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Vivement les beaux jours

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Les 6°C à l’ombre annoncés généreusement par la sonde extérieure donnaient l’impression d’un temps presque doux après les températures franchement négatives de la semaine dernière.

Un vent violent et une pluie abondante m’avaient contraint à ronger mon frein toute la matinée. Vers 14h00, l’éclaircie tant attendue s’est enfin affirmée. C’est donc au sec et sous le soleil que j’ai pu faire une sortie de deux heures ce dimanche après-midi. Le vent était encore vigoureux mais pas trop froid. De belles lumières éclairaient pâtures verdoyantes et champs labourés, ocres ou brun chocolat. Des nuages charnus, dont le soleil rasant accentuait les formes sur fond de ciel bleu, composaient des paysages évocateurs de Constable (1) ou d’Emile Nolde.

Ah, vivement les beaux jours !!

Les départs au petit matin, sans qu’il soit nécessaire de mettre bonnet, doubles gants, sur chaussures, tour de cou… L’air, parfois un peu vif, fait frissonner les premiers kilomètres mais rien à voir avec la bise mordante de l’hiver.

Les balayeuses municipales sont déjà passées et, sur le pont d’Erfurt, il faut slalomer pour éviter les flaques qui se forment toujours au même endroit.
Rue Gambetta, on croise les couche-tôt qui vous regardent passer un sourire, narquois parfois, aux lèvres.
C’est l’heure où les odeurs ne sont pas encore masquées par les émanations de gaz d’échappement. Odeurs d’herbe mouillée, parfums des passantes que l’on perçoit avant de les voir, senteurs de boulange …

(1) Aux amateurs de ciels, de nuages, de peinture, de Constable, de littérature… je conseille l’excellent livre de Jacques Roubaud « Ciel et terre et ciel et terre, et ciel », FLOHIC Editions.

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Pensées cursives

Le sport ça crée des liens

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Après plusieurs jours en dessous de zéro, les fossés sont gelés. Questionnement métaphysique du 1er de l’an : vaut-il mieux tomber dans le fossé lorsqu’il est gelé ou lorsqu’il ne l’est pas ?

J’aime bien courir ou faire du vélo le 1er janvier. Pas grand monde dans les rues ou sur les chemins. Pour peu que la température soit de saison, on ne croise que les inconditionnels et cela crée une ambiance particulière. Joggers, cyclos , promeneurs… tous frères. Les bonjours ou signes de connivence sont plus fréquents que d’habitude.

Nous habiterions au bord de la mer, peut-être nous retrouverions nous pour le bain du nouvel an.

Regard amusé des fêtards qui rentrent se coucher ou après une courte nuit et lancent parfois quelques boutades ou encouragements.

Je garde un souvenir ému d’une sortie un premier janvier neigeux. J’étais parti courir sur la boucle des Bonniers, il avait un peu neigé durant la nuit. A peine démarré, la neige avait repris, tombant assez drue par instants. C’était un autre parcours, les paysages étaient transformés et les sensations également. Le contact avec le sol, le bruit des foulées, tout était différent. J’avais croisé quelques mordus, chacun un petit sourire aux lèvres.

De quoi alimenter quelques réflexions sur les contours de la solidarité.

Je suis toujours frappé de l’entraide qui se crée de façon spontanée entre des personnes qui ne se connaissent pas mais pratiquent une même activité. Il n’est pas rare, qu’arrêté sur le bas-côté, un autre cyclo passant à côté s’enquière de savoir si vous ne rencontrez pas un problème et s’il peut vous aider. Je ne suis pas sûr qu’il le fasse dans d’autres circonstances. Ceci bien sûr n’est pas spécifique au cyclotourisme et peut être transposé à d’autres activités ou à des domaines plus fondamentaux que les seuls loisirs.

De qui nous sentons nous suffisamment proches, et au nom de quoi, pour être disposés à leur venir en aide ou à partager ?

Moralité : Ce n’est pas parce que l’on pédale ou que l’on court, qu’on ne réfléchit pas.

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Cyclotourisme Trucs et manies

Se vêtir à vélo voyons voir…

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 De Gruson à Bouvines, le soleil généreux compense heureusement le vent froid.

-3°c affichés par la sonde extérieure, un ciel sans nuage et un vent certain. Pas d’hésitation sur la tenue : avant de sortir, il faudra bien te couvrir.

Ce n’est pas toujours aussi simple de choisir la tenue idoine. Plus compliqué en tout cas qu’en course à pied. Le type de déplacement et l’amplitude horaire des sorties expliquent sans doute cette difficulté.

Hormis sur les distances d’ultrafond ou les raids, la course à pied répond pour l’essentiel aux règles de la tragédie classique : unité de lieu, de temps et d’action et se pratique donc dans un environnement météorologique le plus souvent homogène. Par ailleurs, la vitesse linéaire étant moins élevée qu’en vélo, on a vite chaud et, si l’on supporte d’avoir parfois un peu froid au démarrage, on atteint rapidement une température constante qui permet de faire toute la course avec la même tenue.

En vélo, c’est un peu différent. Entre le départ à l’aube (à la belle saison) et la fin de la sortie vers 13 heures, le thermomètre enregistre parfois des écarts sensibles de température que des différences d’altitude peuvent également amplifier. Difficile donc de trouver la tenue qui permettra de faire face de façon optimale à tous les moments de la sortie.

Voici mes tenues « type » :

En été : cuissard court et maillot à manches courtes. Pour les départs, suivant la distance, la température prévue et les ravitaillements possibles j’utilise un coupe-vent que je stocke sur un des deux porte-bidons (j’ai toujours trop de choses dans les poches du maillot). Si je pense avoir besoin des deux bidons, la feuille de journal est encore ce qui est plus pratique. J’utilise également par fois un coupe-vent sans manche. Je n’ai jamais essayé les manchettes.

En demi-saison : le cuissard corsaire est un bon compromis que je préfère aux jambières. Le gilet à manche longue en tout début de saison ou à l’automne est agréable, mais il faut être sûr de pouvoir le garder toute la sortie car il est assez peu pratique à ranger. Le coupe-vent sans manche est également bien adapté.

En hiver : cuissard long, et blouson épais avec, selon le cas, maillot à manches courtes ou longues, voire les deux par temps très froid comme ce matin. Les sur-chaussures s’imposent. Côté tête, j’ai profité des soldes pour acheter un bonnet peu épais qui peut se porter sous le casque. Je ne l’ai pas porté par des températures trop négatives, mais j’en suis pour l’instant satisfait. C’est plus confortable que le bonnet ou le bandeau et, malgré sa faible épaisseur, cela protège du froid. J’ajoute également un tour de cou en fonction de la température.

Pour les mains, je mets des gants de soie et des gants de vélo d’hiver. Mais je ne trouve pas ça très satisfaisant et j’ai souvent les doigts gelés.

Voilà, voilou, vous savez tout.

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Cyclotourisme

A la recherche de la boucle perdue

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Vers le Mont Noir

« Temps doux et sec sur la région » annonce Radio-Bleu Fréquence Nord ce dimanche matin. Pas d’hésitation en ce premier jour d’hiver, je pars faire la boucle repérée il y a deux semaines : la West-Vlaamse Bergenroute.

Je rejoins Nieuwkerque par l’itinéraire déjà décrit (cf. Flâneries) et reprends le circuit. Jusque Kemmel, pas de souci. Arrivé dans Kemmel centre, à l’intersection avec la rue principale, deux panneaux, l’un au dessus de l’autre, indiquent des directions opposées. Vas comprendre !!!

Je me dirige à gauche dans un premier temps, mais, après plusieurs intersections sans panneau, je rebrousse chemin pour prendre à droite. Mais, pas davantage de panneau de ce côté là. De guerre las,  je décide de rentrer sans itinéraire précis et retrouve des balises un peu avant d’arriver à Wulvergem.

Une troisième tentative sera donc nécessaire, mais peut-être profiterai-je de prochains jours de congés pour me rendre à l’office de tourisme de Wervicq qui vend les topos de ces randonnées.

De belles lumières durant cette balade, malgré le ciel couvert. La noire découpe ciselée, sur fond de ciel laiteux, d’arbres aux branches dénudées n’était pas sans évoquer certains tableaux hivernaux de Bruegel. Il ne manquait que de voir apparaître chasseurs ou paysans ripailleurs.