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Brevet Cyclotourisme

Randonnée du Château 2010

 

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L’aurore aux doigts de rose atténue l’effet disgracieux du relais de télévision.

Je renoue ce dimanche avec les levers à l’aube et les départs au petit matin frais. Le relais de télévision se profile au bout de l’avenue ceint de nuages orangés.

Direction Templeuve (B) pour la Randonnée des châteaux organisée par le Templeuve Cyclo Team (on leur pardonnera cet emprunt à la langue anglaise qui fut un temps signe de modernité). J’avais du l’an dernier renoncer à ce brevet ayant déchiré un pneu en me rendant à Templeuve. Je m’étais donc bien gardé de prendre le même itinéraire empruntant ce funeste tunnel propre à satisfaire les fakirs. Pour autant comme à mon habitude, je n’avais pas complètement mémorisé la route à suivre et je dus à l’obligeance d’un cyclo de Leers, qui s’y rendait également, de rejoindre Templeuve sans trop de détours.

Les quelques propos échangés portèrent notamment sur la difficulté de choisir une tenue adaptée aux écarts de température. Pour ma part je n’avais tergiversé ce matin et opté pour un blouson à manches amovibles. D’acquisition récente, j’ai pu lors de ma randonnée estivale en apprécier l’avantage par rapport à l’association maillot et manchettes. En effet, le dessus des manches et le devant du maillot sont d’une texture plus dense qui atténue la pénétration de l’air.

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Deux cyclos qui me dépassent le temps d’une photo et qui seront plus attentifs que moi.

Départ pour le 80 km alors que le soleil est encore bas et que flottent sur la campagne des bancs de brume épars. Tout à la contemplation de ces paysages vaporeux et la route en contre-jour, je passe outre une indication de tourner à droite et file droit… dans la mauvaise direction. Une doute surgit à la première intersection mais, encouragé par les nombreuses balises, je poursuis ma route. « Errare humanum est, perseverare diabolicum ». A persévérer, je finis par retrouver des traces que je suis un petit moment avant de m’apercevoir que ce sont des indications de retour d’un des circuits. Machine arrière jusqu’à ce que je rejoigne la bonne intersection.

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Entre le paysage et le balisage, il faut parfois savoir choisir.

Cette mésaventure mise à part j’ai parcouru le reste de l’itinéraire sans autre détour profitant de la moindre côte ou franchissement de pont pour rouler en danseuse. Après une semaine de randonnée avec sacoches, le derrière collé à la selle, je goutai le plaisir de ces légères envolées.

L’itinéraire est le suivant :

Templeuve, Templeuve Cazeau, Blandain Molinel, Baisieux, Le Bureau, Wannehain, Bachy, Nomain, Mouchin, la Glanerie, Rumes, Taintignies, Willemeau, Esplechin, Froimont, Marquain, Blandain, Orcq zoning, Froyennes Gare, Ramegnies-Chin, Blandain Fourcroix, Bailleul, Estaimbourg, Leers Nord, Nechin, Templeuve.

Le balisage démarre du Château, route de Tournai. Il est matérialisé par un T blanc prolongé par une flèche.

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Cyclotourisme

"Les Courons du Nord" revient de vacances

 

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Une semaine déjà que je suis rentré et je n’ai encore rien écrit sur ce blog de mes diverses expériences cyclistes de cet été. A ce rythme là, il va me falloir au moins un mois pour rendre compte de ces vacances estivales, d’autant que les brevets sont de nouveau légion chaque dimanche.

Faisons donc comme à la radio avec l’annonce des grands titres.

International : le vélo en Vénétie.

Ces vacances italiennes n’étaient pas vraiment destinées à pratiquer la « bicicletta », mais elles m’ont permis de découvrir une intense activité cycliste, et des moyens tout à fait sympathiques de découvrir cette région.

France : un parcours inédit pour relier la ligne bleue des Vosges et les Flandres, d’Ufholz à Mons-en-Baroeul. Une variante de Calais-Bâle en quelque sorte.

Quelques mots d’explications sur cet itinéraire peu habituel. C’est en fait le fruit d’un compromis entre vacances familiales et cyclotourisme tout en minimisant l’empreinte carbone. Notre destination première étant l’Italie, je recherchais un itinéraire susceptible de constituer une partie de la route du retour et pouvant se pratiquer en une semaine maximum. Quelques bons souvenirs de la route des crêtes, croisée notamment lors du Trail de la Vallée des lacs (aux temps où je courais), un article paru dans la revue Cyclotourisme à propos de la route verte Charleville-Mezieres à Givet m’ont donné le point de départ et la ligne générale. Open Runner a fait le reste.

J’avais opté pour la version confort en retenant la solution chambre d’hôtes, non sans hésiter à choisir cette formule plus contraignante quant au découpage des étapes. La météo m’a ôté tout regret, mon périple ayant été pour le moins arrosé. J’ai aussi mentalement remercié mon vélociste de m’avoir conseillé d’acheter des sacoches Ortlieb, certes un peu chères, mais étanches je peux le certifier.

Open Runner a été une aide précieuse pour mettre au point les différentes étapes, grâce notamment à l’option affichage des chambres d’hôtes. J’ai pu ainsi, en fonction des distances journalières prévues, identifier les chambres disponibles sur mon parcours et arrêter mon itinéraire. Tous les hébergements se sont d’ailleurs révélés de qualité.

A suivre donc quelques souvenirs de vacances, déjà forts loin après une semaine de travail.

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Cyclotourisme Pensées cursives

Quand la musique est bonne.

 

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Dimanche dans les Weppes

Ce sont habituellement des airs de musique techno sortant de véhicules dont les conducteurs dépassent rarement la trentaine qui viennent troubler le doux ronronnement de la chaine et le chuintement de l’air. Mais ce dimanche matin, c’est une version du genre Mamie flingueuse qui se jouait. Toutes vitres ouvertes, une dame d’un âge certain conduisait, laissant échapper dans son sillage les grands succès de Luis Mariano. La situation était plutôt cocasse et donnait une ambiance Tour de France des années 50. J’avoue, ayant profité d’un feu rouge pour me glisser devant sa voiture, n’avoir pas cherché ensuite à laisser la place suffisante pour un dépassement afin de profiter un peu encore de cette animation inattendue.

Je n’ai jamais pratiqué la course ou le vélo des écouteurs dans les oreilles, mais la musique s’invite souvent dans mes sorties au long cours. Comme dit ma femme, pour courir ou pédaler seul des heures durant il faut une vie intérieure riche. La musique en fait partie.

Cela commence parfois par une de ces rengaines entendue à la radio pendant le petit déjeuner et qui ne vous quitte que pour mieux revenir au moment où l’on croit s’en être débarrassé. Tout l’art consiste alors à trouver un antidote suffisamment puissant mais pas trop non plus car c’est parfois tomber de Charybde en Scylla.

A d’autres moments c’est plus par associations d’idées à la vue d’un paysage ou d’un personnage qu’émerge en sourdine une mélodie. En cet été 2010, Atom Heart Mother des Pink Floyd(1) revient régulièrement. Est-ce la vue des paisibles bovidés paissant dans les pâtures qui me rappelle la pochette de l’album ?Est-ce le titre d’un des morceaux « Summer 68 » ? Ou encore le souvenir de cet été 1970 ou 1971 (?) au cours duquel j’avais acheté l’album ? Toujours est-il que les vents dissonants de l’introduction ou le feulement des solos de guitare accompagnent mes virées dans la campagne flamande.

Et puis la musique sert parfois à accompagner l’effort. Du fond de la mémoire revient un air dont le le rythme est synchrone avec celui de la respiration ou du pédalage. Allegro vivace quand les mollets et le souffle suivent. Andante dans les côtes un peu longue où l’endurance prévaut. L’interprète cycliste prend parfois un peu de liberté avec le tempo quand la cadence de la partition n’est plus complétement en accord avec celui des muscles et du souffle.

Bref vous l’aurez compris, cette forme d’écoute musicale ne présente que des avantages : grande capacité de stockage, autonomie de plusieurs heures, compatibilité avec les impératifs de sécurité routière et ne craint pas les intempéries.

(1) Pour les nostalgiques ou ceux qui ne connaîtraient pas, ci-dessous un lien vers une vidéo d’un Concert au conservatoire de paris (CNSMDP) organisé par les étudiants ingénieurs du son (FSMS) en mars 2003 qui capte une reprise en « live » de la composition des Pink Floyd.

http://www.dailymotion.com/video/xrb6i_pink-floyd-atom-heart-mother_creation

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Brevet Cyclotourisme

Le Vert Bois 2010

 

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Paysage estival

Arrivé vers 7h15, peu de vélos sont adossés aux barrières. Je crois reconnaître celui d’Yves-Marie Verbeke et effectivement notre homme est là, appareil photo en bandoulière ou presque, prêt une fois de plus à rendre compte visuellement de ce brevet.

Nous échangeons quelques considérations sur la baisse de fréquentation constatée sur certains brevets et je m’élance pour le parcours de 90 km. Un peu désappointé au début car je trouve que nous empruntons des « grandes routes », certes peu fréquentées à cette heure matinale, mais peu pittoresques. Heureusement, à partir d’Houplines les choses changent et le parcours suit en très grande partie des routes de moindre gabarit.

C’est un itinéraire plat et roulant à travers les Weppes que propose l’Entente Cycliste Wambrechies Marquette. Du côté de Steenwerck les Monts des Flandres semblent nous attendre au loin mais nous bifurquons pour rejoindre le Doulieu.

Pas de difficultés donc, le circuit étant par ailleurs bien balisé. J’en ai fait une retranscription approximative sur Openrunner d’après une carte affichée à l’arrivée et ma mémoire. D’une part, une fois de plus par manque d’attention, je n’ai pas photographié la partie la plus occidentale du parcours (en gros entre Steenwerke et Sailly sur la Lys). D’autre part j’ai noté des différences entre ce qui figure sur la carte et la route réellement suivie. C’est notamment le cas me semble-t-il du départ.

Le balisage est de bonne qualité. Il est matérialisé par les initiales VD peintes en vert et démarre rue Lalau devant le domaine du Vert Bois. Si le fléchage s’est effacé, vous pouvez suivre l’itinéraire que j’ai reconstitué, il en vaut un autre.

Ligne générale du circuit : Marquette, Wambrechies, Verlinghem, Frelinghien, Houplines, Premesques, Bois Grenier, Fleurbaix, Bac Saint-Maur, Croix au Bac, Steenwerck, Le Doulieu, Fromelles, Le Maisnil, Radinghem, Ennetières en Weppes, Le Maisnil, Premesques, Perenchies, Lompret, Saint-André, Marquette.

Le 60 km file directement de Fleurbaix vers Fromelles.

Le lien vers Openrunner :

http://www.openrunner.com/index.php?id=642330

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Le parcours tel que je l’ai reconstitué

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Le ravitaillement …

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… lieu de conversations animées.

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A la recherche du cycliste disparu : deux cyclos de Lambersart reviennent au ravitaillement sans avoir trouvé trace d’un de leurs collègues qui a crevé à quelques kilomètres de là.

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Ce n’est pas « En revenant d’Marquette » mais en allant vers Fromelles.

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Fromelles dont on aperçoit le clocher au loin.

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 Un drôle d’arbre.

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Attention en traversant, un cycliste peut en cacher un autre.

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Un peu dure la montée sur les flancs du Mont Pindo …

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… mais patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

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Attablés au soleil les cyclos de Lambersart ont-ils retrouvé leur collègue ?

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Quelques organisateurs.

PS : Cyclos59 confirme ce que je pressentais en livrant la trace GPS réalisée par Gérard Colin. Vous pouvez la consulter grâce au lien ci-dessous. Si j’ai le temps, je mettrai à jour la trace sur Openrunner.

http://www.everytrail.com/fullscreen.php?trip_id=710094