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Randonnée des carrières – Antoing 2022

Il ne fallait ni partir trop tôt, ni rouler trop vite pour avoir la chance, sur le chemin du retour, de voir les carrières d’Antoing sous le soleil.

Franc succès pour cette 31ème Rando VTT des Carrières organisée, faut-il encore le préciser, par le CT Antoing.

Parcours différent de celui de l’an dernier mais faisant lui aussi la part belle aux tronçons en mono-trace biens sinueux et parfois bien pentus.

Le sol plutôt gras, sans être détrempé, rendait le pilotage parfois acrobatique et réservait le franchissement de certaines bosses aux costauds.

Le circuit sollicita pilotes mais aussi machines. Je vis ainsi trois ruptures de chaînes. Au premier cycliste, je fournis une attache rapide, celui-ci étant muni d’un dérive chaîne, au second je prêtai mon dérive chaîne celui-là étant pourvu en attache rapide, le troisième avait tout le nécessaire.

Le paysage des carrières bien que connu est toujours aussi impressionnant et nombreux sont ceux qui se ménagèrent des haltes photographiques.

Le temps gris au départ devint franchement ensoleillé sur le coup de 11h00 et fit découvrir, à ceux qui comme moi avaient pris leur temps, le site des carrières sous le soleil.

Ma production de photos sera piètre, s’agissant des photos de cyclistes en plan rapproché. Lors d’une extraction de mon sac de l’appareil dont je me sers pour ces photos, j’ai pas inadvertance modifié le réglage du mode de l’autofocus. Ceci fait qu’une bonne partie de ces photos sont floues. Je ne m’en suis rendu compte que tardivement. Outre les quelques photos avant et après perturbation, demeurent des photos d’ambiance.

La trace du 45 km que j’ai suivie.
Forte affluence dès 8h00.
Mais, bien gérées, les inscriptions sont fluides.
Trace à la chaux, rubalise, peinture et piquets, tout fut mis en oeuvre pour un balisage sans faille.
Cette édition démarrait par la carrière et par un point de vue qui provoqua de nombreux arrêts.
Passage devant les engins, sources également de nombreuses prises de vues.
Jusqu’ici tout va bien, pour la cycliste et le photographe.
« Nous entrerons dans la carrière quand nos ainés n’y seront plus » dit La Marseillaise. Celui-ci et d’autres n’ont pas attendu, mais il est vrai que nous sommes en Belgique.
Entre cette prise de vues et la précédente, de nombreux flous éliminés.
Beau saut.
Belles couleurs.
J’ai rétabli le bon réglage, mais un peu tard.
La grisaille a disparu.
Paysage moins austère que celui des carrières.
Le premier ravitaillement.
Second passage dans les carrières, sous le soleil cette fois.
Je ne suis pas le seul à m’arrêter.
Chaude ambiance sous la tente, sans doute entretenue par la Diole locale.

Revoir l’édition 2021.

Un peu de pub.

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La Francis Caron – Carvin 2022

La Francis Caron, un parcours technique et intense proposé par le BAZ Carvin.

La Francis Caron est en fait la nouvelle appellation des « 3 heures de Carvin », en mémoire de son vice-président décédé.

J’avais un préjugé défavorable à propos de la formule qui consiste à faire plusieurs fois le même circuit de 12 kilomètres. J’avais tort, car loin d’être ennuyeux, celui-ci propose davantage de sensations que des boucles plus longues où l’on s’englue dans des chemins agricoles détrempés.

Même la trace est trompeuse qui laisse croire que le cheminement urbain est majoritaire. Il n’en est rien et passé le premier kilomètre, démarre une succession de monotraces en forêt qui font enchainer virages et bosses à un rythme soutenu avec, en point d’orgue, l’ascension du terril et sa descente, courte (200m) mais pentue.

Trois tours auront suffit à mon bonheur et à épuiser le crédit temps de cette randonnée qui est de trois heures (plusieurs en ont fait cinq).

Le premier tour fut laborieux, à peine un kilomètre pour s’échauffer et on aborde le sous-bois avec ses changements de rythme. On parvient au pied du terril déjà bien essoufflé (enfin moi). Je n’arriverai pas à monter sans mettre pied à terre et pousser mon vélo, mais je ne serai pas le seul, loin de là.

Les deux tronçons franchement raides de la descente se feront en grande partie en dérapage.

Le second tour, une fois échauffé et averti des pièges du circuit, paraitra plus facile. La montée du terril, elle, ne le sera toujours pas.

Le troisième tour sera piquant pour les jambes, mais consacré aux prises de vues, les arrêts cassent le rythme (enfin c’est une bonne excuse que je me suis trouvée).

Nous ne fûmes que 66 à prendre le départ. Dommage pour le BAZ Carvin qui se voit maigrement récompensé pour son investissement dans l’organisation de cette randonnée. Pour le participant, c’était par contre idéal, car dans un parcours en mono-trace ne pas être à la queue leu-leu est appréciable.

Souhaitons donc meilleure fortune au BAZ Carvin pour sa prochaine édition, mais sans excès.

Les inscriptions ont débuté.
Départ groupé à 8h30, le contrôle au sommet du terril et donc la comptabilisation des tours s’achevant à 11h30.
Départ en deux groupes pour éviter l’engorgement à l’entrée du bois.
J’attendrai mon troisième tour pour effectuer quelques prises de vues.
Fin de la montée du terril.
Pointage des tours au sommet.
Second passage franchement raide de la descente.
Franchi sans difficulté par ce participant qui fera cinq tours.
Il est déjà loin.
Et absorbe la bosse sans effort apparent.
Un parcours bien fléché à la chaux et des piquets par endroits.
Il commence à pleuvoir, j’en reste là pour les photos.
Boisson sandwich comme il se doit.
L’heure des récompenses pour ceux qui ont fait le plus de tours, avec une tombola bien dotée.
Ma plaque de cadre attestant de mes trois tours, un rond et deux étoiles.

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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (9)

18ème étape : Maiche – Mandeure

Cette étape signe la fin de mon périple montagnard, la GTJ s’achevant à Montbéliard.

Un lever plus tardif me permet de sécher le double toit avant de partir, chose suffisamment rare lors de cette randonnée pour être signalée. Je rejoins la vallée du Doubs. Comme la veille, de nombreux points de vues dominent le fleuve engoncé par endroits dans d’étroites gorges. A Pierre Fontaine les Blamont, commence la descente vers Montbéliard, que je contournerai pour planter ma tente à Mandeure.

Départ sous le soleil, sur un vaste plateau pour rejoindre les gorges du Doubs.
De nombreux points de vue ponctuent le cheminement.
Pour la sonorité du nom du lieu.
J’ignore si l’appendice érectile dont est doté cette sculpture est d’origine.
Bien que la perspective d’une visite fût alléchante je passai mon chemin.
La descente vers Montbéliard s’amorce.

19ème étape : Mandeure – Scey sur Saône

Cette étape sera une journée blanche s’agissant des paysages. Blanche parce que franchement grise.

Démarrant sous un ciel bien plombé, je suis assez vitre rattrapé par une pluie parfois drue que la douceur de l’air rend supportable. La route vallonnée traversant prés et bois doit assurément être agréable sous le soleil. Mais je suis plus à compter les kilomètres qu’à m’abîmer dans une contemplation bucolique.

Sur le coup de midi, une franche éclaircie s’installe dont je profite pour pique niquer et vent et soleil aidant, procéder au désormais rituel séchage de tente. Las, ce ne sera que passager et à une dizaine de kilomètres de Vesoul surgit un gros grain porteur de gouttes piquantes qui me contraignent à baisser la tête pour me protéger de leur morsure.

La visibilité est quasi nulle et je ne suis que moyennement rassuré quand des voitures me doublent. Je commence à envisager un nouveau plan hôtel quand, d’un coup, la pluie se raréfie et le plafond nuageux se crève laissant apparaître Vesoul sous le soleil.

Difficile d’aborder la ville sans penser à Brel, une gigantesque fresque visible de loin est là pour nous le rappeler. Je suis encore trop mouillé pour songer à aller la voir de plus près. Je découvrirai en parcourant le journal local qu’elle est de création récente et fut réalisée en collaboration avec les habitants du quartier.

Ce 15 août, la ville est déserte et la promesse d’une fin d’après-midi ensoleillée m’encourage à poursuivre jusque Scey sur Saône. Je planterai ma tente pratiquement les pieds dans l’eau, le camping étant situé en bord de Saône.

Le temple de Voujeaucourt aux formes épurées.
Et l’église.
Vesoul…
… qui fait concurrence à Cherbourg qui, à défaut d’avoir les honneurs d’une chanson eut ceux d’un film.
En voiture Simone.
Maison pittoresque à Scey sur Saône.
Pour rester dans l’univers de Jacques Demi cela pourrait évoquer les Demoiselles de Rochefort.

A suivre.

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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (8)

16ème étape : Lamoura – Mouthe

A 6h00, il ne pleut pas, j’en profite pour démonter la tente et petit déjeuner au sec, si l’on fait abstraction de l’humidité ambiante.

Quelques kilomètres après le départ, la pluie revient jusque Morez. Vers 11h00, elle cède la place à des éclaircies qui se faufilent entre des nuages d’allure menaçante mais se borneront à montrer leurs muscles sans y recourir.

A Mouthe, le beau temps prend le dessus et permet d’apprécier ce village charmant. Le camping un peu à l’écart du bourg côtoie la source du Doubs.

Pour ne pas faire mentir la réputation du lieu, la nuit sera fraiche. J’avais opté pour un équipement « grand froid » mon duvet donné pour une température minimale de 11° risquant, à l’aune des nuits précédentes, de se montrer insuffisant malgré le drap housse censé améliorer ses propriétés calorifiques. C’est donc vêtu d’un maillot chaud à manches longues doublé d’un coupe vent, d’un pantalon léger en coton, de chaussettes et d’un tour de cou en guise de manchon pour pieds que je me couchai. L’équipement se révèlera efficace… jusqu’aux environs de 4 ou 5 heures du matin.

Morbier dans la grisaille.
Abbaye de Grandvaux.
Eglise de Mouthe.
La source du Doubs

17ème étape : Mouthe – Maiche

La pluie intermittente durant la nuit a pratiquement cessé et le démontage peut se faire au sec, ce qui est comme souvent très relatif s’agissant de la tente elle-même trempée de rosée. Le ciel reste couvert et confère aux lacs de Remoray et de Saint -Point que longe la route un caractère nordique.

A Pontarlier, je suis la D 437 en direction de Morteau. Par contraste avec les routes fréquentées dernièrement, le trafic paraît plus intense mais, suivant la vallée du Doubs, les paysages font oublier la circulation. Je n’emprunterai pas le tronçon qui, à en croire les courbes de niveau, est très encaissé, la route étant coupée et obliquerai en direction de Grand’Combe Chateleu par une route plaisante.

De Morteau, je suis la vallée du Doubs par une route surplombante ponctuée de plusieurs belvédères à l’endroit de gorges. Je la quitterai momentanément pour camper à Maiche.

Le long des lacs de Remoray et de Saint-Point
Pontarlier – Porte Saint Pierre
La D 437 suit le cours du Doubs avec densité de circulation acceptable.
Une fruitière, comme on rencontre beaucoup.
Fumoirs aux environs de Morteau.
On devine le Doubs au fond de la gorge.

La suite.

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