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Circuit des châteaux – Leers 2022

Un temps sec et par moments lumineux aura accompagné les participants du Circuit des châteaux organisé par le Leers Omnisports Cyclos.

Après plus de deux mois sans rouler, reprise en douceur ce dimanche avec le 60 km du Circuit des châteaux au départ de Leers qui nous emmenait entre Escaut et Mont Saint Aubert. Pour les plus en forme, un 80 et un 110 km prolongeaient la boucle vers le Pays des collines.

Parcours plaisant et sans difficultés, mais pas complètement plat non plus, empruntant des petites routes. Le circuit était bien signalé et vous devriez encore pendant quelque temps pouvoir retrouver les flèches blanches LC au départ de la rue Pasteur.

Seul le vent joua les trouble-fête sur le chemin du retour.

La trace du 60 km disponible sur Openrunner.

Côté photos, c’était aussi la reprise d’autant que, parti tardivement, plusieurs groupes engagés sur les distances les plus longues étaient déjà partis.

La confection des sandwichs a démarré.
Michèle assurait les photos au départ et à l’arrivée.
De belles éclaircies surtout au début.
Les roubaisiens seront dimanche prochain aux manettes pour Monts et Moulins.
Une erreur d’aiguillage fait repasser ce groupe par la case photographe.
Les ravitailleurs avaient joué la prudence en positionnant leurs tables à l’abri d’un pont. Pas vraiment bucolique mais pratique en cas de pluie.
Les clubs participants

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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (6)

12ème étape : Annemasse – Montagny les Lanches

Superbe étape que ce retour vers Annecy, contrastant en tout point avec celle de la veille. A la pluie succédait un ciel azuréen, à la circulation intense, le calme des routes dites secondaires.

Début en fanfare avec la montée du Saleve. 13 km d’ascension en forêt avec par endroits de beaux points de vue en guise d’apéritif ou d’encouragement. Car si la pente moyenne est de 6% , celle-ci comporte au milieu de l’ascension un passage de 2 à 3 km à 9% et parfois plus. Pour la seconde fois, j’ai du sortir mon pignon de 34 pour négocier une portion franchement raide.

Le panorama au sommet récompense la sueur versée avec une large vue sur la chaîne du Mont  Blanc. La suite de l’itinéraire  vers Annecy se fera par des routes vallonnées mais sans excès, laissant à voir la campagne environnante. Cerise sur le gâteau, alors que je désespérais de trouver une place de camping, je découvrirai par hasard à Manchy le pré ombragé d’un charmant camping a la ferme.

Dans la montée du Salève.
Au sommet, large panorama sur les Alpes.
Je prends un peu de hauteur.
La chaîne du Mont-Blanc.
Les ponts de la Caille qui franchissent les Usses. A gauche, le pont Charles-Albert, le plus ancien dédié désormais aux piétons et cyclistes. A droite le Pont Caquot réservé à la circulation automobile. Chacun constitua à l’époque de sa construction une prouesse technologique.
Des points de vue…
… encore des points de vue.
Le château de Montrottier abrite désormais un hôtel.
Annecy la nuit.

13ème étape : Montagny les Lanches – Culoz

Etape tranquille que celle-ci de par sa distance et un dénivelé modéré.

Côté dénivelé, le Col du Clergeon est au programme. La pente moyenne est de 5% mais comme souvent, il ne faut pas se fier à la moyenne. Après un début plutôt tranquille la pente se raidit sans la seconde moitié, mais sur une courte distance. Cette partie se déroule par ailleurs en forêt sur une route peu fréquentée.

Culoz marque l’une des extrémités de l’itinéraire officiel de la Grande Traversée du Jura. J’avais prévu d’y passer et de poursuivre ma route en suivant la GTJ. C’était compter sans la Maison du vélo qui attisa ma curiosité et me fit découvrir que, le lendemain, l’accès au Grand Colombier était réservé aux cyclistes.

Je n’avais pas prévu de franchir ce col, m’en tenant à l’origine au tracé officiel de la GTJ. L’accès restreint aux cyclistes constituait une opportunité à saisir et qui ne me retarderait pas vraiment. S’offraient alors deux perspectives : franchir le col et rejoindre l’itinéraire un peu plus loin, ou faire l’ascension sans sacoches et poursuivre ma route. Je retins cette seconde option étant convenu de laisser mes bagages à la Maison du vélo qui co-organisait l’évènement le temps de l’aller-retour.

Ce fut donc une après-midi sieste qui s’en suivit pour cause d’étape raccourcie.

Au départ de Montagny les Lanches.
Avec le Col du Clergeon nous sommes encore en Haute-Savoie.
Démarrage en douceur.
Une signalisation ambiguë. Faut-il y voir la juxtaposition du signalement de la traversée de troupeaux et l’indication d’un chef lieu ou s’agit-il d’un chef lieu bovin?
Symbole de la république et petit linge ornent le balcon de la mairie. Une association tout aussi inattendue que la précédente.
Avec la forêt s’amorce la partie la plus pentue.
La Maison du vélo à Culoz.

A suivre.

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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (5)

Vers le Col de la Colombiere.

10ème étape : Praz sur Arly – Taninges

Examinant une nouvelle fois la.carte je regrette de quitter déjà les Alpes pour bifurquer vers le Jura via Annecy. Je n’ai pas calculé le nombre de jours qu’il me faudrait pour rejoindre Reims, hypothétique terme de mon voyag,e mais il me semble que par rapport à la date du 23 août, qui n’est pas non plus immuable, je dispose d’une marge.
Thonon  terme de la GTA n’est pas si loin et je peux sans problème retrouver mon tracé initial, soit en rejoignant Bellegarde ou rompant plus encore avec la ligne droite, en revenant comme prévu vers Annecy.

La carte des circuits vélo de la Savoie, disponible dans les offices de tourisme est suffisamment précise pour me guider sur ce tronçon qui ne figure pas sur les extraits de cartes que j’ai imprimés. Je décide donc, passé le col des Aravis, de descendre vers le Grand Bornand, puis de franchir le Col de la Colombiere.

Fidèle à mes habitudes, je pars tôt. Des orages sont annoncés en fin d’après-midi et je souhaite avoir planté la tente avant.

Les quelques kilomètres qui séparent Praz sur Arly de Couper au pied du col ne permettent pas vraiment une mise en chauffe et il me faut un peu de temps avant de trouver le rythme. L’ascension se fait sous un ciel partiellement couvert.  Au col, je ne prends que le temps de quelques photos et me laisse descendre vers le Grand Bornand.

Je scrute le ciel et si les cimes environnantes sont encapuchonnées, le soleil brille sur !a vallée. Plaisante montée vers le col de la Colombiere. La pente est régulière et excède rarement les 6 à 7% ce qui permet de profiter pleinement d’un paysage d’alpages parsemé de chalets en bois aux balcons fleuris. M’en tenant au tracé de la GTA et délaissant la route touristique passant par la col de Romme dont j’ignore le dénivelé, Cluses est vite atteint. La ville n’a rien de romantique et sur les conseils de l’hôtesse de l’office du tourisme je me pose à Tenianges où l’on attend l’orage, une alerte ayant été lancée. Il viendra dans la soirée avec vigueur mais sans trop mettre à l’épreuve l’étanchéité de ma tente.

Chapelle Saint-Anne.
Le Grand-Bornand.
Taninges et sa cabine téléphonique haut-perchée.

11ème étape : Taninges – Annemasse

Ce qui sera pour moi  la dernière étape de ma presque grande traversée des Alpes ne restera pas marquée d’une pierre blanche, la faute en partie au temps. L’orage de la veille était loin et sauf à ce que mon sommeil fût de plomb, il n’avait pas plu de la nuit. Si quelques gouttes hâtèrent la fin de mon démontage de tente, rien d’affreux et je pris le départ en même temps qu’un couple de cyclos allemands qui entreprenaient en sens inverse l’étape que j’avais faite la veille.

La montée vers Les Gets  n’est pas impérissable. Se déployant dans une vallée encaissée et pas vraiment pittoresque, elle présente pour seul avantage d’offrir une pente régulière et modérée. Elle est par contre le lieu d’une intense circulation. Sans doute par beau temps eusse-je apprécié l’ombre bienfaitrice des arbres qui la bordent.

A l’approche des Gets, dont l’appellation de Porte du soleil était ce jour-là usurpée, la pluie se fait intense et après un moment passé à l’abri d’une avancée de toit, il faut me rendre a l’évidence. Aucune accalmie, n’est à attendre rapidement et mieux vaut continuer à rouler. La descente vers Thonon  sera mouillante et réfrigérante parmi voitures et camions roulant à mon gré à trop vive allure. J’apprécierai à Saint-Jean-d’Aulps l’onctueux chocolat chaud préparé avec attention par la serveuse.

Parvenu a Thonon, la pluie n’est plus que gouttes éparses et j’entreprends le circuit du Bas Chalonnais, qui sur la carte borde le lac. Sans doute suis-je dans un mauvais jour et je ne trouve aucun intérêt à ce circuit qui, de fait, chemine entre des propriétés cossues et ne donne accès au lac qu’au seul endroit des ports. Lassé, je cesse de le suivre et file plus directement sur Annemasse.

Les campings sont complets aux abords immédiats. Peu enclin à poursuivre ma route, je dormirai dans un lit plus tôt que prévu. Le soleil revenu séchera rapidement ma tente sur la terrasse de l’hôtel. Un nouveau passage pluvieux intense m’ôtera tout regret de ne pas camper.

Pour l’instant tout va bien.
Près des Gorges du Pont Du Diable.
Jour de grasse matinée.
Le lac Léman dans la grisaile.
Seuls les pédalos apportent un peu de couleur.
Pas besoin de réserver.
Vers Annemasse.

La suite.

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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (3)

Partie terminale de l’ascension du Galibier via le Lautaret.

5ème étape : Château Queyras – Le Monêtier les Bains

Mes notes sont des plus laconiques s’agissant du franchissement de l’Izoard. Tout juste indiquent-elles un départ à 7h00 dans la fraicheur, puisque je garde coupe-vent et tour de cou jusque Arvieux. Les cinq derniers kilomètres sont notés à 8 ou 9%. Partir tôt permet d’éviter une montée au soleil mais prive de relief les Demoiselles coiffées.

A Briançon, fidèle à ma technique visant à me rapprocher le plus possible du pied des cols, j’enchaîne tout de suite en direction de Mônetier les Bains me ménageant un pique-nique rafraichissant sur le bord de la Guisane.

Pour compenser ces commentaires étiques, je vous livre ce petit texte qui prit naissance dans la montée de l’Izoard et fut mentalement complété lors d’autres ascensions.

Il faut de tout pour faire un monde

Les motards sont des gens sympathiques mais quel havre de tranquillité seraient les routes de montagne sans leurs vrombissants voire pétaradants engins. La transmission des sons est telle qu’on les entend venir de loin, cette pollution sonore altérerant le plaisir de grimper en pleine nature. Qui plus est, le motard est d’une espèce au moins aussi grégaire que le cycliste et se déplace souvent en groupe. Dépassements ou croisements paraissent parfois interminables.

Partir dès potron-minet pour espérer éviter leur côtoiement est peine perdue. Le motard est matinal, sans doute pour éviter les voitures qui le ralentissent ou limitent sa conduite en virages serrés.

Le motard a aussi deux sales manies s’agissant du franchissement des cols.

La première est de stationner sa machine devant le panneau marquant le col. Le premier arrivé occupe la place, les suivants dès qu’elle se libère. L’un d ‘eux osa même me demander de bouger mon frêle équipage qui pouvait créer un second plan sans doute jugé fâcheux pour la photo de sa puissante et volumineuse mécanique. Je ne me privai pas du plaisir de lui demander la pareille une fois sa photo faite alors qu’il n’avait manifestement pas l’intention de quitter la place.

La seconde est d’apposer des autocollants aux armes de son club ou clan sur les panneaux portant le nom du col les rendant parfois illisibles.

Mais bon, partageons la route.

Fort Queyras au petit matin.
Le tour est passé, les graffitis restent.
Ca devient bon.
C’EST BON.
Pas peu fier de l’avoir gravi par le côté le plus pentu.
Vers le Briançonnais.
Pique-nique les pieds dans la Guisane.

6ème étape : Le Monêtier les Bains – Saint Michel de Maurienne

Je pars à 6h30 pour éviter la chaleur mais surtout la circulation qui comme j’ai pu le constater la veille est dense sur la D1091.

Ce choix se révélera judicieux. Fraîcheur mais sans excès a la montée, un vent parfois soutenu alternant opposition et aide au gré des lacets. Peu de voitures et de motos dans les deux sens.

Le Lautaret est atteint sans peine. Il fait partie des cols bornés avec la particularité que les panneaux indiquent, en sus de la distance au sommet et du dénivelé, des faits marquants du Tour de France. Nombre d’entre eux manquent à l’appel. Faut-il y voir l’oeuvre de fétichistes indélicats?

Après une courte pause et le retrait de mes manches amovibles et de mon tour de cou, j’entame les huit kilomètres d’ascension du Galibier. Aucune borne, même kilométrique, la montée se fait « en aveugle » mais je n’en suis plus à mon premier col et demeure confiant. La pente est régulière et le cheminement plutôt visible.

Moi qui ne suis pas attiré par le sport professionnel et ne regarde jamais le Tour de France, j’avais dérogé à ce principe et visionné les trois étapes alpines que j’allais suivre, un repérage en quelque sorte. J’avais pour le Galibier identifié des passages indiqués à 10 et 11 % par les incrustations télévisuelles mais je ne les ai finalement pas perçus.

Le plus dur sera, à en croire mes notes plus que mon souvenir, les 300 derniers mètres où je me demanderai pourquoi je faisais cela. Parvenu au col, la question est envolée même si le temps couvert cache complètement les Écrins.

Désireux de profiter du col, j’y reste sans doute un peu trop longtemps et me refroidis. La descente vers Valloires se fera vêtu d’un maillot à manches courtes, d’un maillot chaud a manches longues, d’un coupe vent, d’un coupe pluie et de mon tour de cou en configuration cagoule alors que ceux qui montent le font en manches courtes. Je devais avoir l’air d’un extra terrestre.

Le Lautaret est dans les nuages.
Je me suis réchauffé et passe en mode maillot à manches courtes pour l’ascension du Galibier.
La couverture nuageuse demeure tenace, mais le risque d’orage semble écarté.
Le voile nuageux s’est estompé durant la montée.
En ce qui me concerne, une averse à Valloires aura été le prétexte à la dégustation d’une tarte aux noix. Je ne ferai qu’une halte photo au Col du Télégraphe.

8ème étape :Saint Michel de Maurienne – Bessans

C’est une étape de transition destinée à me conduire au pied de l’Iseran.

La route conduisant à Modane n’a rien d’enthousiasmant mais le malheur des uns faisant le bonheur des autres, il se trouve que celle-ci est pratiquement coupée à la circulation automobile en raison des glissements de terrains survenus quelques jours avant et qui ont perturbé certaines étapes du Tour. Seuls quelques locaux l’empruntent.

A Modane, j’opte pour la montée vers Aussois qui offre une alternative de caractère et paysagère à la route de la vallée. Le col de la Madeleine franchi, j’atteins Bessans sans difficulté et quelques kilomètres plus loin le camping à la ferme où l’espace n’est pas compté.

La route entre Saint-Michel et Modane désertée.
A Modane, passage sur la rive droite de l’Arc pour rejoindre Aussois.
Il faut monter, mais le paysage est là.
Sur le plateau.
Chapelle Saint-Sebastien à Bessans.
Le diable de Bessans.
Camping à la ferme, ce n’est pas l’espace qui manque.
Vers l’Iseran.

La suite.

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