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Le cycliste à l’arrêt

Pour les besoins de la photo, j’ai transporté le tout dans la cour.

Le temps est venu de la repentance. Après avoir vilipendé les pratiquants du vélo d’appartement et autres engins de salles de fitness, je dois aller à Canossa et avouer que dans l’ombre de ma cave je me livre à de telles pratiques.

J’invoque cependant les circonstances atténuantes et l’usage thérapeutique. Si j’ai recouvré une motricité quasi complète, je sens bien à certaines petites douleurs à tel ou tel moment que la consolidation est encore incomplète et je ne me vois pas reprendre le vélo avec ce que cela suppose parfois d’arrêts nécessitant de poser pied à terre un peu vivement, surtout en cette période de l’année.

Qui plus est, la piscine de Mons étant fermée pour travaux, il me faut renoncer à ma deuxième séance hebdomadaire de natation, faute d’horaire approprié en semaine.

Dans ces circonstances, je pouvais donc sans trop me renier envisager l’achat d’un « home trainer ».

Après avoir consulté plusieurs avis d’utilisateurs, mon choix s’est porté sur un SATORI T 1830. C’est un modèle qui présente des qualités d’ergonomie, de robustesse et surtout qui offre une résistance suffisante pour générer un réel effort. De ce que j’ai lu, les appareils « premier prix » semblent à éviter car n’offrant qu’un pédalage « facile ».

Après quelques séances d’utilisation, voici mon avis.

Il est sûr que ce moyen de faire du vélo ne procure aucune des sensations d’une pratique réelle. Pas d’impression de vitesse, pas de paysage, pas d’odeurs changeantes au gré des lieux traversés …

Dans ces conditions, difficile de travailler l’endurance. Même en écoutant de la musique ou la radio, je n’imagine pas passer des heures à pédaler ainsi.

C’est par contre très pratique pour travailler la résistance ou la musculation, surtout lorsque l’on habite en ville. C’est toujours très compliqué de faire des séances de fractionné compte tenu des contraintes de la circulation urbaine. De même, la possibilité de faire varier la résistance constitue pour le cycliste de plaine un bon substitut aux pentes de contrées plus vallonnées. A en croire les indications du fournisseur, la résistance maximum simule une pente de 7%.

Autre avantage, nul besoin de prêter attention à la route (vous voyez ce que je veux dire). On peut se concentrer sur la technique de pédalage.

Pour l’instant, je me suis limité à des séances de quarante cinq minutes, en essayant de varier les plaisirs.

Enfin dernière considération, ne bénéficiant plus de l’effet « refroidissement par air » on monte vite en température et cela peut procurer, à ceux qui comme moi ont pris un peu de poids autour des hanches pour cause d’inactivité, des séances de sudation.

Quelques photos commentées de cet appareil.

Pour commencer, un détail du rouleau et du frein électromagnétique. Je confirme que le montage de cette partie, très simple en fait, est rendu complexe par un mode d’emploi mal conçu. Alors qu’il aurait été plus simple de dénommer les pièces telles qu’elles sont présentées isolément, de la même façon que sur le croquis de montage, ce n’est pas l’option choisie. Cette non concordance ajoutée à une traduction imparfaite rend l’assemblage besogneux et je ne suis pas le seul à l’exprimer.

La molette noire que l’on distingue sous le levier bleu permet d’ajuster finement le contact pneu rouleau.

La position basse est celle utilisée pour rouler, la position haute atténuant la pression sur le pneu.

La roue arrière est maintenue par un dispositif permettant de régler l’écartement.

Le côté gauche permet de désolidariser facilement le vélo du support.

Un support léger maintient la roue avant droite et ce efficacement.

La commande qui règle le frein électromagnétique se fixe facilement su le guidon. Plusieurs diamètres de cintre sont possibles.

Le support se replie facilement et le support de roue avant fait office de poignée.

 

 

 

 

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Cyclotourisme

Ah, Bouvines !

« Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine »

Si le locuteur d’ « A la recherche du temps perdu » admire l’église de Balbec, moi c’est celle de Bouvines.

Faisant fi des ors des églises byzantines, des marbres du Vatican, des tours dentelées et vertigineuses de la Sagrada familia, je préfère l’église Saint Pierre.

J’aime sa sobriété et sa forme longiligne lorsqu’on l’aborde venant de Sainghin-en-Mélantois. Je ne me lasse pas de l’observer, la contempler sous tous les angles et par tous les temps. Qu’il fasse grand beau, sa pierre blanche tranchant vivement sur le bleu du ciel, ou qu’au contraire les jours de brume elle se confonde avec lui, prenant des allures spectrales.

En ce dimanche impressionniste, le clocher se laissait apercevoir dans des tons gris, parsemé à sa base de tâches jaune ou rouille.

C’était un temps idéal pour rouler dans la boue des chemins avoisinants qui courent entre Bouvines, Sainghin en Mélantois et Gruson.

Pas question encore pour moi d’enfourcher un VTT, c’est donc à pied que j’ai pu profiter de couleurs automnales, poussant jusqu’à gravir le Mont des Tombes que sa taille modeste ne doit pas conduire à sous estimer. Alors que j’y étais, des Vététistes, peut être inexpérimentés ou aux roues mal chaussées, ont en effet échoué dans son ascension par la face nord.

Quelques impressions de cette balade.

 

 

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Bon antivol ne suffit pas !

Ce qu’il ne faut pas faire

Mon alitement ayant pris fin et étant redevenu Homo Erectus,  je reprends progressivement la marche. La lenteur de mes déplacements me rends plus attentif à certains détails et tout particulièrement lorsqu’il est question de vélo.

Je ramène d’une de mes premières marches ce cliché qui illustre le fait qu’un bon antivol ne vaut rien s’il est mal positionné. Apparemment, cette leçon vaudra à l’imprudent ou au distrait, sinon un fromage, un cadre et une roue arrière.

Son collègue a eu manifestement plus de chance car son antivol est tout aussi mal attaché.

Ce qu’il ne faut pas faire (détail).

BONUS AUTOMNAL

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Le vélo en car???

Si je vous dis que ce vélo pèse 9 kilos, peut porter un cycliste pesant vingt-quatre fois son poids (soit 216 kgs) et si je vous demande en quelle matière il est fabriqué que répondez vous ?

Allez je vous aide, cela commence par car…

« Carbone ? », non ce serait trop simple.

« Carrelage ? », original mais peu compatible avec le poids annoncé.

Langue au chat ? Carton bien sûr.

Oui, vous ne rêvez pas. Cette rutilante machine est fabriquée, à quelques accessoires près, en carton.

C’est l’œuvre d’un chercheur israélien, Izhar Gafni, qui a eu l’idée de cette construction après avoir eu connaissance d’un canot fabriqué dans cette matière. Dénommé Alfa, ce vélo est né au terme d’une phase de conception de trois ans.

Tout un temps a été nécessaire pour comprendre comment utiliser au mieux la structure du carton afin de le rendre solide en recourant à des techniques de pliage, selon le principe de l’origami. Ceci a permis le dépôt de plusieurs brevets.

L’objectif est de le produire en série à un prix de l’ordre de 7 à 9 euros pour un vélo adulte et la moitié pour un vélo enfant.

Comme vous pourrez le constater sur la video associée au lien ci-dessous (en anglais, mais vous trouverez sur Youtube des vidéos plus courtes avec sous-titres français), ce vélo est totalement roulable et ne craint pas l’eau. A voir les contraintes auxquelles sont soumises certaines constructions en carton on peut penser qu’il est également solide.

Voilà donc un vélo doublement durable.

http://vimeo.com/37584656

Quelques photos extraites de la vidéo.