M… comme Motobecane

 

J’avais assez vite repéré en arrivant chez mon frère, à Toulouse, ce vélo de route Motobecane jaune citron, de la même couleur qu’un des mes anciens randonneurs dont un indélicat m’avait privé assez rapidement après son acquisition.

L’examinant de plus près, je remarquai l’emblème de la marque, peint sur la fourche, et trouvai qu’il avait fière allure.

Avec ses deux ailes supportant le M, il rappelle celui de Harley Davidson.

Jaune et noir, il évoque Batman

ou encore le contretype de la marque jaune.

Tout un imaginaire qui s’ouvre.

Peu de temps après, je croisai de nouveau à Limoux, décliné cette fois selon les couleurs nationales, le sigle Motobecane sur la devanture de ce qui avait été un important magasin de cycles à en juger par ses deux entrées.

Cette devanture close n’est qu’une des nombreuses autres que je croiserai durant ces vacances.

Amorcées dans le Nord, mes prises de vues de boutiques fermées ou d’enseignes, témoignant d’une époque révolue mais parfois pas si lointaine, se poursuivront en effet sans peine dans le Sud-Ouest. Sans doute qu’à les chercher on finit par les voir, mais cela témoigne également des profondes mutations économiques intervenues ces dernières décennies dont les marchands de cycles ne sont pas les seules victimes.

La Ronde des Nieulles 2012

Mon horizon pour les semaines à venir

J’avais, le samedi, complètement révisé mon vélo, étrennant par la même mon nouveau pied d’atelier Parktool et me réjouissais de participer à la Ronde des Nieulles par un dimanche que l’on annonçait beau. La balade s’arrêtera pour moi à hauteur du bois de Boulogne et se terminera aux urgences.

7h00, entre chien et loup, roulant sur la chaussée qui borde la Deûle en face du Bois de Boulogne, je m’apprête à rejoindre la piste cyclable terminale et démarre une diagonale. Un choc brutal me projette d’un coup par dessus mon vélo. Je réalise, après avoir repris mes esprits, que je viens de percuter une bordure de trottoir que je n’avais pas vue. Quelques contusions sur le côté droit mais surtout une douleur dans la jambe me dissuadent de poursuivre. J’examine mon vélo m’attendant à trouver la roue avant complètement voilée. Manifestement il n’en est rien et au prix de mouvements précautionneux et avec l’aide d’une barrière je parviens à me remettre en selle et faire en sens inverse les quatre kilomètres parcourus.

La descente de vélo et l’entrée dans la maison sera pénible et douloureuse. Ne souhaitant affoler ma femme en l’appelant à l’aide, je parviens par reptation à atteindre le salon et j’attends son réveil. Cela me donne le temps de réaliser que mon état n’est pas aussi bénin que je voulais le croire et qu’un passage par la case Urgences s’impose.

Un scanner confirmera le diagnostic de fracture non déplacée du bassin qu’une première radio n’avait pas permis de poser avec certitude.

Conséquence, deux mois de consolidation dont une bonne partie alité, la position assise étant interdite.

Me voilà donc pour quelques semaines, en croisant les doigts pour que la fracture ne se déplace pas, avec pour seul horizon la fenêtre et comme uniques sorties les visites de contrôle à l’hôpital.

Voila de quoi méditer sur la vie et les basculements dans l’existence. Un avant et un après qui survient en un instant. C’est une banalité de le concevoir mais autre chose de le vivre. Et encore je peux fonder l’espoir que l’état de dépendance dans lequel je me trouve est temporaire et que je retrouverai ma mobilité antérieure mais il n’en est pas toujours ainsi.

Rappel aussi de ce que solidarité veut dire car, sans l’aide de mes proches, je suis incapable de faire quoi que ce soit.

Pour en revenir à des considérations cyclotouristes, cet accident me conforte dans la conviction qu’il faut porter un casque en toute circonstance, même si l’on ne dévale pas des pentes à la vitesse de l’éclair. J’ai laissé une partie du mien sur le trottoir. Je vous laisse imaginer ce qu’il en aurait été de mon crâne sans cet accessoire.

Si le rythme des publications de ce blog va se ralentir, il ne s’arrêtera pas pour autant car j’ai quelques articles en stock que je vais savamment distiller jusqu’à la reprise, même si la fin de l’année n’est pas une période faste pour la route et que je m’abstiendrai sans doute cet hiver de renouer avec le VTT.

Bonne route et profitez de l’instant présent, du soleil, de la pluie et du vent.

 

Mon casque après la chute.

 

 

 

 

 

Armentières – Aire sur la Lys

Rangée de maisons de la Grand Place d’Aire sur la Lys, relativement préservées des enseignes commerciales.

Armentières aura été ce dernier week-end le point de départ de mes randonnées. Rien de vraiment prémédité dans ce choix qui fut plutôt le produit de la combinaison de contraintes diverses et des horaires de train.

Samedi tout d’abord où je décidai, faute de pouvoir participer à un brevet le lendemain, de profiter d’un temps particulièrement agréable pour rouler. J’avais, depuis Orchies-Boulogne, imaginé retourner à Aire sur la Lys, traversé trop rapidement sous un ciel menaçant. Un départ tardif rendait peu réaliste de faire l’aller retour dans l’après midi. J’optai donc pour une formule train plus vélo. Un départ d’Armentières présentait l’avantage de réduire la distance et d’éviter une sortie de Lille trop souvent rabâchée.

De là, direction Fleurbaix par la D 22b puis la D 174 que l’on suit jusque Estaires. D’Estaires la D 924 conduit directement à Merville d’où l’on repart par la D 122 pour atteindre Haveskerque. Saint Venant mérite un détour, prendre la petite route parallèle à la D 916 pour y aller. Un cheminement parallèle à la Lys permet de rejoindre Aire sur la Lys sans difficultés.

Ce parcours plat est très roulant, la circulation automobile sur les départementales empruntées reste raisonnable, un samedi après-midi en tout cas.

Si mon horaire contraint ne m’a pas permis de visiter la ville dans tous ses recoins, il m’a néanmoins autorisé un goûter en terrasse sur la Grand-Place, cette fois vivement éclairée. Ce fut une halte d’autant plus appréciée que, peu habitué cette année à des randonnées par temps chaud, j’avais nettement sous estimé ma consommation d’eau et n’étais parti qu’avec une seule gourde.

Le retour fut plus court filant directement vers Hazebrouck par la D 157 puis la D 122 jusque Thiennes. De la gare de Thiennes, une route étroite mais bien goudronnée longe la voie ferrée jusqu’à la D138. Selon que vous êtes pressé ou tout simplement désireux de ne pas trop devoir regarder la carte vous emprunterez soit la D 916 qui file mène droit à Hazebrouck, soit de petites routes zigzagantes.

Retour ensuite en train pour arriver à une heure raisonnable pour le repas du soir.

Ce fut bien sûr également une sortie photographique qui me permit de réaliser plusieurs clichés sur mes thèmes du moment, même si je dus renoncer à certains, soucieux de ne pas trop faire baisser la moyenne.

Ce fut également d’Armentières que j’entrepris également le lendemain un court périple dans les Monts des Flandres. Parti de Lille à 8h15, je pus, avec un retour par Bailleul, enchaîner Mont Kemmel, Mont Rouge, Mont Noir et Mont Des Cats en étant de retour à Lille à 10h30.

Je ne saurais trop conseiller cette formule qui permet de diversifier ses parcours et de s’éloigner davantage de la Métropole.

L’itinéraire que vous pouvez retrouver sur Openrunner

http://www.openrunner.com/index.php?id=1965656

A peine quittée la gare d’Armentières, d’anciennes enseignes me font de l’œil. Ici les vestiges d’un café devenu depuis une agence immobilière.

En direction de Fleurbaix.

Le clocher ajouré de l’église d’Estaires.

Son vis-à-vis séculier.

Barrage à Merville, dont un examen plus détaillé montre qu’il est de fabrication locale.

L’hôtel de ville de Merville.

Premier calvaire.

La couleur de la chevelure surprend. Licence artistique ou abus de substances psychotropes ?

Haveskerque : concours de fanfares.

Entre Saint Venant et Aire sur la Lys.

Pas de miracle, je raterai mon train pour avoir pris le temps de photographier ce calvaire dans Morbeque.