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Cyclotourisme

Les courons du Nord vont dans le Sud

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Un pigeonnier comme on en rencontre beaucoup dans la vallée du Dropt.

Le numéro de juin de la revue de la FFCT, « Cyclotourisme », consacrait un article à la découverte de la vallée du Dropt. Ce n’est donc pas tout à fait par hasard si, cherchant une location dans le sud-ouest, nos regards se sont portés vers cette région. Des recherches tardives nous ont conduits à Castillonnes, l’une des nombreuses bastides de cette vallée.

Je confirme l’intérêt de cette destination pour le cyclotouriste. Son relief tout d’abord, ni trop ni trop peu marqué, permet une pratique à tout niveau. Les dénivelés ne sont jamais trop rudes et de fréquents points de vue sont pretextes à des haltes réparatrices. Les paysages sont variés : champs, pâtures, vergers, bois… et les bourgs ou villages traversés sont pittoresques. C’est le pays des pigeonniers dont le Guide vert nous apprend qu’ils trouvent leur origine dans la collecte de la colombine, plus trivialement fiente de pigeon, dont les vertus fertilisantes en faisait une denrée recherchée. C’est bien sûr aussi le pays des bastides, mais là je vous renvoie à l’article ou au guide cités précédemment pour en savoir plus.

La période idéale est sans doute le printemps et la fin de l’été. En ce début août, la chaleur est parfois pesante.

Plusieurs itinéraires sont possibles à commencer par ceux proposés dans l’article de la revue « Cyclotourisme » ou encore ceux édités par le Comité départemental du tourisme du Lot et Garonne.

Des premiers, je n’ai pratiqué que celui autour de Villaréal. Mon appréciation sur ce parcours est mitigée car d’Issigeac à Monflanquin, soit la moitié du circuit, on emprunte des départementales rectilignes et fréquentées, en semaine en tout cas. J’ai l’impression que les autres itinéraires sont un peu de cette nature. Ce choix présente l’avantage de proposer des itinéraires pas trop compliqués à suivre mais aux dépends du pittoresque et de la tranquillité.

Je vous conseille très vivement par contre les circuits proposés par le CDT dont les topos sont téléchargeables sur le site Pays de Duras et qui sont parfaitement balisés. Ces itinéraires privilégient les petites routes et la traversée de sites pittoresques. Il est possible d’en combiner certains ou au contraire de les raccourcir. Les fonds de carte et les indications sont suffisamment précis pour que l’on puisse se contenter du simple A4.

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Brevet Cyclotourisme Pensées cursives

Défense et illustration des brevets et des bénévoles qui les organisent

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L’illustration n’illustre rien, mais j’aime bien !!!

Ce dimanche était un jour sans brevet ou presque. Si l’on excepte la semaine fédérale, l’agenda de Cyclos59 ne comportait que deux brevets et relativement loin de Lille. La distance ne permettait pas de rejoindre le départ en vélo, ce qui est la règle que j’essaie de suivre.

Cette période de relative disette permet d’apprécier la chance que nous avons de pouvoir bénéficier autour la Métropole Lilloise d’un foisonnement de brevets. J’ai donc été fort marri d’apprendre sur le site de Laurent Tignon que les Audax Leersois renonçaient à l’organisation de leurs brevets et que cette décision n’était pas étrangère aux vives critiques adressées à propos d’un approvisionnement insuffisant lors du brevet organisé ce printemps.

Doublement dommage si la cause est bien celle-là. Etant moi-même bénévole dans des associations, je peux comprendre que la critique soit malvenue. Entre signaler un dysfonctionnement afin d’éviter qu’il se reproduise et tirer sur l’ambulance, il y a une limite à ne pas franchir. Organiser un brevet est un boulot important et la somme demandée en contrepartie est dérisoire si l’on prend en compte les différents ravitaillements. Adopter une attitude consumériste dans ce contexte me paraît déplacé.

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Une autre idée du sport, comme c’est écrit

Défense et illustration

A défaut de brevet, je décide donc de tester l’un des parcours proposés par le Conseil Général du Nord « Bassin sur plateau, bassin sur plaine » qui fait découvrir l’ancien bassin minier autour d’Aniche. Je choisis un itinéraire bis pour rejoindre le circuit. Si le début du parcours ne pose pas de problème, car c’est un itinéraire souvent emprunté, il me faut après Capelle en Pévèle regarder fréquemment la carte pour suivre le chemin prévu et parfois avec quelques erreurs de navigation.

Une fois rejoint le circuit, je ne retrouve pas les panneaux annoncés (j’en profite pour signaler que ces circuits sont très inégalement balisés. Certains déjà évoqués dans ce blog sont parfaitement signalés alors que sur d’autres aucun panneau n’est visible). Le topo est assez approximatif. Heureusement que j’avais pris la précaution d’agrandir la carte qui se révèle à l’usage le moyen le plus fiable de suivre l’itinéraire.

Les brevets c’est quand même confortable. A suivre le balisage, on évite les arrêts à répétition et l’on peut profiter du paysage. Avec les ravitaillements, c’est la vie de château !

Pour ce qui est du parcours lui-même, il est pour ce que j’en ai vu plutôt sympathique et fait traverser des sites peu habituels autour de Lille.

Un départ trop tardif et une crevaison à Lewarde m’ont faire prendre le chemin du retour par une voie directe, mais j’essaierai de nouveau.

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Cyclotourisme Pensées cursives Trucs et manies

Préférez vous rouler seul ou en groupe?

Telle était la question posée dans un sondage de Cyclos59 il y a de cela quelque temps. La réponse n’est pas si simple qu’il y paraît car si rouler seul s’entend sans ambiguïté, il en va différemment de rouler en groupe. Question de nombre tout d’abord, il y a des grands groupes et des petits groupes. Question de forme également, tous les pelotons ne se ressemblent pas.

De façon schématique j’en retiendrai deux formes.

La première est celle en essaim d’abeilles, au moins tel qu’on les représente dans les dessins animés. C’est un peloton aérodynamique où la position de chacun est avant tout déterminée par la recherche de la moindre résistance à l’air. C’est aussi un peloton mutique. On s’y exprime surtout par gestes pour indiquer un trou, un ralentisseur, une voiture… Parfois, le souci de sécurité pousse le premier à annoncer à voix haute un danger ou un changement de direction, mais cela reste l’exception. Si le vent est arrière, vous l’entendrez arriver au ronronnement des pédaliers bien huilés. Si le vent est contraire, mieux vaut tenir son guidon à deux mains. Vous risquez de valser dans le fossé quand il vous rattrapera car le peloton « essaim d’abeilles » s’écarte peu de sa trajectoire, et vous dépasse en vous frôlant, se rabattant aussitôt.

Mes connaissances entomologiques sont trop restreintes pour que je parvienne à trouver dans la gent des insectes, une espèce représentative de la seconde forme. C’est donc aux moutons en transhumance que je la comparerai. La recherche de la vitesse y est moins présente et on l’entend arriver de loin aux rires ou aux interpellations qui fusent en son sein. Vous avez plus de chance de dépasser ce type de peloton et alors il vous faudra vous faufiler ou alors demander le passage car il a tendance à occuper une bonne largeur de la chaussée. La position de chaque membre n’est plus fonction de considérations cinétiques mais plutôt d’affinités sociales et la conversation et la bonne humeur sont de règle.

Je ne me retrouve ni dans l’un ni dans l’autre. Rouler en peloton « essaim d’abeilles », suppose une attention constante à ceux qui vous entourent. Il faut pouvoir réagir vite au signalement d’un obstacle, à un freinage un peu rapide, ne pas faire d’écart… Bref, c’est le vélo pour le vélo, le nez dans le guidon pas question de regarder le paysage et encore moins de s’arrêter prendre une photo.

Le peloton « troupeau » ne me convient guère mieux car, d’un naturel taciturne, si je ne dédaigne pas échanger quelques impressions, je n’envisage pas de converser quatre heures de rang en pédalant.

Le peloton, qu’il soit constitué d’insectes ou d’ovidés, est aussi riche des odeurs « sui generis » de ses membres qui masquent les subtiles senteurs de la campagne alentour. Seules certaines effluves musquées parviennent à franchir ce halo olfactif qui l’enveloppe.

C’est donc seul en général que je parcours les routes, m’arrêtant quand il me plait pour profiter du paysage. Il m’arrive néanmoins de faire des entorses à cette pratique au gré des rencontres, suivant durant quelques kilomètres un groupe pour retrouver un rythme plus soutenu ou au contraire servant de lièvre à des tortues. A d’autres moments, tels que les fins de brevets venteux notamment, il est vrai qu’il est agréable de trouver un peloton auquel s’accrocher pour rentrer sans trop d’efforts.

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Brevet Cyclotourisme

Circuit des trois monts 2009

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Une cense peu après le départ

Pas de modification de l’itinéraire par rapport à l’année dernière et donc pas ou peu de changements dans mes commentaires de juillet dernier.

Le parcours est toujours aussi costaud. J’ai franchi, je pense, un peu plus facilement la côte de Saint Sauveur et je l’avoue j’ai triché dans la côte pavée qui suit celle de Kwaremont. Je l’ai gravie en utilisant la descente d’eau cimentée qui la borde. Mais c’était, je trouve, déjà pas mal dur et tout compte fait cette montée me paraît plus difficile que celle de Saint Sauveur, peut-être à cause du pavement qui est moins régulier.

Dans un récent article Greg Lemond indiquait que selon lui, le fait de monter un col la bouche fermée était un bon indicateur de dopage. En résumé, la recherche d’oxygénation nécessaire à la production de l’effort conduisait les coureurs dans les efforts intenses à de grandes inspirations. Ceux roulant à l’EPO n’ont pas les mêmes besoins d’oxygénation et ne respirent pas de la même manière.

Je suis rassuré, je ne suis pas dopé même à l’insu de mon plein gré. Pas de bécot à la cocaïne, pas de jus de tomate à l’hémoglobine. C’est la bouche grande ouverte que je franchis les moindres montées ou que je pédale contre le vent, ce qui était le cas sur la route du retour.

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Entre le Mont de l’Enclus et Kwaremont

L’itinéraire est le suivant (cette année, j’ai même repris le kilométrage) :

Leers-Nord (salle paroissiale)
Estaimbourg    4 kms
Pecq    6 kms
Warcoing    8 kms
Herinnes    10 kms
Pottes    14 kms
Escanafles    18 kms
Mont de l’Enclus    23 kms
Kwaremont    31 kms
Paterberg    33 kms
Zulzeke    36 kms
Grand route Renaix    37 kms
Nukerke    39 kms
Muziekbos    45 kms
Renaix    47 kms
Ellezelles    50 kms
Buissenal    59 kms
Bois Arbre St Pierre    64 kms
Dieu des Monts    69 kms
Beau site    73 kms
St Sauveur    76 kms
La Croisette    78 kms
Anvaing    87 kms
Cordes    86 kms
Velaines    90 kms
Mont St Aubert    98 kms
Kain    102 kms
Ramegnies-Chin    107 kms
Bailleul    110 kms
Leers-Nord.    114 kms

PS : l’année dernière j’avais indiqué que le parcours montait et descendait surtout entre le km 23 et le km 76. On peut sans problème aller au delà car la montée qui suit de peu Saint Sauveur est pas mal non plus. Moins pentue mais bien longue.

Le parcours est balisé avec un M surmonté d’un 3, peints en vert. Le balisage est plus visible que l’an passé. Seul problème un peu avant d’arriver à Ellezelles, après une longue montée, on arrive à un carrefour en T ou le balisage a été effacé. Il faut partir à droite.

Deux autres parcours sont proposés de 55 km et 75 km qui quittent l’itinéraire commun au sommet de Mont de l’Enclus.