Les retrouvailles 2015

Retrouvailles 2015 - paysageSoleil et givre formaient une alliance esthétique, mais traitre pour le cycliste inattentif à la route.

Ces Retrouvailles marquaient pour moi la fin de la parenthèse hivernale VTT (enfin presque car Wallers-Roubaix se profile en mai, mais il est vrai que nous ne serons plus en hiver) et le retour au vélo de route, confiné dans ma cave depuis fin octobre et le Brevet d’Estevelles.

Retrouvailles presque confidentielles au regard de la fréquentation habituelle de cette manifestation. Conséquence des vacances scolaires ou de l’état des routes en ce dimanche matin, toujours est-il que nous n’étions que 201 « téméraires » comme il était inscrit sur le tableau détaillant la participation pour cette édition 2015.

Il fallait c’est sûr être un peu givré pour circuler sur des routes qui ne l’étaient pas moins. Certains d’ailleurs avaient préféré leur VTT ou VTC au vélo de route et ceux qui comme moi étaient arrivés de bonne heure attendirent au chaud en sirotant un café que le soleil fût assez haut pour réchauffer cyclistes et routes.

Malgré tout, la chaussée craquait encore sous les pneus lorsque les premiers dont je fus s’élancèrent. L’expression est sans doute un peu exagérée pour évoquer ce départ qui se fit plutôt à un train de sénateur. Difficile en effet de dépasser les quinze kilomètres heure, d’autant que recouvertes de givre, les traces vertes étaient parfois peu visibles.

Mais le soleil était bien présent et il ne fallut pas trop attendre avant que des portions plus dégagées permettent de retrouver une allure plus conforme à la pratique du vélo de route. Encore fallait-il rester attentif car les parties ombragées demeuraient piégeuses. Un cycliste venant en sens inverse fut là pour me le rappeler, glissant heureusement sans dommage dans un virage encore verglacé.

Peu de monde alors que j’arrivai au ravitaillement, trouvant les organisateurs en pleine manœuvre de transfert de tente, la déplaçant dans une zone ensoleillée. Le faible kilométrage me permit d’attendre le passage d’autres participants pour étoffer mon reportage et de compléter aussi ma collection de photos de vaches, pensionnaires de la ferme de la Motterie.

Parti avec gants de soie, tour de cou et coupe vent débardeur en sus de mon blouson, je pus vers onze heures les retirer, la température ayant nettement atteint des valeurs positives. La soupe chaude à l’arrivée fut néanmoins appréciée.

Retrouvailles 2015 - cyclisteLes premiers partants, prudents…Retrouvailles 2015 - cycliste… mais souriants.Retrouvailles 2015 - cyclisteEt plutôt couverts.Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - cyclisteUne belle lumière nous accompagnera tout au long de cette randonnée.Retrouvailles 2015 - monument aux morts Retrouvailles 2015 - peinture muraleUn grapheur avide de soleil aux environs d’Estampuis.Retrouvailles 2015 - peinture murale Retrouvailles 2015 - peinture murale Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - ravitaillement Retrouvailles 2015 - ravitaillement Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - cyclisteSeul son coupe-vent aux couleurs des Cycles Fallet à Mons permettent d’identifier ce cycliste engoncé dans son tour de cou.Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - vacheLa vache du jour.Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - paysage Retrouvailles 2015 - pont Retrouvailles 2015 - cyclisteDernier coin de campagne, Roubaix est proche.Retrouvailles 2015 - cycliste Retrouvailles 2015 - cycliste

 

Toufflers VTT 2015

Toufflers VTT 2015 PaysageLe temps ne fut pas celui qui avait été annoncé mais ce ne sont pas les Randonneurs de Toufflers et les participants à leur première escapade VTT de la Saint Valentin qui s’en plaindront.

J’avais initialement prévu de participer à la Randonnée des Renards Sables. La première escapade de la Saint Valentin organisée par les Randonneurs de Toufflers aura finalement obtenu ma préférence.

Si le parcours s’annonçait sans doute moins dépaysant et moins varié, je décidai de soutenir cette première édition alors que les Renards des sables annonçaient un objectif de plus de 1900 participants. Cela me permettait en outre de m’y rendre en vélo plutôt qu’en voiture.

Quatre vingt-douze vététistes auront fréquenté l’un des trois circuits de 30, 40 et 50 km. Inutile de préciser que nous ne nous ne gênâmes pas, ce qui fut très bien ainsi.

Les parcours proposés étaient constitués de deux boucles en huit à partir de Toufflers. Le Mont Saint Aubert annoncé sur le site du club ne fut pas au rendez-vous, il me faudra donc attendre la Ronde des rois 2016.

Si nous retrouvâmes par endroits des tronçons de ce brevet, le tracé était plutôt original. Le balisage bien fait en règle générale aurait sans doute été parfait avec quelques panneaux verticaux notamment sur les chemins agricoles où la signalisation au sol ne résiste pas à l’érosion en cette saison.

Les chemins étaient encore franchement détrempés, mais les conditions n’avaient rien à voir avec celles de la Ronde de la Pévèle, le terrain étant bien moins lourd.

L’accueil fut très chaleureux et une soupe maison à la carotte (soixante kilos de carottes épluchées à la main, ce seul fait justifiait que l’on y participât) nous attendait à l’arrivée.

Souhaitons que ce nouveau brevet trouve son public. Puisse cet article y contribuer.

Toufflers VTT 2015 DépartToufflers VTT 2015 Départ

Le café offert au départ. La taille de la gamelle n’a rien à voir avec celle de la soupe qui nous attendait à l’arrivée et qu’une panne d’appareil photo m’empêchera de photographier.Toufflers VTT 2015 CyclisteIl fait soleil et je peux enfin faire des photos nettes des premiers partants.Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Paysage Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Fort de NéchinLe fort de Néchin, que je ne connaissais pas.Toufflers VTT 2015 Paysage Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Paysage Toufflers VTT 2015 Cycliste SAMSUNG DIGITAL CAMERA Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Paysage Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Cycliste Toufflers VTT 2015 Panneau Toufflers VTT 2015 RavitaillementLe ravitaillement accueille randonneurs et cyclistes.Toufflers VTT 2015 ravitaillement Toufflers VTT 2015 ravitaillement Toufflers VTT 2015 PaysageDu sommet de ce petit tertre, atteint par un chemin bordé de massifs d’aupébine source de fréquentes crevaisons à en croire un participant, on découvre un large panorama vers Lille et sa banlieue. Le grand angle ne permet pas de deviner les tours de Mons que dans la réalité on voit parfaitement.Toufflers VTT 2015 Paysage Toufflers VTT 2015 PaysageToufflers VTT 2015 PaysageToufflers VTT 2015 Paysage Toufflers VTT 2015 Paysage Toufflers VTT 2015 Paysage Toufflers VTT 2015 CircuitLes trois circuits.

La Ronde de la Pévèle VTT 2015

Ronde verte de la pevele 76Ce n’était pas le soleil d’Austerlitz qui brillait sur les hauteurs de Mons en Pévèle mais plutôt celui de la Berezina éclairant des cyclistes rendus piétons par le dégel.

Marron eut été un adjectif tout aussi pertinent que verte pour qualifier cette édition 2015, car si quelques éclaircies nous ont permis d’apprécier les riches nuances de la végétation offertes par la Pévèle, la boue aura tout autant sinon plus marqué les esprits. La Ronde des rois n’aura été  qu’une mise en boue-che au regard de ce que nous réservait  ce brevet.

Mais commençons par le début.

Arrivé dès 7h30, les chemins sont quasiment déserts quand je démarre un peu avant huit heures. Les premiers kilomètres suivent la voie verte en direction de Faumont. Un terrain bien drainé et la légère descente permettent de rouler à bonne allure.

Nous n’irons pas jusque Faumont, bifurquant à droite avec Mons en Pévèle à l’horizon. Le chemin herbeux et la faible pente laissent présager une suite facile, il n’en sera pas vraiment ainsi. Plutôt spongieux le terrain rendra la progression plus rude qu’attendue  mais rien d’horrible. Les tronçons suivants ne présentent pas non plus de grandes difficultés et avec ma nouvelle fourche et mes roues de 27″5, je me ris des secteurs pavés.

Je ne rirai plus très longtemps. Passé l’intersection avec la D 120, aux abords de Mons en Pévèle, nous retrouvons un chemin emprunté par de nombreux brevets qui file assez droit dans la pente. La montée elle même aura n’aura pas posé de problème, c’est après que les choses se corsent avec un tronçon où la terre colle aux roues et finit par former une gangue qui élimine tout relief et recouvre les jantes. Quant aux pédalier et dérailleur, on en devine les formes.

Rien de sert de décrotter, à peine 10 mètres après il faut tout recommencer. Pousser est pratiquement impossible, il faut porter. Une courte portion de macadam permet d’éliminer le superflus mais nous reprenons rapidement un cheminement parallèle de l’autre côté de la crête qui se révèle tout aussi galère. Avec toute la boue accumulée mon vélo doit bien peser trois au quatre kilos de plus. Il me faudra m’en débarrasser pour parvenir à descendre suivant un chemin creux devant même parfois pousser pour vaincre l’inertie. Conséquence de pneus larges?

La forêt de Phalempin nous offrira des plaisirs variés, des portions roulantes alternant avec des passages fangeux.

Le ravitaillement sera le bienvenu.

La tentation est grande en repartant de prendre à gauche par la voie verte mais un petit tour de terril, cela ne se refuse pas. La montée n’est pas techniquement difficile, la descente davantage comme il se doit, en ce qui me concerne.

À l’embranchement avec le 50 km, je déclinerai l’invitation me contentant, vu l’heure, du 40 km. Le retour sera plus tranquille seul un détour via des champs venant interrompre le tranquille cheminement sur voie verte.

Il me faudra lutter après le repas pour sortir nettoyer mon vélo plutôt que de me livrer à une sieste réparatrice. Bien m’en prendra car la boue est tout aussi tenace à l’arrêt qu’en roulant et il me faudra temps et eau pour parvenir à un résultat acceptable.

Nombreux sont ceux, semble-t-il, qui auront choisi la distance la plus courte de 30 km, voir moins, car le nombre de cyclistes rencontrés sur le parcours du 40 / 50 km ne sera pas en proportion avec le nombre d’inscrits.

Ronde verte de la pevele 77La photo est floue mais donne une idée de l’embourbement généralisé sur les hauteurs de Mons en Pévèle.Ronde verte de la pevele 78Un passage qui n’en a pas l’air en forêt de Phalempin mais oblige lui aussi certains à marcher.Ronde verte de la pevele 79 Ronde verte de la pevele 80 Ronde verte de la pevele 81 Ronde verte de la pevele 82 Ronde verte de la pevele 83 Ronde verte de la pevele 84 Ronde verte de la pevele 86Une reposante ligne droite à peine boueuse.Ronde verte de la pevele 89 Ronde verte de la pevele 91 Ronde verte de la pevele 87Ce qu’on appelle une zone humide.Ronde verte de la pevele 92Les derniers mètres de la montée du terril de la cité Béghin.Ronde verte de la pevele 94 Ronde verte de la pevele 95 Ronde verte de la pevele 96 Ronde verte de la pevele 97Un détour vaut parfois mieux qu’un pied à terre.Ronde verte de la pevele 98 Ronde verte de la pevele 99 Ronde verte de la pevele 100 Ronde verte de la pevele 101 Ronde verte de la pevele 10La descente du même terril (la photo ne rend pas bien compte de la pente qu’elle écrase).Ronde verte de la pevele 18 Ronde verte de la pevele 199 Ronde verte de la pevele 41 Ronde verte de la pevele 42 Ronde verte de la pevele 46 Ronde verte de la pevele 47 Ronde verte de la pevele 60 Ronde verte de la pevele 62 Ronde verte de la pevele 63Après c’est la voie verte et les derniers kilomètres faciles.Ronde verte de la pevele 68Ciel de la boue sur ma chaussure !!Ronde verte de la pevele 70 Ronde verte de la pevele 73 Ronde verte de la pevele 66Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis en ligne un de mes autoportraits involontaires. Ici façon Dark Vadore.

Le timbre de la sonnette

Timbre sonnetteEn ce dimanche froid et pluvieux, vide de tout brevet, je n’aurai pas eu l’énergie d’affronter vent et giboulées. Enfin presque, un aller retour à la déchetterie aura suffi à mon bonheur, les cinq kilomètres du trajet me faisant revenir mouillé et transi.

Je me suis donc rabattu vers des activités d’intérieur, profitant de ce temps mort pour achever l’écriture d’un petit texte que m’avait inspiré la polysémie du mot timbre alors que j’envisageais de mettre en ligne quelques photos de timbres postaux relatifs au vélo.

Si j’ai provisoirement sursis à réaliser ce dernier projet, voici en attendant deux anagrammes à partir de l’expression « le timbre de la sonnette ».

« Le timbre de la sonnette », c’est ce que répondait Georges quand on lui demandait ce qui l’avait incité à acheter ce superbe vélo fitness en carbone.

Ceux qui ne le connaissaient pas prenaient immanquablement cette réponse au second degré et renouvelaient leur question précédée de « plaisanterie mise à part ». Mais Georges ne plaisantait pas et d’expliquer alors que la sonnette de son vélo présentait une particularité rare, celle d’émettre le « La » absolu et que ceci était à ses oreilles un motif suffisant pour choisir ce cycle.

Cette sonnette n’avait rien d’artisanal. Seul le hasard faisait que cette pure production industrielle présentât une telle propriété. Georges n’en était pas peu fier et il ne manquait pas dans ses sorties de faire tintinnabuler sa sonnette au moindre croisement ou dépassement, ce qui était plutôt inattendu, Georges faisant preuve d’une nonchalance certaine dans tout ce qu’il entreprenait.

L’autre singularité de Georges était qu’il s’habillait de noir en toute saison. Même au plus fort de l’été, il roulait en cuissard, maillot et casque noirs. Il était facilement reconnaissable et d’aucuns l’avaient surnommé le dillettante en sombre.

Le timbre de la sonnette le fit sursauter. Rémi n’attendait personne et se demandait qui pouvait bien le visiter à une heure aussi tardive. Ouvrant la porte, il se trouva devant un grand gaillard blond, l’air rigolard, en qui il reconnut Ted. Cela faisait au moins vingt ans qu’ils ne s’étaient plus vus, mais il n’avait eu aucune hésitation à l’identifier.

Ted n’était qu’un surnom que leurs copains de l’époque lui avaient donné par dérision, « Ted le sbire » pour être précis.

Ted se prénommait en réalité Reinis et avait quitté Riga et sa Lettonie natale pour venir étudier le Français à Paris à une période ou son pays était encore placé sous la dépendance de l’Union soviétique, lui même affichant ouvertement des sympathies pro américaines. A l’époque de la guerre du Vietnam c’était une posture non-conformiste qui lui valait la critique de ses condisciples d’où ce surnom aux consonances yankees affublé d’un vocable suggérant son allégeance à l’impérialisme américain.

Quand ils ne discutaient pas politique ou parfois tout en le faisant, nos deux amis pédalaient de concert se défiant en des sprints échevelés dont Reinis sortait souvent vainqueur.

S’étant tout raconté ou presque de leurs vies, ils en vinrent naturellement à évoquer leurs souvenirs vélocipédiques et ces fréquents duels. Rémi taquinant Reinis à propos d’une apparente surcharge pondérale, ce dernier se fit fort de lui prouver qu’il n’avait rien perdu de ses aptitudes physiques dans un nouvel affrontement cycliste. Rendez-vous fut pris pour le dimanche suivant.

Rémi avait choisi délibérément un itinéraire tortueux et accidenté propice à de nombreuses relances et sollicitant muscles et coeur. Malgré de fréquentes attaques Reinis tint bon et dans un ultime sprint, une fois encore, Ted le sbire letton mena.