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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (6)

12ème étape : Annemasse – Montagny les Lanches

Superbe étape que ce retour vers Annecy, contrastant en tout point avec celle de la veille. A la pluie succédait un ciel azuréen, à la circulation intense, le calme des routes dites secondaires.

Début en fanfare avec la montée du Saleve. 13 km d’ascension en forêt avec par endroits de beaux points de vue en guise d’apéritif ou d’encouragement. Car si la pente moyenne est de 6% , celle-ci comporte au milieu de l’ascension un passage de 2 à 3 km à 9% et parfois plus. Pour la seconde fois, j’ai du sortir mon pignon de 34 pour négocier une portion franchement raide.

Le panorama au sommet récompense la sueur versée avec une large vue sur la chaîne du Mont  Blanc. La suite de l’itinéraire  vers Annecy se fera par des routes vallonnées mais sans excès, laissant à voir la campagne environnante. Cerise sur le gâteau, alors que je désespérais de trouver une place de camping, je découvrirai par hasard à Manchy le pré ombragé d’un charmant camping a la ferme.

Dans la montée du Salève.
Au sommet, large panorama sur les Alpes.
Je prends un peu de hauteur.
La chaîne du Mont-Blanc.
Les ponts de la Caille qui franchissent les Usses. A gauche, le pont Charles-Albert, le plus ancien dédié désormais aux piétons et cyclistes. A droite le Pont Caquot réservé à la circulation automobile. Chacun constitua à l’époque de sa construction une prouesse technologique.
Des points de vue…
… encore des points de vue.
Le château de Montrottier abrite désormais un hôtel.
Annecy la nuit.

13ème étape : Montagny les Lanches – Culoz

Etape tranquille que celle-ci de par sa distance et un dénivelé modéré.

Côté dénivelé, le Col du Clergeon est au programme. La pente moyenne est de 5% mais comme souvent, il ne faut pas se fier à la moyenne. Après un début plutôt tranquille la pente se raidit sans la seconde moitié, mais sur une courte distance. Cette partie se déroule par ailleurs en forêt sur une route peu fréquentée.

Culoz marque l’une des extrémités de l’itinéraire officiel de la Grande Traversée du Jura. J’avais prévu d’y passer et de poursuivre ma route en suivant la GTJ. C’était compter sans la Maison du vélo qui attisa ma curiosité et me fit découvrir que, le lendemain, l’accès au Grand Colombier était réservé aux cyclistes.

Je n’avais pas prévu de franchir ce col, m’en tenant à l’origine au tracé officiel de la GTJ. L’accès restreint aux cyclistes constituait une opportunité à saisir et qui ne me retarderait pas vraiment. S’offraient alors deux perspectives : franchir le col et rejoindre l’itinéraire un peu plus loin, ou faire l’ascension sans sacoches et poursuivre ma route. Je retins cette seconde option étant convenu de laisser mes bagages à la Maison du vélo qui co-organisait l’évènement le temps de l’aller-retour.

Ce fut donc une après-midi sieste qui s’en suivit pour cause d’étape raccourcie.

Au départ de Montagny les Lanches.
Avec le Col du Clergeon nous sommes encore en Haute-Savoie.
Démarrage en douceur.
Une signalisation ambiguë. Faut-il y voir la juxtaposition du signalement de la traversée de troupeaux et l’indication d’un chef lieu ou s’agit-il d’un chef lieu bovin?
Symbole de la république et petit linge ornent le balcon de la mairie. Une association tout aussi inattendue que la précédente.
Avec la forêt s’amorce la partie la plus pentue.
La Maison du vélo à Culoz.

A suivre.

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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (5)

Vers le Col de la Colombiere.

10ème étape : Praz sur Arly – Taninges

Examinant une nouvelle fois la.carte je regrette de quitter déjà les Alpes pour bifurquer vers le Jura via Annecy. Je n’ai pas calculé le nombre de jours qu’il me faudrait pour rejoindre Reims, hypothétique terme de mon voyag,e mais il me semble que par rapport à la date du 23 août, qui n’est pas non plus immuable, je dispose d’une marge.
Thonon  terme de la GTA n’est pas si loin et je peux sans problème retrouver mon tracé initial, soit en rejoignant Bellegarde ou rompant plus encore avec la ligne droite, en revenant comme prévu vers Annecy.

La carte des circuits vélo de la Savoie, disponible dans les offices de tourisme est suffisamment précise pour me guider sur ce tronçon qui ne figure pas sur les extraits de cartes que j’ai imprimés. Je décide donc, passé le col des Aravis, de descendre vers le Grand Bornand, puis de franchir le Col de la Colombiere.

Fidèle à mes habitudes, je pars tôt. Des orages sont annoncés en fin d’après-midi et je souhaite avoir planté la tente avant.

Les quelques kilomètres qui séparent Praz sur Arly de Couper au pied du col ne permettent pas vraiment une mise en chauffe et il me faut un peu de temps avant de trouver le rythme. L’ascension se fait sous un ciel partiellement couvert.  Au col, je ne prends que le temps de quelques photos et me laisse descendre vers le Grand Bornand.

Je scrute le ciel et si les cimes environnantes sont encapuchonnées, le soleil brille sur !a vallée. Plaisante montée vers le col de la Colombiere. La pente est régulière et excède rarement les 6 à 7% ce qui permet de profiter pleinement d’un paysage d’alpages parsemé de chalets en bois aux balcons fleuris. M’en tenant au tracé de la GTA et délaissant la route touristique passant par la col de Romme dont j’ignore le dénivelé, Cluses est vite atteint. La ville n’a rien de romantique et sur les conseils de l’hôtesse de l’office du tourisme je me pose à Tenianges où l’on attend l’orage, une alerte ayant été lancée. Il viendra dans la soirée avec vigueur mais sans trop mettre à l’épreuve l’étanchéité de ma tente.

Chapelle Saint-Anne.
Le Grand-Bornand.
Taninges et sa cabine téléphonique haut-perchée.

11ème étape : Taninges – Annemasse

Ce qui sera pour moi  la dernière étape de ma presque grande traversée des Alpes ne restera pas marquée d’une pierre blanche, la faute en partie au temps. L’orage de la veille était loin et sauf à ce que mon sommeil fût de plomb, il n’avait pas plu de la nuit. Si quelques gouttes hâtèrent la fin de mon démontage de tente, rien d’affreux et je pris le départ en même temps qu’un couple de cyclos allemands qui entreprenaient en sens inverse l’étape que j’avais faite la veille.

La montée vers Les Gets  n’est pas impérissable. Se déployant dans une vallée encaissée et pas vraiment pittoresque, elle présente pour seul avantage d’offrir une pente régulière et modérée. Elle est par contre le lieu d’une intense circulation. Sans doute par beau temps eusse-je apprécié l’ombre bienfaitrice des arbres qui la bordent.

A l’approche des Gets, dont l’appellation de Porte du soleil était ce jour-là usurpée, la pluie se fait intense et après un moment passé à l’abri d’une avancée de toit, il faut me rendre a l’évidence. Aucune accalmie, n’est à attendre rapidement et mieux vaut continuer à rouler. La descente vers Thonon  sera mouillante et réfrigérante parmi voitures et camions roulant à mon gré à trop vive allure. J’apprécierai à Saint-Jean-d’Aulps l’onctueux chocolat chaud préparé avec attention par la serveuse.

Parvenu a Thonon, la pluie n’est plus que gouttes éparses et j’entreprends le circuit du Bas Chalonnais, qui sur la carte borde le lac. Sans doute suis-je dans un mauvais jour et je ne trouve aucun intérêt à ce circuit qui, de fait, chemine entre des propriétés cossues et ne donne accès au lac qu’au seul endroit des ports. Lassé, je cesse de le suivre et file plus directement sur Annemasse.

Les campings sont complets aux abords immédiats. Peu enclin à poursuivre ma route, je dormirai dans un lit plus tôt que prévu. Le soleil revenu séchera rapidement ma tente sur la terrasse de l’hôtel. Un nouveau passage pluvieux intense m’ôtera tout regret de ne pas camper.

Pour l’instant tout va bien.
Près des Gorges du Pont Du Diable.
Jour de grasse matinée.
Le lac Léman dans la grisaile.
Seuls les pédalos apportent un peu de couleur.
Pas besoin de réserver.
Vers Annemasse.

La suite.

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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (3)

Partie terminale de l’ascension du Galibier via le Lautaret.

5ème étape : Château Queyras – Le Monêtier les Bains

Mes notes sont des plus laconiques s’agissant du franchissement de l’Izoard. Tout juste indiquent-elles un départ à 7h00 dans la fraicheur, puisque je garde coupe-vent et tour de cou jusque Arvieux. Les cinq derniers kilomètres sont notés à 8 ou 9%. Partir tôt permet d’éviter une montée au soleil mais prive de relief les Demoiselles coiffées.

A Briançon, fidèle à ma technique visant à me rapprocher le plus possible du pied des cols, j’enchaîne tout de suite en direction de Mônetier les Bains me ménageant un pique-nique rafraichissant sur le bord de la Guisane.

Pour compenser ces commentaires étiques, je vous livre ce petit texte qui prit naissance dans la montée de l’Izoard et fut mentalement complété lors d’autres ascensions.

Il faut de tout pour faire un monde

Les motards sont des gens sympathiques mais quel havre de tranquillité seraient les routes de montagne sans leurs vrombissants voire pétaradants engins. La transmission des sons est telle qu’on les entend venir de loin, cette pollution sonore altérerant le plaisir de grimper en pleine nature. Qui plus est, le motard est d’une espèce au moins aussi grégaire que le cycliste et se déplace souvent en groupe. Dépassements ou croisements paraissent parfois interminables.

Partir dès potron-minet pour espérer éviter leur côtoiement est peine perdue. Le motard est matinal, sans doute pour éviter les voitures qui le ralentissent ou limitent sa conduite en virages serrés.

Le motard a aussi deux sales manies s’agissant du franchissement des cols.

La première est de stationner sa machine devant le panneau marquant le col. Le premier arrivé occupe la place, les suivants dès qu’elle se libère. L’un d ‘eux osa même me demander de bouger mon frêle équipage qui pouvait créer un second plan sans doute jugé fâcheux pour la photo de sa puissante et volumineuse mécanique. Je ne me privai pas du plaisir de lui demander la pareille une fois sa photo faite alors qu’il n’avait manifestement pas l’intention de quitter la place.

La seconde est d’apposer des autocollants aux armes de son club ou clan sur les panneaux portant le nom du col les rendant parfois illisibles.

Mais bon, partageons la route.

Fort Queyras au petit matin.
Le tour est passé, les graffitis restent.
Ca devient bon.
C’EST BON.
Pas peu fier de l’avoir gravi par le côté le plus pentu.
Vers le Briançonnais.
Pique-nique les pieds dans la Guisane.

6ème étape : Le Monêtier les Bains – Saint Michel de Maurienne

Je pars à 6h30 pour éviter la chaleur mais surtout la circulation qui comme j’ai pu le constater la veille est dense sur la D1091.

Ce choix se révélera judicieux. Fraîcheur mais sans excès a la montée, un vent parfois soutenu alternant opposition et aide au gré des lacets. Peu de voitures et de motos dans les deux sens.

Le Lautaret est atteint sans peine. Il fait partie des cols bornés avec la particularité que les panneaux indiquent, en sus de la distance au sommet et du dénivelé, des faits marquants du Tour de France. Nombre d’entre eux manquent à l’appel. Faut-il y voir l’oeuvre de fétichistes indélicats?

Après une courte pause et le retrait de mes manches amovibles et de mon tour de cou, j’entame les huit kilomètres d’ascension du Galibier. Aucune borne, même kilométrique, la montée se fait « en aveugle » mais je n’en suis plus à mon premier col et demeure confiant. La pente est régulière et le cheminement plutôt visible.

Moi qui ne suis pas attiré par le sport professionnel et ne regarde jamais le Tour de France, j’avais dérogé à ce principe et visionné les trois étapes alpines que j’allais suivre, un repérage en quelque sorte. J’avais pour le Galibier identifié des passages indiqués à 10 et 11 % par les incrustations télévisuelles mais je ne les ai finalement pas perçus.

Le plus dur sera, à en croire mes notes plus que mon souvenir, les 300 derniers mètres où je me demanderai pourquoi je faisais cela. Parvenu au col, la question est envolée même si le temps couvert cache complètement les Écrins.

Désireux de profiter du col, j’y reste sans doute un peu trop longtemps et me refroidis. La descente vers Valloires se fera vêtu d’un maillot à manches courtes, d’un maillot chaud a manches longues, d’un coupe vent, d’un coupe pluie et de mon tour de cou en configuration cagoule alors que ceux qui montent le font en manches courtes. Je devais avoir l’air d’un extra terrestre.

Le Lautaret est dans les nuages.
Je me suis réchauffé et passe en mode maillot à manches courtes pour l’ascension du Galibier.
La couverture nuageuse demeure tenace, mais le risque d’orage semble écarté.
Le voile nuageux s’est estompé durant la montée.
En ce qui me concerne, une averse à Valloires aura été le prétexte à la dégustation d’une tarte aux noix. Je ne ferai qu’une halte photo au Col du Télégraphe.

8ème étape :Saint Michel de Maurienne – Bessans

C’est une étape de transition destinée à me conduire au pied de l’Iseran.

La route conduisant à Modane n’a rien d’enthousiasmant mais le malheur des uns faisant le bonheur des autres, il se trouve que celle-ci est pratiquement coupée à la circulation automobile en raison des glissements de terrains survenus quelques jours avant et qui ont perturbé certaines étapes du Tour. Seuls quelques locaux l’empruntent.

A Modane, j’opte pour la montée vers Aussois qui offre une alternative de caractère et paysagère à la route de la vallée. Le col de la Madeleine franchi, j’atteins Bessans sans difficulté et quelques kilomètres plus loin le camping à la ferme où l’espace n’est pas compté.

La route entre Saint-Michel et Modane désertée.
A Modane, passage sur la rive droite de l’Arc pour rejoindre Aussois.
Il faut monter, mais le paysage est là.
Sur le plateau.
Chapelle Saint-Sebastien à Bessans.
Le diable de Bessans.
Camping à la ferme, ce n’est pas l’espace qui manque.
Vers l’Iseran.

La suite.

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Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (1)

La chaîne des Aravis vue des Saisies.

Cette randonnée a été effectuée en juillet et août 2019.

Le choix de l’itinéraire

Libre de tout engagement durant un mois, je pouvais envisager une randonnée de plusieurs semaines. Le choix des points de départ et d’arrivée fut une fois de plus affaire de larron. Vaison la Romaine pour le départ, ma femme devant s’y rendre fin juillet. Vitry le François, comme arrivée, conséquence d’une météo pluvieuse qui me fit mettre un terme à ce périple un peu plus précocement que prévu.

L’idée première était, partant de Vaison la Romaine, de remonter le plus au nord pour rejoindre la région lilloise. S’ensuivit la recherche de véloroutes et autres itinéraires labellisés dont l’enchaînement pourrait me ramener à mon port d’attache par des voies pittoresques. Bannissant la ligne droite et !e sillon rhodanien, la grande traversée des Alpes, ou au moins une grande partie, suivie de la grande traversée du Jura s’imposa comme un itinéraire stimulant. Certes cela présentait des allures de défi pour le flandrien que je suis et qui pour tout col ne pratique régulièrement que celui de la Croix Jubaru, culminant à 99 mètres sur les contreforts du Mont Saint Aubert (B). Mais la perspective était trop séduisante pour ne pas y succomber au risque d’une déconvenue.

Quelques sorties longues le mois précédent et une semaine dans le Vercors associant randonnée pédestre et cycliste devaient, je l’espérais en tout cas, me préparer convenablement à ce parcours pour le moins vallonné.

Le découpage des étapes fut totalement improvisé. Si la traversée des Alpes laissait présager un fractionnement rythmé par le passage quotidien d’un col, je n’avais pas fixé préalablement de points de chute m’en remettant, sinon à la providence, au moins à mon sens pratique et à la souplesse que procure le cyclo-camping.

Le parcours dont la trace est disponible sur Openrunner en 3 fichiers : Vaison – Thonon, Thonon – Joinville, Joinville – Vitry.
780 km et 11 700 m de D+
750 km et 15 000 m de D+

Carte ou GPS ?

La question se posait de m’en remettre aux nouvelles technologies ou de persévérer dans la tradition cartographique. La seconde option présentait l’inconvénient d’un nombre de cartes conséquent pour disposer d’une précision suffisante mais l’avantage de l’indépendance énergétique et d’une bonne visibilité en roulant. La première permettait de voyager léger à condition de pouvoir charger régulièrement les batteries.

J’optai finalement pour une solution mixte. Ayant tracé mon itinéraire sur Openrunner, je l’imprimai sur une vingtaine de feuilles A4 et exportai la trace sur mon GPS «au cas où». Cela se révéla de mon point de vue un bon compromis.

Pour en finir avec les préliminaires

Je n’ai pas la méticulosité des écrivains voyageurs qui notent avec détail, itinéraires, paysages ambiances, rencontres, considérations sociologiques… Ma mémoire, très sélective, quelques notes rapidement écrites chaque soir, cartes et photographies ne sauraient alimenter un véritable carnet de voyage propre à aider le cycliste en passe d’envisager le même itinéraire.

Les lignes et photographies qui suivent pourront peut-être donner envie de faire le pas à ceux qui hésitent encore à se lancer sur les routes pour une randonnée au long cours.

1ère étape : Vaison la Romaine – Sisteron

Je pars après une nuit de fortes pluies ayant, en cette veille de départ, dormi au sec et dans un lit. Vers huit heures, la pluie a cessé et une éclaircie se dessine a l’ouest. A l’est, le ciel demeure très chargé et le Ventoux encapuchonné.

J’ai connu la vallée du Toulourenc sous des cieux plus radieux, mais Savaillon garde tout son charme malgré la grisaille. A Montbrun les Bains, le col de Macuegne fait figure de test. Neuf kilomètres avec une pente moyenne de 5% n’ont rien de redoutable mais c’est ma première montée chargé, son franchissement comporte une part d’inconnu. Cela passe sans difficulté au point que je fais un détour pour franchir le col de l’Homme mort tout proche, espérant un point de vue que je ne trouverai pas. Le vent favorable facilite la montée colportant avec lui des senteurs de lavande.

Il est encore tôt quand je parviens à Sisteron et pourrais rouler encore mais j’ai présent à l’esprit le reproche que je m’adresse à chaque fin de randonnée d’avoir accumulé les kilomètres sans profiter des lieux traversés. Résolu cette fois à prendre le temps, je plante la tente au camping et déambule dans la ville non sans monter, en vélo bien sûr, sur les hauteurs.

Savaillon dans la grisaille.
L’église.
Premier col chargé.
Entre col de Macuegne et col de l’Homme mort, la lavande se sent autant qu’elle ne se voit.
En rejoignant le col de Macuegne.
Le Rocher de la Baume, une des figures emblématiques de la ville qui doit sa verticalité aux soulèvements provoqués par l’émergence du mont Ventoux, de la montagne de Lure puis des Alpes.
La vallée du Buëch, vue des hauteurs de Sisteron

2 ème étape : Sisteron – Guillaumes

Je quitte Sisteron en direction de la chapelle Saint Donat. La dame de l’office de tourisme m’avait confirmé que c’était une belle route, croyant utile de préciser que « ça monte sévère ». Je m’attendais à une route secondaire cachant traitreusement dans ses lacets des pentes à 10%. Je trouverai en fait une route tranquille et peu pentue.

A Chateauredon, force est d’emprunter la N85 pendant une quinzaine de kilomètres, faute d’alternative. La circulation y est finalement supportable. A Barreme je bifurque vers Saint André des Alpes puis Vergons admirant au passage les tentatrices eaux turquoises du lac de Castillon. La chaleur est bien présente mais pas question d’une baignade, il me reste de la route.

Allot constitue un terme possible de cette étape. Mais le sommet du col de la Cayolle est encore à 60 kilomètres et le prochain camping n’est qu’à 28 kilomètres avec toutefois une interrogation sur le dénivelé. Il n’est que 16 heures et requinqué par une part de tarte à la confiture d’abricot, je repars vers Guillaumes que je rejoins sans difficulté, ménageant plusieurs haltes paysagères entre les roches rougeâtres des gorges de Daluis aux à-pics saisissants.

Demain, l’épreuve de vérité avec le franchissement du col de la Cayolle.

Le moulin de Châteauneuf Val Saint Donat.
Le lac de Castillon, lac de retenue qui résulte de la construction d’un barrage. Activités nautiques et pèche y sont largement pratiquées. Le cycliste randonneur se satisfera de la couleur turquoise de ses eaux.
Les gorges de Daluis, un paysage de canyons creusés par le Var et son affluent le Cians.

La suite.

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