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Véloroute de la Vallée du Lot – Variante Puy Mary

La vallée du Lot aux environs de Vers.

Cet itinéraire ne figurait pas dans mon projet de randonnée estivale de cette année.

Parti de Toulouse pour rejoindre dans un premier temps Saint-Jean Pied de Port, un temps médiocre puis franchement pluvieux m’accompagna jusque Bagnères de Bigorre. Les prévisions d’un temps variable dans les Pyrénées dans les jours à venir me dissuadèrent, après deux jours de pluie continue, d’entreprendre la traversée de ce massif par les cols initialement prévue.

La perspective de randonner dans les nuages ou de me retrouver, mouillé, au départ ou à l’arrivée d’étapes d’un parcours exigeant, m’incita plutôt à remettre cette randonnée à des temps plus anticycloniques, voire à l’envisager en recourant à des hébergements « en dur ».

En quête, sinon de soleil, au moins d’un temps sec durable, la consultation du site de Météofrance m’orienta vers le Massif central, à portée de vélo et offrant des perspectives de dénivelé.

Grâce à l’application Openrunner et au fonds de carte Open Cycle Map, je pus sans difficulté concevoir de façon inopinée un itinéraire alternatif empruntant des véloroutes. Rincé au sens propre comme au figuré, j’optai pour un court trajet en train en direction de Dax afin de quitter sans tarder nuages et pluie.

Mon arrivée transi à Tarbes après seulement une vingtaine de kilomètres sous la pluie depuis Bagneres de Bigorre me conforta dans ma décision.

De Dax, la véloroute EV3 permet de remonter vers le nord et d’obliquer à l’est en rejoignant celle de la vallée du Lot .

Je ne décrirai pas cette portion de l’itinéraire qui ne présente d’autre intérêt que de proposer un cheminement sur des voies vertes ou à faible densité de circulation. A noter que certains tronçons en site propre sont constitués de chemins à déconseiller en vélo de route et à défaut de suspension, demandent des pneus à large section.

Démarrant à Aiguillon, lieu de la confluence avec la Garonne, la Véloroute de la Vallée du Lot conduit à Mende au terme de 230 km.

Pour le randonneur désireux de rejoindre le Massif Central, une variante dite du Puy Mary permet, en quittant l’itinéraire principal à Livinhac-le-haut, de rejoindre le Cantal et de franchir le Pas de Peyrol.

C’est ce cheminement que j’ai emprunté.

Vous trouverez les informations et cartes concernant la véloroute dans son intégralité par ce lien.

La portion de l’itinéraire qui suit le cours du Lot ne présente pas de fort dénivelé mais n’est pas exempte de pentes soutenues par endroits, soit qu’il faille prendre de la hauteur, la vallée se rétrécissant sous forme de gorge, soit que nous soyons invités à le faire pour bénéficier d’un point de vue. Dans ce cas, une alternative plus plane est possible.

Mais donc, il convient de disposer de développements permettant d’affronter des pentes de l’ordre de 10% comme à Saint-Cirq-Lapopie, voire plus si l’on franchit le Pas de Peyrol.

L’itinéraire colle pratiquement à tous les méandres de cette rivière sinueuse. Le caractère asymétrique de la vallée, avec des coteaux abrupts au nord et des reliefs plus doux au sud produit des paysages pittoresques et changeants. Culture du maïs, vigne, élevage créent autant d’ambiances différentes.

A partir de Livinhac-le-haut, la variante conduisant au Puy Mary se déroule dans un registre encore autre de moyenne montagne.

Sans préparation de l’itinéraire, le découpage en étapes fut le fruit des circonstances et de la présence de campings.

Parti de Damazan, la première étape s’acheva à Fumel (90 km), la seconde à Cahors (85 km). La troisième étape conduisant à Livinhac-le-haut (107 km), offre deux belles bosses à Saint-Cirq-Lapopie et Asprières.

A Livinhac-le-haut, démarre la variante vers le Puy Mary où l’on abandonne le cours du Lot pour entamer une longue montée vers le Cantal. Nécessité de camping faisant loi, pour cette quatrième étape (90 km) je poursuivrai jusqu’à Saint julien de Jordanne, celui d’Aurillac étant fermé pour travaux. Ce fut finalement un mal pour un bien car le lendemain (77 km) j’abordai ainsi plus rapidement et au sec, quelques rares averses venant rafraichir l’atmosphère, le franchissement du Pas de Peyrol. Passé le col de Bladour, la route n’est plus qu’une longue descente vers Massiac située quelques kilomètres avant le terme de cette variante.

De là, une courte transversale vers Brioude par une départementale au trafic modéré, vous permet alors de rejoindre la V70 des Gorges de l’Allier qui vous conduit, selon votre choix, au nord vers Clermont Ferrand et au delà ou au sud vers Langogne. J’avais opté pour cette destination pour ensuite remonter vers Saint Etienne.

Une stupide chute à l’arrêt et sur mes deux pieds mettra un terme précocement à cette escapade après un passage par la case urgences et immobilisation de la clavicule. Vous aurez droit en bonus à la première étape suivant les gorges de l’Allier, invitation à poursuivre le voyage.

La Véloroute Vallée du Lot – Variante Puy Mary -Trace disponible sur Openrunner.
Un profil pratiquement plat sur les deux premiers tiers du parcours.

Première étape : Damazan – Fumel

Clairac. Demeure en briques à colombage.
Le Lot.
Végétation luxuriante et colombier sur pilotis aux allures de pagode confèrent à ce paysage une note d’exotisme.
Villeneuve sur Lot. Porte de Pujols.
La tour clocher de l’église Sainte Catherine.
Le camping des Catalpas à Fumel propose des emplacements réservés aux cyclos campeurs avec table de pique nique privative. Celle-ci dotée en plus d’un toit sera très appréciée la pluie s’invitant en fin de journée.
Le soir.
Le lendemain matin. Retour du beau temps et changement d’ambiance.

Deuxième étape : Fumel – Cahors

Le Pont de Touzac, interdit à la circulation, même des piétons, depuis qu’un poids lourd de 40T s’y est aventuré alors que la charge maximum autorisée était de 16T.
Une des nombreuses écluses rendant le lot navigable.
Tronçon en site propre.
Près de Vire sur Lot.
Après le maïs, la vigne fait son apparition.
Puy l’évêque.
Dans les environs de Pescatoires.
Clocher-mur de l’église de Castelfranc.
Un des nombreux ponts suspendus qui enjambent le Lot, celui d’Albas datant de 1933.
Réservé aux petits gabarits.
Albas.
Dans le méandre de Luzech.
Pont ferroviaire de Luzech.
Le pont de Douelle. Le panneau rouge sur la pilastre de droite spécifie que sauts et plongeons y sont interdits.
Chateau de Mercues.
Cahors Pont Valentré -Pont fortifié du 14ème siècle – J’avais prévu de visiter Cahors mais une fois installé au camping sous la chaleur une grande paresse me saisit.
Je ne suis pas mécontent de cette installation de fortune qui à l’aide d’une branche qui se trouvait là et de deux tendeurs de tente, détournés pour un temps de leur usage, me permit de faire sécher ma lessive quotidienne.
Un rouge-gorge peu farouche, sur le camping de Cahors.

Troisième étape : Cahors – Livinhac le haut

Dans les environs d’Arcambal.
Vers Vers.
Si vous ne savez quoi faire de vos canettes usagées…
Le défilé des anglais à Bouzies, lieu d’habitation troglodytes.
Saint-Cirq-Lapopie. La montée est rude jusqu’au point de vue mais le paysage en vaut la peine.
Navigation touristique sur le Lot.
Le village.
De retour dans la vallée.
Château de Laroque Toirac.

Quatrième étape : Livinhac le Haut – Saint-Julien de Jordanne

Livinhac le Haut, nous quittons le lot…
Pour rejoindre le Cantal.
Longue mais sympathique montée sans grande difficulté dans la vallée de la Rance.
Vu de Saint-Cirgues de Jordanne.
Camping à la ferme. C’est mon vélo qui ce jour tend le fil à linge.

Cinquième étape : Saint-Julien de Jordanne – Massiac

Direction le Pas de Peyrol
Belle montée régulière.
Le temps s’est couvert depuis le départ et quelques gouttes viendront rafraichir l’ascension.
Le Pas de Peyrol, vu du col du Redondet
Dans la descente.
J’avais, il y a deux ans (reportage à venir), franchi le Pas de Peyrol en venant de Murat et passé ce lacet dans la montée.

Bonus Gorges de l’Allier : Massiac – Prades

Vieille Brioude.
Chateau de Saint Ilpize près de Villeneuve d’Allier.
Pour connaisseurs.
Chanteuges.
La Roche Servière, roche volcanique de 90 mètres de haut, surplombe le cours de l’Allier à Prades.

Fin : Prades …

Je casserai ma chaîne dans la montée du col de Peyra Taillade, variante de dernière minute. Direction le Puy en Velay, grâce à l’obligeance d’un automobiliste, pour réparer et poursuivre ma route. La chaîne changée, les dieux en décidèrent autrement.

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Hauts pâturages du Cézalier

Dénivelé et larges points de vue attendent le randonneur, qu’il pratique le vélo de route, le VTT ou la marche.

Ma randonnée cyclotouriste de l’an dernier m’avait fait entrevoir le Cézalier à la faveur d’un crochet me menant à Condat, faisant naître la perspective d’un séjour sur ces terres.

Entre massif du Sancy et Monts du Cantal, le Cézalier constitue un admirable belvédère. Outre ses paysages de prairies aux courbes harmonieuses il donne à voir de superbes panoramas.

Pour le cycliste amateur de nature et de dénivelé, il propose des routes champêtres à faible densité de circulation et de nombreux cols aux pentes régulières.

En quête d’un lieu de vacances pas trop fréquenté, nous y avons passé une semaine cet été. Dans un programme surtout consacré à la randonnée pédestre, je parvins à programmer une randonnée cycliste de 120 kilomètres traversant ce que le Guide Michelin identifie comme les hauts pâturages.

Au départ de Blesle, on grimpe sur le plateau et contournant la réserve naturelle des Sagnes de la Godivelle on rejoint la vallée de la Grande Rhue qui mène à Condat. De là, nouvelle ascension sur le plateau avant de basculer dans la vallée de la Sianne qui rejoint celle de l’Alagnon.

La trace disponible sur Openrunner.
Avec un peu plus de 2000 m de dénivelé pour 120 kilomètres, ce parcours demande de l’entraînement sans présenter de difficulté majeure.
Je n’ai pas pris de photos de Blesle, point de départ de cette boucle alors que ce charmant village mêlant maisons de pierres et à colombages mérite la visite.
Au terme d’une montée régulière, Anzat-le-luguet.
Peu après Anzat, l’embranchement en direction de Le Luguet et le col de Vestizoux. Sa pente moyenne de 2,3% avec un maximum de 5,6%, permet de lever la tête du guidon et de profiter des paysages.
Rappel à la prudence pour les automobilistes. Est-ce le fait d’une fin de saison, la circulation est pourtant faible sur ce tronçon.
Le Signal du Luguet, éminence visible de loin, qui en application du principe du retour inverse de la lumière offre de beaux points de vue.
Une bonne vue et surtout un agrandissement du cliché permettent de distinguer cette tête de vache qui balise le Tour des vaches rouges, encore appelé Tour du Cézalier. Ce parcours de 135 km est praticable à pied ou en VTT.
Pour en savoir plus, cliquez sur l’image.
Côté pile, vu des environs du col de Vestizoux
Côté face, en allant vers Saint Alyre es Montagne.
En arrière plan, Saint Alyre.
Bonne nouvelle, le col de la Volpinière est ouvert.
Sur le plateau en direction de La Godivelle.
Léglise de La Godivelle. Je regrette de n’avoir pas photographié la fontaine aux dimensions remarquables.
Si le pays de la Salers est tout proche, ce sont ici des Aubrac.
J’espérais trouver une boulangerie à Eglise Neuve d’Entraigues mais elle sera fermée à mon arrivée. Finalement, sur tout le parcours je n’en rencontrerai aucune d’ouverte et je devrai me contenter de barres de dates pour toute alimentation.
Là j’avoue, je me perds un peu dans la géolocalisation de la photo. Vu l’heure de prise de vue, ce doit être entre Condat et Marcenat.
Je n’irai pas jusque Allanche et bifurque vers Pradiers
Du col de Fortunier à celui de Vazèze, la route suit peu ou prou les courbes de niveau, véritable balcon donnant sur la vallée de la Sianne.
Du col de Chanusclade, s’amorce la descente vers la Sianne. Mais une fois atteinte, il faudra remonter vers Veze pour ensuite la retrouver et ne plus la quitter jusque Blesle.

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