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Circuit Mont Noir et musées (ou presque)

Un panorama que l’on aimerait revoir sous le soleil.

Un rêve dans lequel il était question de vélo laissait entrevoir une prochaine reprise. Au terme d’un mois de séances quotidiennes d’étirements, de séances hebdomadaires de natation et d’home trainer, je m’estimais prêt à reprendre la route. Un court essai urbain confirmait samedi l’absence de contre indication apparente.

Je décidai donc de repartir sur deux roues. Le seul brevet figurant sur l’agenda de Cyclos59 étant celui de Watten, un peu trop loin pour moi, je m’orientai vers un des circuits proposés par le CDT Nord. Souhaitant un peu dépaysement après cette période de confinement, je choisis le circuit VTT Mont Noir et musées au départ de Bailleul.

J’avais dans un premier temps exclu le VTT pour une reprise mais à bien y réfléchir cela me parut préférable, en excluant bien sûr des descentes trop rudes. La glissance du terrain est connue et peut être anticipée. Il en va différemment, en ces périodes automnales, de celle des routes de campagne qui sont grasses à certains endroits et où les dérapages sont possibles.

Malgré une courte nuit, j’étais donc à huit heures quinze dans le TER en direction de Dunkerque. L’arrivée à Bailleul se fit sous un ciel bas et gris, le jour se levant à peine sur une ville encore ruisselante d’une récente ondée. Je trouvai sans peine le départ et débutai l’itinéraire de façon un peu chaotique cherchant à saisir quelques ambiances matinales propres à alimenter ce blog.

Le démarrage sur route se corsa assez vite avec le premier chemin herbeux rencontré qui, à la pente, ajoutait un sol complètement détrempé. Un manque d’anticipation dans le choix des rapports me contraignit à mettre pied à terre. Ceci étant, le sol était tellement spongieux que je ne suis pas certain qu’un choix plus approprié m’eût garanti le succès.

Il faut le dire, ce fut un parcours régressif en diable. Sans aller à me vautrer dans la boue, j’y ai allègrement pataugé

Celle-ci constitue d’ailleurs la principale difficulté du circuit tout au moins pour la partie que j’en ai pratiquée. De nombreux errements ne m’auront pas permis en effet de suivre le grand circuit en entier. Le balisage est pour le moins inégal et la carte qui accompagne le topo téléchargeable n’est pas à une échelle qui permette de pallier ces insuffisances. La préparation de l’itinéraire à partir des cartes au 25/1000 ème n’est pas superflue, sauf à accepter des variantes ce que la configuration du terrain autorise. En ce pays de plaine, il est facile de repérer les grandes directions.

Je pense également que le tracé actuel est par endroits différent du topo, c’est manifeste pour l’arrivée.

Alors que le temps avait été relativement sec, j’eus doit à un beau grain dans les derniers kilomètres. L’attente du train sur le quai de la gare fut un peu fraiche malgré le coupe vent sorti sec de mon sac. Une douche chaude à l’arrivée fut à peine suffisante pour me réchauffer les pieds. De la boue, de la pluie et des pieds gelés. Ce fut vraiment une bonne sortie.

En conclusion : belle ballade, agrémentée de larges points de vue et d’ambiances différentes :champs, chemins herbeux, passages en sous-bois. A refaire donc par temps plus sec et surtout plus dégagé.

Le topo : http://www.tourisme-nord.fr/cdtnord_fr/offer_reservation/detail/CIRCUIT-MONT-NOIR-ET-MUSEES-"A-+-B"-%2833-Km%29-BAILLEUL/%28id%29/9283e10c-4e79-448a-bad4-88dcd3e7044d,ITINOR059FS00236,60255

Le circuit longe le cimetière militaire de Bailleul.

Champs de houblon en face de la ferme Becques.

Première difficulté un chemin herbeux franchement détrempé, ici vu du haut.

Je pense qu’il s’agit là d’une de mes « variantes ». Si par temps sec on doit pouvoir rouler sur le côté gauche, c’était en l’état mission impossible, en tout cas pour moi qui en monta une bonne partie à pied.

Entre Mont Rouge et Mont Noir

Dernière éclaircie avant le grain.

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Le cycliste à l’arrêt

Pour les besoins de la photo, j’ai transporté le tout dans la cour.

Le temps est venu de la repentance. Après avoir vilipendé les pratiquants du vélo d’appartement et autres engins de salles de fitness, je dois aller à Canossa et avouer que dans l’ombre de ma cave je me livre à de telles pratiques.

J’invoque cependant les circonstances atténuantes et l’usage thérapeutique. Si j’ai recouvré une motricité quasi complète, je sens bien à certaines petites douleurs à tel ou tel moment que la consolidation est encore incomplète et je ne me vois pas reprendre le vélo avec ce que cela suppose parfois d’arrêts nécessitant de poser pied à terre un peu vivement, surtout en cette période de l’année.

Qui plus est, la piscine de Mons étant fermée pour travaux, il me faut renoncer à ma deuxième séance hebdomadaire de natation, faute d’horaire approprié en semaine.

Dans ces circonstances, je pouvais donc sans trop me renier envisager l’achat d’un « home trainer ».

Après avoir consulté plusieurs avis d’utilisateurs, mon choix s’est porté sur un SATORI T 1830. C’est un modèle qui présente des qualités d’ergonomie, de robustesse et surtout qui offre une résistance suffisante pour générer un réel effort. De ce que j’ai lu, les appareils « premier prix » semblent à éviter car n’offrant qu’un pédalage « facile ».

Après quelques séances d’utilisation, voici mon avis.

Il est sûr que ce moyen de faire du vélo ne procure aucune des sensations d’une pratique réelle. Pas d’impression de vitesse, pas de paysage, pas d’odeurs changeantes au gré des lieux traversés …

Dans ces conditions, difficile de travailler l’endurance. Même en écoutant de la musique ou la radio, je n’imagine pas passer des heures à pédaler ainsi.

C’est par contre très pratique pour travailler la résistance ou la musculation, surtout lorsque l’on habite en ville. C’est toujours très compliqué de faire des séances de fractionné compte tenu des contraintes de la circulation urbaine. De même, la possibilité de faire varier la résistance constitue pour le cycliste de plaine un bon substitut aux pentes de contrées plus vallonnées. A en croire les indications du fournisseur, la résistance maximum simule une pente de 7%.

Autre avantage, nul besoin de prêter attention à la route (vous voyez ce que je veux dire). On peut se concentrer sur la technique de pédalage.

Pour l’instant, je me suis limité à des séances de quarante cinq minutes, en essayant de varier les plaisirs.

Enfin dernière considération, ne bénéficiant plus de l’effet « refroidissement par air » on monte vite en température et cela peut procurer, à ceux qui comme moi ont pris un peu de poids autour des hanches pour cause d’inactivité, des séances de sudation.

Quelques photos commentées de cet appareil.

Pour commencer, un détail du rouleau et du frein électromagnétique. Je confirme que le montage de cette partie, très simple en fait, est rendu complexe par un mode d’emploi mal conçu. Alors qu’il aurait été plus simple de dénommer les pièces telles qu’elles sont présentées isolément, de la même façon que sur le croquis de montage, ce n’est pas l’option choisie. Cette non concordance ajoutée à une traduction imparfaite rend l’assemblage besogneux et je ne suis pas le seul à l’exprimer.

La molette noire que l’on distingue sous le levier bleu permet d’ajuster finement le contact pneu rouleau.

La position basse est celle utilisée pour rouler, la position haute atténuant la pression sur le pneu.

La roue arrière est maintenue par un dispositif permettant de régler l’écartement.

Le côté gauche permet de désolidariser facilement le vélo du support.

Un support léger maintient la roue avant droite et ce efficacement.

La commande qui règle le frein électromagnétique se fixe facilement su le guidon. Plusieurs diamètres de cintre sont possibles.

Le support se replie facilement et le support de roue avant fait office de poignée.

 

 

 

 

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Ah, Bouvines !

« Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine »

Si le locuteur d’ « A la recherche du temps perdu » admire l’église de Balbec, moi c’est celle de Bouvines.

Faisant fi des ors des églises byzantines, des marbres du Vatican, des tours dentelées et vertigineuses de la Sagrada familia, je préfère l’église Saint Pierre.

J’aime sa sobriété et sa forme longiligne lorsqu’on l’aborde venant de Sainghin-en-Mélantois. Je ne me lasse pas de l’observer, la contempler sous tous les angles et par tous les temps. Qu’il fasse grand beau, sa pierre blanche tranchant vivement sur le bleu du ciel, ou qu’au contraire les jours de brume elle se confonde avec lui, prenant des allures spectrales.

En ce dimanche impressionniste, le clocher se laissait apercevoir dans des tons gris, parsemé à sa base de tâches jaune ou rouille.

C’était un temps idéal pour rouler dans la boue des chemins avoisinants qui courent entre Bouvines, Sainghin en Mélantois et Gruson.

Pas question encore pour moi d’enfourcher un VTT, c’est donc à pied que j’ai pu profiter de couleurs automnales, poussant jusqu’à gravir le Mont des Tombes que sa taille modeste ne doit pas conduire à sous estimer. Alors que j’y étais, des Vététistes, peut être inexpérimentés ou aux roues mal chaussées, ont en effet échoué dans son ascension par la face nord.

Quelques impressions de cette balade.

 

 

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Cyclotourisme Trucs et manies

Bon antivol ne suffit pas !

Ce qu’il ne faut pas faire

Mon alitement ayant pris fin et étant redevenu Homo Erectus,  je reprends progressivement la marche. La lenteur de mes déplacements me rends plus attentif à certains détails et tout particulièrement lorsqu’il est question de vélo.

Je ramène d’une de mes premières marches ce cliché qui illustre le fait qu’un bon antivol ne vaut rien s’il est mal positionné. Apparemment, cette leçon vaudra à l’imprudent ou au distrait, sinon un fromage, un cadre et une roue arrière.

Son collègue a eu manifestement plus de chance car son antivol est tout aussi mal attaché.

Ce qu’il ne faut pas faire (détail).

BONUS AUTOMNAL