Catégories
Cyclotourisme Randonnées

Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (1)

La chaîne des Aravis vue des Saisies.

Cette randonnée a été effectuée en juillet et août 2019.

Le choix de l’itinéraire

Libre de tout engagement durant un mois, je pouvais envisager une randonnée de plusieurs semaines. Le choix des points de départ et d’arrivée fut une fois de plus affaire de larron. Vaison la Romaine pour le départ, ma femme devant s’y rendre fin juillet. Vitry le François, comme arrivée, conséquence d’une météo pluvieuse qui me fit mettre un terme à ce périple un peu plus précocement que prévu.

L’idée première était, partant de Vaison la Romaine, de remonter le plus au nord pour rejoindre la région lilloise. S’ensuivit la recherche de véloroutes et autres itinéraires labellisés dont l’enchaînement pourrait me ramener à mon port d’attache par des voies pittoresques. Bannissant la ligne droite et !e sillon rhodanien, la grande traversée des Alpes, ou au moins une grande partie, suivie de la grande traversée du Jura s’imposa comme un itinéraire stimulant. Certes cela présentait des allures de défi pour le flandrien que je suis et qui pour tout col ne pratique régulièrement que celui de la Croix Jubaru, culminant à 99 mètres sur les contreforts du Mont Saint Aubert (B). Mais la perspective était trop séduisante pour ne pas y succomber au risque d’une déconvenue.

Quelques sorties longues le mois précédent et une semaine dans le Vercors associant randonnée pédestre et cycliste devaient, je l’espérais en tout cas, me préparer convenablement à ce parcours pour le moins vallonné.

Le découpage des étapes fut totalement improvisé. Si la traversée des Alpes laissait présager un fractionnement rythmé par le passage quotidien d’un col, je n’avais pas fixé préalablement de points de chute m’en remettant, sinon à la providence, au moins à mon sens pratique et à la souplesse que procure le cyclo-camping.

Le parcours dont la trace est disponible sur Openrunner en 3 fichiers : Vaison – Thonon, Thonon – Joinville, Joinville – Vitry.
780 km et 11 700 m de D+
750 km et 15 000 m de D+

Carte ou GPS ?

La question se posait de m’en remettre aux nouvelles technologies ou de persévérer dans la tradition cartographique. La seconde option présentait l’inconvénient d’un nombre de cartes conséquent pour disposer d’une précision suffisante mais l’avantage de l’indépendance énergétique et d’une bonne visibilité en roulant. La première permettait de voyager léger à condition de pouvoir charger régulièrement les batteries.

J’optai finalement pour une solution mixte. Ayant tracé mon itinéraire sur Openrunner, je l’imprimai sur une vingtaine de feuilles A4 et exportai la trace sur mon GPS «au cas où». Cela se révéla de mon point de vue un bon compromis.

Pour en finir avec les préliminaires

Je n’ai pas la méticulosité des écrivains voyageurs qui notent avec détail, itinéraires, paysages ambiances, rencontres, considérations sociologiques… Ma mémoire, très sélective, quelques notes rapidement écrites chaque soir, cartes et photographies ne sauraient alimenter un véritable carnet de voyage propre à aider le cycliste en passe d’envisager le même itinéraire.

Les lignes et photographies qui suivent pourront peut-être donner envie de faire le pas à ceux qui hésitent encore à se lancer sur les routes pour une randonnée au long cours.

1ère étape : Vaison la Romaine – Sisteron

Je pars après une nuit de fortes pluies ayant, en cette veille de départ, dormi au sec et dans un lit. Vers huit heures, la pluie a cessé et une éclaircie se dessine a l’ouest. A l’est, le ciel demeure très chargé et le Ventoux encapuchonné.

J’ai connu la vallée du Toulourenc sous des cieux plus radieux, mais Savaillon garde tout son charme malgré la grisaille. A Montbrun les Bains, le col de Macuegne fait figure de test. Neuf kilomètres avec une pente moyenne de 5% n’ont rien de redoutable mais c’est ma première montée chargé, son franchissement comporte une part d’inconnu. Cela passe sans difficulté au point que je fais un détour pour franchir le col de l’Homme mort tout proche, espérant un point de vue que je ne trouverai pas. Le vent favorable facilite la montée colportant avec lui des senteurs de lavande.

Il est encore tôt quand je parviens à Sisteron et pourrais rouler encore mais j’ai présent à l’esprit le reproche que je m’adresse à chaque fin de randonnée d’avoir accumulé les kilomètres sans profiter des lieux traversés. Résolu cette fois à prendre le temps, je plante la tente au camping et déambule dans la ville non sans monter, en vélo bien sûr, sur les hauteurs.

Savaillon dans la grisaille.
L’église.
Premier col chargé.
Entre col de Macuegne et col de l’Homme mort, la lavande se sent autant qu’elle ne se voit.
En rejoignant le col de Macuegne.
Le Rocher de la Baume, une des figures emblématiques de la ville qui doit sa verticalité aux soulèvements provoqués par l’émergence du mont Ventoux, de la montagne de Lure puis des Alpes.
La vallée du Buëch, vue des hauteurs de Sisteron

2 ème étape : Sisteron – Guillaumes

Je quitte Sisteron en direction de la chapelle Saint Donat. La dame de l’office de tourisme m’avait confirmé que c’était une belle route, croyant utile de préciser que « ça monte sévère ». Je m’attendais à une route secondaire cachant traitreusement dans ses lacets des pentes à 10%. Je trouverai en fait une route tranquille et peu pentue.

A Chateauredon, force est d’emprunter la N85 pendant une quinzaine de kilomètres, faute d’alternative. La circulation y est finalement supportable. A Barreme je bifurque vers Saint André des Alpes puis Vergons admirant au passage les tentatrices eaux turquoises du lac de Castillon. La chaleur est bien présente mais pas question d’une baignade, il me reste de la route.

Allot constitue un terme possible de cette étape. Mais le sommet du col de la Cayolle est encore à 60 kilomètres et le prochain camping n’est qu’à 28 kilomètres avec toutefois une interrogation sur le dénivelé. Il n’est que 16 heures et requinqué par une part de tarte à la confiture d’abricot, je repars vers Guillaumes que je rejoins sans difficulté, ménageant plusieurs haltes paysagères entre les roches rougeâtres des gorges de Daluis aux à-pics saisissants.

Demain, l’épreuve de vérité avec le franchissement du col de la Cayolle.

Le moulin de Châteauneuf Val Saint Donat.
Le lac de Castillon, lac de retenue qui résulte de la construction d’un barrage. Activités nautiques et pèche y sont largement pratiquées. Le cycliste randonneur se satisfera de la couleur turquoise de ses eaux.
Les gorges de Daluis, un paysage de canyons creusés par le Var et son affluent le Cians.

La suite.

Pour être informé des prochaines publications, abonnez-vous.

Catégories
Cyclotourisme Randonnées

Grande traversée des Alpes, du Jura et un peu plus (4)

Vue du col de l’Iseran.

8ème étape : Bessans – Bourg Saint Maurice

J’avais réglé mon alarme sur cinq heures mais sinon transi au moins bien rafraichi, je me lève avant préférant avancer mon départ plutôt que de poursuivre une fin de nuit sans sommeil. J’avais pourtant anticipé la chose sentant la fraicheur rapidement chasser la touffeur de l’après-midi une fois le soleil eût disparu derrière le versant opposé. Je m’étais couvert en conséquence mais insuffisamment pour cette nuit à 1700 mètres d’altitude.

C’est presque grelottant et l’onglet aux mains que je m’engage sur la route de Bonneval sur Arc malgré deux maillots à manches longues, un coupe vent, une cagoule et mes gants à doigts longs. Tandis que je mouline, j’ai du mal ä imaginer que dans quelques kilomètres je suerai sans doute. De fait, un kilomètre après l’entame de la montée du col, je m’arrête pour ôter toutes les couches supérieures ne gardant qu’un maillot débarrassé de ses manches amovibles.

Une fois de plus, l’effort occulte la mémoire et de l’Iseran, je garde surtout le souvenir de la longue et plaisante descente vers Bourg Saint Maurice.

Pollution visuelle.
Une manière de surfer sur l’évènement comme on dit dans la COM.

9ème étape : Bourg Saint Maurice – Praz sur Alry

La journée s’annonce ensoleillée, mais je grimpe à l’ombre et dans la fraicheur à cette heure matinale.

20 km d’ascension et une pente moyenne à 6%, le Cormet de Roselend n’est pas le col le plus dur mais je garde le souvenir d’une montée soutenue. Pas grand monde sur la route ni au sommet. Moins réputé sans doute que les grands frères. 

Je m’interroge sur ma capacité à enchaîner avec le Col des saisies, un cycliste qui connait le terrain me rassure. Je m’assure à l’Office du tourisme de Beaufort des sites de camping et devrai faire un détour de 5 km pour trouver une aire à Praz-sur-Arly.

La montée vers le Col des Saisies se fait sous un soleil quasiment zénithal et je sue abondamment liquidant pratiquement deux bidons de 75 cl. « Du col vaste panorama sur la vallée. Échange avec un couple de cyclos qui fait la GTA dans l’autre sens. » relatent mes notes.

A Praz-sur-Arly, charmant camping où la propriétaire met à ma disposition une grande tonnelle disposant d’un gros matelas et m’évite ainsi un montage et surtout démontage, source d’un peu de sommeil en plus.

L’aiguille des glaciers.
Le lac de Roselend
La chaîne des Aravis vue des Saisies.
Vers Notre-Dame de Bellecombe.

La suite.

Pour être informé des prochaines publications, abonnez-vous.

Catégories
Cyclotourisme Randonnées

Tour en Vallée Borgne

Vue du Col de L’Espinas, qui domine la Vallée Borgne.

Cette randonnée a été réalisée en septembre 2021. C’est un itinéraire personnel fruit des circonstances et qui, à défaut de donner l’envie de le suivre exactement, incitera peut-être à parcourir les petites routes des Cévennes.

Le prétexte de cette balade, effectuée avec mon frère, était de rejoindre Saint-André-de-Valborgne, petit village au bord du Gardon de Saint-Jean, attaché à notre enfance.

C’est un tracé vallonné sans difficulté majeure, seul le Col de Peyrefiche présentant dans le sens où nous l’avons franchi des passages à plus de 10%. Il emprunte pour l’essentiel des routes peu fréquentées et pittoresques.

Compte tenu du temps disponible et souhaitant minimiser le déplacement en voiture, le départ fut fixé à Notre Dame de Londres. Un départ de Ganges, point de passage commun à l’aller et au retour, permet de réduire le kilométrage (125 km) et d’envisager cette boucle sur la journée.

Départ donc de Notre Dame de Londres. Une courte montée permet de s’échauffer avant de redescendre vers la vallée de l’Hérault que l’on franchit sur un imposant pont de pierre.

De là, un cheminement relativement rectiligne conduit à Ganges. Malgré le faible dénivelé, on ne franchit pas moins un premier col, celui de La Cyre, perceptible davantage sur la carte que sur le terrain.

A partir de Ganges, la route s’élève régulièrement jusque Saint Martial suivant peu ou prou les méandres du Reitord.

A Saint Martial, s’amorce la montée vers le col de La Peyrade, suivi par celui de Bès et enfin de l’Asclier. Puis longue descente vers Saumane d’où nous suivons la route remontant la vallée du Gardon en direction de Saint André de Valborgne.

Une première variante est possible peu après le cole de l’Asclier qui fait rejoindre Saumane en passant par l’Estrechure. Une seconde à la sortie de Saumane qui grimpe vers Saint-Roman-de-Tousque pour suivre la Corniche des Cévennes jusque Le Pompidou et là descendre vers Saint-André-de-Valborgne. Quelques kilomètres et un peu de dénivelé supplémentaires.

Le village est en fête et après avoir revu quelques lieux emblématiques nous y faisons une halte réhydratation prolongée avant d’entamer les deux derniers cols de la journée, celui de l’Espinas et le Col du Pas. Des deux, seul le premier compte vraiment, le second étant distant de quelques kilomètres en léger faux plat descendant. S’amorce la descente vers Valleraugue terme de notre première journée.

Départ à la fraiche, en suivant tranquillement la rivière que l’on quitte au Mazet pour entreprendre l’ascension du col de Peyrefiche puis des Vieilles filles.

La pente est régulière, plus soutenue dans la seconde moitié. La descente vers Le Vigan sera ralentie par la petite bosse du col des Mourèzes. Apres le Vigan, un peu de dénivelé nous attend pour rejoindre la vallée de la Vis qui se jette dans l’Hérault à Ganges. L’itinéraire ramenant à Notre Dame de Londres, plus court que celui de l’aller, suit une voie plus passante mais disposant d’une large bande cyclable.

Epilogue : Alors que les photos qui suivent donnent à voir des cours d’eau ténus, le week-suivant connaîtra de fortes inondations en raison d’abondants orages.

L’itinéraire disponible sur Openrunner.
Des brumes matinales trainent encore dans la Vallée de l’Hérault.
Le pont en pierre de Saint-Etienne d’Issensac, franchit l’Hérault.
Au premier plan, un des avant-becs qui protège le tablier du pont du courant.
Vers Ganges.
Sumène
La vallée du Rieutord vers Saint-Martial
En arrière-plan, des vestiges de cultures en terrasses, typique des Cévennes.
Saint-Martial en ligne de mire.
Vers le col de la Tribale.
Cole de Bès
Un peu après le col de Bès.
Le panneau que l’on aperçoit à gauche indique une chasse au sanglier en cours.
Vers le Col de l’Asclier.
Le pont moutonnier du col de l’Asclier sur lequel les troupeaux traversent la route.
Vers Les Plantiers.
A Saumane, on rejoint la vallée du gardon de Saint-Jean
Saint André de Valborgne.
Vers le col de l’Espinas.
Le col du Pas.
Valleraugue.
La vallée de l’Herault.
Col de Peyrefiche
Vers le col des Vieilles
Vers Mandagout
Cascade de Saint Laurent le Minier qui doit son nom aux mines d’or et d’argent, exploitées depuis le Moyen Age.
Laroque
Vallée de l’Hérault
L’arrivée n’est plus très loin.
Notre Dame de Londres.

Pour être informé des prochaines publications, abonnez-vous.

Catégories
Cyclotourisme Randonnées

Véloroute de la Vallée du Lot – Variante Puy Mary

La vallée du Lot aux environs de Vers.

Cet itinéraire ne figurait pas dans mon projet de randonnée estivale de cette année.

Parti de Toulouse pour rejoindre dans un premier temps Saint-Jean Pied de Port, un temps médiocre puis franchement pluvieux m’accompagna jusque Bagnères de Bigorre. Les prévisions d’un temps variable dans les Pyrénées dans les jours à venir me dissuadèrent, après deux jours de pluie continue, d’entreprendre la traversée de ce massif par les cols initialement prévue.

La perspective de randonner dans les nuages ou de me retrouver, mouillé, au départ ou à l’arrivée d’étapes d’un parcours exigeant, m’incita plutôt à remettre cette randonnée à des temps plus anticycloniques, voire à l’envisager en recourant à des hébergements « en dur ».

En quête, sinon de soleil, au moins d’un temps sec durable, la consultation du site de Météofrance m’orienta vers le Massif central, à portée de vélo et offrant des perspectives de dénivelé.

Grâce à l’application Openrunner et au fonds de carte Open Cycle Map, je pus sans difficulté concevoir de façon inopinée un itinéraire alternatif empruntant des véloroutes. Rincé au sens propre comme au figuré, j’optai pour un court trajet en train en direction de Dax afin de quitter sans tarder nuages et pluie.

Mon arrivée transi à Tarbes après seulement une vingtaine de kilomètres sous la pluie depuis Bagneres de Bigorre me conforta dans ma décision.

De Dax, la véloroute EV3 permet de remonter vers le nord et d’obliquer à l’est en rejoignant celle de la vallée du Lot .

Je ne décrirai pas cette portion de l’itinéraire qui ne présente d’autre intérêt que de proposer un cheminement sur des voies vertes ou à faible densité de circulation. A noter que certains tronçons en site propre sont constitués de chemins à déconseiller en vélo de route et à défaut de suspension, demandent des pneus à large section.

Démarrant à Aiguillon, lieu de la confluence avec la Garonne, la Véloroute de la Vallée du Lot conduit à Mende au terme de 230 km.

Pour le randonneur désireux de rejoindre le Massif Central, une variante dite du Puy Mary permet, en quittant l’itinéraire principal à Livinhac-le-haut, de rejoindre le Cantal et de franchir le Pas de Peyrol.

C’est ce cheminement que j’ai emprunté.

Vous trouverez les informations et cartes concernant la véloroute dans son intégralité par ce lien.

La portion de l’itinéraire qui suit le cours du Lot ne présente pas de fort dénivelé mais n’est pas exempte de pentes soutenues par endroits, soit qu’il faille prendre de la hauteur, la vallée se rétrécissant sous forme de gorge, soit que nous soyons invités à le faire pour bénéficier d’un point de vue. Dans ce cas, une alternative plus plane est possible.

Mais donc, il convient de disposer de développements permettant d’affronter des pentes de l’ordre de 10% comme à Saint-Cirq-Lapopie, voire plus si l’on franchit le Pas de Peyrol.

L’itinéraire colle pratiquement à tous les méandres de cette rivière sinueuse. Le caractère asymétrique de la vallée, avec des coteaux abrupts au nord et des reliefs plus doux au sud produit des paysages pittoresques et changeants. Culture du maïs, vigne, élevage créent autant d’ambiances différentes.

A partir de Livinhac-le-haut, la variante conduisant au Puy Mary se déroule dans un registre encore autre de moyenne montagne.

Sans préparation de l’itinéraire, le découpage en étapes fut le fruit des circonstances et de la présence de campings.

Parti de Damazan, la première étape s’acheva à Fumel (90 km), la seconde à Cahors (85 km). La troisième étape conduisant à Livinhac-le-haut (107 km), offre deux belles bosses à Saint-Cirq-Lapopie et Asprières.

A Livinhac-le-haut, démarre la variante vers le Puy Mary où l’on abandonne le cours du Lot pour entamer une longue montée vers le Cantal. Nécessité de camping faisant loi, pour cette quatrième étape (90 km) je poursuivrai jusqu’à Saint julien de Jordanne, celui d’Aurillac étant fermé pour travaux. Ce fut finalement un mal pour un bien car le lendemain (77 km) j’abordai ainsi plus rapidement et au sec, quelques rares averses venant rafraichir l’atmosphère, le franchissement du Pas de Peyrol. Passé le col de Bladour, la route n’est plus qu’une longue descente vers Massiac située quelques kilomètres avant le terme de cette variante.

De là, une courte transversale vers Brioude par une départementale au trafic modéré, vous permet alors de rejoindre la V70 des Gorges de l’Allier qui vous conduit, selon votre choix, au nord vers Clermont Ferrand et au delà ou au sud vers Langogne. J’avais opté pour cette destination pour ensuite remonter vers Saint Etienne.

Une stupide chute à l’arrêt et sur mes deux pieds mettra un terme précocement à cette escapade après un passage par la case urgences et immobilisation de la clavicule. Vous aurez droit en bonus à la première étape suivant les gorges de l’Allier, invitation à poursuivre le voyage.

La Véloroute Vallée du Lot – Variante Puy Mary -Trace disponible sur Openrunner.
Un profil pratiquement plat sur les deux premiers tiers du parcours.

Première étape : Damazan – Fumel

Clairac. Demeure en briques à colombage.
Le Lot.
Végétation luxuriante et colombier sur pilotis aux allures de pagode confèrent à ce paysage une note d’exotisme.
Villeneuve sur Lot. Porte de Pujols.
La tour clocher de l’église Sainte Catherine.
Le camping des Catalpas à Fumel propose des emplacements réservés aux cyclos campeurs avec table de pique nique privative. Celle-ci dotée en plus d’un toit sera très appréciée la pluie s’invitant en fin de journée.
Le soir.
Le lendemain matin. Retour du beau temps et changement d’ambiance.

Deuxième étape : Fumel – Cahors

Le Pont de Touzac, interdit à la circulation, même des piétons, depuis qu’un poids lourd de 40T s’y est aventuré alors que la charge maximum autorisée était de 16T.
Une des nombreuses écluses rendant le lot navigable.
Tronçon en site propre.
Près de Vire sur Lot.
Après le maïs, la vigne fait son apparition.
Puy l’évêque.
Dans les environs de Pescatoires.
Clocher-mur de l’église de Castelfranc.
Un des nombreux ponts suspendus qui enjambent le Lot, celui d’Albas datant de 1933.
Réservé aux petits gabarits.
Albas.
Dans le méandre de Luzech.
Pont ferroviaire de Luzech.
Le pont de Douelle. Le panneau rouge sur la pilastre de droite spécifie que sauts et plongeons y sont interdits.
Chateau de Mercues.
Cahors Pont Valentré -Pont fortifié du 14ème siècle – J’avais prévu de visiter Cahors mais une fois installé au camping sous la chaleur une grande paresse me saisit.
Je ne suis pas mécontent de cette installation de fortune qui à l’aide d’une branche qui se trouvait là et de deux tendeurs de tente, détournés pour un temps de leur usage, me permit de faire sécher ma lessive quotidienne.
Un rouge-gorge peu farouche, sur le camping de Cahors.

Troisième étape : Cahors – Livinhac le haut

Dans les environs d’Arcambal.
Vers Vers.
Si vous ne savez quoi faire de vos canettes usagées…
Le défilé des anglais à Bouzies, lieu d’habitation troglodytes.
Saint-Cirq-Lapopie. La montée est rude jusqu’au point de vue mais le paysage en vaut la peine.
Navigation touristique sur le Lot.
Le village.
De retour dans la vallée.
Château de Laroque Toirac.

Quatrième étape : Livinhac le Haut – Saint-Julien de Jordanne

Livinhac le Haut, nous quittons le lot…
Pour rejoindre le Cantal.
Longue mais sympathique montée sans grande difficulté dans la vallée de la Rance.
Vu de Saint-Cirgues de Jordanne.
Camping à la ferme. C’est mon vélo qui ce jour tend le fil à linge.

Cinquième étape : Saint-Julien de Jordanne – Massiac

Direction le Pas de Peyrol
Belle montée régulière.
Le temps s’est couvert depuis le départ et quelques gouttes viendront rafraichir l’ascension.
Le Pas de Peyrol, vu du col du Redondet
Dans la descente.
J’avais, il y a deux ans (reportage à venir), franchi le Pas de Peyrol en venant de Murat et passé ce lacet dans la montée.

Bonus Gorges de l’Allier : Massiac – Prades

Vieille Brioude.
Chateau de Saint Ilpize près de Villeneuve d’Allier.
Pour connaisseurs.
Chanteuges.
La Roche Servière, roche volcanique de 90 mètres de haut, surplombe le cours de l’Allier à Prades.

Fin : Prades …

Je casserai ma chaîne dans la montée du col de Peyra Taillade, variante de dernière minute. Direction le Puy en Velay, grâce à l’obligeance d’un automobiliste, pour réparer et poursuivre ma route. La chaîne changée, les dieux en décidèrent autrement.

Pour être informé des prochaines publications, abonnez-vous.