On peut être cycliste et mélomane… et même Jupileriste.
Je m’étais dit que je ne photographierai pas l’Eglise de Bouvines…
Le carrefour de l’arbre ? Suivez les flèches jaunes.
Il fallait arriver tôt ce dimanche 7 avril pour être sûr de voir passer les coureurs car ceux-ci avaient mené bon train et disposaient, pour les premiers, de vingt minutes d’avance sur l’horaire le plus optimiste fourni par les organisateurs.
Je ne fus pas pris au dépourvu car j’avais choisi d’arriver à l’heure pour voir passer la caravane. Il faut l’avouer, ce qui me plaît dans Paris-Roubaix c’est davantage l »ambiance qui l’entoure que le passage des coureurs, réduit finalement à peu de temps.
C’est en effet un spectacle en soi que d’observer les spectateurs dans leur diversité.
Il y a bien sûr des cyclistes. Certains, clones de leurs idoles, arborant tenues colorées et vélos high-tech côtoient de vieux randonneurs aux sacoches usagées. Des cyclistes urbains poussent leurs V-Lille jusque sur les pavés. Plus loin, ce sont des petites familles venues, un parent devant, l’autre derrière.
Les piétons offrent des visages tout aussi différents. Il y a les sonorisés, le transistor, comme on disait dans ma jeunesse, collé à l’oreille ; les solitaires ; les grégaires option barbecue ou bière sandwich ; les bobos venus s’encanailler sur les bords du pavé ; les patriotiques de leurs couleurs drapés.
Dans les motorisés, stationnant sur le bas côté, se croisent les télévisés, le groupe électrogène placé à bonne distance de leur véhicule qui abrite le petit écran. Le camping car offre c’est certain le confort maximum et pour certains un observatoire idéal.
J’avais cette année, après deux éditions sur le secteur de Willems à Hem, opté pour le secteur n°3, dit de Gruson, que les coureurs enchaînent juste après le Carrefour de l’arbre.
De Lille, l’accès à Gruson, se fait sans problème en passant par Bouvines.
Ayant de l’avance, j’en profitai pour flâner jusqu’au mythique carrefour où trônait un écran géant aux couleurs de la Région Nord Pas de Calais, retransmettant la course. Par un temps ensoleillé et doux, la foule était nombreuse assise sur l’herbe pour suivre l’approche des coureurs.
Revenu sur le secteur n°3, je n’eus pas de mal à trouver un emplacement, la fréquentation étant moindre que dans d’autres sections. J’optai pour le côté sous le vent qui exposait à la poussière mais se révélait plus intéressant en termes d’éclairage.
Avant l’heure prévue, les hélicoptères annonciateurs de la course faisaient entendre leur vrombissement, suivis de peu par motards et voitures suiveuses. Ce fut finalement les encouragements des supporters qui signalèrent le passage imminent des deux hommes de tête, qu’une fois de plus je ne parvins pas à saisir avec netteté. La suite en photos…
Les drapeaux flamands demeurent nettement majoritaires dans le paysage
Ce qui ne dissuade pas l’affichage d’autres préférences.
A pied ou en vélo de nombreux spectateurs convergent vers le Carrefour de l’Arbre.
Régionalisme et pramagtisme…
… font le bon supporter…
… auxquels certains ajoutent le Jupilérisme.
Premier soleil printanier.
Court passage goudronné entre deux secteurs pavés.
Le Carrefour de l’arbre encore calme.
Dure condition du vélo domestique que de demeurer enchaîné alors passeront bientôt de rapides coursiers.
D’autres coursiers étaient aussi présents.
Mieux qu’à la maison.
La caravane passe.
Dans la famille cycliste je demande…
L’homme invisible était là aussi.
Ca y est, ils arrivent !
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
On guette en vain des signes printanniers
Temps froid mais enfin ensoleillé, un peu de chaleur dans un printemps glacé. Le temps des cerises paraît encore lointain mais il y a du mieux. Ce matin, le soleil venait nous chauffer le dos alors que nous roulions en direction des Monts des Flandres sous un ciel parfaitement dégagé, tout au moins en début de matinée.
Cette amélioration aura eu des effets sur la fréquentation. Alors que démarrais, je croisai des pelotons fournis arrivant à bonne allure.
Le circuit de 95 km emprunte des routes champêtres qui, traversant le Ferrain, nous amènent vers les Monts des Flandres puis, après un détour par les Weppes, nous ramènent vers la métropole Lilloise.
Le parcours ne présente pas de réelle difficulté, la seule ascension significative étant celle du Monteberg. Le vent, soutenu en seconde partie de matinée, viendra jouer les troubles fêtes, marquant son opposition quasi systématique à mi-route.
Il fallait également être attentif à la route, car les chaussées portaient en de nombreux endroits les stigmates des gels hivernaux. Les abords de Wulverghem auront été le lieu de crevaisons en série, faute pour certains d’avoir su éviter des trous. Je viendrai en aide à un cycliste distrait ou imprévoyant qui, non content d’oublier sa pompe, s’était muni d’une chambre à air de rechange dont la valve était trop courte. Avec deux beaux pincements latéraux, nous n’arrivâmes pas davantage à réparer la chambre crevée. Je l’abandonnai finalement à son triste sort, l’appel à une bonne âme susceptible de venir le chercher restant la seule solution.
La partie française est balisée d’un M bleu à partir du Centre Pierre de Coubertin. La partie belge, réglementation oblige, comportait une signalisation verticale. Il vous faudra donc faire votre propre route, si d’aventure vous entreprenez ce circuit.
Un indice, le parcours rejoint le territoire français à Bailleul par la rue de Neuve Eglise.
Les grandes indications sont les suivantes :
Mouveaux, Bondues, Linselles, Comines, Deulemont, Warneton, Ploegsteert, Neuve Eglise, Bailleul, Steenwerck, Erquinghem sur la Lys, Fleurbaix, Bois Grenier, Radinghem, Ennetières, Premesques, Pérenchies, Lompret, Verlinghem, Wambrechies, Linselles, Bondues, Mouvaux.
Un accueil chaleureux.
Conciliabules avant le départ.
Malgré le soleil il fait encore frais et l’herbe des bas côtés atteste des gelées nocturnes
Paysage du Ferrain. Champs et ville s’entremêlent.
Un peu avant Wulverghem, la chaussée endommagée causera des crevaisons.
La route de Neuve Eglise, on retrouve la France et le marquage au sol.
Arrivées au ravitaillement.
Menthe ou pêche, le choix est appréciable.
Dernière montée avant Ennetières en Weppes.
Un parcours champêtre aux marches de la Métropole Lilloise.
L’hiver faisait des heures sup pour ce Rallye des Lilas, vivement le temps du muguet et celui des cerises.
Me venait à l’esprit, franchie la porte de la maison, le reportage entendu quelques minutes plus tôt dans lequel le journaliste avec des accents quasi hugoliens décrivait l’enfer promis aux forçats de la formule 1 en Malaisie, avec une température dans l’habitacle de 50 °C. Il y avait bien 50°C d’écart ce matin et sans doute plus en termes de température ressentie entre la Malaisie et Wambrechies, point de départ cette randonnée dominicale. Un vent du nord-est assez soutenu amplifiait en effet le froid déjà assez vif.
Les organisateurs avaient opté pour une salle plus grande que celle utilisée les années précédentes. Sans connaître une complète désaffection, les chalands semblaient cependant moins nombreux qu’à l’habitude.
Décidément ce début de saison n’est pas très faste pour les organisateurs de brevets.
Parti sur le 90 km, ayant temporairement perdu la trace, je raterai la bifurcation et me retrouverai sur le circuit de 60 km. Ceci finalement se révélera un mal pour un bien, en tout cas pour mes pieds complètement gelés.
Pour peu qu’un rayon de soleil vienne vous réchauffer et égayer les paysages, je vous conseille cet itinéraire qui emprunte en grande partie de petites routes entre Ferrain et Weppes dans une ambiance rurale, à deux pas de la ville.
La balisage est constitué d’un L Vert au départ de la place De Gaulle à Wambrechies.
L’itinéraire étant le même je pense que l’an dernier, vous pouvez en retrouver une photo dans les archives de mars 2012.
Quelques rares photos :
L’église de Warneton en arrière plan.
Pas de gros pelotons. Etaient-ils à Roubaix ou au chaud sous leur couette ?
Certains qui l’avaient quittée étaient néanmoins bien couverts… mais sans casque !!!
Il fallait de l’abnégation pour tenir le stand de ravitaillement.