tous les jours de la semaine, quels que soient le temps et l’envie, peut ne pas être une sinécure. J’ai la chance de pouvoir opter indifféremment pour le métro ou le vélo, selon mon humeur, la pluviosité, ma tenue vestimentaire obligée…

Parfois, c’est l’envie de ne pas interrompre ma lecture du moment qui me pousse à choisir le métro alors que toutes les conditions sont réunies pour un trajet cycliste.

Aller travailler en vélo me donne l’impression de ne pas y aller, surtout à la belle saison. A tel point qu’il m’est arrivé de partir en oubliant mon sac. Je m’en suis aperçu au deux tiers de la route et j’ai du rebrousser chemin.

A l’heure à laquelle je pars, certaines rues du centre ville sont encore pratiquement vierges de circulation. La traversée du Bois de Boulogne ajoute à l’impression de vacances.

Le soir, la route du retour est le moyen de s’aérer le corps mais aussi le cerveau.

Ce matin était comme je les aime en cette saison, froid et sec. Le choix des gants fourrés et du tour de cou s’avérait judicieux. Les pelouses du Bois de Boulogne étaient couvertes de givre et la Deule exhalait des fumeroles qui, dans le demi-jour, transformaient les péniches glissant lentement en autant d’ « Hollandais volants ».

Passé l’avenue de l’Hippodrome, les feux sont moins nombreux et quelques lignes droites à bonne allure permirent une montée en température qu’une circulation fractionnée avait empêché.

Catégories
Brevet Cyclotourisme

Rando des As 2010 (Espoir Cycliste de Wambrechies – Marquette)

web-sdc14257.1292189166.jpg

Départ vers la mine : Heigh-ho, Heigh-ho, on y va à vélo…

Marquette ou Phalempin. Entre les deux mes mollets balançaient. Une courte nuit et la nécessité de ne pas revenir trop tard m’ont fait choisir le point de départ le plus proche à savoir Marquette. Par ailleurs n’ayant pas participé à un brevet depuis pratiquement un mois et demi pour cause d’astreinte, de repas de quartier, d’organisation de balade cyclotouriste, de repérage de balade de quartier, de balade de quartier, l’ajout de l’aller retour Mons – Phalempin aux 90 km aurait peut être fait beaucoup.

L’autre avantage de la proximité était, partant plus tard, de ne pas rouler de nuit et donc au froid. Car ce dimanche matin, avec deux degrés, la tenue d’hiver était de rigueur. Pas la tenue grand froid mais les collants quand même. J’ai rangé mes cuissards bien au fond du placard.

Une fois le soleil levé, il fit grand beau ce qui tempéra la fraicheur de l’air, accentuée sur le retour par un vent soutenu. Si soutenu que j’ai préféré m’accrocher à quatuor de la BSD plutôt que de m’arrêter pour prendre des photos alors qu’une belle lumière était pourvoyeuse de couleurs vives et contrastées.

Le parcours proposé était plaisant même si l’on tarde à quitter la ville, quoique. Quoique, peu après être passé sous la rocade nord-ouest en direction de Verlinghem, en bifurquant à gauche, le chemin des Muchaux nous propulse tout d’un coup sur une petite route en plein champ. Le contraste est saisissant. Une brève incursion sur la D 257 et nous voilà repartis vers Lompret par une allée bordée d’arbres.

Après un bref passage en pays minier, le retour se fait sur des routes connues avec le franchissement de l’inévitable Mons en Pévèle.

web-panorama-14259-61.1292189222.jpg

web-sdc14262.1292189274.jpg

Ravitaillement à Ostricourt

web-panorama-14268-70.1292189324.jpg

Mons en Pévèle est passé, reste le vent.

Le parcours du 90 km est le suivant :

Marquette, Saint André, Lambersart, Ch des Muchaux, Ch/ la Phalecque, Lompret, Pérenchies, Lomme, Englos, Santes, Wawrin, Allennes les Marais, Carvin, Camphin en Carembault, Ennecourt, Wahagnies, Oignies, Ostricourt, Lerorest, Moncheaux, La Vacquerie, Mons en Pévèle, Martinval, Merignies, Petit Attiches, Attiches, Martinsart, Seclin, Emmerin, Port de Santes, Santes, Hallennes les Haubourdin, Escobecques, Ennetières en Weppes, Premesques, Pérenchies, Lompret, Ch. La Phalecque, Verlinghem, Chemin noir, Wambrechies, Marquette.

Le balisage est constitué du mot AS surmonté d’une flèche. Il faut parfois faire attention aux changements de direction, notamment dans Ennetière en Weppes, attention à la bifurcation à gauche vers Premesques. A trop coller à mon quatuor bancaire je l’ai suivi dans l’erreur. Voilà qui me conforte dans ma conviction qu’il faut avoir une confiance relative dans cette profession.

Il fallait bien une morale à cet article.